Uta Ranke-Heinemann

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

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LaurentVan
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Re: Uta Ranke-Heinemann

Message non lu par LaurentVan » mar. 21 mai 2019, 4:58

Bonjour,

La lourdeur (contradictions, déclarations abusives et infantiles, anachronismes, etc.) des affirmations prétentieuses (pénible à lire) de la théologienne et du prêtre indiquent que leurs esprits sont sous l’influence de quelque chose qui souhaite diviser les hommes et leurs faire du mal.

Les influences :

Chez Madame Heinemann

La Synagogue de Satan (La religion de l’homme) :
"Les chrétiens ne sont que de cruels ennemis de la vie. Ils vénèrent la Croix, égarés par les crampes de leurs pénitences, assassins et ennemis du monde, fanatiques, ce sont des hommes qui ont un urgent besoin de rédemption; c'est à dire d'une religion de l'homme."
"l'Église ne montre aucun intérêt vrai pour l'intellect de l'homme. … que sont les Évangiles".
Le tablier des judéo-franc maçons (Le cache sexe pour indiquer à l’homme où il doit focaliser son attention) :
"Un pauvre homme, bourré de complexes sexuels, de même que tous les évêques de sa communauté, où le phallus règne."
« elle le confesse, déchaîne sa colère implacable : le dogme de la virginité de Marie. »
Les traits caractéristiques de la bête:
Malveillance :
Pour ennuyer les gens
Arrogance :
"Et puis, il n'est pas sûr que je sois moins catholique que le Pape. Nous interprétons tous les deux la parole de Dieu. Je suis certaine qu'il est plus dans l'erreur que moi."
…contre ceux qu,elle appelle les "simples fidèles" qui, "après deux millions d'années de fables, sont désinformés et devenus infantiles".
Moquerie :
"un éclat de rire vous fera disparaître" - se vante, tout comme les revers de la couverture de ses éditeurs le font aussi, de se servir de son humour dévastateur, sa bonne humeur, arme totale.
Orgueil :
…Elle est sûre d'elle-même…
Négation du Christ :
"Nous ne savons pas grand chose de Jésus. Nous ne savons pas quand, ni où il est né, ni quand il est mort. Cette personne n'a pas de biographie, Nous ne savons pas combien de temps, ni les lieux précis où il aurait prêché en public. En fin de compte, nous savons seulement qu'il est né, que durant le temps de sa prédication, il avait des disciples, hommes et femmes, qui le suivaient; qu'il fut condamné comme rebelle sur la Croix, mourant ainsi misérablement. Une fois mort, selon Frau Uta, son cadavre - nous y reviendrons - est allé pourrir dans une fosse commune et tous les récits de Pâques, des Évangiles, de Paul, sont seulement un tissu de contradictions et de légendes. Et maintenant ? Pourquoi ne pas laisser tout cela, et s'Il faut des maîtres…pourquoi ne pas en chercher ailleurs ?
Chez Joseph Moingt

Le Féminisme (une des composantes de l’idéologie néomarxiste) :
le récit biblique, qui fonde et théorise pour toute la durée des temps le rapport homme-femme, est le pur reflet de la société archaïque, patriarcale et machiste : …
Ces deux esprits apportent du bois pour nourrir la division entre les hommes. Cette seule constatation est suffisante pour les mettre à l’index.

Si ils étaient vraiment des esprits contrariants/révolutionnaires pour le système, ils seraient en prison, ruinés, ou calomniés comme les gilets jaunes… or ce n’est pas le cas. Le système, dans le cas de Madame Heinemann, la trouve
Very politically correct
, et l’encourage :
chaire d'histoire du catholicisme, à l'université d'Essen
« Nous ne sommes pas des êtres humains ayant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. »

Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)

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Re: Uta Ranke-Heinemann

Message non lu par Cinci » mar. 21 mai 2019, 23:11

A propos de Uta Ranke-Heinemann :

« elle le confesse, déchaîne sa colère implacable : le dogme de la virginité de Marie. »
Bien sûr.

La théologienne allemande est "remontée" contre la figure de Marie. Elle n'est pas en paix avec cet enseignement de l'Église catholique. Et elle n'est pas la seule ! On le sait.

