Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message par Carolus » Hier, 14:05

etienne lorant :
Si nous cherchons à demeurer toujours dans cette béatitude, nous sommes toutes et tous des bienheureux  qui n'ont rien à craindre de la mort, car si nous veillons en cet amour, nous ne  connaîtrons pas la mort, mais d'un même pas égal, nous entrerons dans l'éternité de l'Amour de Dieu !
Merci pour votre réflexion, cher Étienne.
CEC 1823 C’est pourquoi Jésus dit : " Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour " (Jn 15, 9). Et encore : " Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12).
Comment peut-on demeurer en son amour ?
Jn 15, 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Gardons les commandements de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour demeurer en son amour !

Le temps de Dieu, c'est le présent éternel

Message par etienne lorant » Hier, 13:03

Lecture du livre du prophète Isaïe
En ces jours-là,  le Seigneur parla ainsi au roi Acaz:  « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut.»  Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe: Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel,     car Dieu est avec nous. »



PSAUME
(Ps 39 (40)
R/ Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J'annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur,
je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
j'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée
.



Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs
enlève les péchés.  Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché;  alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire: Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché,
ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare: Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.  Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,  à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David,  appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie.  L’ange entra chez elle et it  «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi.» À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.  L’ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père;  il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.»  Marie dit à l’ange: « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit  « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.  Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.  Car rien n’est impossible à Dieu  Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.


Cy Aelf, Paris





Il ne nous est de donné de saisir le déroulement du temps  du temps tel qu'il est. Nous connaissons: le passé, le présent et l'avenir. C'est notre temps,mais ce temps mais le temps de Dieu n'a ni passé ni avenir, mais il est un éternel présent. Comment le faire saisir encore un peu ?  Disons encore :  Sous le regard de Dieu, " Mille ans son comme un jour comme mille ans".  D'où cette autre locution de sagesse: "Ce lui qui va trop vite se rapproche de la mort par devant, celui qui tarde trop se rapproche de la mort par devant, seul l'acte posé à temps demeure pour toujours.

La parole de Dieu demeure toujours , elle est aussi de notre temps, elle ne varie pas, mais elle demeure et nous fait prendre pleine confiance.  En effet, si nous comprenons bien cet"éternel présent" de Dieu, alors nous sommes heureux,  car notre foi nous conduira à demeure sans fin dans la miséricorde divine.

Si nous cherchons à demeurer toujours dans cette béatitude, nous sommes toutes et tous des bienheureux  qui n'ont rien à craindre de la mort, car si nous veillons en cet amour, nous ne  connaîtrons pas la mort, mais d'un même pas égal, nous entrerons dans l'éternité de l'Amour de Dieu !


Alléluia !



.

L'oeuvre de la rédemption se poursuit aujourd'hui

Message par etienne lorant » dim. 24 mars 2019, 11:23

Lecture du livre de l’Exode
En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buiss n en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire: pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »  Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson: « Moïse ! Moïse !» Il dit: « Me voici ! »  Dieu dit alors: N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.» Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances.  Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel.   Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ?   Dieu dit à Moïse :« Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

 

PSAUME
(Ps 102 (103)
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint
.


Epitre de saint Paul apôtre
Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer.     Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer     tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;   tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.  Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-l   Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps.   Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens
que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des  sacrifices qu’ils offraient.  Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?   Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.  Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »  Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.  l dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année,
le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.     Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.’
»


Cy Aelf,  Paris

A la question posée ouvertement par le prêtre: "Pourquoi cette avalanche de textes de nouveau", la réponse est que de nombreux chrétiens méconnaissent que le dessein de Dieu pour le salut des âmes. De Moïse jusqu'à nous, le "trajet" de la transmission du message du Salut continue d'être annoncé  aux hommes afin qu'ils reconnaissent, non pas seulement leurs égarements mais aussi:  le chemin qui s'ouvre à tous ceux qui, marchant dans les ténèbres du péché ainsi que dans l’ignorance... puissent accéder à la foi, qui leur conférera  l'espérance qu'ils manifesteront et transmettront le salut qui s'obtient par des signes de charité.

Mais dans le même temps, les mêmes, nous avons des obstacles à franchir, un chemin à parcourir dans le désert de l'ignorance   ainsi que toutes sortes d'idéologies destructrices qui secouent le monde et suscitent la colère, la folie, l'oppression d'une multitude par la publication et le jeu des idéologie ....  tout cela ne mène qu'au chaos, à la folie et à la perte des âmes.

A l'approche de Pâques "lavons nos âmes", revêtons l'humilité,  repoussons les décisions faciles qui provoquent des scandales petits ou grands, revenons boire à la coupe amère du repentir qui se changera en joie parfaite, en forces nouvelles, en espérance du Salut final et définit !



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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message par Carolus » sam. 23 mars 2019, 14:17

etienne lorant :
Si l'on transpose ce paradoxe au niveau de la conscience, on trouvera que les pécheurs repentis s'efforcent de vivre de plus en plus en cette forme de justice qu'est la miséricorde envers tous.
Exactement, cher Étienne. :)
Lc 7, 41-43 Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette.Tu as raison », lui dit Jésus.
Pour vraiment aimer Jésus, il faut que je reconnaisse que notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ m’a fait grâce d’une grande dette.

