Crise des vocations

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Re: Crise des vocations

par Solene111 » lun. 09 sept. 2019, 22:17

Kerygme a écrit :
lun. 01 juil. 2019, 9:00
(…) Posons nous la question autrement : "Et nous, combien de fils ou de filles avons nous donnés à l'Eglise ?" N'y a t'il pas un côté assez égoïste de penser que ce sont les autres qui doivent donner leurs enfants ? (…)
Donner leurs enfants? On ne donne pas son enfant, il ne nous appartient pas, il a son propre libre arbitre. On ne peut parler qu'en son propre nom.

Re: Crise des vocations

par Kerygme » mer. 03 juil. 2019, 9:45

Bonjour Laudamuste,


Je suis assez d'accord sur le constat général mais je ne crois pas que cela change sur l'origine de la crise des vocations.
Il y a certes crise de l'Eglise, car il y a avant tout crise des Eglises familiales ... les premières cellules d'Eglise. Et ce sont celles-ci qui vont offrir non seulement les vocations (sacerdotales, religieuses, laïques) mais aussi les croyants de demain.

Je vous rejoints donc sur le fruit de la crise mais qui ne se situerait pas qu'au niveau institutionnel. Selon mon avis propre, ce serait faire abstraction des bases du problème et donc ne pas le jauger dans son ensemble.

Je ne vais pas parler chiffres car je ne connais que ceux de mon diocèse et que nous avons cette spécificité à l'Alsace-Moselle qu'est le Concordat. Il n'est donc pas forcément représentatif car dans une certaine mesure assez privilégié.

Le seul constat que je peux faire c'est que les vocations sacerdotales semblent plus nombreuses chez certains catholiques. Je citerai l'IBP car en communion avec le Saint Siège, mais c'est aussi valable pour des communautés charismatiques telles que la communauté de l'Emmanuel. Par contre un vrai problème pour le clergé séculier diocésain.

Habitant en Alsace je fais le même constat que vous concernant nos voisins protestants, tout particulièrement les luthériens. Ils me semblent à l'agonie alors que les évangéliques semblent se porter particulièrement bien.

Et en effet, la France est redevenue une terre de mission. Une (re)évangélisation qui semble notamment nous revenir des terres sur lesquelles la France a envoyé des missionnaires pendant des siècles.
Si je veux faire une analogie, je prendrai celle de la fonte des glaces jusqu'en 2014. On a pleuré pendant 40 ans sur la fonte de la banquise arctique et on en a oublié l'augmentation de la banquise antarctique.

Christ veille sur Son Eglise.


Cordialement.

Re: Crise des vocations

par LaudamusTe » mar. 02 juil. 2019, 22:05

Bonsoir à tous,

Kerygme, il me semble que nous sommes déjà largement de nouveau en terre de mission, païenne, où même le christianisme de culture, au demeurant déplorable pour un catholique sincère, s'estompe lui aussi radicalement. La pratique dominicale, loin d'ailleurs d'être un gage d'une vie un tant soi peu chrétienne (j'entends par là, où la prière est quotidienne, les lois de Dieu et de l'Église prisent au sérieux), s'effondre chaque année un peu plus. Dans les années 60, si je me souviens de ce très intéressant livre Comment notre monde a cessé d'être chrétien, on tournait encore à environ 25% de la population adulte à la messe chaque dimanche, aujourd'hui, c'est plutôt 2-3%.

La crise des vocations est somme toute simple à comprendre : elle est principalement le fruit de la crise de l'Église, et du rapport des Occidentaux avec le domaine spirituel, leur histoire et leurs Églises. En effet, les protestants traditionnels, malgré leurs tentatives "d'ouverture", "femmes ordonnées" et autres mensonges au sujet de l'homosexualité, constatent eux aussi une désertion de masse.

Il est certain que l'Église, et nous autres fidèles, par notre tiédeur, notre lâcheté, n'arrangeons certainement rien. Que faire ? Sursum corda ! mais je crains que le relèvement ne puisse se passer d'une liturgie édifiante, noble, où le silence a sa place, pour rencontrer le Très-Haut, et non pas ces autocélébrations vulgaires, bruyantes, inutilement festives et conviviales, qui ne font qu'occulter la réalité du Sacrifice non-sanglant et dérangent la prière plus qu'elles ne l'élèvent. Lex orandi, lex credendi.

Re: Crise des vocations

par Kerygme » lun. 01 juil. 2019, 9:00

Bonjour à toutes et à tous,
Briscard a écrit :
dim. 30 juin 2019, 17:25
Les évêques sont inquiets et en parlent à chacune de leurs conférences à Lourdes. Ils ne voient pas la solution...Y en a-t-il une d'ailleurs ?
Posons nous la question autrement : "Et nous, combien de fils ou de filles avons nous donnés à l'Eglise ?"
N'y a t'il pas un côté assez égoïste de penser que ce sont les autres qui doivent donner leurs enfants ?

Il est souvent facile de se tourner vers les autres en se lamentant sur l'état des vocations, d'attendre des évêques ces solutions. Mais ils pourront en trouver dix par jour si nous n'avons pas su faire naître de vocation(s) dans nos familles alors personne ne sonnera aux portes des séminaires.
Alors comment avons nous transmis notre foi ? Qu'en est-il au sein des premières Eglises que sont nos cellules familiales ?

