Aimer son prochain comme soi-même

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Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Cinci » sam. 22 avr. 2017, 1:40

"... nous devons donc, selon ce père [Augustin], regarder aussi comme notre prochain, tout homme envers qui, ou nous devons pratiquer actuellement les oeuvres de miséricorde s'Il en a besoin, ou nous serons obligés de les pratiquer s'il avait besoin de notre secours. Et par conséquent, comme il dit encore, celui de qui nous devons attendre la même assistance dans un semblable besoin, est aussi notre prochain. Car le nom de prochain enferme nécessairement une relation avec quelqu'un d'autre [...] Or qui ne voit, continue saint Augustin, que ce devoir de charité est dû à tous."

Source : Commentaire de Lemaistre de sacy sur le chapitre 10 de l'Évangile selon saint Luc

Lemaistre de sacy considère que le prochain représente les deux cas de figure soit celui qui porte assistance et aussi celui qui reçoit l'assistance. Tadam!

Et ainsi, pour compléter la pensée de Lemaistre, il n'y aurait pas de raison de considérer que le bon Samaritain de la parabole doit représenter Jésus d'une manière exclusive. Notre pupille gérardh doit être repris à ce sujet, Pax, mon fils. Car Jésus se trouve aussi bien dans la figure du voyageur laissé à demi-mort sur la route de Jéricho tant qu'à cela. En aidant le voyageur laissé pour demi-mort, notre Samaritain se trouve en réalité à porter assistance à Jésus lui-même. Le Samaritain ne perdra pas sa récompense comme il pourrait bien être dit dans la fresque du Jugement dernier chez Matthieu. - J'avais soit et vous m'avez donné à boire; j'étais nu ... j'étais en prison ... - Mais quand donc, Seigneur, t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous visité?

:zut:

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Cinci » sam. 22 avr. 2017, 0:44

Catéchisme de l'Église (1993)

307 [...] Dieu donne ainsi aux hommes d'être cause intelligente et libre afin de compléter l'oeuvre de la création en parfaite harmonie pour leur bien et celui de leurs prochains.

678 L'attitude par rapport au prochain révélera l'accueil ou le refus de la grâce et de l'amour divin.

952 "Ils mettaient tous en commun" (Ac 4,32) Tout ce que le vrai chrétien possède il doit le regarder comme un bien qui lui est commun avec tous et toujours il doit être prêt et empressé à venir au secours de l'indigent et de la misère du prochain.

L'enfer

1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l'aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-même.

1434 [...] comme moyen d'obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain.

1459 [...] Mais en plus le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec Dieu et avec le prochain.



Catéchisme de l'Église catholique (1944)

426 - Que nous ordonne le cinquième commandement?

Le cinquième commandement nous ordonne de respecter la vie corporelle et spirituelle du prochain et la nôtre.

427 - Que nous défend le cinquième commandement?

Le cinquième commandement nous défend 1) de nous donner la mort, ou de la donner aux autres, et même d'en avoir le désir; 2) de blesser ou frapper le prochain, de le haïr, de lui dire des injures, de nous venger de lui ; 3) de le scandaliser.

429 - Sommes-nous obligés de réparer le tort causé au prochain?

Oui, nous sommes obligés de réparer le tort causé au prochain par le scandale, par la médisance ou la calomnie, par les injures et les mauvais traitements.

Acte d'amour ou de charité

Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon coeur, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

Paxetbonum :

Sa réponse [celle de Jésus] est claire : le prochain [non pas le pauvre Lazare] est celui qui aide celui dans le besoin.
Il ne s'agit pourtant pas d'aimer exclusivement celui qui nous aide, Pax, et comme il faudrait conclure si le prochain était notre aidant seulement. Car cela les païens le font naturellement. Le prochain c'est celui qui est souvent difficile à aimer justement, un peu comme le pape François pour les tradis; ou le clochard peu invitant, le pauvre Lazare grattant ses ulcères. Là, pour le coup, la parabole du bon Samaritain aurait du sens, non?

Le second commandement sera-t-il donc si semblable au premier? C'est à dire d'aimer celui qui nous aide comme nous-même? Il faut aimer Dieu dans la mesure où il nous aide?

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Didyme » sam. 22 avr. 2017, 0:02

Bon allez, admettons. Quand bien même Jésus répond cela dans ce passage en question. Et après ?

