Vie éternelle ou Resurrection ?

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CAILLOT
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Vie éternelle ou Resurrection ?

Message non lu par CAILLOT » sam. 17 sept. 2011, 1:39

[Veuillez noter que ce message et ce sujet sont en provenance de la section Écriture Sainte.]
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Epsilon a écrit :Bonjour axelien

Merci pour les références j'y jetterais un œil à l'occasion ... j'avais fait un résumé sur l'évolution de la théologie de la rétribution que je vous livre tel quel.

Théologie de la rétribution : Historique

1) Dans l’Antiquité :

Avant le Judaïsme Archaïque (ou religion de Moïse) le culte des morts était très actif en Egypte, Mésopotamie, voire Canaan … ce culte conduisant de facto à l’établissement de véritable divinité post-mortem et donc à une forme d’idolâtrie.

L’âme/esprit … sans avoir exactement la signification actuelle … n’en représentait pas moins la survivance après la mort d’une forme/présence du défunt … ce qui n’est autre qu’une croyance en son immortalité … en ce sens que le défunt (âme/esprit) pouvait venir « influencer » les humains (en bien ou mal) d’où le culte qu’il leur était attribué.

On remarquera au passage que croire en l’immortalité de l’âme revient en qcq sorte à avoir un « culte » des morts.

2) Le Judaïsme archaïque :

La religion de Moïse … avec Yahwé comme Dieu unique et exclusif … ne pouvait tolérer d’autre divinité qu’elle soit vivante ou morte … ceci entraîna un culte des morts « à minima » afin de ne pas « tomber » (directement ou indirectement) dans une forme d’idolâtrie … et ainsi un abandon de la croyance en l’immortalité de l’âme/esprit.

Mais les traditions étant fortes nous avons qcq réminiscences au fil de certains versets et dans l’utilisation du nom Elohim en lieu est place d’un être surnaturel.

Voir notamment : I Samuel (28,3-19) ; Isaïe (8,19) …

On remarquera que l’évocation « d’Elohim » dans l’AT peut dans certains cas revêtir la signification des dieux (païens … voire de « démons chtoniens » (à noter que « chtonien » d’une façon générale n’est pas exclusivement lié à la notion de démon) et dans d’autre cas le Nom divin de Dieu.

3) Après l’Exil :

Dans l’AT la première notion de résurrection commencera avec Ezéchiel (37,1-14) et la résurrection à partir des os … on la retrouve aussi en en Isaïe (26,19) … avec la métaphore du « réveil » façon de décrire l’acte de résurrection qui sera repris par Daniel (12,2) (qui en plus introduit aussi la damnation éternelle) … mais il s’agit ici le plus souvent d’une résurrection collective dans le schéma de la « restauration » nationale … les Prophètes (et d’ailleurs tout l’AT) ne « dépassant » guère les « limites » de la nation Israélites … la résurrection concernant tous les Hommes est hors du cadre de ces versets.

En Maccabées le concept se précise … et en plus il introduit (re) la prière aux morts (IMcc 2,43-45) … c’est le début de la résurrection individuelle pour les seuls Justes/martyrs (et un retour timide à l’immortalité de l’âme) … c’est une résurrection ou le corps ressuscité retrouve sa vie antérieure … d’où d’ailleurs la question à Jésus sur le Lévirat après la mort.

Ces textes seront à la base de la doctrine Pharisienne selon laquelle … après la destruction des grands empires … Yahwé ressuscitera ses martyrs et les placera dans un royaume terrestre restauré.

Sagesse (3,8) :
« Ils jugeront les nations et domineront sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux à jamais ».

C’est donc après l’exil que la résurrection prendra ascendance sur une vie larvaire au Shéol … ceci afin d’apporter une réponse/évolution théologique à la rétribution des Justes pour lesquels la justice divine n’aurait pas eu le temps de s’exercer sur terre (crime, guerre etc).

4) Influences Hellénistiques :

L’influence de la philosophie Grecque donnera une impulsion décisive à la notion d’immortalité et donc d’âme/esprit (du moins elle la remettra sur « scène ») … influence que nous trouvons pour la première fois dans le livre de la Sagesse (date présumée d’écriture 50/20 av JC) ou nous avons pour la première mention de l’immortalité en Sg (3,4) dans des écrits Juifs :
« Alors même que, devant les hommes, ils ont subi des châtiments, leur espérance est pleine d'immortalité ».

