À quand la joie de vivre???

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À quand la joie de vivre???

Message non lupar Tris-tess » lun. 26 nov. 2018, 5:31

Bonjour,

J'ai besoin de vos prières et de vos conseils ici pour comprendre certaines choses s'il vous plaît. Je vous explique. Je suis très fervente catholique, "née dans la religion", j'ai une petite trentaine d'années et je souffre énormément de solitude. Depuis mon enfance, j'ai eu des parents qui n'ont pas su y faire, beaucoup de disputes, mon père qui a toujours été un dominateur voire tyran à certaines périodes envers ma mère. Il n'a jamais su lui parler avec douceur et gentillesse. Au contraire, toujours virulent voire violent parfois. Je passe sur les choses les plus dures, ce serait trop long. Beaucoup de traumatismes à cause de ça pour moi. Jusqu'à aujourd'hui je souffre du "manque de respect" de mon père envers ma mère. Ce n'est que très récemment que j'ai compris que mon père a "un grain" en qque sorte. Par rapport à tout ça, je n'ai jamais développer de relation père-fille, indispensable pour pouvoir se construire à mon sens. Je ne sais pas ce que c'est que de faire des câlins à son père (et très très peu avec ma mère) ni d'avoir une discussion avec sans se gueuler dessus. Tout ça a fait que j'ai une grosse dépendance affective qui s'est toujours répercutée sur mes relations sentimentales d'après. Sincèrement, depuis mon enfance, je voulais préserver ma virginité jusqu'à mon mariage. Mais malheureusement, je n'étais pas assez forte psychologiquement pour affronter les (mauvaises) exigences humaines de ce monde. Pendant qques années, j'ai cédé aux avances de certains hommes parce que j'espérais que ça les retiendrait à cause de ma naïveté, tout en sachant que j'offensais Dieu. C'était bien sûr couru d'avance, je n'ai gardé personne. Surtout que je n'ai pas attiré les hommes les plus gentils et aimants de la terre. Les hommes préfèrent les femmes fortes, bien dans leur tête etc. Pas trop de place pour les gens fragiles dans cette société. Les dernières ruptures m'ont amené progressivement à une grosse dépression l'an dernier, la plus horrible période de ma vie. J'étais "en asphyxie" permanente. Je ne pouvais plus travailler. Pas mal de personnes, notamment dans ma famille élargie m'ont laissé tomber. Je m'en suis sortie grâce à Dieu. Parallèlement à ça, il y qques années, j'avais pu obtenir un bon travail (dans la fonction publique) mais qui me fatigue beaucoup et qui ne me transcende pas du tout. Malheureusement je ne peux pas en changer parce que j'ai été empêché (entre autre par mes parents) de faire de vraies études donc je n'ai aucune compétence dans aucun domaine. Pour en revenir à ma vie sentimentale, c'est maintenant le calme plat depuis un trop long moment pour moi. J'ai déjà tellement souffert à cause des hommes qu'à un moment, avant même la dépression, j'étais contente d'être seule. Maintenant je ne le supporte plus. Je suis fatiguée physiquement, nerveusement et moralement. J'ai l'impression d'être inutile dans cette société. Pas de famille à charge, pas de personne avec qui échanger ou partager des choses au quotidien. D'autant plus que l'an dernier, on m'a diagnostiqué une maladie gynécologique qui fait que je ne sais pas si je pourrai avoir au moins un enfant un jour, pas impossible selon ma gyneco mais bon. Il faudrait déjà que je puisse essayer; l'avancement de l'âge n'aidant pas bien sûr. Surtout que je suis enfin déterminer à rester chaste jusqu'à mon mariage, s'il arrive un jour. J'aime énormément Dieu mais je me décourage assez régulièrement car beaucoup de gens aiment à me répéter que je suis toujours jeune, assez jolie etc mais toujours est-il que je suis seule, très très peu de rencontres. Surtout que trouver en ce monde un chrétien fervent, célibataire de ma génération, qui en plus accepterait la chasteté jusqu'au mariage et qui encore accepterait une plus grande difficulté pour avoir un enfant.., autant chercher une aiguille dans une meule de foin. Dans ce monde où le sexe (débridé) et les choses les plus trash sont roi. En plus, ceux qui ne connaissent pas ma maladie (mes collègues entre autre) aiment me rappeler l'histoire de l'horloge biologique. Donc je souffre de tout ça sans le montrer. Je fais semblant de dire que le célibat ne me dérange pas à ceux qui m'interrogent dessus puisque je n'aime pas parlé de mes problèmes sauf aux plus intimes. En dernier ressort, je vous dirais que malgré toutes ces difficultés plus toutes celles que je n'ai pas évoqué, je garde une grande confiance en Dieu. Je sais que céder au découragement c'est faire le jeu du malin. Mais humainement c'est compliqué à tenir. Comme je disais à une copine dernièrement, je ne demande pas qqchose de futile, juste un compagnon aimant, gentil et qui aime Dieu, un mari digne de ce nom quoi. Désolée pour ce roman mes chers amis en Christ. Merci de m'avoir lu. Puisse Dieu vous bénir infiniment. Bien à vous :ciao:

