Témoignage de la tradition pour la primauté apostolique

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Placide
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Témoignage de la tradition pour la primauté apostolique

Message non lupar Placide » jeu. 01 févr. 2018, 2:40

Citations extraites du Grand Catéchisme de Saint Pierre Canisius
traduit par M. l’Abbé A.-C. Peltier, 1873
tome premier & tome deuxième



Saint Cyprien, Tract. De simplicit. Prælatorium sive de unit. Ecclesiæ : « Quelle est la cause de ce mal, mes frères bien-aimés ? C’est qu’on ne remonte point à la source de la vérité ; c’est que l’on se détache du chef ; c’est que l’on ne garde point la doctrine du divin législateur. Si l’on veut s’arrêter à ces principes, il ne faut ni une longue discussion, ni beaucoup de preuves. Il est facile de reconnaître où est la foi ; il suffit d’interroger brièvement la vérité. Le Seigneur dit à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux. Ce que tu lieras sur la terre sera lié au ciel, ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel. » – « Pais mes brebis » dit-il encore au même apôtre après sa résurrection. C’est sur un seul qu’il bâtit son Église ; à un seul qu’il confie le soin de paître ses brebis. Il est bien vrai qu’après sa résurrection il confère à tous les apôtres une pareille puissance, et qu’il leur dit à tous ensemble : « Comme mon Père m’a envoyé, moi, je vous envoie ; recevez le Saint-Esprit, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » Toutefois, pour nous manifester le mystère de l’unité, il voulut, par son autorité divine, que cette unité eut son principe dans un seul. Sans doute les autres apôtres étaient ce qu’était Pierre, élevés à un honneur et à une puissance semblables ; mais l’unité est le point de départ, et la primauté est donnée à Pierre, pour montrer qu’il n’y a qu’une Église de Jésus-Christ, et qu’il ne doit y avoir qu’une chaire dans cette Église. Tous sont pasteurs, mais il n’y a qu’un seul et même troupeau, que tous les apôtres ensemble doivent gouverner d’un accord unanime. »

Le même (Saint Cyprien), ad Corn. Epist. 55 : « Le schisme et l’hérésie n’ont pas de cause plus ordinaire que le refus d’obéir à l’évêque, institué de Dieu, et l’oubli trop fréquent de cette vérité qu’il n’y a dans l’Église qu’un pasteur, vicaire de Jésus-Christ, investi pour le temps présent du sacerdoce et de la judicature. »

Saint Irénée, adversus hæreses lib. III, c. 3 : « Mais, comme il serait trop long de rappeler ici les noms de tous ceux qui ont successivement dirigé chacune des Églises, il suffira de rappeler les noms de ceux qui se sont succédé dans la direction de celle de ces Églises, qui est la plus ancienne, la plus célèbre, celle qui fut fondée à Rome par les glorieux apôtres saint Pierre et saint Paul, qui a reçu d’eux-mêmes le précieux dépôt de la tradition et de la foi prêchée chez toutes les nations ; et nous laisserons en dehors de la communion des fidèles tous ceux qui, soit pour satisfaire leurs passions ou une vaine gloire, soit par aveuglement, soit par perversité, ont quitté les sentiers de la vérité. Car c’est à cette Église de Rome, à cause de sa primauté suréminente (propter potentiarem principalitatem), que doivent se rattacher toutes les autres Églises et tous les fidèles répandus sur la terre, la considérant comme le principal dépôt de la tradition transmise par les apôtres, et propagée dans le monde entier. »

Saint Jérôme, ad Damasum, Epist. 57 : « Sans reconnaître rien au-dessus de Jésus-Christ, je suis uni de communion à votre béatitude, et par elle à la chaire de Pierre : c’est sur cette pierre que je sais que l’Église a été bâtie. Quiconque mange l’agneau hors de cette maison, est un profane ; quiconque ne sera pas dans l’arche de Noé, périra dans les eaux du déluge. »