Ce même Jésus n'a-t-il pas aimé chaque homme jusqu'à la mort ? N'est-il pas mort pour nous alors que nous étions encore ses ennemis ?
Certains saints n'ont-ils pas exprimés leur désir de souffrir les peines de l'enfer si cela pouvait sauver une seule âme ?
Ne nous est-il pas demander d'être parfait comme notre Père céleste suite à la demande d'aimer nos ennemis ?
Quand il nous est demandé de ne pas convoiter la femme de notre prochain, cela signifie-t-il que l'on puisse convoiter la femme de certaines personnes ?

Oui, Jésus dit peut-être cela dans ce passage mais j'avoue que j'aurais du mal à comprendre que l'on puisse finalement penser un amour restrictif au vue du reste.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par PaxetBonum » ven. 21 avr. 2017, 22:26


Si je fais une recherche du mot "prochain" dans le catéchisme, il me semble ne faire aucun doute qu'il s'agisse de l'humanité dans son ensemble.

Jésus Lui-même a répondu quand l'homme l'interrogeait sur ce point.
Sa réponse est claire : le prochain est celui qui aide celui dans le besoin.

Cela ne saurait regrouper l'humanité dans son ensemble car l'humanité est composée de frères, de prochains et d'ennemis.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Didyme » ven. 21 avr. 2017, 17:56

Je dois avouer ne pas avoir lu toutes les interventions.
Mais il me semble manquer un élément essentiel au sujet traité : 'Qui est mon prochain ?'
Si je fais une recherche du mot "prochain" dans le catéchisme, il me semble ne faire aucun doute qu'il s'agisse de l'humanité dans son ensemble.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Cinci » jeu. 20 avr. 2017, 22:10

Ha ha ha! ... Certes!

:)

Avec plaisir, Paxet, mon enfant.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par PaxetBonum » jeu. 20 avr. 2017, 22:08

________

Bonjour PaxetBonum, vous indiquez :
il me semble manquer un élément essentiel au sujet traité : 'Qui est mon prochain ?'
Votre question est fondamentale. Si l'on considère attentivement la parabole du bon samaritain (Luc 10), on voit une inversion de la leçon : le prochain n'est pas tant l'homme qui a été secouru que le bon samaritain lui-même, c'est à dire Jésus. Dans ce sens mon prochain c'est Jésus, ce qui ramène aux deux principaux commandements : "tu aimeras Dieu " et "tu aimeras ton prochain", ce qui alors revient au même.


_________
Merci Gerardh,

C'est très juste.
Mais il ne faut pas dire que la leçon est inversée, c'est précisément la leçon du Seigneur : le prochain c'est celui qui m'apporte le secours.

"Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?» 3«C'est celui qui a agi avec bonté envers lui»,

Mon prochain, c'est celui qui me secours.
Je puis être le prochain d'autrui en le secourant.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par PaxetBonum » jeu. 20 avr. 2017, 22:02

Paxetbonum :
Je dois avouer ne pas avoir lu toutes les interventions.
:sign:

(vous êtes pardonné mon fils)
Merci mon père, priez pour moi !

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Altior » mer. 19 avr. 2017, 23:04

Dans ce sens mon prochain c'est Jésus, ce qui ramène aux deux principaux commandements : "tu aimeras Dieu " et "tu aimeras ton prochain", ce qui alors revient au même.
Mais c'est la même chose, à mon avis. Ou, pour mieux formuler, il y a un seul commandement: aimer Dieu. Alors, aimer son prochain devient un corollaire. J'aime mon prochain pas pour lui-même, mais parce qu'il est une icône du Christ. J'aime mon prochain parce que je sais bien qu'il est aimé par Dieu et parce que j'aime Dieu. Et alors, si mon prochain est assez bon pour être aimé par Dieu, il est assez bon aussi pour que je l'aime.
Finalement, nous avons ici toute la différence entre la charité chrétienne et la charité profane.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Cinci » mer. 19 avr. 2017, 17:24

Didyme :
Toujours au fond cette différence entre réduire l'homme à son péché et l'en distinguer. Oui, selon moi le péché ne fait pas parti de la création pour être confondu avec la création.
Le péché ne fait pas partie de la création de Dieu en tant que Dieu lui-même ne pèche pas. Et Dieu n'a pas crée la mort non plus. Il n'empêche pas que le péché, le mal ou la mort sont des réalités quand même. Les personnes ne se réduisent jamais à leur péché et en le sens que la "grandeur de la personne" se trouve préservée en dépit du mal certes. Mais il arrive que le péché rend captif le sujet, prisonnier du mal. C'est pourquoi on parle de la prison dans les Évangiles. Satan est en prison, les anges rebelles sont enchaînés, etc.