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Kerniou » lun. 26 nov. 2018, 12:33

Votre situation est, hélas, fréquente ... je connais, plusieurs jeunes femmes dans votre situation: sympa, gentilles, pleines de vie, plutôt jolies qui ne trouvent pas d'homme avec qui faire leur vie ...
Pourquoi ne pas vous adresser à organisme catholique de rencontres ?
Vous pouvez, aussi, rencontrer un catholique non pratiquant ou un athée très gentil avec le quel vous pourriez faire un mariage heureux ...
Il peut arriver que Dieu ne nous envoie pas l'homme que nous aurions imaginé ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Sam D. » lun. 26 nov. 2018, 14:38

Chère Tris-tess,

Les conseils de Kerniou me semblent bien inspirés, je n'en aurais pas de meilleurs, en tous les cas.

De tout cœur avec vous et en union de prières,
"Ne crains pas, crois seulement"
"Je veux la miséricorde, non le sacrifice"

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Carolus » lun. 26 nov. 2018, 21:23

Je prie pour vous, chère Tris-tess.

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Tris-tess » lun. 26 nov. 2018, 22:46

Bonjour,

Merci beaucoup pour vos réponses bienveillantes et vos prières. Concernant les athées ou non pratiquants, j'en ai connu quelques uns et ce fût de mauvaises expériences pour moi malheureusement. C'est pour cela que je préférerais quelqu'un avec les mêmes valeurs chrétiennes que moi. Mais comme on dit "l'homme propose, Dieu dispose". On verra bien...

Bonne soirée à vous :ciao:

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar chris4822 » mer. 28 nov. 2018, 19:31

Bonsoir à vous Tris-tess,

J'aurais tendance à vous dire, comme Kerniou, de vous adresser à un organisme catholique de rencontres.
Beaucoup de jeunes femmes se trouvent dans une situation similaire à la vôtre.

Courage à vous

Je penserai à vous dans mes prières
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A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar La Samaritaine » mer. 28 nov. 2018, 19:41

Bonsoir chère Trist-esse,

vous avez eu beaucoup de courage, pour rester debout en traversant tout ça.

Je voudrais vous parler du travail. Votre travail sur et fiable dans la Fonction Publique est pérenne mais il ne vous donne pas de joie, ne vous rend pas heureuse si j'ai bien compris (tout en ne vous rendant pas malheureuse non plus). Hors, ceci est un point important car si vous faîtes porter à l'homme que vous rencontrez le devoir de vous rendre heureuse parce que rien d'autre ne vous rend vraiment heureuse, c'est trop lourd pour le monsieur qui vous rencontre…(et ça peut faire fuir, de manière inconsciente…)
Je crois qu'il vous faut vous donner les moyens d'être heureuse maintenant et l'amour vous sera donné par surcroît. Ce qui peut vous rendre heureuse maintenant, c'est un travail qui vous épanouit et l'amitié.

Concernant le travail, vous pouvez demander un bilan de compétences, ou rencontrer un coach bénévoles dans une association d'aide aux personnes en recherche d'emploi…. Ce serait bien que vous réfléchissiez avec un professionnel sur votre vrai moteur, vos talents, vos désirs...et vous auriez ensuite la possibilité de reprendre des études, faire un cours du soir, ou encore évoluer en interne… Je pense en tout cas que cela mérite réflexion.

Concernant l'amitié, vous avez déjà quelques intimes mais il me semble en vous lisant que vous avez intérêt à élargir le cercle, en faisant une activité qui vous donne de la joie, ou en vivant une activité bénévole qui vous convient. Vous qui avez une foi si grande, vous pouvez vous épanouir en rejoignant un groupe de jeunes Chrétiens (par les Jésuites, l'Emmanuel, le Chemin Neuf….) qui partagent vos valeurs et avec lesquels vous pouvez avoir des échanges profonds.


