Preuves de l'existence historique du Christ

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Santa Anna
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Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Santa Anna » mar. 22 juil. 2008, 1:20

Bonjour à toutes et à tous,

J'aimerais connaitre les preuves qui démontrent que Jésus a bel et bien exister

merci d'avance :)
"Je rappelle finalement que la France a subit plusieurs fois des mutations. Quels sont les personnages historiques qui les ont réalisées ? Moi, je n'en vois pas beaucoup. Je vois Napoléon 1er qui en l'espace de dix ans a fait passer une société de l'âge de l'ancien régime, des privilèges, de l'agriculture à une société où c'est l'Etat qui dictait sa loi. J'en vois un deuxième qui est Napoléon III, qui en l'espace de dix ans, a permis la création des sociétés anonymes, banques de dépôt, libéralisme, traité de libre échange. Ainsi, même si Victor Hugo lui a taillé un costume qui fait qu'il ne s'en est jamais remis, Napoléon III a fait passer en l'espace de dix ans un pays d'une société rurale à une société moderne. Enfin, je vois de Gaulle en 1958."

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Yves54
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Yves54 » mar. 22 juil. 2008, 14:27

1. Thallus



Historien païen dont les écrits qui datent de 52 sont perdus ; seuls quelques fragments cités par d'autres auteurs nous sont parvenus. Ainsi, Jules l'Africain, auteur chrétien des années 220 cite Thallus, à propos de l'obscurité qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus :



"Thallus, au troisième livre de son Histoire explique cette obscurité par une éclipse, ce qui me parait inacceptable!".



Il s'agit ici d'une preuve "indirecte" de l'existence de Jésus : le fait que cet auteur parle de "l'éclipse" qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus, implique qu'il considère comme acquis l'existence de Jésus.


2. Josèphe (37 - 97)




Prêtre, pharisien, il était chef militaire Juif pendant la guerre contre Rome. Il s'est rendu au général romain Vespasien, pendant le siège de Jotapa, alors que beaucoup de ses compagnons se sont suicidés plutôt que de se rendre. Sa collaboration avec les romains l'a fait haïr par ses compatriotes juifs. Historien juif, il a écrit "Guerre des juifs" (75-79), et "Antiquités Juives" (93).



"...Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses œuvres étaient admirables... Des chefs de notre nation l'ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier... Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour..." (Antiquités 18.3.3)



"Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, ... réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider." (Antiquités 20.8.1)



Remarque : Des critiques (qui ne remettaient cependant pas en cause que Josèphe ait parlé de Jésus) ont été émises quant à l'historicité totale du passage de Antiquités 18.3.3. A ce jour, l'authenticité globale de ce passage n'est plus mise en doute, même s'il contient peut-être quelques interpolations ("si on doit le considérer comme un homme", "il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour").


3. Manuscrit Syriaque n° 14658 du British Muséum (date de 73 environ)




Lettre envoyée par un Syrien nommé Mara Bar-Serapion, à son fils Serapion. Alors qu'il est en prison, il encourage son fils à poursuivre la sagesse, soulignant que ceux qui ont persécuté les sages ont eu des problèmes. Il prend comme exemple les morts de Socrates, Pythagore et Christ.



A propos de Christ il dit :



"... quel avantage les Juifs ont-ils gagné à exécuter leur roi sage ? Leur royaume fut anéanti peu après..."


4. Suétone (69 - 125)




Archiviste à la cour de l'empereur Hadrien. Disgracié en 122, il se consacra à des ouvrages historiques.



"Comme les juifs ne cessaient de troubler la cité sur l'instigation d'un certain Christus, il (Claude) les chassa de Rome" (Vie de Claude, XXV.11)



"Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable" (Vie de Néron, XVI.3).



Ce passage n'est pas une preuve directe de l'existence de Christ ; mais il prouve qu'au temps de Néron, c'est à dire une trentaine d'années après la mort de Christ, il y avait des personnes qui se réclamaient de Christ : difficile de croire alors que Christ n'ai pas réellement existé !


5. Cornélius Tacite (55 - 118)



Il est considéré comme le plus grand historien de la Rome impériale.



Il décrit l'incendie de Rome en 64, et explique que les chrétiens sont devenus les boucs émissaires de Néron qui les accuse d'avoir provoqué le feu ; vers 116 il écrit :



"le nom de chrétien leur vient du nom de Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère, par le procureur Ponce Pilate, ..." (Annales, 15.44)


6. Pline le Jeune (61 - 114)




Ecrivain latin. Il était gouverneur de la Bithynie (au nord-ouest de la Turquie) en 112. Dans une lettre adressée à l'empereur Trajan il lui demande conseil sur la façon de traiter les chrétiens :



"Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été, s'ils invoquaient des dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher... [Ceux qui disaient qu'ils étaient chrétiens] affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, ..." (Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7)



Ce texte n'affirme pas l'existence de Jésus Christ, mais la confirme de façon indirecte : il prouve en effet qu'au début du IIème, des hommes et des femmes croyaient fermement à son existence.