Selon CEC 459, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ « est en effet le modèle des Béatitudes et la norme de la Loi nouvelle : " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12) ».

Pardonnons-nous donc les uns les autres comme IL nous a pardonnés !

Splendeur de la justice qui se meut en miséricorde

Message par etienne lorant » sam. 23 mars 2019, 12:55

Lecture du livre du prophète Michée
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage:un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur?  De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité,
à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères
depuis les jours d’autrefois.




PSAUME
(102 (103),
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (102, 8a)
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse !

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père :
“Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou
et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le,  mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”  Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ;
il était perdu, et il est retrouvé !” »


– Cy Aelf, Paris

Cette parabole est extraordinaire tant elle prend la justice des hommes à défaut de la miséricorde. En effet, quel est le chef d'entreprise qui , ayant découvert des malversations d'un comptable, le reprendrait dans son entreprise simplement parce qu'il reconnaît sa mauvaise conduite en ayant dépensé en débauches l'argent qu'on lui avait confié pour le faire fructifier ?
Et, cependant... il existe bien le cas réel du brigand Vidock qui , envoyé au bagne, revenu en France, devint préfet de police ?

Et de même on se fait vacciner contre la grippe en se faisant injecter une une dose affaiblie du virus, afin que le corps se mettent à produire les anticorps adéquations. Si l'on transpose ce paradoxe au niveau de la conscience, on trouvera que les pécheurs repentis s'efforcent de vivre de plus en plus en cette forme de justice qu'est la miséricorde envers tous.

Et pour les fidèles, s’efforcent de vivre vraiment leur l'absolution
qu'ils ont reçue, deviendront comme comme le bon grain semé dans la bonne terre. Si l'on peut bien saisir la splendeur de absolution, on vivra dans une joie qui dépasse toute l'expérience strictement humaine. C'est par la chute suivie du relèvement que l'homme accède pleinement à la joie parfaite qui illumine toute vie...




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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message par Carolus » ven. 22 mars 2019, 21:32

etienne lorant :
Aujourd'hui, sans attendre, cherchons une "BA" et vous serez surpris de ce qu'elle vous procurera !
Merci pour votre réflexion, cher Étienne. :)
CEC 2074 Jésus dit : " Je suis la vigne ; vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi, vous ne pouvez rien faire " (Jn 15, 5).
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous dit : Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient (Lc 6, 27-28).

Faisons du bien à ceux qui nous haïssent !

La charité apporte la joie parfaite

Message par etienne lorant » ven. 22 mars 2019, 11:51

Lecture du livre de la Genèse
Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse,et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre:« Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit :« Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang :jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad.Leurs chameaux étaient chargés ’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.



PSAUME
R/ Souvenez-vous des merveilles
que le Seigneur a faites. (104, 5a)
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il appela sur le pays la famine,
le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme,
Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves,
on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur,
jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu’il soit relâché,
le maître des peuples, qu’il soit libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison,
le maître de tous ses biens.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple: « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine;il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du n Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.


Cy Aelf, Paris

Les textes de la Bible fourmillent de complots et d'assassinats, de déportations, d'esclavages,il de jalousies meurtrières, de guerres et de complots. Il existe une multitude de raisons aux violences: l'argent, le pouvoir, la jalousie, les idéologies, l'infidélité, la colère, la vengeance, etc. Contre tout cela, il n'y a que le développement des vertus théologales -la foi, l'espérance et la charité. Chaque génération comprend des hommes et des femmes qui ont été inspirés de Dieu et se mettent à vouloir aimer - non plus dans le but de se faire reconnaître mais du fait d'avoir reconnu Dieu à l'oeuvre en Jésus-Christ. Il y a bien dans les cœurs une réjouissance à faire le bien.

Ainsi le bon nageur qui plonge dans le fleuve et sauve la vie d'un enfant; ainsi l'enfant qui voit sa mère chagrinée et cesse aussitôt de jouer afin de la consoler; la salutation aux nouveaux locataires, la correction du texte d'un devoir, ou encore: mettre de l'ordre ses papiers et tout ce qui paraître corvées futiles mais dont la réalisation vaut un acte parfait de miséricorde... Il est une de ces paroles qui m’enchantent : "Enferme ton obole dans le cœur du pauvre: elle y priera pour toi. "

Aujourd'hui, sans attendre, cherchons une "BA" et vous serez surpris de ce qu'elle vous procurera !



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Humilité contre vanité

Message par etienne lorant » jeu. 21 mars 2019, 11:17

Lecture du livre du prophète Jérémie
Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable.  Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance.;Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit.  Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins,afin de rendre à chacun selon sa conduite,,selon le fruit de ses actes.



PSAUME
R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.