Concernant votre passé : si je vous suis bien, vous vous êtes donnée à des hommes non par volonté personnelle mais parce que vous avez pensé que "c'était le passage obligé"... Vous ne vous êtes donc pas respectée et si péché il y a là, je crois qu'il est essentiellement là : céder à la volonté de l'autre (et à l'air ambiant…) plutôt qu'écouter votre voix profonde qui vous appelle à une certaine retenue, et à la sécurité de l'engagement dont vous avez besoin pour vous donner vraiment. Il me paraît donc nécessaire d'aller recevoir le pardon de Dieu dans le sacrement de réconciliation afin de vous donner à vous même et à la suite du christ ce pardon, afin de laisser faire en vous "toute chose nouvelle".


Etant une femme, je ne suis pas la mieux placée pour vous le dire mais je vous le dis quand même : votre fragilité est une force, et la fragilité féminine est attirante pour un homme qui est heureux de vivre sa vocation profonde de mâle protecteur, vocation un peu mise à mal ces derniers temps. (Des messieurs du forum vont peut-être venir m'appuyer ???)
Mais cette fragilité, pour ne pas amener à se laisser bouffer, doit être assumée, et doit coexister avec une colonne vertébrale qui est une sécurité intérieure, laquelle vous permettra de ne pas tomber sur le premier prédateur venu. Cette sécurité intérieure, pour vous qui n'avez pas pu l'acquérir par le lien paternel suffisant, c'est Dieu lui-même, votre roc, votre rocher. Bienheureux ceux qui ont manqué d'un sol solide en ce monde, ils sont obligés de le trouver en Dieu. Vous pouvez lire à ce sujet le texte posté par Cinci dans le post "Une Eglise régénérée" , en "Vie de l'Eglise"("aimer sa peine", mercredi 14 nov).


Sortez de la solitude chère Trist-esse, vous avez les moyens d'en sortir dès maintenant, sans attendre que ce soit quelqun d'autre qui vous en sorte et là quand, vous aurez émergé de votre coquille faussement protectrice avec confiance, vous serez visible et "on" viendra à vous.


En Christ,


Samaritaine

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Kerniou » mer. 28 nov. 2018, 20:33

Tout à fait d'accord avec vous, chère Samaritaine ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Trinité » jeu. 29 nov. 2018, 0:08

Etant une femme, je ne suis pas la mieux placée pour vous le dire mais je vous le dis quand même : votre fragilité est une force, et la fragilité féminine est attirante pour un homme qui est heureux de vivre sa vocation profonde de mâle protecteur, vocation un peu mise à mal ces derniers temps. (Des messieurs du forum vont peut-être venir m'appuyer ???)
Bonsoir tris-tesse,

Tout à fait! :)

En ce qui me concerne j'aurais aimé rencontrer une femme: douce, aimante,sensible et je ne suis toujours tombé sur des "dragons"qui du fait de mon caractère plutôt affectueux et sensible y trouvait un motif de dévalorisation! Pas assez male quoi! : :D

Courage! Malgré mon âge canonique et la société qui a changé, je pense que ce type d'homme existe toujours! Du moins, je l'espère. :)

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Tris-tess » jeu. 29 nov. 2018, 1:14

Bonsoir,

C'est incroyable comme vous êtes pertinente la Samaritaine, je suis admirative :). Je vous remercie de souligner mon courage malgré les épreuves. J'ai l'impression d'avoir passer toutes mes années de vie jusqu'à aujourd'hui à galérer, d'où le "à quand la joie de vivre". Concernant le travail, je peux changer de service pour "souffler" un peu mais c'est à coup de mutation et ça peut prendre plus ou moins de temps (mois ou années). Procédure bientôt lancée. Je me suis aussi fixée sur le long terme de pouvoir faire des études en parallèle quand je serai moins prise par le travail et moins fatiguée. Cette année, je me suis inscrite au sport, à la chorale etc., mon planning sur la semaine est assez rempli, j'ai enfin une vie sociale. Actuellement, c'est le fait de me retrouver seule, sans personne avec qui parler et partager en rentrant le soir qui me fait déprimer. Pour ce qui est de mes relations passées, je me suis confessée après chaque faux-pas, je le fais le plus souvent possible car je sais et je ressens que le pardon de Dieu donne vraiment une paix intérieure. Malheureusement, je suis retombée dans le péché de fornication plusieurs fois pour les raisons que vous avez bien résumées mais grâce à Dieu, sur ce point, je me sens beaucoup plus forte aujourd'hui pour ne plus le commettre :). En tout cas, j'observe vos conseils à tous précieusement. Je peux vous dire que je ressens déjà un mieux-être par rapport au moment où j'ai envoyé mon premier message, sûrement grâce à vos prières ;). Merci encore. Dieu vous bénisse encore et encore