7. Lucien de Samosate (125 - 192)



Ecrivain grec satirique. Il parle de Christ comme :



"Celui qui est honoré en Palestine, où il fut mis en croix pour avoir introduit ce nouveau culte parmi les hommes... Le premier législateur [des chrétiens] les a encore persuadés qu'ils sont tous frères. Dès qu'ils ont une fois changé de culte, ils renoncent aux dieux des Grecs, et adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois." (Mort de Pérégrinus, paragraphe 11-13)


8. Celse (IIème ap J.C.)



Philosophe platonicien. Il est romain et auteur du "Discours véritable ", virulente attaque contre le christianisme.



Il écrit :

"Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme".



Remarque : On ne connaît ses écrits que par la réfutation qu'en fit Origène dans son livre "Contre Celse" (7,53).



9. Le Talmud




Le Talmud est composé de la Mishna (recueil de lois et traditions juives mises par écrit vers le IIème) et des Gemaras (commentaires de la Mishna). Le Talmud Babylonien qui a été achevé d'écrire vers la fin du IVème siècle :

* ne met pas en doute la réalité historique de Jésus-Christ,
* dit que Jésus était transgresseur de la loi, pratiquant la magie, faisant fi des sentences des sages, ...
* dit que ses disciples guérissent les malades en son nom.

Il est important de noter que le Talmud est à priori hostile à Jésus : on ne peut donc taxer ses textes de partisans. Ainsi, le Talmud atteste fortement l'historicité de Jésus, mais aussi le fait que Jésus accomplissait des miracles puisqu'il considère que Jésus pratiquait la magie ! Et il en est de même pour les miracles accomplis par les disciples puisqu'il reconnaît que ses disciples guérissaient des malades en son nom …

http://facealislam.free.fr/jesus_historique.html
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Abbé B. Pellabeuf » dim. 27 juil. 2008, 1:13

Les textes du Nouveau Testament sont des preuves de l'existence de Jésus.

En effet ils ont été rédigés et diffusés à une époque où de nombreux témoins pouvaient confirmer ou infirmer leurs dires.

Ainsi, la façon dont les évangiles parlent de la fin du monde, d'après les prophéties de Jésus : ils mèlent ce qui dans les paroles du Christ annonce la fin du monde et la fin de Jérusalem (prise et détruite par les Romains en 70, après une révolte juive). Si les évangiles avaient été écrits après 70, on y aurait bien distingué ce qui concernait la ruine de Jérusalem de ce qui concernait la fin du monde.

D'autre part, Saint Luc a écrit deux livres : son évangile et le livre des Actes des Apôtres. Au début du second, il rappelle le premier. Or ses "Actes" sont, entre autres choses une apologie de Saint Paul. Celui-ci avait commencé par persécuter les chrétiens à Jérusalem avant de devenir l'un d'entre eux, et il affirmait qu'il est inutile de suivre les pratiques de la loi juive (comme la circoncision, ou le fait de ne pas manger certaines viandes, etc.) pour suivre le Christ. Il était donc très contesté parmi les chrétiens issus du judaïsme. Donc si les Actes avaient été écrits ou modifiés après le martyre de Saint Paul, ils en parleraient. De plus, l'évangile de Saint Luc est présenté comme une montée de Jésus, de la Galilée vers Jérusalem, et ses Actes sont présentés comme une montée de l'Eglise depuis Jérusalem vers Rome. Or c'est à Rome que Saint Pierre et Saint Paul ont été marturisés. Donc les Actes des Apôtres ont été écrits avant 67, date extrême à laquelle on situe le martyre de ces Apôtres. Et l'évangile de Saint Luc, par conséquent, est encore antérieur.

Avec des méthodes semblables, fondées aussi sur les traditions des auteurs chrétiens orientaux, certains arrivent à situer la rédaction de l'évangile de Saint Matthieu vers 42, quand les Apôtres quittent la Palestine après l'arrestation et la libération miraculeuse de Saint Pierrre : l'évangile selon Saint Matthieu a manifestement été rédigé pour les chrétiens restés en Terre Sainte, ce qui devenait nécessaire seulement après la dispersion des Apôtres.

Quant aux écrits de Saint Paul, ils sont évidemment antérieurs à sa mort !

En bref, nous avons avec le Nouveau Testament une foule de textes qui parlent du Christ à une époque où l'on n'aurait pas pu en parler s'il n'avait pas existé. Donc ces textes sont bel et bien une preuve de l'existence historique de Jésus, et en plus ce sont des sources absoluement fiables pour nous faire connaître sa vie et son enseignement.