Tel n’est pas le sort des méchants.
mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »


– Cy Aelf,  ParisI

Tous, autant que nous sommes, appelés au bonheur, mais nous aurons toujours  appelés à faire des choix afin de gagner ce bonheur. Et de par le monde, les hommes et les femmes, tous partent à sa conquête selon les talents  dont  Dieu les a pourvus et qui serviront la société humaine.  Il est dont très important non seulement de travailler, mais aussi de chercher ce qu'il y a de meilleur pour soi-même autant que pour autrui. Que chacun y réfléchisse un peu. Qu'est ce qui fera notre bonheur ? Quelle carrière choisir ?  Quelle est l’activité qui nous convient le mieux qui servira la société  ?

Et que votre activité vous rendent riche et célèbre, pourquoi pas, du moment  où le gain d'argent ne l'emporte pas sur le talent déployé ne débouche finalement qu'à la possession de biens et de pouvoirs importants sur autrui.  Quel malheur que cette dérive qui confond richesse - et de pouvoirs sur le prochain ? Les talents que vous aurez déployés, d'autres s'en empareront afin de gagner plus encore.   Disons-le encore plus directement: comment se peut-il que les œuvre du très pauvre Van Goh ne puisse finalement être contemplées par les les plus riches ?


Hélas, il y a parmi nous de nombreux riches qui approchent  Jésus et qui s'en retournent tout tristes car ce ne sont ni la richesse ni le pouvoir qui puissent conduire à la joie parfaite...



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La fille aînée de l'Eglise et sa vocation

Message par etienne lorant » lun. 18 mars 2019, 12:07

Lecture du livre du prophète Daniel
Je fis au Seigneur Dieu cette prière et cette confession:« Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable,qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment,  qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »



PSAUME
(78 (79)
R/ Seigneur, ne nous traite pas
selon nos péchés.

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !

Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
pour la gloire de ton nom !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !

Que monte en ta présence la plainte du captif !
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
sans fin nous pourron
s te rendre grâce.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement, car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »


– Cy Aelf, Paris

Comment une nation pourrait-elle tenir longtemps et devenir exemplaire pour tous les autres peuples ?  Il y faut un gouvernement faut gouvernement juste et sage, aux projets pacifiques, avec une justice reconnue comme telle par tous ses citoyens. Il faut un gouvernement qui soit reconnu par toutes et tous comme étant modéré dans ses dans ces choix et ses décisions. Il faut une justice tempérée dans ses jugements, il faut une police non partisane mais sache protéger autant les grands que les petits. Il faut des projets  qui soient également des progrès pour tous. Bref, il faut un Etat soucieux du bien être des citoyens.

Le prophète Daniel  se fait avocat du peuple auprès de Dieu afin que l'exil à  Babylone soit adoucis par une espérance bien fondée, par une confiance renouvelée, par une pratique cohérente à la volonté divine. Que l'on se repente et que l'on réveille son espérance. Notre prêtre a évoqué les événements qui se déroulent en France.  Il se souvient qu'au tout début des manifestations, il  avait suivi l'interview d'un couple qui en était venu à se priver de repas durant les trois derniers jours du mois, afin leurs trois enfants grandissent "le plus normalement possible. Mais :"l'injuste humiliation des pauvre qui fait les
misérables...
"

Comment se peut-il que les politiques n'aient tenu aucune conclusion du précédent mouvement populaire à l'encontre du  "mariage pour tous" ? Et en remontant encore dans le temps
encore : en référendum la, les France avait dit Non à l'adhésion à l'Union Européenne, mais ce référendum n'avait abouti qu'à une décision unilatérale du gouvernement Sarkozy. Il sont de plus en plus nombreux, en Europe, de secouer le joug des   idéologies.Notre prêtre a rendu hommage à la "fille aînée" de l’Eglise"qui produit de signes de vérité !



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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message par Carolus » ven. 15 mars 2019, 14:04

etienne lorant :
A quoi  sert le sacrement de confession/réconciliation si l'on n'a pas l'intention réelle de se corriger ?  Si l'intention n'est pas sincère, il faut qu'elle le devienne.
Vous avez raison, cher Étienne. :(
CEC 2608 Dès le Sermon sur la Montagne, Jésus insiste sur la conversion du cœur : la réconciliation avec le frère avant de présenter une offrande sur l’autel (cf. Mt 5, 23-24), l’amour des ennemis et la prière pour les persécuteurs (cf. Mt 5, 44-45), prier le Père " dans le secret " (Mt 6, 6), ne pas rabâcher de multiples paroles (cf. Mt 6, 7), pardonner du fond du cœur dans la prière (cf. Mt 6, 14-15)
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous dit : Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes (Mt 6, 14-15).

Il faut que nous pardonnions aux hommes leurs fautes pour être pardonnés ! :(

Que les actes suivent les paroles - ou que qu'elles nous jugent

Message par etienne lorant » ven. 15 mars 2019, 11:29

Lecture du livre du prophète Ézékiel
Ainsi parle le Seigneur Dieu: Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus: à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites: « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes.
C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.