Le même (Saint Jérôme) au même, Epist. 58 : « En attendant, je ne me lasse pas de crier : Si quelqu’un est uni avec la chaire de Pierre, il peut me regarder comme à lui. »

Saint Léon-Le-Grand, ad Episcopos per Viennensem provinciam constitutos, Epist. 89 : « Mais, tout en confiant à chacun des apôtres cette sainte et sublime fonction, Notre-Seigneur a établi principalement saint Pierre, le premier de tous, pour que ses dons se répandissent de cet apôtre dans toutes les parties de son Église, comme du chef dans tout le corps, et aussi pour que personne n’eût la prétention d’appartenir à la religion qu’il avait fondée, si l’on ne s’appuyait en même temps sur la foi de Pierre. »

Saint Augustin, Enchirid. Ad Laurentium, c. 56 : L’ordre naturel de notre confession (de foi) demandait qu’aux articles qui concernent la Trinité on joignît immédiatement celui qui concerne l’Église, comme, après avoir parlé de Dieu, il est naturel de parler de son temple ; d’une maison, après celui qui l’habite ; d’une ville enfin, après celui qui l’a fondée. »

Saint Bernard, de Consideratione ad Eugenium Papam, lib. II, c. 8 : « Voyons encore avec plus de soin qui vous êtes, et quel rôle vous remplissez aujourd’hui dans l’Église. Qui êtes-vous ? le grand-prêtre et le souverain pontife. Vous êtes le prince des évêques, l’héritier des apôtres, vous avez la primauté d’Abel, la puissance du gouvernement de Noé, le patriarcat d’Abraham, le sacerdoce de Melchisédech, le pontificat d’Aaron, l’autorité de Moïse, la judicature de Samuel, le pouvoir de Pierre, l’onction du Christ. Vous êtes celui à qui les clefs du ciel ont été données, celui à qui la garde du troupeau a été confiée. A la vérité vous n’êtes pas le seul à qui soient confiés la garde du ciel et le soin du troupeau ; mais vous êtes d’autant plus élevé au-dessus des autres, que le nom que vous avez reçu est plus distingué que le leur. Chacun d’eux a son troupeau particulier, vous êtes le pasteur du troupeau universel ; vous êtes le pasteur, non-seulement des brebis, mais encore de tous les pasteurs. »

Saint Ambroise, Serm. XXXVIII (1) : « Je crois que tous les apôtres, comme douze ouvriers très-habiles, ont concouru ensemble à composer leur symbole de foi. Car toute la doctrine de la foi est contenue dans ce symbole, qui est comme la clef dont on peut se servir pour en trouver l’explication. En ouvrant la porte à la lumière que le Christ a apportée au monde, il dissipe les ténèbres de satan, il découvre les péchés cachés au fond de la conscience, et fait briller les oeuvres de sainteté et de justice. C’est donc cette clef qu’il faut montrer à nos frères, pour qu’en leur qualité de disciples de Pierre, ils apprennent eux-même à se fermer l’enfer et à s’ouvrir le ciel. »

Tertullien, lib. III adversus Marcionem (1), c. 9 : « Le premier de tous a été Lin, cet homme distingué entre tous et chéri du peuple, que la grande Rome a fait asseoir sur le trône où Pierre avait siégé lui-même. Après Lin, ce fut Clet qui prit la garde du troupeau ; puis Anaclet, puis Clément, Evariste remplit sans reproche les fonctions d’interprète souverain des lois divines. Puis vint Alexandre qui, à son tour, légua à Sixte le soin du troupeau. Sixte, après un lustre accompli, laissa son siège à Télesphore, cet excellent pontife, ce témoin fidèle. Après Télesphore, la clef de la doctrine fut confiée à celui sous le pontificat duquel Cerdon, le précurseur et l’auteur de votre impiété (des marcionites) vint à Rome infliger à l’Église de nouvelles blessures. »

