Sur la fornication

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Suliko
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Re: Sur la fornication

Message non lupar Suliko » mar. 05 déc. 2017, 15:36

Je me demande - vraie question ! - quelle est la portée de ce qui est énoncé ici par Paul.
Par exemple, je n'ai jamais entendu dire que puisque "le corps de la femme n'est pas en sa puissance, mais en celle du mari", celui-ci a le droit de la gifler ou de la brûler avec des cigarettes sans devoir craindre aucune sanction légale. J'en déduis que cela ne s'applique qu'aux relations sexuelles et a toujours été compris comme énonçant le devoir conjugal ? Est-ce sous l'influence de l’Église catholique (et/ou en accord avec elle) qu'on en parle (en a parlé) comme d'une notion juridique et pas seulement morale ?
Oui, ce verset s'entend du devoir conjugal et cela est évident, car les versets suivants et précédents parlent du mariage, de la virginité, etc...
Par contre, je ne vois pas où j'ai parlé de notion juridique quant à cette problématique... A ma connaissance, il n'a jamais existé de condamnations pénales pour s'être refusé au devoir conjugal ! Tous les péchés n'ont pas vocation à être punis par la loi ! C'est un peu ce que j'entendais aussi par manque de délicatesse dans l'usage du mariage, voire pire (càd un manque de délicatesse et de tendresse envers le conjoint plus ou moins grand) : cela peut-être un péché, mais ce n'est pas pour autant un délit devant la loi, idem pour le fait de se refuser sans raison à son conjoint.
L'incohérence, pour moi : si le viol est, comme le dit le CEC, "l’entrée par effraction, avec violence, dans l’intimité sexuelle d’une personne" et par là une "atteinte à la justice et à la charité", pourquoi la possibilité d'une sanction légale ne serait pas logique et souhaitable, même entre époux ?
Mais justement en raison de l'enseignement de saint Paul, qui explique bien que ne pas se refuser sans juste raison à son conjoint est un devoir et que s'y refuser devient donc un péché. Vous, vous êtes en train de dire tout le contraire, à savoir que l'on peut pour n'importe quelle raison se refuser à son conjoint et même le poursuivre en justice s'il ne tient pas compte de ce refus... D'un point de vue traditionnel (et c'était encore celui de toutes les nations du monde il y a quelques années), il ne saurait donc y avoir de viol conjugal...
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Milla
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Re: Sur la fornication

Message non lupar Milla » mar. 05 déc. 2017, 20:02

Par contre, je ne vois pas où j'ai parlé de notion juridique quant à cette problématique... A ma connaissance, il n'a jamais existé de condamnations pénales pour s'être refusé au devoir conjugal !
C'est aussi ce que je dis. "On" = le devoir conjugal.
J'ai en tête (mais c'est peut-être totalement faux) que se soustraire au devoir conjugal a été réprimé par la loi. Donc, je me demande si l’Église catholique, et ces textes de Paul, ont quelque chose à voir avec cette répression (si elle existe). Et (toujours dans le cas où les manquements au devoir conjugal étaient punis) si c'était volontaire de transformer un commandement "moral" en obligation juridique.

Sinon, oui, nos conceptions sont à l'opposée. Dans la législation française "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol", ce dont je me félicite. Je ne vois pas pourquoi une femme mariée devrait être moins protégée que moi parce que son agresseur se trouve être son mari. Et je ne vois pas non plus pourquoi la violence ou la menace serait punie (avec raison) dans plein de cas mais pas dans celui où le conjoint a refusé d'entendre un "je ne veux pas".
Une pénétration forcée, c'est plus qu'un manque de tendresse.

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Re: Sur la fornication

Message non lupar Altior » mar. 05 déc. 2017, 23:07

Et je ne vois pas non plus pourquoi la violence ou la menace serait punie (avec raison) dans plein de cas mais pas dans celui où le conjoint a refusé d'entendre un "je ne veux pas".
C'est facile et je vois que Saint Paul l'explique avec des mots clairs. Parce que le mariage est une libéralité réciproque. Chacun des mariés donne son corps à l'autre.


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