L’adjectif correspondant a déjà été rencontré en (1,15) : « Car la justice est immortelle ».

A partir de là et associée à la notion de résurrection d’Ezéchiel l’auteur de Sagesse prendra nettement des « distances » par rapport à la théologie ancestrale de la rétribution … pour lui la longueur de la vie ou la nombreuse descendance ne sont pas/plus la récompense nécessaire de la justice divine … du moins dans son aspect définitif.

D’ou les versets (3,11-19) sur « heureuse la femme stérile », « heureux eunuque », et d’une « vieillesse sans honneur » … de même que plus loin (4,14) ou la mort prématurée peut-être une marque de bénédiction … tout ceci est une façon de jeter le bouchon le plus loin possible et/ou un retour un peu « trop loin » du balancier pour définitivement exclure les croyances archaïque de la rétribution divine.

A cette notion d’immortalité se greffe automatiquement celle de l’âme/esprit … et aussi l'idée que l'homme est essentiellement l'âme … indépendamment du corps.

Sagesse (9,15) :
« Car le corps, sujet à la corruption, appesantit l'âme, et sa demeure terrestre accable l'esprit aux pensées multiples ».

Et l’âme devient une chose prêtée qu’il faudra rendre … Sagesse (15,8) :
« Ensuite, par un travail impie, de la même argile, il façonne une vaine divinité, lui qui, naguère fait de terre, retournera bientôt au lieu d'où il a été tiré, quand on lui redemandera son âme qui lui avait été prêtée ».

5) Dans des écrits Juifs non-canoniques :

Par exemple I Hénoch nous trouvons une notion qui lui ressemble sous la forme « d’esprit immortel » … esprit/souffle/âme en hébreux utilisent le même terme « rouah » … de même en Jubilés ou nous retrouvons la séparation du corps « os » et de « l’esprit » qui continue de vivre à tout jamais.

6) Le NT :

Du temps de Jésus les « forces » en présence sont :
a) les Sadducéens qui eux en reste au Shéol sans résurrection ils perpétuent ainsi la tradition orthodoxe,
b) les Pharisiens qui croient en la résurrection charnelle, avec un Paradis Terrestre … il est « terrestre » dans la mesure ou cette résurrection est collective et verra le « rétablissement » d’Israël (Israël-Biblique) sur les Nations … mais sans immortalité de l’âme.

L’ « évolution » de la « définition/localisation » du Shéol vers la notion de Paradis céleste … est une autre « histoire ».

c) et les Esséniens qui eux croient à l’immortalité de l’âme, à la résurrection et à la possibilité d’accès aux cieux (ils en comptent plusieurs … même Paul en comptait 3) … ils manifestent cependant un désintérêt total à la vie actuelle et à la corporalité en général.

Arrive le NT et l’enseignement de Jésus.

Les Evangiles … adhèrent à l’immortalité de l’âme … et connaissent à la fois la seule résurrection des Justes Luc (14,14 ; 20,35 ss) … et la résurrection générale Matt (25,32 ss) ou la restauration Universelle Actes (3,21) … qui suivant l’un ou l’autre peut être « déclinée » en deux temps … un temps « terrestre » de la re-venue du Christ le Millénium de Paul (d’origine Pharisienne) et le temps de la Fin-des-Fins.

Il faut ttfois faire la différence en :
a) une première Justification (ou Jugement particulier) des âmes à notre mort pour pouvoir entrer en communication pneumatique avec Jésus,
b) et la résurrection de notre corps à la Parousie (ou Jugement Collectif/Dernier).
Epsilon a écrit :Donc la question peut-être formulée ainsi :
« avons-nous besoin de la résurrection si nous avons l’immortalité de notre âme … qu’apporte donc cette résurrection ??? »
Effectivement … mais comme je l’ai déjà signalé … dans l’histoire des religions l’immortalité de l’âme est ANTERIEURE à la Résurrection … je pense que le Judaïsme archaïque en cassant la croyance en l’« immortalité de l’âme » au profit de la « résurrection » est « responsable » de cet état de fait … le Christianisme ne fait que « rétablir » les choses sans ttfois rejeter la résurrection finale en elle-même (sorte d’avantage acquis ???).