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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar apologie » sam. 06 sept. 2008, 15:16

Dans leur très grande majorité les historiens reconnaissent l’existence de Jésus. Ce qu’ils mettent en doute - à l’instar d’Ernest Renan au XIXe siècle -, c’est sa divinité et ses miracles. Ils tendent donc à distinguer le Jésus de l’histoire - qui est forcément une personne charismatique, hors norme, puisque des disciples sont morts pour témoigner de leur foi en lui - du Jésus de la foi. Distinction délicate puisque Jésus ne peut être appréhendé qu’à travers les textes de ces disciples, et que ces derniers n’ont pas voulu écrire des récits historiques, des reportages vérifiables, mais témoigner de leur rencontre avec lui, de ce qu’ils ont vu et entendu. Que l’on refuse à Jésus le titre de Christ, qu’on le considère comme un simple prophète, est une chose compréhensible. Mais nier l’existence de l’homme Jésus est complètement stupide. La haine du christianisme rend aveugle (à la réalité) et sourd (aux arguments). Ce qui est farfelu ce n’est pas que Jésus ait existé mais le fait que l’on refuse de croire qu’il a été un homme bien réel.
Dernière édition par apologie le mer. 12 nov. 2008, 23:43, édité 1 fois.

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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Atheist » ven. 26 sept. 2008, 17:07

Pour ma part, je pense que l'existence de Jésus est très probable.
Et en admettant qu'il ai réellement existé, qu'est-ce qui prouve que le corps de cet homme fut empreint d'une énergie dite divine ?
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Raistlin » ven. 26 sept. 2008, 17:18

Bonjour Atheist, :)

Pour ma part, je pense que l'existence de Jésus est très probable.
Et en admettant qu'il ai réellement existé, qu'est-ce qui prouve que le corps de cet homme fut empreint d'une énergie dite divine ?
L'existence de Jésus ne fait pas beaucoup de doute pour les historiens sérieux : trop de témoignages de l'époque - chrétiens et non-chrétiens - abondent dans ce sens.

Pour ce qui est de la divinité du Christ, nous touchons là à la foi.
Certes, il y eut des témoins, les apôtres et les premiers disciples du Christ. Cependant, leur témoignage ne peut être accueilli que dans la foi.
Je réfute à ce sujet simplement une objection : celle que les apôtres et les premiers disciples auraient tout inventé. C'est ridicule quand on regarde ce qu'ils ont enduré pour ce qui n'aurait été qu'un canular à leurs yeux. De la sincérité des apôtres et des contemporrains du Christ, je ne pense pas qu'on puisse raisonnablement douter.

Cordialement,
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Atheist » ven. 26 sept. 2008, 18:19

Et selon vous, quelle est la preuve que Jésus aurait pu leur apporter pour démontrer sa divinité ?

Jésus ne peut-il absolument pas être comparable à certaines personnes d'aujourd'hui qui galvanisent les foules, leur faisant croire monts et merveilles, en des temps aussi troublés que ceux qui régnaient dans cette région à l'époque ?
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Raistlin » ven. 26 sept. 2008, 18:35

Et selon vous, quelle est la preuve que Jésus aurait pu leur apporter pour démontrer sa divinité ?

Jésus ne peut-il absolument pas être comparable à certaines personnes d'aujourd'hui qui galvanisent les foules, leur faisant croire monts et merveilles, en des temps aussi troublés que ceux qui régnaient dans cette région à l'époque ?
En dehors de sa vie publique et des prodiges accomplis, il est ressuscité.

Lisez les évangiles : vous verrez des apôtres abattus par la mort du Christ, et se cachant. Pierre - le futur premier pape - a même renié le Christ pour sauver sa peau !
Et puis, vient la résurrection, et nous retrouvons nos disciples prêchant la Bonne Nouvelle avec confiance et au mépris de leur propre vie. Certes, il a fallu qu'ils soient "subjugués" par quelque chose, et cette chose s'est produite après la mort du Christ.

Nous chrétiens, faisons confiance au témoignage des apôtres. Oui, Jésus est ressuscité !

Mais ne cherchez pas : la résurrection s'accueille dans la foi. Vous n'aurez jamais d'émission de TF1 vous présentant la résurrection en direct.

Mais honnêtement, il n'y a pas de réelles bonnes raisons de prendre les apôtres pour des mystificateurs. Ils ont payé leur sincérité de leur vie.
Ce qui peut vous faire dire qu'ils ont menti ou se sont trompés relève de l'idéologie athée, pas de la certitude rationnelle ou scientifique.

Cordialement,
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Atheist » ven. 26 sept. 2008, 19:33

Lisez les évangiles : vous verrez des apôtres abattus par la mort du Christ, et se cachant. Pierre - le futur premier pape - a même renié le Christ pour sauver sa peau !
Et puis, vient la résurrection, et nous retrouvons nos disciples prêchant la Bonne Nouvelle avec confiance et au mépris de leur propre vie. Certes, il a fallu qu'ils soient "subjugués" par quelque chose, et cette chose s'est produite après la mort du Christ.
Nous chrétiens, faisons confiance au témoignage des apôtres. Oui, Jésus est ressuscité !
Mais ne cherchez pas : la résurrection s'accueille dans la foi. Vous n'aurez jamais d'émission de TF1 vous présentant la résurrection en direct.
Mais honnêtement, il n'y a pas de réelles bonnes raisons de prendre les apôtres pour des mystificateurs. Ils ont payé leur sincérité de leur vie.
Selon vous, un livre peut donc vous révéler la vérité absolue ?
Imaginez seulement ce que cela donnerait si on devait croire tout ce qui était écrit dans tous les livres.
La preuve que vous avancez pour la résurrection, c'est un livre. Un livre écrit il y a longtemps et sans cesse remanié (sinon pourquoi verrions-nous de nouvelles éditions de la Bible à la FNAC ?).
Vous devez certainement savoir de quoi peuvent être capables les disciples dans certaines sectes. De tout.
Combien de personnes sont mortes pour leur chef ? Même la disparition d'un chef ne peut souvent faire que renforcer la foi qu'on avait en lui et pousser jusqu'au suicide. C'est cela que je qualifie de folie.
Je ne considère pas les apôtres comme des mystificateurs, vous l'aurez compris.