Il n'existe pas un paradis en-dehors des esprits bienheureux mais c'est l'existence des bienheureux qui fait le paradis. Il s'agit d'une réalité personnelle. Le ciel est là où se trouve Jésus. C'est la même chose pour l'enfer. Il n'existe pas un enfer vide ou un enfer dépourvu de personnes mais l'existence du damné crée l'enfer. L'enfer est là où se trouve le damné. Pourquoi dire cela? Pour dire que l'évocation d'un péché pur se trouvant déposé en enfer mais dans un enfer dans lequel nul personne ne peut entrer : c'est une conception des choses qui me semble plutôt étrange.

Autant nier franchement l'enfer éternel (la prison contenant des prisonniers), pour se contenter de dire que Dieu ferait disparaître le péché des hommes devant sa Face et pour tous les sauver; ce qui reviendrait ni plus ni moins à dire la même chose que Jean Elluin. C'est la proposition d'un salut universel : tout le monde doit aboutir au paradis. Tout le monde doit s'y retrouver même de façon inégalitaire. Pour Jean Elluin, l'enfer serait encore un instrument de rédemption porteur d'une souffrance salutaire.

Mais ce n'est pas ce que l'Église raconte, semble-t-il.

Après? Est-ce que des passages des Écritures peuvent être ambigus? Je le penserais.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par gerardh » mer. 19 avr. 2017, 16:01

________

Bonjour PaxetBonum, vous indiquez :
il me semble manquer un élément essentiel au sujet traité : 'Qui est mon prochain ?'
Votre question est fondamentale. Si l'on considère attentivement la parabole du bon samaritain (Luc 10), on voit une inversion de la leçon : le prochain n'est pas tant l'homme qui a été secouru que le bon samaritain lui-même, c'est à dire Jésus. Dans ce sens mon prochain c'est Jésus, ce qui ramène aux deux principaux commandements : "tu aimeras Dieu " et "tu aimeras ton prochain", ce qui alors revient au même.


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Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Cinci » mer. 19 avr. 2017, 15:38

Didyme :
C'est surtout la volonté de Dieu en coopération avec la volonté de la créature (principe d'unité). Dieu ne force pas la volonté, il l'éclaire, il ne manipule pas, il guide, il ne fait pas sans ou malgré la créature, il fait avec.
D'accord. Je pense bien que l'Église dirait la même chose. Sauf que l'enfer vient s'inscrire comme une réalité négative découlant justement de ce refus de coopérer. C'est le sujet qui refuse.

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Didyme » mer. 19 avr. 2017, 13:30

Didyme :
Toi tu penses qu’il y en a qui sont irrécupérables de façon absolue alors celui-ci devient autre, comme d’une autre humanité.
Les damnés sont irrécupérables dans la théologie de l'Église. Les anges déchus pareillement. Il ne serait pas impossible non plus qu'un être humain ait pu se rendre lui-même irrécupérable avant même l'heure de sa mort. Endurcissement du coeur ... Je ne dis pas que le damné serait un sujet qui relève d'une autre humanité. Le contraire! C'est bien notre humanité qui serait si facilement damnable.

Le danger est réel. L'Église n'a eu cesse de le répéter. C'est ce que je croirais aussi. Tous les jours, je le dis dans le chapelet : préservez-nous du feu de l'enfer. Il n'est pas besoin d'appartenir à une humanité inconnue d'Adam pour devoir craindre la perdition. Les damnés ne sont pas étrangers à l'humanité. Ils sont ceux plutôt qui tournent le dos à la joie qui est celle du Seigneur. Ils ont la capacité de le faire.
Soit, je ne vais pas t'empêcher de le croire.

De toute façon, ce que je pourrais répondre c'est tout ce que j'ai déjà répondu et qui n'a pas trouvé réponse :(
Didyme, tu ne crois pas qu'un péché irrémissible puisse exister. Le péché irrémissible c'est la damnation!
Si je le crois qu'il y a un péché irrémissible comme je l'ai dit dans mon premier post du fil "l'homme, le péché, l'enfer et Dieu".