PSAUME
(129 (130)
R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Je vous le dis: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
»

Cy Aelf, Paris

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Toutes et tous, nous sommes appelés à vivre notre foi, non pas seulement par la pratique des sacrements, mais bien en esprit et en vérité.  A quoi  sert le sacrement de confession/réconciliation si l'on n'a pas l'intention réelle de se corriger ?  Si l'intention n'est pas sincère, il faut qu'elle le devienne.  Mieux vaudrait renonce à la pratique des sacrements  - car ces comédies de pratique nous seront tout autant reprochées.

Notre prêtre a reproché, de la même façon, les fidèles qui viennent à l'Eucharistie comme l'on va au théâtre :  ils scrutent les paroles et les gestes du prêtre comme on fait d'une partition de musique ou d'une partition théâtrale.  Tout au contraire, il faut venir aux sacrements afin de reprendre force et courage afin de devenir meilleur  et vivre vraiment de la grâce divine.  Heureux donc celles et ceux qui vont à l'   Eucharistie  "un peu comme on prend des antibiotiques comme l'orque l'on tombe malade.

Quelle est la bonne action évidente que vous ferez, aujourd'hui même, afin de grandir dans la foi, l'espérance ?

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Le don du notre Père

Message par etienne lorant » jeu. 14 mars 2019, 10:38

Lecture du livre d’Esther
En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait: « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger.  Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur, j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion;fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur: qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. »



PSAUME
(Ps 137 (138)
R/ Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; à qui frappe, on ouvrira.Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais,  vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi.: voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »


– Cy Aelf, Paris

Le lien entre les lectures de ce jour est tout à fait évident: voici le temps pour chacun d'entre nous, vous et moi, de présenter nos demandes au Seigneur. Dès lors, il n'est guère besoin de commenter ces textes, mais de présenter nos demandes au Seigneur. Mais que demander ?

Je formule trois demandes : la première est que le Seigneur me garde encore une année ma mère Léa une année encore; la seconde en faveur des membres de ma famille, et la troisième - en lien avec les mouvements sociaux et des jeunes qui ont vivement réagi aux bouleversements du climat.

Et quant à vous ?

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Abraham : La foi pure qui vient à bout de tout

Message par etienne lorant » mer. 13 mars 2019, 20:54

Voici un texte qui glorifie glorifie la foi pure et sans défaut.

Bien avant la venue du Seigneur,  Dieu voulut savoir si les hommes accueilleraient  le sacrifice du Christ comme une unique porte de Salut.   Il fallut que une foi sans égale, assez forte pour passer au-delà  des raisonnements humains - ce fut Abraham - à qui Dieu demanda -chose impossible -  sacrifier son fils unique Isaac le fils de la promesse. Abraham ne comprit pas et souffrit beaucoup, mais il garda la foi.  La foi vient  à bout de tout !

Je reproduis ici le fantastique  de S. Kiergaard , un philosophe danois dont l'analyse fait passer de l'ombre à la lumière d'une foi éprouvée - capable de vaincre de tout...

« Si l'homme n'avait pas de conscience éternelle, si au fond de toutes choses, il n'y avait qu'une puissance sauvage et bouillonnante, produisant toutes choses, le grand et le futile, dans le tourbillon d'obscures passions; si le vide sans fond, que rien ne peut combler, se cachait sous les choses, que serait la vie, sinon le désespoir ?

S'il en était ainsi, si l'humanité n'avait pas de lien sacré, si les générations se renouvelaient comme le feuillage des forêts, s'éteignaient l'une après l'autre comme le chant des oiseaux dans les bois, traversaient le monde comme le navire l'océan, ou le vent le désert, acte aveugle et stérile; si l'éternel oubli, toujours affamé ne trouvait pas de puissance assez forte pour lui arracher la proie qu'il épie, quelle vanité et quelle désolation serait la vie !

Mais tel n'est pas le cas; comme il a créé l'homme et la femme, Dieu a aussi formé le héros et le poète ou l'orateur. Celui-ci ne peut rien accomplir de ce que fait celui-là; il ne peut que l'admirer, l'aimer et se réjouir en lui. Non moins que lui, pourtant, il est favorisé; car le héros est pour ainsi dire le meilleur de son être, ce dont il est épris, heureux de ne pas l'être lui-même, afin que son amour soit fait d'admiration.
Le poète est le génie du ressouvenir. Il ne peut rien, sinon rappeler, sinon admirer ce qui fut accompli ; il ne tire rien de son propre fonds, mais il est jaloux du dépôt dont il a la garde. Il suit le choix de son cœur : à peine a-t-il trouvé l'objet de sa recherche, il va de porte en porte dire ses chants et ses discours, pour que tous partagent son admiration pour le héros et en soient fiers comme lui.

Telle est son action, son humble tâche, son loyal service dans la maison du héros. S'il est ainsi fidèle à son amour, il entre dans la compagnie du héros qui l'aime d'un amour également fidèle, car le poète est pour ainsi dire le meilleur être du héros, débile assurément comme un ressouvenir, mais aussi transfiguré comme lui.