Cordialement, Epsilon
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J’arrive aujourd’hui sur ce site et je suis étonné de lire que plusieurs d'entre-vous disent que « l’âme est immortelle »
C’est faux et je vous le prouve par cette étude sur l’âme mortelle.

Le dictionnaire « Le Petit Robert » définit « l’âme » par « Souffle » Pour ma part, je dirais « souffle de vie » :

« « Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un « souffle » de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. » »
(Gen. 1 : 30)

Et ce que disait le roi Salomon dans son mea culpa :

« « J'ai dit en mon cœur, au sujet des fils de l'homme, que Dieu les éprouverait, et qu'eux-mêmes verraient qu'ils ne sont que des bêtes.
Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même « souffle », et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle; car tout est vanité.
Tout va dans un même lieu; tout a été fait de la poussière, et tout retourne à la poussière. Qui sait si le « souffle » des fils de l'homme monte en haut, et si le « souffle » (L’âme) de la bête descend en bas dans la terre? » »
(Ecc. 3 : 18 à 21)

Pensez-vous que Dieu a donné une âme spirituelle immortelle aux animaux ???

« « L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un « souffle » de vie et l'homme devint un être vivant. » » (Gen. 2 : 7)

Je dis que si l’âme a eu un souffle de Dieu pour donner la vie, je suis persuadé que l’âme n’est pas spirituelle, alors que l’esprit est spirituel.
Nous voyons cela avec la vierge Marie lorsqu’elle a appris qu’elle portait un enfant :

« « Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur, auront leur accomplissement. Et Marie dit: Mon « âme » exalte le Seigneur,
Et mon « esprit » se réjouit en Dieu, mon Sauveur. » » (Luc 1 : 45 à 47)

Et nous voyons ici que l’âme est un principe de vie et qu’elle n’est pas spirituelle :

« « Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit (Avec un « e » minuscule) du monde, mais l'Esprit (Avec un « E » majuscule) qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce.
Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.
Mais l'homme « animal » ne reçoit pas les choses de « l'Esprit de Dieu », car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.
L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne.
Car, qui a connu la pensée du Seigneur, pour l'instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ. » »
(1 Cor. 1 : 12 à 16) Les mots entre ( ) sont des ajouts aux versets.

« « Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel?
Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite.
Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement.
Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin? « Comme le corps sans âme est mort », de même la foi sans les œuvres est morte. » » (1 Jacques 2 : 21 à 26)

L’âme est un principe de vie. Elle est un ensemble de fonctions humaines et animales dont on ne peut interrompre une de ces fonctions sans atteinte à la vie. Tels les battements du cœur, la respiration, la circulation sanguine, le sommeil, les rêves, le clignement des yeux, l’alimentation, la digestion et les fonctions inhérentes etc.

« « Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son « âme », avec son sang. » » (Gen. 9 : 4)

Les juifs de cette époque, savaient qu’une hémorragie pouvait causer la mort. Perdre son âme. Et comme ils ne voulaient pas manger l’âme d’un animal, ils le répandaient sur le sol.
Le sang était symbolique et le grand sacrificateur devant l’Eternel, en aspergeait le tabernacle sous la tente d’assignation appelé le lieu très Saint.

« « Comme il était près d'entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme: Voici, je sais que tu es une femme belle de figure. Quand les Égyptiens te verront, ils diront: C'est sa femme! Et ils me tueront, et te laisseront la vie.
Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon « âme » vive grâce à toi. Lorsqu’Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était fort belle. » »
(Gen. 12 : 11 à 14)

Abram (Qui fut appelé Abraham) crut que le pharaon allait le tuer pour prendre sa femme. Il usa d’un stratagème pour conserver son âme vivante. Conserver sa « vie ».

« « Lot dit voici, j'ai trouvé grâce à tes yeux, et tu as montré la grandeur de ta miséricorde à mon égard, en me conservant la vie; mais je ne puis me sauver à la montagne, avant que le désastre m'atteigne, et je périrai.
Voici, cette ville est assez proche pour que je m'y réfugie, et elle est petite. Oh! Que je puisse m'y sauver,... n'est-elle pas petite?... et que mon « âme » vive! » » (Gen. 19 : 19 et 20)

Comme celà, Lot désigne son âme comme étant « sa vie »

« « Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. » » (Jacques 2 : 26)

« « Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible; Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force; Il est semé corps « animal », il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps « animal », il y a aussi un corps spirituel.
C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une « âme vivante ». Le dernier Adam est devenu un « esprit » vivifiant. Mais ce qui est spirituel n'est pas le premier, c'est ce qui est « animal » ;
Ce qui est spirituel vient ensuite.
Le premier « homme », tiré de la terre, est terrestre; le second « homme » est du ciel. » »
(1 Cor. 15 : 42 à 47)

Par les deux textes suivants, nous voyons que Dieu peut donner où reprendre son Saint Esprit.