En ce qui concerne la Bible, il me vient à l'esprit une citation : "La religion d'une époque constitue le divertissement littéraire de la suivante" de Ralph Waldo Emerson.
Ainsi du polythéisme grec et romain.
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Raistlin » ven. 26 sept. 2008, 19:42

Cher Atheist,

Mais comment croyez-vous que fonctionne l'Histoire ? Par des témoignages.

Je comprends que vous n'adhériez pas à la Bible, mais par pitié, ne dites pas qu'il s'agit de n'importe quoi. Car si un livre ne détient pas forcément la Vérité, il se peut aussi qu'il la détienne.

La preuve que vous avancez pour la résurrection, c'est un livre. Un livre écrit il y a longtemps et sans cesse remanié (sinon pourquoi verrions-nous de nouvelles éditions de la Bible à la FNAC ?).
Je n'ai avancé aucune preuve. J'ai simplement dit que la sincérité des apôtres était plus ue probable.
Quant aux éditions de la Bible, j'ai peine à croire que vous puissiez écrire de telles âneries. IL S'AGIT DE TRADUCTIONS NOUVELLES, PAS DE NOUVEAUX TEXTES.

Combien de personnes sont mortes pour leur chef ? Même la disparition d'un chef ne peut souvent faire que renforcer la foi qu'on avait en lui et pousser jusqu'au suicide. C'est cela que je qualifie de folie.
Encore une fois, lisez les évangiles. Vous verrez des disciples écrasés par la mort de Jésus et l'ayant renié par peur des représailles. Après Sa Résurrection, nous les voyons sûrs d'eux et prêts à donner leur vie.
Ce que vous dites sur le charisme d'un chef est vrai, mais encore eut-il fallu que le "chef" soit vivant... ;)

Encore une fois, je ne prétends pas apporter de preuve. Je dis simplement qu'il n'y a pas de meilleure raison de prendre les évangiles pour une fable que de le prendre pour un texte authentique et fiable.
Tout est affaire de foi. La vôtre est athée, soit ! Je respecte ça.

Cordialement,
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Yves54 » dim. 28 sept. 2008, 23:05

(sinon pourquoi verrions-nous de nouvelles éditions de la Bible à la FNAC ?).
Nouvelle traduction, ça vous parle ?

[ Merci de rester courtois... | Amicalement. Christophe ]

Raistlin est patient, pas moi, donc je vous laisse entre ses bonnes mains.
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar myosotis » jeu. 23 févr. 2017, 17:26

Si les découvertes archéologiques, historiques, géographiques, scientifiques peuvent prouver la véracité biblique, le fait que celle-ci ait traversé les siècles et survécu aux autodafés, que des hommes comme Tyndale soient morts pour la traduire ou des gens peu instruits aient pu supporter leurs exécutions pour l'avoir lue, nous suffisent à comprendre que la valeur intrinsèque de la Parole de Dieu ne peut être remise en cause et donc si toutes ses sources sont prouvées on ne peut donc douter de ce qu'elle dit sur le Christ.

Cette dernière dit "heureux celui qui croit sans avoir vu" mais elle dit aussi "d'exercer la foi avec usage de son intelligence et de sa raison". Or en observant la nature on ne peut que méditer sur ce verset qui explique que " les qualités de Dieu se voient distinctement d'après la création, les choses qui ont été faites, oui, de sorte qu'ils (les incroyants)" sont inexcusables.

Et comme tout ce qui a été écrit dans la Parole de Dieu n'existe que par rapport au christ et pour mener à lui et à son sacrifice, et son sacrifice étant la seule voie de l'amour et du pardon de Dieu.

Le fait que chacun de nous ne peut échapper à la mort est la preuve que la Parole de Dieu est bien réelle, puisque sa genèse nous explique les raisons de cette mort. Et c'est à cause de cette mort que le christ a du prendre un corps de chair et mourir pour nous dans d'atroces conditions et il l'a fait pour des humains dont certains n'étaient même pas encore venus à l'existence mais qui en exerçant la foi dans son sacrifice et en appliquant ses principes pourraient bénéficier de la résurrection ou échapper à la mort pour vivre éternellement sur la terre.
Donc Dieu a mis devant nous la vie ou la mort, et ayant le libre arbitre chacun a le choix de vivre ou de mourir donc de croire au christ ou de ne pas croire. Ça se résume à cela avez vous envie de vivre ou de mourir définitivement.