C'est pourquoi nul ne sera oublié de ceux qui furent grands ; et s'il faut du temps, si même le nuage de l'incompréhension dissipe la figure du héros, son amant vient pourtant ; et plus tarde sa venue, plus aussi il s'attache fidèlement à lui.

Non ! Nul ne passera de ceux qui furent grands, chacun selon sa manière et selon la grandeur qu'il aima. Car qui s'aima lui-même fut grand par sa personne, et qui aima autrui fut grand en se donnant ; pourtant, qui aima Dieu fut le plus grand de tous.

Les grands hommes seront célébrés dans l'histoire ; mais chacun deux fut grand selon qu'il espéra. L'un fut grand dans l'espoir qui attend le possible, un autre dans l'espoir des choses éternelle ; mais celui qui voulut attendre l'impossible fut le plus grand de tous.

Les grands hommes seront gardés dans la mémoire, mais chacun d'entre eux fut grand suivant l'importance de ce qu'il combattit. Car qui lutta contre le monde fut grand en triomphant du monde, et qui lutta contre lui-même fut grand par sa victoire sur lui-même ; mais celui qui lutta contre Dieu fut le plus grand de tous.

Tels furent les combats livrés sur cette terre: homme contre homme, un contre mille ; mais celui qui lutta contre Dieu fut le plus grand de tous. Tels furent les combats engagés ici-bas : l'un vint à bout de l'autre en usant de sa force, l'autre désarma Dieu par sa propre faiblesse . L'on en vit s'appuyer sur eux-mêmes et triompher de tout, et d'autres, forts de leur force, tout sacrifier. Mais celui qui crut en Dieu fut le plus grand de tous.

Et il y eut des hommes grands par leur énergie, leur sagesse, leur espérance ou leur amour ; mais Abraham fut le plus grand de tous, grand par l'énergie dont la force est faiblesse, grand par la sagesse dont le secret est folie, grand par l'espoir dont la force est démence, grand par l'amour qui est la haine de soi-même.

C'est par la foi qu'Abraham quitta le pays de ses pères et fut étranger en terre promise (Hébreux 11,9). Il laissa une chose, sa raison terrestre et en prit une autre, la foi ; sinon, songeant à l'absurdité du voyage, il ne serait pas parti. C'est par la foi qu'il fut un étranger en terre promise, où rien ne lui rappelait ce qu'il aimait, tandis que la nouveauté de toutes choses mettait en son âme la tentation d'un douloureux regret.

Cependant, il était l'élu de Dieu, en qui l’Éternel avait sa complaisance ! Certes, s'il avait été un déshérité, banni de la grâce divine, il eût mieux compris cette situation qui semblait une raillerie sur lui et sur sa foi. Il y eut aussi dans le monde celui qui vécut exilé de sa patrie bien-aimée. Il n'est pas oublié, ni ses complaintes où, dans la mélancolie, il chercha et trouva ce qu'il avait perdu.Abraham n'a pas laissé de lamentations. Il est humain de se plaindre, humain de pleurer avec celui qui pleure, mais il est plus grand de croire, et plus bienfaisant de contempler le croyant.

C'est par la foi (Gal. III, Cool qu'Abraham reçut la promesse que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité. Le temps passait, la possibilité restait, Abraham croyait. Le temps passa, le soir fut à son déclin, et cet homme n'eût point la lâcheté de renoncer à son espoir ; aussi ne sera-t-il jamais oublié non plus. Puis il connut la tristesse, et le chagrin, loin de le décevoir comme la vie, fit pour lui tout ce qu'il put et, dans ses douceurs, lui donna la possession de son espérance trompée. Il est humain de connaître la tristesse, humain de partager la peine de l'affligé, mais il est plus grand de croire et plus réconfortant de contempler le croyant.

Abraham ne nous a pas laissé de lamentations. Il n'a pas tristement compté les jours à mesure que le temps passait ; il n'a pas regardé Sara d'un œil inquiet pour voir si les années creusaient des rides sur son visage ; il n'a pas arrêté la course du soleil (Josué X, 12) pour empêcher Sara de vieillir, et son attente avec elle ; pour apaiser sa peine, il n'a pas chanté à Sara un triste cantique. Il devint vieux et Sara fut raillée dans le pays ; cependant, il était l'élu de Dieu et l'héritier de la promesse, que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité.

N'eût-il pas mieux valu qu'il ne fût pas l'élu de Dieu ? Qu'est-ce donc qu'être l'élu de Dieu ? C'est se voir refuser au printemps de la vie le désir de la jeunesse, pour en obtenir l'exaucement dans la vieillesse après de grandes difficultés. Mais Abraham crut et garda fermement la promesse à laquelle il aurait renoncé s'il avait chancelé. Il aurait alors dit à Dieu : « ce n'est pas peut-être pas ta volonté que mon désir se réalise ; je renonce donc à mon vœu, mon unique, où je mettais ma félicité. Mon âme est droite et ne recèle pas de secrète rancune devant ton refus ».
Il n'aurait pas été oublié ; il en aurait sauvé beaucoup par son exemple, mais il ne serait pas devenu le père de la foi ; car il est grand de renoncer à son vœu le plus cher, mais plus grand de le garder après l'avoir abandonné ; il est grand de saisir l'éternel, mais plus grand de garder le temporel après y avoir renoncé.