« « O Dieu! Crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton Esprit saint. » » (2 Roi 51 : 10 et 11)

Il y a deux choses différentes chez un homme. S’il est inculte sans la connaissance de Dieu et de J.C., il peut être homme de Dieu, vivant avec toutes les fonctions de son âme, comme peut l’être celle d’un animal. Dans le deuxième testament, il y a des passages disant que sans la connaissance de la religion, les hommes sont morts. En approfondissant les textes, on s’aperçoit qu’il est question d’une mort virtuelle, parce que les versets suivants les nomment « perdus pour le royaume de Dieu » mais encore vivants. La partie la plus importante d’un homme est sa vie spirituelle, parce qu’elle est immortelle.

Lorsque l’homme meurt on dit aussi qu’il s’éteint. Alors cessent toutes les fonctions de son âme qui disparaissent ainsi avec son corps.
Par contre son esprit, s’il est de plus, fortifié par l’Esprit (Intrinsèque) de Dieu (Et non pas d’une entité indéfinie) cela le prédispose pour le royaume de Dieu que JC ouvrit, lorsque le rideau du temple (Et qu’apparut le temple rebâtit en trois jours) se déchira. (Matt. 27 : 51) (Luc 23 ; 45) (Marc 14 ; 58)
Dernière modification par Anne le sam. 17 sept. 2011, 3:52, modifié 2 fois.
Raison : Insertion d'un "spoiler".

Epsilon
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Re: Vie éternelle ou Resurrection ?

Message non lu par Epsilon » sam. 17 sept. 2011, 8:51

Bonjour R. Caillot et bienvenue.

Dans la Bible nous avons DEUX (St Thomas en donne trois) définitions de ce que l’on nomme couramment « l’âme » à savoir :

a) Principe de vie,
Ou la vie tout court, donc soumis à la chair, et s’appliquant à tout être animé (Humains ET Animaux), et qui est mortel … ceci regroupe la terminologie de Saint Thomas pour l’âme (végétative et animale) … cette définition, reprend les termes « nèphèsh » en hébreu et « psukhê » en grec.

b) Principe transcendant ou Esprit,
Elément spirituel immatériel, ne s’appliquant qu’aux Humains, et qui est immortel … ceci regroupe le troisième niveau de Saint Thomas … cette définition, reprend les termes de « rouah » en hébreu et de « pneuma » en grec.

Nous avons déjà une première difficulté c’est notre notion actuelle « d’âme spirituelle » … en ce sens le mot « nèfèsh/psukhé » ne répond , en général, pas à cette définition … il faut se tourner vers le mot « roûah/pneuma » … c’est donc ce mot qui est rattaché à la notion « d’esprit » voire au concept de « l’âme spirituelle ».

Le problème des deux significations vient qu’en hébreu le mot « souffle » et le mot « esprit » utilisent la même expression de « rouah » … et sont, au fils du temps, confondus ou pour le moins apportant une certaine confusion entre ces termes.

Ainsi dans des écrits Juifs non canonique par exemple I Hénoch nous trouvons une notion sous la forme « d’esprit immortel » (esprit/souffle/âme terme « rouah ») … de même en Jubilés ou nous retrouvons la séparation du corps « os » et de l’esprit qui continue de vivre à tout jamais.

Ainsi le mot « esprit » (par analogie au Saint Esprit) désignerait entre autre une « matérialisation » spirituelle de notre âme … mais il n’en demeure pas moins que notre être est uniquement « constitué » (au sens Métaphysique), d’un corps et d’une âme il n’y a pas place pour un troisième « composant » …. donc qu’esprit soit utilisé pour un homme mort (analogie avec le corps glorieux) oui mais pour un homme vivant ce n’est qu’un abus de langage pour « identifier/habiller » l'âme.


Cordialement, Epsilon

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