A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

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eric-
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A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par eric- » mar. 16 sept. 2008, 23:12

Bonjour j'ai lu ça dans la Bible , je sais pas si c'est l'ancien ou le nouveau testament , a-t-on le droit de divorcer ou répudier sa femme ou son mari ?

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Yves54
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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par Yves54 » mer. 17 sept. 2008, 10:15

Non. Relisez le passage de la femme adultère :
Saint Jean VIII a écrit :1 Et Jésus gagna le mont des Oliviers.
2 Dès le point du jour, il revint au temple et, comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
3 Les scribes et les Pharisiens amenèrent alors une femme qu'on avait surprise en adultère et ils la placèrent au milieu du groupe.
4 "Maître, lui dirent-ils, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère.
5 Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ?"
6 Ils parlaient ainsi dans l'intention de lui tendre un piège, pour avoir de quoi l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à tracer du doigt des traits sur le sol.
7 Comme ils continuaient à lui poser des questions, Jésus se redressa et leur dit : "Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre."
8 Et s'inclinant à nouveau, il se remit à tracer des traits sur le sol.
9 Après avoir entendu ces paroles, ils se retirèrent l'un après l'autre, à commencer par les plus âgés, et Jésus resta seul. Comme la femme était toujours là, au milieu du cercle,
10 Jésus se redressa et lui dit : "Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ?"
11 Elle répondit : "Personne, Seigneur", et Jésus lui dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus."

Où encore ce passage sur la répudiation :
Saint Mathieu XIX a écrit :3 Des Pharisiens s'avancèrent vers lui et lui dirent pour lui tendre un piège : "Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ?"
4 Il répondit : "N'avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, les fit mâle et femelle
5 et qu'il a dit : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair.
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni !"
7 Ils lui disent : "Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de délivrer un certificat de répudiation quand on répudie ?"
8 Il leur dit : "C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais au commencement il n'en était pas ainsi.
9 Je vous le dis : Si quelqu'un répudie sa femme-sauf en cas d'union illégale-et en épouse une autre, il est adultère."
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
Saint Augustin
(sermon 164, 14)

eric-
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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par eric- » jeu. 18 sept. 2008, 21:27

ok , merci

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Gabrielle
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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par Gabrielle » ven. 03 oct. 2008, 7:49

Bonjour, excusez moi d'intervenir aussi brusquement je me présenterai plus tard , mais j'ai une question à vous poser, comment est ce qu'on peut savoir ce que Dieu a unit. Un prêtre qui marie un couple ne peut pas savoir si Dieu à donner son consentement , seul Dieu peut savoir si le couple est oui ou non fait pour vivre ensemble. A part le curé D'Ars ou Padre Pio qui devait avoir certainement le coeur très pur .

Bonne journée

Gabrielle

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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par Judith » ven. 03 oct. 2008, 8:52

Si cela est possible par un dicernement au mariage correctement accompli avec le prêtre qui a la grâce d'Etat.

Donc normalement il est toujours possible de voir si un homme et une femme sont faits pour être mariés ensemble à part quelques exceptions (qui sont souvent dues à un mauvais discernement).
D'où la possibilité d'annuler le mariage s'il est invalide.
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Olivier JC
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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par Olivier JC » ven. 03 oct. 2008, 9:39

Bonjour,
Bonjour, excusez moi d'intervenir aussi brusquement je me présenterai plus tard , mais j'ai une question à vous poser, comment est ce qu'on peut savoir ce que Dieu a unit. Un prêtre qui marie un couple ne peut pas savoir si Dieu à donner son consentement , seul Dieu peut savoir si le couple est oui ou non fait pour vivre ensemble. A part le curé D'Ars ou Padre Pio qui devait avoir certainement le coeur très pur .
Dès lors que les diverses conditions de validité du sacrement de mariage sont remplies, le mariage doit être présumé valide. A noter que de nombreux prêtres savent fort bien que le mariage qu'ils viennent de célébrer n'est pas valide, mais les baptisés ont droit aux sacrements, et ce n'est que dans des circonstances bien précises et particulières qu'un prêtre a le droit de refuser l'administration d'un sacrement.

Le jugement sur le validité d'un mariage relève de la compétence de l'évêque, qui, de façon habituelle, délègue cette compétence à un vicaire judiciaire et aux juges de l'Officialité (tribunal ecclésiastique diocésain). Il y a une assistance spéciale de l'Esprit Saint dans l'appréciation de la validité d'un mariage.

La question délicate que soulève votre interrogation est la suivante : est-il possible qu'un mariage déclaré nul par l'Officialité ne le soit pas en réalité, ou qu'un mariage dont la validité est confirmée soit nul en réalité ?

J'avoue ne pas avoir de réponse bien précise. Mais le fond de la question étant circonscrit, peut-être quelqu'un aura-t-il la réponse ? Personne n'a un official dans ses relations ?

+
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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par Sokrates » sam. 04 oct. 2008, 20:26

Bonsoir,
Judith a écrit :D'où la possibilité d'annuler le mariage s'il est invalide.
Plus exactement : de constater sa nullité.

Sokrates

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Re: A-t-on le droit de divorcer ou repudier ?

Message non lu par erminig » jeu. 16 oct. 2008, 22:20

Pour reprendre le fil:

- on ne peut pas divorcer "religieusement", car l'homme ne peut séparer ce que Dieu a uni.
Donc, soit il y a eu mariage, et il est indissoluble; soit il n'y en a jamais eu, et l'on peut le faire annuler, c'est à dire constater que le mariage n'a jamais existé.

- en cas de demande d'annulation de mariage, l'Église peut constater l'existence d'un divorce civile. Tant que l'annulation n'a pas été constatée par le tribunal ecclésiastique, cela ne DISSOUT pas le mariage religieux.Il peut arriver que la séparation de corps soit nécessaire (par exemple pour la sécurité des enfants et du conjoint, ou lorsque la vie conjugale est devenue totalement impossible), mais cela ne dissout toujours pas le mariage.

- Pour des raisons de justice et de charité envers les enfants et l'autre conjoint, il peut être nécessaire de passer par un divorce civil pour régler les problèmes alimentaires, et patrimoniaux.
Mais cela ne vaut toujours pas pour annulation de mariage.

Ainsi, si au civil , les époux peuvent demander au juge une autorisation de résidence séparée, pour des catholiques , à moins d'urgence, elle n'est pas possibles sans autorisation de l'évêque. Et il est conseiller qu'elle soit temporaire, pour que les époux recherchent un terrain d'entente pour reprendre la vie commune.
En cas par exemple d'adultère, il est conseillé de tenter de trouver un chemin de pardon entre les époux.

- si les époux sont divorcés au civil, il est possible de faire valoir au tribunal le fait que l'on est catholique, et demander d'abord une séparation de corps.
Mais les lois du divorce ont tellement évolué, que l'Église demande justement que , si possible cela soit réglé au plus juste.

- des personnes divorcées non remariées civilement, peuvent recevoir les sacrements.

- le "remariage" civil n'est pas un mariage pour l'Église, et reste un état d'adultère, le mariage étant indissoluble par nature.

La répudiation:

un terme qui est plutôt antique, ou propre à d'autres religions que la religion catholique (israêlite ou musulmane). Ou propre à l'Ancien Testament.

On peut parler en droit canon non de répudiation mais de séparation pour raisons graves et légitimes.
Le Christ ne gardait rien en propre,
mais livrait à tous universellement tout ce qu'il avait,
corps et âme, mère et disciples, manteau et tunique

Ruysbroeck

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