Saint Guy, 15 juin

Fêtes et vies des saints et bienheureux, prédécesseurs et modèles dans la Foi
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Guillaume C.
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Saint Guy, 15 juin

Message non lupar Guillaume C. » ven. 15 juin 2018, 16:31

Saint Guy ou Vite et ses compagnons (fête : le 15 juin)

Martyrs à Rome (Italie), sous l’empereur romain Dioclétien – 303

Bienheureux qui a pu dès sa plus tendre enfance
Du lait de la sainte doctrine être sevré !
Bienheureux qui a pu dès son jeune âge œuvrer
A la gloire de Dieu, conservant l’innocence !

A un saint de Sicile il revient le mérite
D’avoir dès ses douze ans souffert pour la vraie foi
Contre la volonté, et d‘un père, et d‘un roi ;
Honneurs à cet enfant, gloire soit à Saint Vite !

Vite naquit d’un père aux idoles voué
Qui fit sans le savoir la volonté de Dieu
En le confiant aux soins de deux chrétiens dévoués
Saints Modeste et Crescence, éclairés, droits et pieux.

L’enfant fut tôt instruit par son saint précepteur
Des mystères divins ; il voulut de bonne heure
Être plongé dans l’eau de la sacrée fontaine :
A l'insu de son père il reçut le baptême.

Rapidement on vit l’Esprit saint opérer
En ce vertueux enfant de prodigieux effets :
Des fous furent par lui du démon délivrés.
Chacun put lors de Vite louer les hauts faits.

Un suppôt de Satan du nom de Valérien
Fut comme gouverneur choisi par Dioclétien
Pour se faire en Sicile bourreau des chrétiens,
Opprimer leur Eglise et la réduire à rien !

Valérien, informé des charismes de Vite
Manda auprès de lui Maître Hylas, son père :
„Ton fils est un athée ; daigne t’employer, vite !
A le faire sacrifier ; en dépend ta carrière.“

Hylas, trop attaché à de vaines richesses,
S’employa à gagner à ses tristes raisons
Son fils ; ses baisers, ses larmes et ses bassesses
Ne peuvent de l’enfant changer les convictions.

„Le Dieu que nous louons est un roi crucifié
Et nous nous faisons gloire d’imiter sa vie.
Père, Il vous recevrait en Ses sacrés parvis
Si en Son grand amour vous daigniez vous confier.“

La parole de Dieu ne peut germer, hélas !
Dans le cœur aveuglé et endurci d’Hylas.
Ce père indigne livra Vite au gouverneur
Qui croyait de l’enfant triompher par la peur.

„Enfant ! seras-tu donc longtemps si effronté
Pour ensemble ton roi et ton père affronter ?
- Dieu, qui est mon seigneur et mon père du Ciel,
M’offrira en retour récompense éternelle.“

Ne pouvant se tenir, le préfet ordonna
Que des coups de bâton et de fouet l’on donnât
A Vite dont le corps ne fut plus qu’une plaie.
Mais Dieu protège Ses enfants comme il Lui plait.

La main de Valérien, et les bras des bourreaux,
soudain perdent leur force et sont tout desséchés.
„Ce n’est pas par magie, mais c’est pour vos péchés
Que vous devez, dit Vite, endurer tous ces maux.

Le Christ notre Seigneur est le vrai médecin :
Restituer la santé aux pécheurs endurcis
Est son plus grand désir – il brûle dans son sein
Au nom de Jésus Christ, préfet, soyez guéri !“

La prière de Vite est si tôt exaucée ;
Mais le méchant préfet, trop heureux de tenir
Sous sa main cet enfant du Ciel favorisé,
Le renvoie à son père, aux fins de l’avilir.

Plongé bien malgré lui dans mille vains délices,
Vite jour et nuit baignait son lit de larmes.
Sa chambre un soir s'emplit de lumière et de lys ;
Les serviteurs d’Hylas vinrent donner l’alarme.

Près du saint se tenaient douze splendides anges.
Hylas, à peine entré, fut par l’un d’eux frappé :
Ses yeux sont aveuglés ; Dieu l’a voulu châtier.
Vite lui rend la vue, sans que son coeur ne change.

Misérable celui qui par l‘esprit de lucre
Est mu, car aux appels de Dieu il reste sourd !
Voué à la haine de son père par nature,
Notre saint doit quitter ce sinistre vautour.

Saints Modeste et Crescence, inspirés par un ange,
Prirent Vite et l’emmenèrent en Italie.
Au bord du Silaro , ils se sont établis ;
Un aigle y apporte du pain, afin qu’ils mangent.

Au fil des guérisons par nos saints opérées,
Leur renommée grandit, s’étendant jusqu‘à Rome
Dioclétien voulut qu’on amenât le jeune homme
Afin qu’il pût son fils d‘un démon libérer.

L'enfant imposa ses mains sur le possédé,
Et le démon si tôt dut le terrain céder.
L’empereur, hébété, endurci dans le vice,
Croit en flattant le saint l’avoir à son service.

„Un si brillant sujet, aux actions si notables,
Mérite qu’on l’élève aux honneurs de l‘empire.
Loger dans mon palais, et manger à ma table ;
Tout cela t’est offert...mais pourquoi ce soupir ?“

„Prince, répondit Vite, à quelle gloire, hélas !
Pensez-vous m’élever, moi qui n’aspire plus
Qu’à régner dans le Ciel ? Ce Dieu, qui m’a tant plu,
Veut que ses seuls désirs et volontés, je fasse.

Les honneurs dont vous me voulez, prince, combler,
Sont tels une fumée qui obscurcit le ciel.
Les biens que Dieu promet sont, pour eux, éternels.
Me confiant en Jésus, je ne suis point troublé. “

„Enfant ! dit l’empereur, renonce à ces croyances
Tu t’es laissé charmer par Modeste et Crescence.
Sache donc que ces chiens dès demain vont mourir !“
„Prince, épargnez-les donc, je veux pour eux souffrir.“

Vite et ses compagnons, tous recouverts de fange,
Sont jetés, enchaînés en un étroit cachot.
Il en sort un parfum répandu par des anges.
L’empereur les fait jeter dans un four de chaux.

Dans le brasier ardent, saint Vite et ses compères
Chantent mille louanges à Dieu, Notre Père.
On doit les en tirer pour aux lions les jeter.
Ces fauves affamés sont par nos saints domptés.

Leurs membres étendus sur un lit de torture
Sont brisés, mais les peines que nos saints endurent
Du Ciel excite l’ire ; le temple aux idoles
Est frappé par la foudre et détruit jusqu’au sol.

L’ange gardien de Vite, Modeste et Crescence
Les mène en Lucanie, où leur gloire eut naissance.
„L’heure est bientôt sonnée où votre récompense
Vous sera décernée ; Dieu le veut, Il y pense.“

Il ne restait plus à nos saints qu’à bénir
Le Seigneur des seigneurs, auquel seul gloire est due.
Ils furent aux ides de juin à son empire
Appelés ; que nul de leurs hauts faits ne soit tu !
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)

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