Voici ce que peuvent écrire ses deux admiratrices et journalistes entre autres choses :

"... en développant une doctrine sur la virginité perpétuelle de Marie, le magistère montre à la fois son mépris pour la chair féminine et sa conception de l'Esprit divin qui serait masculin : cette image de la conception virginale imposa en outre - et là réside la conséquence la plus importante de cette mutation de la métaphore de l'intervention divine en histoire de la chasteté biologique de Marie - l'idée que Dieu était une sorte de principe masculin, puisque son action sur Marie était quasiment de nature virile. Ce qui permit au célèbre théologien dogmatique allemand Michael Schmaus d'écrire : "Ce que l'acte viril opère habituellement fut réalisé en Marie par la toute-puissance de Dieu" (Mariologie, 1955, p. 107; citation reprise de Uta Ranke-Heinemann, à la page 43 de l'ouvrage de 2014 portant sur le déni de l'Église, etc.) Comment mieux dire que la toute-puissance de Dieu est masculine ? L'imaginaire en est toujours marqué.

Jean-Paul II accole l'image du masculin et l'idée de Dieu dans une pensée dualiste qui sépare esprit et chair : "[...] la paternité qui, en Dieu, est totalement différente, complètement spirituelle et divine par essence". Le pape situe non seulement la conception de Jésus du côté spirituel et du masculin, mais aussi toute reproduction des êtres : "Si la paternité divine ne possède pas de caractères masculins au sens physique du terme, il faut au contraire chercher en Dieu le modèle absolu de toute génération dans le monde des êtres humains." L'insistance sur le titre de Dieu Père souligne qu'il s'agit d'un principe spirituel masculin.

[...]

Quand la pensée sur la conception virginale de Marie s'est élaborée, l'homme était alors considéré comme le seul responsable dans la conception des enfants, la femme n'étant que le réceptacle passif où se développait la semence masculine. L'Église a intégré le contexte de son époque. Cette obstination à penser la chasteté biologique de Marie comme fondamentale est en contradiction avec les découvertes du XXe siècle,qui ont montré que les gamètes masculine et féminine étaient toutes deux nécessaires pour la conception de l'embryon. Nulle part, dans les écrits du magistère contemporain, n'est pris en compte cette réalité qui bat en brèche l'idée d'un esprit qui serait masculin et d'une chair qui serait féminine.

L'anthropologue Françoise Héritier a montré par ses travaux qu'un seul modèle social existe dans toutes les cultures, celui de la domination du sexe masculin sur le féminin (Françoise Héritier, Masculin/Féminin. Dissoudre la hiérarchie, Paris, Odile Jacob, 2012, p. 119). Ce modèle s'est imposé à la conscience parce que le corps des hommes ne leur permet pas de faire des fils, alors que celui des femmes le leur permet. C'est pourquoi les hommes se le sont approprié et cette explication va s'ancrer dans les esprits : Il faut une femme aux hommes pour leur faire des fils.

Les Pères de l'Église se sont figuré l'incarnation dans le cadre patriarcal de leur temps, avec les catégories différentielles du masculin et du féminin, et dans un climat de dévalorisation de la sexualité provenant d'influences néoplatoniciennes, stoïciennes et gnostiques. Ils ont construit des représentations complexes et paradoxales pour donner du sens et expliquer la naissance de Jésus. Ces représentations sont devenues des dogmes au fil des siècles.

Source : Maud Amandier et Alice Chablis, Le Déni. Enquête sur l'Église et l'égalité des sexes "Ils sont au pouvoir, elles sont au service", 2014, p. 45

Remarque :

Le livre qui dit enquêter sur le "déni de l'Église" commence par nous suggérer l'idée que le dogme marial serait faux, que l'enseignement de l'Église sur la naissance de Jésus serait obsolète, enraciné dans une compréhension archaïque du monde et de la biologie, que les Pères de l'Église n'auront fait ensuite que "broder" à partir de thèmes recyclés et empruntés aux philosophes païens de leur temps. En somme, il n'y a rien de vrai dans ce que dit l'Église, ni dans ce que dit le magistère à propos de la naissance de Jésus ou à propos de Marie ni dans ce que peuvent rapporter les Évangiles au sujet de la conception miraculeuse de Jésus. On apprendra au passage, en outre, que les hommes en charge dans l'Église auront dû être imprégnés d'un mépris pour le féminin, pour le corps des femmes et la sexualité féminine. Quelle révélation ! Pour la sexualité féminine, on le verrait plus loin dans le livre.