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Bassmeg » lun. 03 déc. 2018, 1:17

Bonsoir Triss-tess (ça ferait presque un bon titre de livre, non?)

J'ai bien lu votre post, vous évoquez plusieurs problèmes. Je vous en prie, ma réponse sera peut être longue, mais je crois que rien n' est désespéré, au contraire. Comme à son habitude, la Samaritaine vous a déja donné des bonnes pistes (de vous à moi, je ne l' ai jamais entendu que donner de bons conseils.).

Voila ce que je pense. Vous en ferez ce que bon vous semble. Vous avez peut être eu une relation fille-père difficile. Ça peut arriver. Votre père a peut être un grain, comme vous dites, ou bien peut être qu' il est du genre bougon, ou autre. Qu' il ne respecte pas votre mère est un autre problème . Bref. En tout cas, la situation est ce qu' elle est. Il faut vivre avec et FAIRE avec. Il n' est peut être pas trop tard... (là, c' est Bassmeg, l' indécrottable optimiste qui vous parle). Peut être que vous aimez encore faire certaines choses que votre père aime faire aussi?

J' ai eu moi aussi des relations conflictuelles avec mon père. A peu près la mème situation que vous, sauf que mes réactions virulentes envenimaient encore plus les choses. Et puis un jour, j' ai compris. Lui et moi ne parlons pas le même langage. Discuter nous mène la plupart du temps au conflit, ce qui prend un temps précieux à soigner. Et j' ai compris. Maintenant, ni lui ni moi n' engageons discussion. Nous nous engageons nous même. Il vient me demander de FAIRE une chose avec lui. Je viens lui demander de FAIRE une chose avec moi. Cà peut paraitre bête, mais j' assume.

Et sans grande surprise, quand mon père et moi FAISONS des choses ensemble, on s' entend bien. Parce qu' on fait des choses que lui et moi aimons et qu' en les faisant ensemble, on prend confiance l' une dans l' autre. Et en faisant ces choses, on échange des mots. En passant... Vous voyez ou je veux en venir? Si j' assois mon père sur un fauteuli et que je lui demande de me raconter l' histoire de la famille, en une demi heure, la discussion aura viré au débat, puis le débat se sera embourbé… Alors que si je FAIS un truc avec mon père, la discussion roulera d' elle même. et lui et moi repartirons contents, parce qu' il aura appris des choses sur sa fille et moi sur mon père.

Triss-tess, j' aimerais vous dire qu' il n' est jamais trop tard pour nouer des relations avec vos parents. Mais c' est faux. Il vieillit. Vous aussi (sauf le respect que je vous dois). Dépechez vous. Il aime pécher la truite? Jouer au bowling? Fabriquer des maquettes? Qu' importe. Trouvez une activité qui vous plaise à tous les deux. Un moment agréable à partager entre père et fille.

J' en viens au deuxième point: vous parlez de son manque de respect envers votre mère. Je partage votre désarroi sur ce sujet. Mais je tiens à dire que vous ne devez pas penser que TOUS les hommes agissent de la sorte envers les femmes, et aussi, plus important, que vous et moi Trisstess, vivons dans un monde ou il est quand même indéniable que beaucoup d' hommes pensent encore être les chefs des femmes. C' est navrant, je le sais.

J' ai moi même rencontré des hommes qui étaient sur cette position. Aujourd'hui, j' ai leur respect. Parce que je l' ai gagné et exigé. Ne vous laissez pas faire, Trisstess. Les hommes ne sont pas nos chefs, quoiqu' ils veuillent nous faire croire. Voila pour le point MANQUE DE RESPECT

ensuite, vous parlez de sujets plus délicats. Vous regrettez d' avoir cédé à des hommes profiteurs et irrespectueux et déplorez de ne pas avoir attiré les gens les plus gentils et aimants de la terre. Là cela pose une vraie question. De la manière dont c' est dit, on dirait que vous n' attirez que les hommes irrespectueux des femmes (comme un certain proche de votre famille ayant eu une influence majeure sur votre développement sentimental... Coïncidence????) . Et qu' inexplicablement vous n' attirez pas les personnes très gentilles et capables de vous respecter.