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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar pierresuzanne » ven. 03 mars 2017, 7:44

Pour ma part, je pense que l'existence de Jésus est très probable.
Et en admettant qu'il ai réellement existé, qu'est-ce qui prouve que le corps de cet homme fut empreint d'une énergie dite divine ?
Il n'y a pas de preuve de la divinité du Seigneur Jésus-Christ, mais des signes.
Les Evangiles nous proposent l' histoire de Jésus, et une réflexion théologique autour de sa vie publique. A nous d'entrer en dialogue avec leur contenu pour avancer dans la foi et découvrir intérieurement le visage réel du Seigneur.

On peut dire cependant... qu'il n'y a pas de preuve non plus que Jésus ne soit pas Dieu.
Rien dans sa vie, ses paroles et ses œuvres ne contredit ce point.
-Jésus a pardonné leurs pécheurs à des hommes, et de sa propre autorité, comme seul Dieu en avait le droit, puis il a guérit des malades par sa seule puissance. S'il avait blasphémé en pardonnant des péchés, comment aurait-il pu accomplir des miracles juste après s'il n'avait pas été Dieu ??
-Jésus s'est désigné comme le Bon Pasteur, ce qui correspond à l'accomplissement de la prophétie d’Ézéchiel (37), qui avait annoncé que Dieu viendrait lui-même se faire le berger de son peuple.
-Jésus a dit sa divinité implicitement... mais pas que. Explicitement, il a dit :" Moi et le Père, nous sommes un " a-t-il dit (Jean 10, 30).

Jésus a donc dit sa divinité implicitement, et explicitement....
puis il nous a proposé un chemin de foi, ... de découverte, d'illumination intérieure pour avancer vers ce mystère, et découvrir intérieurement la réalité de sa divinité.


Concernant les preuves de l'existence réelle de Jésus,
je me souviens d'une remarque faite par le Pr J-Ch Petitfils, historien.

Il faisait remarquer qu'on avait rarement de PREUVES de l'existence réelle des personnages historiques, surtout pour des époques aussi lointaines.
Si on pense à Jules César, ou à Néron.... nous n'avons pas plus de preuve de la réalité de leur existence que de celle de Jésus.

Bien sur, des écrits antiques parlent de ces empereurs.... mais finalement comme pour Jésus. .. des écrits antiques parlent de lui.








..... et puis..... il y a le Saint Suaire de Turin..................................












:dance:
L'archéologie et la science peuvent-elles nous apprendre la vérité sur nos religions ?Télécharger gratuitement en copiant collant : https://onedrive.live.com/redir?resid=83935C97F75476A6!103&authkey=!AC2tYNawNpXvvR8&ithint=folder%2cpdf
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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar Frédo MB38 » ven. 03 mars 2017, 12:52

Bonjour à tous.

Je suis en train de travailler la question. Permettez-moi de livrer le « brouillon » d'un document à venir...


Avant le dix-huitième siècle l'idée de remettre en cause n'a jamais traversé l'esprit des détracteurs du christianisme.

Jésus chez les premiers détracteurs païens

Si Jésus n'avait pas existé, si le témoignage des historiens romains et grecs avait été inventé par la suite mais que le Jésus historique n'avait laissé aucune trace dans les annales de l'Empire et dans la mémoire collective, on pense bien que les auteurs païens détracteurs du christianisme auraient avancé l'argument de la non-existence de Jésus : pas de Jésus, pas de christianisme. Or, il n'en ont rien fait.

Vers 178, le philosophe grec Celse s'en prend vigoureusement au christianisme dont il essaie de décrédibiliser et de ridiculiser les croyances dans son prétendu Discours véritable, mais il ne remet pas en cause l'existence de Jésus. Selon Celse, comme, plus de dix-huit siècles plus tard, selon Michel Onfray, l'Évangile reprend à son compte des croyances païennes comme la conception virginale. Pour autant, Celse n'en conclut pas que Jésus n'a pas existé, mais, comme les disciples de Platon, les disciples de Jésus on inventé a posteriori une histoire de conception virginale.

Le raisonnement de Celse tient mieux la route que celui de Michel Onfray. En effet, même à supposer que la conception virginale ne soit pas vraie, cela ne dit rien de l'existence historique de Jésus. Ce sont deux choses totalement différentes.
Prenons un autre exemple, celui de Claude Vorilhon, dit Raël, mystificateur français né en 1945 de père inconnu et fondateur de la secte dite « Mouvement raëlien ». Ce monsieur affirme avoir été engendré par un extra-terrestre, qui aurait eu des relations intimes avec Mme Vorilhon mère ; cette dernière, quand on l'interroge sur la question, répond : « C'est possible, je dors la fenêtre ouverte ! ». Claude Vorilhon a inventé une histoire à dormir debout au sujet de sa conception, mais il existe...

