Sagessedifférente a écrit:
Si vous me convainquez que le christ est le modèle à suivre hors de tout doute, que son histoire est celle d'origine et non celle que certains hommes ont voulu qu'elle soit, je pourrais planter mes cartes bien solidement et ensuite bâtir quelque chose par dessus. Si on essaie d'être ratoureux pour me convaincre, je m'en aperçois. C'est comme un lien de confiance, s'il n'est pas tissé, la liaison est difficile à faire. Il faut parler au même niveau.
Mais... vous pouvez tout aussi bien faire vôtre de cette affaire, qui consiste à vous renseigner et vous documenter. En quoi sommes-nous responsables de votre absence de foi ??
On veut bien discuter, c'est clair. Mais il faudrait peut-être éviter les termes volontairement blessants, comme "faire miroiter" ou "je vous maudis". Éviter les leçons aussi. Car si on poste pour vous répondre, c'est pour vous, pas pour nous.
Et sinon, un autre conseil : pour comprendre l'amour de quelqu'un, ou son enseignement, il faut produire un effort personnel d'imagination et
de confiance mélangées. Si vous ne venez que pour casser du catho ou nous mettre "au défi de..." dans une sorte de jeu, d'abord nous on va le sentir, hein, parce qu'on n'est pas débiles, et ensuite, et c'est le plus triste, c'est que vous n'aurez toujours pas compris de quoi il est question dans toute l'ampleur, dans toute la profondeur de l'histoire de Jésus et de sa mission.
Donc assumez votre part de travail dans l'apprentissage de la vie en général, et prenez-la en charge.
Ca va comme ça, c'est pas trop ratoureux ?
Sagessedifférente a écrit:
Même si vous me faites miroiter le bonheur éternel à la fin de mes jours, cela ne peut que me faire penser à la carotte au bout du baton pour amener quelqu'un à sa cause gentiment.
Donc, dans votre cas, parler de l'Enfer ou du Purgatoire serait plus efficace ?
Sagessedifférente a écrit:
Je n'ai pas votre science et votre culture religieuse, bien évidemment, car j'ai une ligne de piquetage à ma porte du phénomène religieux. Embarqueriez-vous dans une histoire auquel vous ne croyiez pas.
? C'est une question ? Bien sûr que oui. Le rêve est bon pour la santé mentale, contrairement à certains noeuds au cerveau ! C'est pourquoi je suis arrêté au portail et que j'observe de l'extérieur et non de l'intérieur.
ah bah nous y voilà 
Quand je vous lis, je lis des gens déjà convaincu qui pensent que certaines choses sont évidentes et c'est à force d'y croire qu'ils sont rendus aussi loin.
Disons qu'à force d'y croire, ils ont peut-être sauvé leur âme, en plus d'être au chaud à l'intérieur de la solidité de leur force intérieure que procure la foi, contrairement à vous qui préférez rester dehors à vous les geler au portail de peur d'avoir été baratiné.
Sagessedifférente a écrit:
Nous sommes comme les membres d'un couple qui à un moment donné prennent des directions différentes. Deux mondes différents se créent, le fossé se creuse et un dialogue de sourd s'installe. Je vous lis et maudit qu'on est loin dans notre façon de croire à la vie.
C'est votre vision. Elle est rudement noire, et ce n'est que la vôtre.
La nôtre est celle-ci : nous ne sommes pas 2 pauvres groupes d'adversaires qui errent sur une barque avec un fossé entre eux, mais plutôt de sublimes créatures dotées d'intelligence, du pouvoir d'aimer (au-delà des intérêts personnels bien sûr), du pouvoir de pardonner, du pouvoir de faire don de soi, sacrifice de soi, du pouvoir de venir en aide, avec toute la force qu'il faut pour ça parfois, du pouvoir de créer aussi, à l'image de leur créateur qui, par amour pour ses créatures, a donné à celles-ci la totale liberté de le suivre, ou de ne pas le faire.
Sagessedifférente a écrit:
Vous croyez, et à ce titre, vous embarquez toute la science catholique dans le bateau. Je ne crois pas au Christ et j'ai un bateau vide. Si vous me mettez du bagage dans mon bateau, cela tourne à vide pour la simple et unique raison que je ne crois pas que le Christ est le fils de Dieu. Il faut un départ et tant que ce départ n'est pas valide, on reste assis bien aise à observer les gens s'agiter dans leurs croyances et on trouve cela bien mystérieux ce phénomène de foi qu'on a pas.
Comme je le disais plus haut, même si nous vous devons charité en tant que frère et prochain que nous sommes les uns pour les autres, vous devez faire votre part de travail et de recherche. Vous ne pourrez pas toujours vous déresponsabiliser, et dans tous les domaines, c'est comme ça.
Sagessedifférente a écrit:
Une autre réflexion qui m'a passé par la tête et qui vient vous heurter sans que j'y prenne plaisir, croyez-moi bien!
L'homme est prisonnier de son sang, de ses hormones, de ses humeurs et de ses caprices.
La religion joue sur ce front et tente un modèle de fonctionnement. C'est de l'encadrement mais pour moi, la vraie liberté, se situe sans cet encadrement. Lorsque l'homme peut créer son propre modèle sans devoir croire à des choses invérifiables, fabulatoires et anachroniques, il peut se considérer libre parmi les hommes. Mais je conçois que certains sont fabriqués pour avoir la foi, comme d'autres sont fabriqués pour être gai, pédophile, criminel, homme ou femme.
Ce raisonnement nous heurterait si c'était la première fois qu'on l'entendait, peut-être. Mais on est rôdé, puisqu'on l'entend tout le temps. Alors ne vous inquiétez pas.
Vous parlez de liberté selon votre vision un peu naïve de ce que devrait être la liberté, un peu comme les enfants qui se sentent libres de choisir un jouet parmi d'autres dans un espace-temps limité. Vous oubliez de prendre en compte la notion de liberté dans son existence même. Car pour qu'une liberté dure, il faut d'abord que la personne qui vit cette liberté puisse vivre, n'est-ce pas ?
Nous parlons de sauver notre âme : n'est-ce pas une jouissance plus grande de la liberté, après avoir bénéficié du droit de naître, et ensuite de celui de vivre sur cette Terre, que faire perpétrer cette liberté au-delà des limites de la vie charnelle ?
En outre, vous faites comme beaucoup d'autres : vous attribuez à l'homme les caractéristiques qu'il a de commun avec l'animal et vous vous limitez à celles-là. C'est bien pratique pour justifier les faiblesses des hommes.
Pourtant, l'homme est capable d'immensément beau, d'immensément grand et d'immensément noble, à un niveau qu'il est le seul à pouvoir atteindre.
Oui mais voilà, c'est difficile de le reconnaître. Parce que celui qui n'a pas envie de faire un effort pour être meilleur, du coup se trouve démasqué...