Puis les temps furent accomplis. Si Abraham n'avait pas cru, Sara serait sans doute morte de chagrin, et lui, rongé de tristesse, n'aurait pas compris l'exaucement, mais en aurait souri comme d'un rêve de jeunesse. Mais Abraham crut ; aussi resta-t-il jeune : car celui qui espère toujours le meilleur vieillit dans les déceptions, et celui qui s'attend toujours au pire est de bonne heure usé, mais celui croit conserve une jeunesse éternelle.

Bénie soit donc cette histoire ! Car Sara, bien qu'avancée en âge, fut assez jeune pour désirer les joies de la maternité, et Abraham, malgré ses cheveux gris, fut assez jeune pour désirer d'être père. A première vue, le miracle, c'est l'événement qui arriva selon leur espérance ; mais au sens profond, le prodige de la foi, c'est qu'Abraham et Sara furent assez jeunes pour désirer, et que la foi garda leur désir, et par là leur jeunesse. Il vit l'exaucement de la promesse et l'obtint par la foi, et cela arriva selon la promesse et selon la foi ; car Moïse frappa le rocher de son bâton, mais il ne crut pas (Nb, XX, 11).

Alors, il y eut de la joie dans la maison d'Abraham, et Sara fut l'épouse des noces d'or.

Pourtant, ce bonheur ne devait pas durer ; une fois encore, Abraham devait connaître l'épreuve. Il avait lutté contre la sournoise puissance à laquelle rien n'échappe, contre l'ennemi dont la vigilance n'est jamais en défaut le long des années, contre le vieillard qui survit à tout, il avait lutté contre le temps et gardé la foi.

Alors, toute la terreur du combat se concentra en un instant : « Et Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit : prend ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Morija, et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. »

Ainsi, tout était perdu, ô malheur plus terrible que si le désir n'eût jamais été exaucé ! Ainsi, le Seigneur ne faisait que se jouer d'Abraham ! Voici qu'après avoir réalisé l'absurde par un miracle, il voulait maintenant voir son œuvre à néant. Quelle folie ! Mais Abraham n'en rit pas comme Sarah (Gen XVIII, 12) quand la promesse leur fut annoncée. Soixante-dix ans de l'attente la plus fidèle, et la courte joie de la voir exaucée. Qui donc est-il, celui qui arrache le bâton de la main du vieillard, qui est-il pour exiger que le vieux père le brise lui-même ? Qui est-il, pour rendre inconsolable un homme aux cheveux gris en exigeant qu'il soit l'instrument de son propre malheur ? N'y a-t-il point de compassion pour le vénérable vieillard et l'enfant innocent !

Et pourtant, Abraham était l'élu de Dieu, et c'était le Seigneur qui infligeait l'épreuve. Tout allait donc être perdu ! Le magnifique renom de la race à venir, la promesse de la postérité d'Abraham, ce n'était là que l'éclair d'une fugitive pensée du Seigneur qu'il incombait maintenant à Abraham d'effacer. Ce fruit magnifique (Gen XII, 2) aussi vieux que la foi dans le cœur d'Abraham, et de longues années plus âgé qu'Isaac, ce fruit de la vie d'Abraham, sanctifié par la prière, mûri dans la lutte, cette bénédiction sur les lèvres du père, voici que ce fruit allait lui être ravi et perdre tout sens ; quel sens en effet revêtait le fruit de la promesse quand il fallait sacrifier Isaac !

Cette heure de tristesse et pourtant bienheureuse, où Abraham devrait dire adieu à tout ce qu'il aimait quand, soulevant une dernière fois sa tête vénérable, la face resplendissante comme celle du Seigneur, il recueillerait son âme pour donner la bénédiction, dont la vertu s'étendrait sur tout les jours d'Isaac, cette heure-là ne viendrait pas ! Car Abraham devait dire adieu à son fils, en demeurant lui-même ici-bas ; la mort devait les séparer mais en faisant d'Isaac sa proie. Le vieillard ne devait pas à son lit de mort étendre avec joie sa mains sur son enfant pour le bénir, mais, las de la vie, lever le bras sur lui en un geste meurtrier. Et Dieu l'éprouvait. Malheur ! Malheur au messager venu porter cette nouvelle. Qui donc avait osé se faire l'émissaire d'une telle désolation ? Mais c'était Dieu qui éprouvait Abraham.