Selon Diogène Laërce1, Pythagore affirme qu'il est la réincarnation d'Éthalidès (fils d'Hermès), d'Euphorbe (héros de la guerre de Troie), d'Hermotime de Clazomènes (chamane apollinien), et de Pyrrhos (un pêcheur de Délos), et qu'il se souvenait de ces incarnations antérieures...


Jésus dans la tradition juive

Après la chute destruction de Jérusalem par les Romains en 70, la diaspora juive autour de la Méditerranée a dans sa majorité été prise en main par les Pharisiens. La tradition pharisienne a été mise par écrit dans la Mishna vers l'an 200, laquelle Mishna est insérée dans le Talmud, constitué de textes divers entre vers l'an 500 et l'an 700 de notre ère. Le Talmud tel que nous en disposons actuellement est donc un exposé de la tradition juive, dans le sillage historique des Pharisiens, depuis le premier siècle de notre ère. Il est question de Jésus de nombreuses fois dans le Talmud, et de façon extrêmement négative. Cette précision n'est pas étonnante si l'on considère le fait que, selon les Évangiles, les Pharisiens étaient de farouches opposants à Jésus. Si Jésus n'avait pas existé, il semble que la tradition juive, issue de la communauté israélite conduite par les Pharisiens, se serait fait un devoir de dénoncer la supercherie. Or, il n'en est rien, bien au contraire. Le Talmud parle de jésus dans une vingtaine de passages. Il en parle de façon très négative, certes, mais comme d'un personnage ayant bel et bien existé. Ceci me semble être une preuve imparable de l'existence de Jésus.

Un texte particulièrement intéressant se trouve dans le traité Sanhédrin : « La tradition rapporte que la veille de la Pâque, on a pendu Jésus2 . »
Selon un autre texte du Talmud, « ordre est donné de modifier et de ridiculiser les textes religieux des goyims3 », les goyim étant les non-juifs. Pour autant, les auteurs du Talmud ne se sont pas risqués à prétendre que les Évangiles parlent d'un personnage n'ayant pas existé, car cela contredirait la tradition séculaire juive comme quoi Jésus est un personnage historique authentique.


Jésus chez les auteurs non-chrétiens

Suétone

Né en 69 et mort en 125, archiviste à la cour de l'empereur de Rome Hadrien. Il a écrit de nombreux ouvrages historiques nourris par les connaissance acquises dans les archives impériales. Dans sa Vie de Claude4 , il raconte que, s'étant soulevés à l'instigation d'un certain Chrestus, les Juifs de Rome ont été chassé. On a souvent pensé que Chrestus était une déformation de Christus, le Christ, et que Claude a assimilé les Juifs et les chrétiens, les chassant tous de Rome en l'an 49. On trouve une trace de cette expulsion dans le Nouveau Testament5 où il nous est parlé de Priscille et Aquilas, deux judéo-chrétiens romains victimes de cette expulsion. On aurait là la preuve d'une communauté chrétienne dès l'an 49, moins de vingt ans après la Crucifixion. Il faut toutefois reconnaître que cette indice est peu fiable. Chrestus, nom qui signifie utile, honnête, était souvent donné aux esclaves. On ne peut pas affirmer qu'il s'agit, de la part de Suétone ou des copistes ultérieurs, d'une erreur sur le nom Christus.

En revanche, ce que Suétone dit dans la Vie de Néron est beaucoup plus clair, détaillé et convainquant. Il nous dit que Néron « livra au supplice les chrétiens, race adonnée à une bigoterie nouvelle et coupable6 ». D'après la chronologie présentée dans l’œuvre de Suétone, cette vague de persécutions aurait eu lieu en l'an 64, soit environ trente-six ans après la Crucifixion7. On imagine mal des centaines de personnes accepter d'être livrées aux lions ou enduites de poix pour être transformées en torches vivantes pour un personnage dont l'existence récente n'était pas attestée par une solide tradition orale.


Tacite

Tacite est né entre 54 et 58, sous Néron, vraisemblablement dans le sud de la Gaule. On perd se trace en 118 et on ignore la date de sa mort. Il fut un proche des empereurs Domitien et Nerva, sénateur, enfin procurateur de la province d'Asie. Cette province se trouvait au sud-ouest de l'actuelle Turque et comptait plusieurs villes où la chrétienté antique fut très active : Pergame, Smyrne, Éphèse... On peut donc s'attendre à ce que le procurateur romain en eût une bonne connaissance.

Le témoignage de Tacite confirme celui de Suétone en ce qui concerne la persécution des chrétiens sous Néron. Vers l'an 116, dans ses Annales, il écrit : « Le nom de chrétiens leur vient de Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère par le procureur Ponce Pilate sous l'Empereur Tibère. Cette funeste bigoterie, réprimée pour un peu de temps, se renforçait non seulement en Judée, où le mal était né, mais encore à Rome, où toutes les choses honteuses et atroces convergent et s'affirment8 ».

On voit difficilement l'intérêt que des chrétiens auraient eu à inventer des propos aussi haineux au sujet d'eux-mêmes.