Trisstess, sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, laissez moi vous donner un témoignage. J' ai eu une amie enfant battue. Belle comme un coeur. Douce comme tout. On était une bande de copains-copines et un garçon de la bande était amoureux d' elle. C' était un gars chouette. Mon amie ne l' a JAMAIS pris en compte. Il était beau, gentil, respectueux. Il fondait d' amour pour elle. A la fin, il a osé se déclaré avec un poème et elle l' a gentiment éconduit. Parce que pendant ce temps, elle sortait déja avec un garçon, qui agissait envers elle comme son père. Pas de respect, mais des insultes, des humiliations, voire pire.

J' ai recroisée mon ami de loin en loin. elle en est au 4 ème copain et le schéma se reproduit. Elle baisse la tête, fait ce que son homme lui dit et croit que l'homme est le chef . J' ai aussi croisé mon ami. Il a eu un peu de mal à voir son amour d' ado l' ignorer pour aller fricoter avec des idiots qui la battaient, mais il a survécu. Il est aujourd'hui bien dans ses baskets. Avec une femme qui exige le respect. Et qui sait le gagner.

Trisstess, si jamais je vous vois baisser les bras, je vais venir vous tirer les oreilles bien fort. Et je gage que la samaritaine viendra se joindre à moi. Je ne vous dis pas du tout qu' il ne faut pas être bienveillante, aimante, sympathique, gentille envers votre prochain, Trisstess. Nous devons tendre la main. Nous devons partir du principe que les gens ne veulent pas profiter de nous pour nous humilier et ainsi se réhausser. NON. Ce que je dis, c' est juste que nous ne sommes pas là pour nous faire marcher sur les pieds. Si votre père ou votre amoureux vous humilie ou vous exploite, ne restez pas passive. Pas deux fois, en tout cas.

J' ai un proverbe qui dit "Si tu me triches une fois, honte à toi. Mais si tu me triches deux fois, honte à moi.'

Triss-tess, vous commencez à identifiez le problème, non? On vous a mis dans la tète une image de vous-même très peu flatteuse. Mais c' est faux.

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Bassmeg » lun. 03 déc. 2018, 4:14

Pour aller plus loin, Triss-Tess
Parlons vite de votre maladie . Je vous conseille de trouver les meilleurs spécialistes et ne pas vous angoisser sur le fait de savoir si vous pourrez un jour avoir des enfants ou pas. Ce point n' est pas une priorité. LA priorité est concrétement d' être sur que vous surviviez. Féconde ou pas féconde, on s' en fiche. L' important est que vous soyez la, parmi nous.

Et enfin pour le dernier point... la possible rencontre de quelqu' un ...
Triss-tess, laissez moi parlez librement, le temps de 5 lignes:
Vous m' avez l' air d' une personne charmante. Votre foi me parait saine et claire.
Vous vous exprimez clairement à propos de votre vie, sans tabou, quitte à choquer. Je vous admire pour çà, je vous le dis comme je le pense.
Ce n' est pas donné à tout le monde. Mais ensuite, vous déplorez votre solitude....

Trahirais-je un un secret en révélant qu' un des derniers messages (message effacé depuis) pour vous publié par un catholique du forum vous faisait part de sa compréhension au sujet de la solitude et se terminait par un smiley en forme de bouquet de fleurs??????

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Tris-tess » ven. 07 déc. 2018, 0:32