Saint Optat de Milève, lib. II, contra Donatista : « Nous prouvons que l’Église catholique est celle qui est répandue dans tout l’univers. Il s’agit maintenant d’énumérer ses privilèges, et de voir où ils se trouvent dans leur nombre de cinq ou de six, comme vous les dites. Le premier de ces privilèges, c’est de posséder une chaire qu’occupe un évêque, qui soit comme l’anneau sans lequel il n’y aurait pas lieu d’y joindre d’autres propriétés ; et il s’agit par conséquent de voir quel est l’évêque qui a siégé le premier, et où il a fixé son siège. Apprenez-le, si vous l’ignorez encore ; rougissez, si vous ne l’ignorez pas. On ne peut supposer que vous l’ignorez ; il reste donc à dire que vous le savez. Errer avec connaissance de cause, c’est ce qui fait le crime. Car pour ce qui est de l’ignorance, elle est quelquefois excusable. Vous ne sauriez donc nier, sous prétexte d’ignorance, qu’à Rome Pierre ait le premier occupé la chaire épiscopale ; Pierre, le chef de tous les apôtres, et appelé pour cette raison Céphas. C’est cette chaire qui doit être pour tout le monde le centre de l’unité, et à laquelle les autres apôtres n’ont jamais pu avoir la pensée d’opposer leurs chaires particulières. »

Saint Cyrille d’Alexandrie, Lib. II in Joannem, c. 12 : « Jésus-Christ annonce à Simon que désormais il s’appellera Pierre, pour lui faire entendre par cette dénomination même qu’il bâtirait sur lui son Église comme sur une pierre très-solide. »

Origène, in diversos evangelistas homilia II : « Que personne ne pense que nous préférions Jean à Pierre. Qui oserait le faire ? Quel apôtre pourrait être au-dessus de celui qui est appelé le chef de tous ? »

Saint Jean Chrysostôme, Hom. 55, al. 54, in Matthœum, sur ces paroles : Vous autres, qui dites-vous que je suis ? : « Que va donc répondre Pierre, la bouche de tous les apôtres ? C’est bien à lui à répondre lorsque tous sont interrogés à la fois, lui partout si plein d’ardeur, lui coryphée du collège entier. » Un peu plus loin : « Il (Jésus-Christ) l’établit pasteur de la multitude des croyants. »

Saint Innocent I, Epist. ad patres concilii Milevitani (2) : « Je loue la diligence que vous avez apportée à rendre hommage au siège apostolique, je veux dire au siège de celui qui, sans compter les embarras qui peuvent lui survenir d’ailleurs, est chargé du soin de toutes les Églises, etc. »

Le concile de Chalcédoine, quatrième général, Act. III. On y présenta les requêtes des diacres Théodore er Ischyrion, du prêtre Athanase et du laïque Sophrone contre Dioscore, adressées tant au pape Léon qu’au concile : Léon y est désigné sous les titres d’archevêque universel et de patriarche de la grande Rome. Dans la même action ou session, on attribue aux légats de Léon la présidence du concile comme aux représentants du pape, et ils sont les premiers à prononcer la sentence contre Dioscore en ces termes : « C’est pourquoi le très-saint archevêque de Rome, Léon, par nous et par le présent concile, avec l’apôtre saint Pierre, qui est la pierre et la base de l’Eglise catholique et le fondement de la foi orthodoxe, l’a dépouillé de la dignité épiscopale et de tout ministère sacerdotal. » À la fin de cette même session, le concile demanda au pape Léon, dans le compte qu’il lui rendit, la confirmation de tous ses actes, et lui dit entre autres choses : « Voilà ce que nous avons fait de concert avec vous, qui étiez présent d’esprit au milieu de nous comme d’autant de frères, et qu’il nous semblait voir dans la personne de vos sages légats. Nous vous annonçons en même temps que nous avons pris encore quelques autres mesures pour le maintien du bon ordre et l’exécution des lois ecclésiastiques, sachant bien que votre sainteté les approuverait et les confirmerait dès que la connaissance lui en serait parvenue… Nous vous conjurons donc d’honorer de votre suffrage définitif le jugement que nous avons porté, et de donner à vos fils cette preuve de votre bienveillance, de même que nous nous sommes attachés à vous suivre en tout comme notre chef. »