Pline le Jeune et l'empereur Trajan

Cet historien romain est né en 61 à la dernière lettre que l'on ait de lui date de 113. En l'an 111, l'empereur Trajan le nomma légat dans la province de Bithinie et du Pont-Euxin, au nord de l'actuelle Turquie. De là, il entretint avec l'empereur une correspondance très régulière et de nombreuses lettres nous sont parvenues. L'une d'entre elles9 parle des chrétiens, et de façon fort peu élogieuse. Il définit le christianisme comme « une mauvaise bigoterie portée aux excès ». Il y est question de leurs « crimes », des interrogatoires, des tortures, de la mise à mort. Pline veut savoir si l'empereur est satisfait de son mode opératoire où s'il doit s'y prendre autrement, les punir plus ou moins sévèrement.

« Faut-il les assujettir tous à la peine, sans distinguer les plus jeunes des plus âgés ? Doit-on pardonner à celui qui se repent ? ou est-il inutile de renoncer au christianisme quand une fois on l'a embrassé ? Est-ce le nom seul que l'on punit en eux ? ou sont-ce les crimes attachés à ce nom ? »

La réponse de Trajan est la suivante :

« Vous avez, mon très cher Pline, suivi la voie que vous deviez dans l'instruction du procès des chrétiens qui vous ont été déférés (...) s'ils sont accusés et convaincus, il les faut punir. Si pourtant l'accusé nie qu'il soit chrétien, et qu'il le prouve par sa conduite, je veux dire en invoquant les dieux, il faut pardonner à son repentir, de quelque soupçon qu'il ait été auparavant chargé ».


Thallus

Thallos ou Thallus est un esclave grec, affranchi et resté au service de l'empereur Tibère, devenu historien. On connaît toutefois une partie de son œuvre grâce à des citations faites par divers auteurs, notamment l'historien latin Africanus, qui a vécu de 170 à 240 environ. Il est l'auteur de l'histoire du monde méditerranéen de la Guerre de Troie jusqu'au règne de Claude, parue vers l'an 52. Dans une citation, Africanus explique que selon Thallus, une éclipse aurait eu lieu durant la Crucifixion, pour expliquer l'obscurité dont il est question dans les Évangiles. Africabus pense que l'explication de Thallus est mauvaise, car Jésus a été crucifié au moment de la P^que juive, qui tombe aux environs de la pleine lune, période au cours de laquelle il ne peut pas y avoir d'éclipse. C'est donc vers l'an 200 qu'Africanus cite un auteur ayant parlé de la Crucifixion vers l'an 52, soit vingt-quatre ans environ après les faits. Ce témoignage confirme donc qu'une tradition chrétienne, sans doute déjà soutenue par des écrits, existait une vingtaine d'année après la Crucifixion. Bien entendu, détracteurs de christianisme affirment là encore, et en toute gratuité, que le texte d'Africanus est un faux... Ceci dit il semble peut crédible qu'une faussaire ait inventé cette remise en question posthume d'une fausse affirmation de Thallus par un auteur ayant vécu deux siècles plus tard. Tout ceci semble parfaitement tiré par les cheveux.


Mara Bar Sérapion

Mara bar Sérapion (fils de Sérapion) est connu pour une lettre à son fils. Il est question dans cette lettre du fait que leur famille habitait à Samosate, une cité-État hellénistique, jusqu'à sa prise par les Romains en 72. La lettre est écrite peu après ces événements, alors que Mara est incarcéré10. Le passage de la lettre de Mara à son fils qui nous intéresse est celui-ci :

« Quel bénéfice les Athéniens ont-ils tiré de la mise à mort de Socrate, vu qu'ils ont reçu comme rétribution la famine et la peste ? Ou les habitants de Samos en brûlant Pythagore, vu qu'en une heure tout leur pays a été couvert de sable ? Ou les Juifs du meurtre de leur roi sage, vu que de ce moment même ils ont été privés de leur royaume ? Car Dieu a vengé avec justice la sagesse des trois : les Athéniens sont morts de famine ; les habitants de Samos ont été irrémédiablement recouverts par la mer ; et les Juifs, livrés à la désolation, expulsés de leur royaume, sont dispersés dans tous les pays. Socrate n'est pas mort, grâce à Platon ; Pythagore non plus, grâce à la statue d'Héra ; et le roi sage non plus, grâce aux nouvelles lois qu'il a établies. »

Il est donc ici question d'un « roi sage » juif mis à mort par son peuple peu avant que celui-ci fût expulsé de son pays. Au vu de l'Histoire juive, il est clair que c'est là une référence à Jésus. Si ce texte était un faux fabriqué par un chrétien à des fins de propagande, à l'évidence la référence serait plus claire encore et Jésus serait nommé. Cependant, et comme il fallait s'y attendre. Selon l'historienne Kathleen McVey, ce texte a probablement été écrit au IVe siècle par un chrétien « prenant la posture d'un païen cultivé admirateur de Jésus et de ses disciples ». Pour elle, l'auteur chrétien avait l'intention de produire un document historique fictif dans le but de confirmer les prétentions chrétiennes à propos de Jésus en présentant ce qu'il imaginait qu'un païen philosophiquement instruit et de bonne moralité aurait dû penser de lui11. Cette affirmation gratuite est typique de l'acharnement systématique contre les documents anciens attestant de l'existence du christianisme.