Pourtant, Abraham crut et crut pour cette vie. Certes, si sa foi avait simplement concerné une vie à venir, il aurait sans doute aisément tout dépouillé, pour sortir d'un monde auquel il n'appartenait plus. Mais la foi d'Abraham n'était pas de cette sorte, s'il y en a de telle ; car, à vrai dire, ce n'est pas la foi, mais sa plus lointaine possibilité, qui devine son objet à l'horizon le plus reculé, quoique séparée de lui par un abîme où se démène le désespoir.

Mais Abraham avait la foi pour cette vie ; il croyait qu'il vieillirait dans le pays, honoré du peuple, béni dans sa postérité, inoubliable en Isaac, son amour le plus cher en cette vie, et qu'il embrassait avec une affection bien mal exprimée quand on dit qu'il accomplissait fidèlement son devoir paternel, d'ailleurs, suivant le texte : « ton fils, celui que tu aimes » (Gen XXII, 2). Jacob eut douze fils et en aima un ; Abraham n'en eut qu'un, celui qu'il aimait.

Mais Abraham crut et ne douta point ; il crut l'absurde. S'il avait douté, il aurait agi autrement ; il aurait accompli un acte grand et magnifique ; car aurait-il pu faire autre choses ? Il serait allé à la montagne de Morija, il aurait fendu le bois, allumé le bûcher, tiré le couteau – il aurait crié à Dieu : « ne méprise pas ce sacrifice ; ce n'est pas ce que je possède de meilleur, je le sais bien ; qu'est-ce en effet qu'un vieillard auprès de l'enfant de la promesse ? Mais c'est le meilleur que je puisse te donner. Fais qu'Isaac n'en sache jamais rien, afin que sa jeunesse le console. » Il se serait enfoncé le couteau dans le sein. Le monde l'aurait admiré, et son nom n'aurait pas été oublié ; mais une chose est d'être admiré, et une autre d'être l'étoile qui guide et sauve l'angoissé.

Mais Abraham crut. Il ne pria pas pour lui, pour toucher le Seigneur ; il ne s'avança en suppliant que lorsqu'un juste châtiment descendit sur Sodome et Gomorrhe.

Nous lisons (Gen XXII, 1) dans l'Ecriture : « et Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit : Abraham, Abraham, où es-tu ? Et Abraham répondit : me voici ! » Toi, à qui mon discours s'adresse, en as-tu fait autant ? Quand tu as vu venir de loin les coups du sort, n'as-tu pas dit aux montagnes : « cachez-moi » (Luc XXIII, 30) et aux coteaux : « tombez sur moi ! » Ou, si tu fus plus fort, ton pied ne s'est-il pas avancé bien lentement sur la bonne voie, n'as-tu pas soupiré après les vieux sentiers ? Et, quand l'appel a retenti, as-tu gardé le silence, as-tu répondu, tout bas, peut-être, en un murmure ? Abraham, lui, ne répondit pas ainsi ; avec joie et courage, plein de confiance et à pleine voix, il dit : « me voici ! »

Nous lisons encore (Gen XXII, 3) : « et Abraham se leva de bon matin. » Il se pressa comme pour une fête, et de bon matin il fut à l'endroit désigné, sur la montage de Morija. Il ne dit rien à Sara, rien à Eliézer : qui d'ailleurs pouvait le comprendre ? Et la tentation, de par sa nature, ne lui avait-elle pas imposé le vœu du silence ?

« Il fendit le bois, il lia Isaac, il alluma le bûcher, il tira le couteau. »

Mon cher auditeur ! Bien des pères ont cru perdre en leur enfant leur plus précieux trésor au monde, et être dépouillés de toute espérance à venir ; mais aucun fils n'a été l'enfant de la promesse au sens où Isaac le fut pour Abraham. Bien des pères ont perdu leur enfant, mais il leur fut pris par la main de Dieu, par l'insondable et immuable volonté du Tout-puissant. Tout autre est le cas d'Abraham. Une plus lourde épreuve lui était réservée, et le sort d'Isaac se trouva dans la main d'Abraham tenant le couteau. Telle était la situation du vieillard devant son unique espérance !
Mais il ne douta point, il ne regarda point d'un œil angoissé à droite ou à gauche, il ne fatigua point le ciel de ses prières. Donc le Tout-puissant l'éprouvait, il le savait, et il savait que ce sacrifice était le plus lourd qu'on pût lui demander ; mais il savait aussi que nul sacrifice n'est trop lourd quand Dieu le demande – et il tira le couteau.

Qui donna la force au bras d'Abraham, qui tint sa droite levée et l'empêcha de retomber, impuissante ? Le spectateur de cette scène en est paralysé. Qui donna la force à l'âme d'Abraham et empêcha ses yeux de s'enténébrer au point de ne voir ni Isaac ni le bélier ? Le spectateur de cette scène en devient aveugle. - Et pourtant, sans doute, rare est l'homme qui en devient aveugle et paralysé, et plus rare encore, l'homme qui raconte dignement ce qui s'est passé. Nous le savons tous: ce n'était qu'une épreuve.