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Re: Témoignage de la tradition pour la primauté apostolique

Message non lupar Placide » jeu. 01 févr. 2018, 18:54

(suite)


Pape Anaclet, Epist. I ad omnes episcopos et cunctos fideles (1) : « S’il s’élève des questions plus difficiles que les autres, telles que des jugements où soient en cause, soit des évêques, soit d’autres personnages considérables, des causes majeures en un mot ; elles doivent être déférées, en cas d’appel, au siège apostolique, parce que les apôtres l’ont ainsi réglé d’après l’ordre du Sauveur, savoir, que les questions les plus importantes et les plus difficiles seraient renvoyées au siège apostolique, sur lequel Jésus-Christ a fondé l’Église entière, conformément à ces paroles dites par lui à Pierre, prince des apôtres : Vous êtes Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »

Le même (Pape Anaclet), Epist. III ad omnes episcopos et sacerdotes : « Or, cette Église apostolique de Rome a reçu sa primauté, non des apôtres, mais du Seigneur Jésus-Christ lui-même, et c’est ainsi qu’elle étend son pouvoir suréminent sur toutes les Églises, et sur le troupeau entier du peuple chrétien, etc. »

Pape Saint Marcel, Epist, I ad episcopos Antiochenæ provinciæ : « Chargé du soin de toutes les Églises, selon ce que dit l’Apôtre (II Cor., XI, 28), nous devons nous souvenir de la grâce que Dieu nous a faite de nous élever au faîte du sacerdoce, afin que nous attachant à ses commandements, et placé comme sentinelle au-dessus de tout l’ordre sacerdotal, nous réprimions le mal et favorisions la pratique du bien. »

Le concile d’Alexandrie, à Felix II : « Au bienheureux Seigneur et vénérable Père Félix, Pape du saint-siège apostolique de la ville de Rome, Athanase et tous les évêques de l’Égypte, de la Thébaïde et de la Libye, assemblés par la grâce de Dieu en concile à Alexandrie. Nous recourons à votre apostolat, pour que vous daigniez vous occuper de nous avec votre bienveillance accoutumée… C’est pourquoi, très-saint Père, comme nos prédécesseurs et nous, nous avons toujours trouvé secours en votre siège apostolique, et fait l’heureuse expérience de votre sollicitude, nous supplions ce même siège, suivant les canons, de venir à notre aide, comme c’est de lui que nos prédécesseurs ont reçu l’instruction, l’ordination et le soutien. Nous recourons à cette Église comme à notre mère, pour tirer de ses mamelles notre aliment, attendu qu’un enfant ne peut tomber dans l’oubli de sa mère. Vous aussi n’oubliez pas vos enfants qui se recommandent à vous, parce que nos ennemis nous ont accablés d’afflictions, et qu’ils cherchent tous les jours à nous attirer dans leurs pièges, ou nous menacent de nous priver de la liberté, si nous ne donnons notre assentiment à leurs erreurs : ce que nous ne nous permettrons pas de faire sans vous avoir consulté, les canons nous faisant une obligation de ne rien décider dans les causes majeures sans le pontife romain. Revenant donc à notre projet et nous empressant d’obtenir le prix de la victoire, nous implorons le secours de votre siège apostolique, persuadés que nous sommes que Dieu n’a pas méprisé les prières non plus que les larmes de ses serviteurs, héritiers des apôtres, sur le siège le plus élevé de l’univers, en vous donnant la charge de toutes les Églises, pour que vous nous secouriez, nous protégiez, nous délivriez de nos ennemis, vous qui avez à juger tous les évêques. » Et plus loin : « Car ce siège a reçu de Dieu une inébranlable solidité, Notre-Seigneur Jésus-Christ ayant voulu que tous les autres y trouvassent leur fondement et leur modèle. Il est en effet comme la clef de voûte à laquelle se rattachent et où trouvent leur soutien toutes les Églises. Et de même que les chrétiens se renouvellent en Jésus-Christ, ainsi toutes les Églises se renouvellent sous l’influence de Pierre. » Et encore plus loin « C’est à vous à terrasser les hérésies et tous les ennemis de l’Église, en votre qualité de chef de tous, et de maître de la doctrine orthodoxe et de la vraie foi. »