Les témoins chrétiens en dehors du Nouveau Testament

Polycarpe de Smyrne

Polycarpe est en 69 à Smyrne où il aurait été martyrisé par le feu et mort vers 155. D'après le Martyre de Polycarpe, texte écrit quelques décennies après les faits, les chrétiens de Smyrne observaient le sabbat, ce qui est l'une des démonstration de leur souci de fidélité à l'Écriture biblique.


Irénée de Lyon

Irénée est né à Smyrne en 130 ; il est appelé « de Lyon » pour avoir été évêque de Lugdunum, où il est mort en 202. En l'an 180, dans son traité Contre les hérésies, il cite les quatre Évangiles canoniques bibliques comme les seuls acceptables.


Papias d'Hiérapolis

Papias aurait vécu de 70 à 163. Il est l'auteur, vers l'an 100, d'une Exposition des paroles de Seigneur que l'on connaît à travers un certain nombre de citations concordantes. Il a notamment raconté le martyre de Jacques, frère de Jésus, d'une façon analogue au récit de Flavius Josèphe.


Ignace d'Antioche

Né en 35, successeur d'Évode en tant qu'évêque d'Antioche en 68, martyrisé à Rome vers l'an 110. Il a laissé de nombreux écrits, notamment des essais théologiques traitant de la nature du Christ. Les experts considèrent que certains écrits attribués à Ignace seraient en fait des pseudépigraphes (c'est à dire des écrits tardifs écrits sous le nom d'une personnalité décédée), mais certains écrits sont considérés comme authentiques. Les historiens sont donc bien d'accord pour dire que des ouvrages de christologie ont été écrits vers l'an 100, les Sept Lettres, sont authentiques. Un seul auteur ayant une certaine audience universitaire a relis en doute l'authenticité de toute l’œuvre attribuée à Ignace d'Antioche, il s'agit du philologue et historien belge Robert Joly, dont la thèse concernant Ignace n'est pas retenue par les historiens. En effet, Joly attribue les Sept Lettres à l'hérétique Marcion, alors qu'elles ne collent pas du tout à ses doctrines. Même Bart Ehrmann, dont je vous ai déjà parlé, considère que rejetée l'authenticité de textes comme sans fondement. Même Bart Ehrmann ne saute pas sur cette occasion de discréditer un témoin des premiers temps du christianisme. C'est dire !


Évode d'Antioche

Selon la tradition, il serait le deuxième évêque d'Antioche après Pierre. Il meurt, de mort naturelle selon les uns et martyrisés selon d'autres, en 67. Nous connaissons l'existence d'Évode par Eusèbe de Césarée, qui a écrit au début du quatrième siècle. Comme preuve non-biblique de l'existence de la communauté chrétienne d'Antioche dès l'an 60, c'est certes léger. Cependant il faut reconnaître que si l'on rejette l'existence de tous les personnages dont on ne possède pas de documents écrits de leur propre main et tous les ouvrages qui ne nous sont pas parvenus sous la forme de manuscrits originaux de la main même de leurs auteurs, il ne resterait plus grand choses dans nos bibliothèques : adieu Iliade, Odyssée, Guerre des Gaules etc... On pourrait aussi dire adieu à la quasi totalité des personnages de l'Antiquité.


Justin Martyr

Né vers l'an 100 à Flavia Néapolis, en Palestine romaine, au pied du Mont Garizim, lieu saint des Samaritains, aujourd'hui Naplouse, en Cisjordanie, et martyrisé à Rome vers l'an 165. Nous sont parvenus deux Apologies et le Dialogue avec Tryphon. Des doutes ont été émis sur l'authenticité de traité Sur la Résurrection, qui serait un pseudépigraphes ; en 2001 par Alberto D'Anna, chercheur auprès du département des études humanistes de l'Université de Rome III, en 2006 par Alice Whealey, historienne de l'Université de Berkeley, en Californie, puis en 2016 en 2016 par Gabriella Aragione, professeur à la faculté de théologie protestante (libérale) de l'Université de Strasbourg. En revanche personne n'a émis de réserves motivées sur les deux Apologies et le Dialogue avec Tryphon, qui sont donc retenus par les historiens comme des traités de théologie écrits par un chrétien cent ans après la crucifixion.


...à suivre...
C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus (Apocalypse 14:12)

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Re: Preuves de l'existence historique du Christ

Message non lupar gerardh » ven. 03 mars 2017, 14:14

_________

Bonjour,

Les preuves sont les suivantes :

L'AT annonce la venue du Christ.

Le NT en atteste.

Ne sont-ce pas des preuves évidentes ? Ce ne sont pas des fables (2 Pierre).


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