Si Abraham avait douté sur la montagne de Morija, s'il avait regardé autour de lui dans l'irrésolution, si, en tirant le couteau, il avait par hasard aperçu le bélier, si Dieu avait permis de le sacrifier à la place d'Isaac - alors il serait revenu chez lui, tout resté comme avant; il aurait eu Sara près de lui, il aurait conservé Isaac, et pourtant, quel changement ! Car sa retraite aurait été une fuite, son salut un hasard, sa récompense une confusion et son avenir peut-être la perdition. Alors, il n'aurait témoigné ni de sa foi, ni de la grâce de Dieu, mais il aurait montré combien il est terrible de gravir la montagne de Morija. Alors, Abraham n'aurait pas été oublié, ni la montagne de Morija. Elle aurait été citée non comme l'Ararat où l'arche s'arrêta, mais comme un lieu d'effroi: "c'est là", eût-on dit, "qu'Abraham a douté".

Abraham, père vénérable ! Quand tu revins chez toi de Morija, tu n'eus aucunement besoin d'un panégyrique pour te consoler d'une perte; car, n'est-ce pas, tu avais tout gagné, et gardé Isaac ? Désormais, le Seigneur ne te le prit plus et l'on te vit joyeux à table avec ton fils dans ta demeure, comme là-haut pour l'éternité.

Abraham, père vénérable ! Des milliers d'années se sont écoulées depuis ces jours, mais tu n'as pas besoin d'un admirateur attardé pour arracher par son amour ta mémoire aux puissances de l'oubli; car toute langue te rappelle - et pourtant tu récompenses qui t'aime plus magnifiquement que personne; tu le rends là-haut bienheureux en ton sein, et tu captives ici bas son regard et son cœur par le prodige de ton action.

Abraham, père vénérable ! Second père du genre humain ! Toi qui le premier as éprouvé et manifesté cette prodigieuse passion qui dédaigne la lutte terrible contre la fureur des éléments et les forces de la création pour combattre avec Dieu, toi qui le premier as ressenti cette passion sublime, expression sacrée, humble et pure, de la divine frénésie, toi qui as fait l'admiration de païens, pardonne à celui qui a voulu parler à ta louange, s'il s'est mal acquitté de sa tâche. Il a parlé humblement, selon le désir de son cœur; il a parlé brièvement, comme il convenait; mais il n'oubliera jamais qu'il t'a fallu cent ans pour recevoir contre toute attente le fils de la vieillesse et que tu as dû tirer le couteau pour garder Isaac; il n'oubliera jamais qu'à cent trente ans, tu n'étais pas allé plus loin que la foi




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Scandale et renoncement

Message par etienne lorant » mer. 13 mars 2019, 10:51

Lecture du livre du prophète Jonas
La parole du Seigneur fut adressée à Jonas: « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant  « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive.Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ?Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.



PSAUME
(50 (51),
R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise: elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive;il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération,et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

– Cy Aelf Paris

Ces dernières semaines le Pape François a jeter un pavé dans la mare en faisant éclater le scandale de la pédophilie dans l'Eglise et celui des couples prêtres et religieuses. Pour ce "avé dans la mare", nous pouvons du moins nous remercier le Pape d'avoir ouvert ces plaies qui jette le discrédit sur le message évangélique. Comment donc peut-on prêcher la chasteté, la pureté et dans le même temps se livrer à ce que l'on dénonce en "chaire de vérité" tout en pratiquant des unions illégitimes ?

Cette plaie ouverte sera cicatrisée par le feu - mieux vaut cela qu'un surcroît d'hypocrisie. En effet, les les habitants de Ninive, dès la première annonce du châtiment, ils se repentirent à l'annonce du châtiment se repentirent et proclamèrent un jeune sans condition. Ils ont reconnu le mal à l'oeuvre - et ils l'on rejeté.

Se renoncer, renoncer à soi-même, tel est le remède. La nécessité de rompre avec la tabagie me fut révélée à l'époque où j'ai commencé d'étudier la théologie. Il n'y avait pas seulement une étude de textes, il y avait un exercice spirituel qui consistait à renonce à des tentations, en signe de réelle conversion. J'ai donc entrepris de cesser de fumer - or, j'en étais pratiquement à croire que toutes mes bonnes idées provenaient de la nicotine de mon tabac ! Mais, curieusement, le troisième jour, au moment de "craquer", une Joie énorme, soudaine, fantastique m'a inondé
avec une puissance extraordinaire - et j'ai bien cessé de fumer: le treize mai 2004, en début d'après midi...


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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message par Carolus » mar. 12 mars 2019, 17:35

etienne lorant :
La prière du Notre Père n'est guère destinée à soumettre nos demandes, mais bien à les faire entrer dans le dessein de Dieu sur nous.
Vous avez raison, cher Etienne. :oui:
CEC 2632 La demande chrétienne est centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient, conformément à l’enseignement de Jésus (cf. Mt 6, 10).
Notre " demande chrétienne " doit être " centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient " (CEC 2632).
Mt 6, 9-10 Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Que SA VOLONTE soit faite et non pas la mienne !

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