LaurentVan
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Re: Uta Ranke-Heinemann

Message non lu par LaurentVan » mer. 22 mai 2019, 10:10

Bonjour Cinci,

Il ne faut pas rentrer dans le detail de ce qu'elles disent, mais mettre les choses en perspectives.

Madame Ranke-Heinemann est une féministe sans l’ombre d’un doute, c’est-à-dire, avant tout, une bourgeoise, une femme qui a tout le confort à sa maison, une femme instruite, qui s’ennuyait dans son palais et qui avait le sentiment de n’être qu’un "réceptacle passif où se développe la semence masculine", est qui, dans l’objectif d’obtenir du divertissement, à manger la pomme que le diable lui a tendu.

Ces féministes souhaitent que leurs revendications de palais passent à la rue afin que la rue devienne une extension de leurs palais ou elle et leurs amies règnent en maître. Concrètement cela veut dire: « Aller acheter son sac Gucci en petite tenue sans avoir à subir les regards oppressants des hommes qu’elles croisent. C’est mettre plus de piments dans leurs vies en ayant des expériences adultères ici et là qu’elle pourront partager avec leurs copines d’Instagram sans avoir à subir l’opprobre. Avoir le confort et la sécurité ou elles se rendent, donc plus de gardes mais aussi plus de taxes pour financer le confort de la cité ou elles vivent,... » De tout cela, les marchands du temple se frottent les mains.

Le frein à cet idéal de bourgeoises en mal de divertissement, cette pornocratie, c’est la superstructure chrétienne bâtit sur la culture et les réseaux économiques gréco-romain. Elles ont pris leurs courages de pècheresses à deux mains et se sont misent, avec le support puissant et discret des suppos de Satan (Allégorie de la femme assise sur la bête), à travailler dans l’objectif de déconstruire/démystifié la base sur laquelle repose leur civilisation.

La fausse polémique qu’elles/ils ont inventé autour de la Sainte Vierge Marie est uniquement dans l’objectif que l’homme de la rue n’est plus la Sainte Vierge Marie pour modèle et que leurs perversités et leurs comportements décadents deviennent la nouvelle norme pour les hommes.
« Nous ne sommes pas des êtres humains ayant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. »

Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)

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Re: Uta Ranke-Heinemann

Message non lu par Cinci » mer. 22 mai 2019, 23:01

LaurentVan,

Ce n'était peut-être pas volontaire mais vous êtes parvenu à me fait rire. Entendez : rire de bon coeur, sans arrière-pensée.

Cette image d'une bourgeoise pouvant aller quérir son sac Gucci en petite tenue sans avoir à subir les regards oppressants sur la rue ...Trop drôle ! Je suis d'accord qu'il peut y avoir parfois de cela. Il peut bien entrer du déraisonnable parmi les féministes ou dans le sein du mouvement c'est sûr. Mais, chose déraisonnable ou pas, nombre de femmes suspectent vraiment l'Église catholique de donner dans une surrenchère mariale, à seule fin inavouée de pouvoir maltraiter toutes les autres. Enfin, maltraiter, en le sens de pouvoir mieux les réduire au silence, les forcer à ne pas pouvoir occuper de fonctions dirigeantes.

Cela peut être une vérité partielle aussi soit "que certains puissent exploiter le culte de la Sainte Vierge d'une manière pas tout à fait équilibrée ou libre de scories psychologiques, n'étant pas dégagés de vieux réflexes ataviques". Mais la vérité partielle ne sera pas une raison à elle seule pour annuler le contenu de ce qu'en dit l'Église bien entendu, et, là-dessus le réductionnisme pratiqué par la théologienne sera injuste.

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