Bonjour,
Je vous remercie Bassmeg d'avoir pris le temps de me répondre. J'apprécie beaucoup votre franc-parler. Je vais essayer de vous répondre au maximum. Concernant la toute dernière partie de vos messages, je n'ai pas vu le message du monsieur avec le bouquet de fleurs dont vous parlez mais cette anecdote me fait sourire. Sinon, par rapport à mon père, j'ai beaucoup donné, beaucoup pardonné pour au final être déçue un nombre incalculable de fois. J'ai lâché prise. Je n'ai pas de rancoeur ni de haine mais j'évite le contact pour éviter les embrouilles. Avec mes parents, géographiquement un océan nous sépare. Et j'avoue que c'est plus simple pour éviter les embrouilles. Mais je ne peux rien partager avec mon père même si je le pouvais parce que c'est qqun de très égoïste (défaut que je trouve inconcevable pour un parent). Il ne s'intéresse pas du tout aux goûts des autres et ne met en avant que les siens. À part un coup de pouce de la Providence, c'est peine perdue d'où mon lâcher prise. Concernant les hommes que j'ai connu, ils étaient souvent bien sous tous rapports au début, pas de profils de "bad boy" et au fil du temps, ont montré leur vraie nature. Moi, trop gentille, trop honnête, trop naïve, c'était très simple de me duper et d'abuser de ma confiance et de ma vulnérabilité. Il y en a même qui étaient mariés, qui me juraient qu'ils étaient célibataires. Moi qui suis pour la paix des ménages à la base, dégoûtée d'avoir été mêlée à ce genre de "saletés" malgré moi. Pour ce qui est de raconter mon histoire sans tabou, je le fais sans problème grâce à l'anonymat et à l'absence de jugement des lecteurs et amis en Christ ici. Il y a très très peu de personnes de mon entourage qui connaissent réellement mon histoire, même parmi ceux qui m'ont vu dans les abysses de la dépression (dans un état lamentable). Pour finir, mon état d'esprit actuel est mitigé. Je n'ai pas d'idées suicidaires mais je suis assez démoralisée par la vie, le système, l'injustice (c'est que je déteste le plus), la solitude etc. Je n'ai plus peur de la mort comme avant la dépression (seule conséquence positive de celle-ci) donc parfois j'aimerais que Dieu me rappelle à lui rapidement pour d'abord arrêter enfin de pecher et aussi pour enfin sortir de ce monde dur et hostile à Dieu globalement. Marre de devoir me battre tous les jours pour pouvoir continuer à subsister. Je sais que la vie est un combat mais sans qques instants de repos et/ou de joie, c'est pénible. Dieu a dit :"il n'est pas bon que l'Homme soit seul". Alors pourquoi est-ce la croix et la bannière pour me faire rencontrer qqun de bien et respectueux?? Je n'ai pas l'impression de lui demander la lune mais bon.. Les voies du Seigneur sont impénétrables, il a sûrement ses raisons.
Merci encore pour vos messages pleins de franchise et de bienveillance.
Dieu vous bénisse indéfiniment ;)
Tris-tess

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar aldebaran » ven. 07 déc. 2018, 9:23

Bonjour Tris-tess,
votre message est très poignant.
Je m'associe à Trinité pour dire que vous avez de grandes qualités et que j'aurais aimé à l'époque faire connaissance d'une personne telle que vous. Il est en effet triste que vous n'ayez rencontré que des hommes aussi fourbes. Je gage qu'il y a un chrétien qui se morfond aussi quelque part et que vos trajectoires vont finir par se croiser.
Je ne peux que vous conseiller comme d'autres de passer par des sites chrétiens de rencontre spécialisés. Cela permettra normalement d'éliminer les gens trop toxiques et proposer des hommes qui ont ce même goût du partage équilibré et du don de soi.
Mais il est clair que dans le monde, être gentil est quasi synonyme de recevoir des coups et parfois très durement, que ce soit en amour, en amitié ou simplement professionnellement.
Je comprends votre position pour votre père, quelquefois malheureusement les relations sont unilatérales du fait d'un parti, on est désarmé si la personne ne choisit pas de faire des efforts aussi de son côté. Au moins avez-vous honnêtement essayé.
D'une manière générale ne soyez pas trop dure avec vous-même. Nous sommes tous pécheurs, à part tomber en pardon aux pieds du Christ nous ne pouvons pas y faire grand chose.
Je comprends aussi votre position d'être rappelée à lui, beaucoup l'ont demandé, et franchement dans mes moments d'abattements il en est de même. Mais Dieu a Son dessin pour nous, et c'est vrai qu'il n'est pas toujours très facile à déchiffrer, surtout au début (je suis plus "ancien" que vous :) )
En union de prière.
Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre!

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Re: À quand la joie de vivre???

Message non lupar Tris-tess » ven. 07 déc. 2018, 14:35

Merci beaucoup Aldebaran pour vos encouragements. Même si vous êtes plus ancien comme vous dites, ça fait plaisir de savoir que le monde n'est pas peuplé que de gens malhonnêtes et méchants. Ça donne de l'espoir. Puisse Dieu vous rendre au centuple votre gentillesse et vos prières à mon égard :)


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