Le concile de Florence, dans ses lettres d’union : « Nous définissons que le saint-siège apostolique et le pontife romain a la primauté sur tout l’univers, et que ce même pontife romain est le successeur de saint Pierre prince des apôtres, le véritable vicaire de Jésus-Christ, le chef de toute l’Église, le père et le docteur de tous les chrétiens, et que Notre-Seigneur lui a remis dans la personne de saint Pierre le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, comme le prouvent les actes des conciles œcuméniques et les sacrés canons. »

Dix-huitième canon du concile de Nicée, rapporté par Jules I, c. 2, dans son rescrit contre les orientaux en faveur d’Athanase et des autres victimes de l’hérésie arienne : « Que tous les évêques qui se trouveront inculpés ou compromis dans quelque grave affaire, aient toujours la liberté d’en appeler au siège apostolique, et de recourir à son autorité comme à leur mère, pour y trouver, comme toujours, appui, sauvegarde et liberté. Car c’est à sa décision que l’autorité des canons des apôtres et de leurs successeurs a réservé les causes majeures ecclésiastiques et le jugement des évêques. Et un évêque serait répréhensible, s’il se conduisait envers quelqu’un de ses frères autrement que ne le jugerait à propos le pape de ce même siège. »

Dix-neuvième canon ou capitule (du concile de Nicée), rapporté de même par le pape Jules, c. 3 de son rescrit, était ainsi conçu : « Le concile a été d’avis que tout évêque accusé ou jugé dans une affaire quelconque par ceux de sa province ait toujours la liberté d’en appeler et de recourir à l’évêque du siège apostolique, qui, soit par lui-même, soit par ses vicaires, fera examiner son affaire de nouveau. Et que tant que la cause restera pendante à ce tribunal, aucun autre évêque ne soit placé ou ordonné à la place de l’évêque accusé. Car bien que les évêques de la province puissent licitement examiner la cause de leur comprovincial, ils n’ont pas le droit de la juger définitivement sans avoir pris l’avis du pontife de Rome, puisque c’est à saint Pierre qu’il a été dit par Notre-Seigneur lui-même : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » Jules dit enfin, c. 29 : « Si quelqu’un veut avoir là-dessus de plus amples renseignements, il pourra les trouver dans les registres de notre Église. Dieu m’est témoin que j’ai dit la vérité. »

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Re: Témoignage de la tradition pour la primauté apostolique

Message non lupar Placide » sam. 03 févr. 2018, 20:59

Citation extraite de l’Histoire Apologétique de la Papauté
par Mgr Justin Fèvre, protonotaire apostolique, 1878
tome premier, pp. 453-454



« Dans tous les temps, les évêques ne reconnaissent aucun droit de tenir des conciles sans la convocation du Pape pour les conciles généraux, et sans son consentement pour les autres. “La loi ecclésiastique, dit Socrate, défend de porter des décrets dans les Églises sans l’avis de l’évêque de Rome.” – “Quant aux choses sacrées, dit Sozomène, la loi casse et annule tout ce qui se fait contre le gré de l’évêque de Rome.” – “Il y a, dit Nicéphore, une loi dans l’Église, qui ôte toute autorité à ce que l’on entreprendrait de faire contre le gré de l’Antistès de Rome.” Un jour que l’empereur Anastase pressait Macédonius, patriarche de Constantinople, de réunir un concile pour condamner celui de Chalcédoine, le patriarche répondit “qu’il ne pouvait rien faire sans un concile universel, auquel devrait présider l’évêque de Rome.” »

Socrat., Hist., lib. II, cap. VIII ; Sozom., lib. III, cap. X ; Niceph., lib. IX, cap. X ; Theod. Lect., Hist. eccl., lib. II, cap. XXIV.


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