"Le péché qui ne peut être pardonné n’est-il pas au fond ce péché pur, ce non absolu, ce péché détaché de tout être et de toute volonté ? Tous les péchés rattachés à l’homme peuvent être pardonnés, le « non » revenir vers le « oui », tout mal tournera en bien…
Mais le péché pur est inconvertissable, il est déposé en enfer. Vaincu car sans lien avec l’être pour s’exprimer, tous les liens avec l’être ayant été redirigés vers le « oui » par le Christ."

Toujours au fond cette différence entre réduire l'homme à son péché et l'en distinguer. Oui, selon moi le péché ne fait pas parti de la création pour être confondu avec la création. ;)

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Didyme » mer. 19 avr. 2017, 12:52

Bien. Dans ce cas, je comprendrai que le terme "obligation de résultat" connote d'une manière négative chez toi qui n'est pas dans ma pensée. Ce que tu dis confirme en réalité ce que je pense. C'est simplement que tu reste bloqué sur l'expression employé par moi et pour l'investir d'une nuance castratrice pour le Père et tout le monde. Je ne m'attendais pas à cela (!)
Oui, en même temps je préfère préciser la nuance car je me souviens que c'est sur cette subtilité que tu butais justement pendant un temps.

Toi, tu parle de volonté de Dieu. Eh oui! Tu pose que si la volonté de Dieu est de sauver tous les hommes (pourquoi non?), alors tous les hommes seront sauvés. C'est la volonté de Dieu qui devrait faire loi. C'est ta position. Dans cette perspective, l'enfer est impossible. Est-ce que tu dis autre chose?

Moi, quand je dis que la volonté de Dieu devrait faire loi, tu n'es pas obligé de croire que j'essaie de faire de Dieu un despote, disant que ceci serait dans ton imagination malade, hein? C'est simplement que j'essaie de suivre ton propos et selon lequel, il me semble, une simple créature ne pourrait pas faire dérailler le plus beau plan de Dieu-le-Père. Sans violence aucune, tu dirais que le Père aurait les moyens d'influencer dans le bon sens le développement ultime des choses. Conclusion? Pas de damnation éternelle. C'est ce que tu dirais à l'encontre d'une myriade de nos bons pères tels Bro, Molinié, Descouvemont, Varion, Jean-Marie Vianney, Padre Pio et cie.
C'est surtout la volonté de Dieu en coopération avec la volonté de la créature (principe d'unité). Dieu ne force pas la volonté, il l'éclaire, il ne manipule pas, il guide, il ne fait pas sans ou malgré la créature, il fait avec.

En fait, ce passage d'Esaïe que j'avais cité dans l'autre fil exprimerait bien la chose :


"Car ainsi parle le Très Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J'habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; Mais je suis avec l'homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les coeurs contrits.
16
Je ne veux pas contester à toujours, Ni garder une éternelle colère, Quand devant moi tombent en défaillance les esprits, Les âmes que j'ai faites.
17
A cause de son avidité coupable, je me suis irrité et je l'ai frappé, Je me suis caché dans mon indignation ; Et le rebelle a suivi le chemin de son coeur.
18
J'ai vu ses voies, Et je le guérirai ; Je lui servirai de guide, Et je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui." (Esaïe 57: 15-18)

Re: Aimer son prochain comme soi-même

Message par Cinci » mer. 19 avr. 2017, 1:09

Didyme :
Toi tu penses qu’il y en a qui sont irrécupérables de façon absolue alors celui-ci devient autre, comme d’une autre humanité.
Les damnés sont irrécupérables dans la théologie de l'Église. Les anges déchus pareillement. Il ne serait pas impossible non plus qu'un être humain ait pu se rendre lui-même irrécupérable avant même l'heure de sa mort. Endurcissement du coeur ... Je ne dis pas que le damné serait un sujet qui relève d'une autre humanité. Le contraire! C'est bien notre humanité qui serait si facilement damnable.

Le danger est réel. L'Église n'a eu cesse de le répéter. C'est ce que je croirais aussi. Tous les jours, je le dis dans le chapelet : préservez-nous du feu de l'enfer. Il n'est pas besoin d'appartenir à une humanité inconnue d'Adam pour devoir craindre la perdition. Les damnés ne sont pas étrangers à l'humanité. Ils sont ceux plutôt qui tournent le dos à la joie qui est celle du Seigneur. Ils ont la capacité de le faire.

Didyme, tu ne crois pas qu'un péché irrémissible puisse exister. Le péché irrémissible c'est la damnation!

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