Il me suffit de regarder le comportement des croyants au sein de ma propre paroisse pour comprendre que si une vocation naissait dans le coeur de quelqu'un, elle pourrait être étouffée rapidement (lutte de pouvoir, identification des personnes à la mission plutôt qu'au service, remise en question des clercs par les laïcs tant sur la liturgie que dans les choses banales du quotidien, ingratitude ...).
J'ai conscience que je fais un constat terrible, mais la plus grande source d'étouffement des vocations sont les paroissiens.

L'année dernière, au cours de ma propre vocation, je me suis maintes fois interrogé sur ce point là. S'il n'y avait pas un amour fort pour le Christ, et un appel puissant de Sa part, je pense que j'aurais jeté l'éponge. Et aucune personne n'aurait jamais su à quel point son attitude aurait participé à ce désengagement (obligation de discrétion en période de discernement).

En bref, des croyants mais avec des attitudes et des exigences de consommateurs à l'égard de l'Eglise locale.
Je pense que le coeur du problème est là !

Avant même d'accuser le laïcisme de la société tournons notre regard vers nous, sinon nous n'identifierons pas la source du problème.

J'invite d'ailleurs à (re)lire "Evangeli Gaudium" et tout particulièrement le chapitre 2,II sur les tentations des agents pastoraux. Il m'a été d'un grand secours et je trouve que le pape François est très clairvoyant sur les problèmes dont nous parlons.

Concernant les chiffres, ils sont affligeants. pour mon diocèse, 1 ordination sacerdotale ce week-end et pour la première fois dans son histoire, aucune l'année dernière ! Les gens semblent comblés par cette ordination alors qu'ils ne regardent pas la réalité : la perte de 250 prêtres (25% des effectifs pour le second diocèse de France) dans les 4 prochaines années ... pour 8 séminaristes.
Et quelle chance d'être une région concordataire, où les prêtres sont salariés par l'Etat, avec une université de théologie dont les équivalences sont reconnues et qui attirent des vagues de prêtres étrangers qui renforcent nos paroisses.
je n'ose imaginer les régions moins bien dotées.

Ce n'est que mon avis très personnel, mais il se pourrait qu'on risque de revenir à l'époque païenne. Les prêtres seront sur les grandes villes et les diacres permanents seront envoyés aux périphéries pour offrir les hosties consacrées et assurer la liturgie de la Parole. Voir les laïcs eux-mêmes qu'on forme déjà car les vocations diaconales ne sont pas si nombreuses que cela (8 ordinations en moyenne tous les deux ans en Alsace).


Cordialement.

Re: Crise des vocations

par nano » dim. 30 juin 2019, 23:05

Briscard a écrit :
dim. 30 juin 2019, 17:25
D'accord, il y a 130 ordinations mais seulement à peine plus de la moitié (78 soit environ une septantaine) seulement ira dans les paroisses
Non c'est plus. Les prêtres de l'Emmanuel ou de la communauté St Martin, par exemple, iront dans les paroisses aussi. Une partie des 30 religieux ira également dans des communautés plus ou moins investies dans les diocèses qui les accueillent (je pense aux St Jean, qui sont en charge de paroisses aussi). De même dans les communautés traditionalistes d'ailleurs.

Ce qui ne doit pas cacher que le chiffre est bas.

Le calcul est vite fait : il faut 6 ans pour former un prêtre, en supposant une pyramide des âges homogène (optimiste), une durée de service de l'ordre de 40 ans, il faudrait une ordination par an pour maintenir un effectif d'une quarantaine de prêtres. Notre diocèse compte environ 180 prêtres, ce qui n'est déjà pas pléthorique, il faudrait donc 4 à 5 ordinations par an. L'an dernier c'était trois, cette année pas de nouveau prêtre , uniquement deux diacres qui, si Dieu le veut, devraient être ordonnés prêtres l'an prochain et l'an prochain. Soit 5, mais en trois ans ... J'en entends se rassurer en disant que le nombre de prêtres suit le nombre de fidèles, et que le ratio prêtres/fidèles est meilleur qu'avant le Concile, je ne crois pas que ce soit une bonne nouvelle.
Briscard a écrit :
dim. 30 juin 2019, 17:25
Les évêques sont inquiets et en parlent à chacune de leurs conférences à Lourdes. Ils ne voient pas la solution...Y en a-t-il une d'ailleurs ?
Oui bien sûr. D'aucuns vous diront "donner plus de mission aux laïcs, pour que le manque de prêtres se sente de moins en moins" ou "élargir les conditions d'accès à la prêtrise (jusqu'aux femmes homosexuelles divorcées-remariées)"
Cà et là, on entendra "mais pourquoi s'enquiquiner, les Africains et les Polonais vont venir en nombre nous ré-évangéliser, attendons sans rien faire"
D'autres vous diront "faire encore plus de langues de buis, de semaines de prières, de réunions, de commissions, de groupes de travail autour des vocations"
D'autres encore "mieux entourer les jeunes hommes pour qu'ils soient disposés à entendre l'appel que le Seigneur leur fait", à commencer par une solide transmission de la Foi, un réel accompagnement, un questionnement qui confinerait à l'interpellation
Et notre cher ChristianK ne devrait pas tarder à rappliquer en criant "feeeermetuuuuure" ;)

Des aînés, dans l'âge et dans la foi, m'ont confié qu"à l'époque", à Vêpres le dimanche, on disait
Seigneur, donnez-nous des prêtres
Seigneur, donnez-nous de saints prêtres
Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres

et ça marchait ... depuis, je le rajoute à la fin de chacun de mes -trop peux nombreux, sans doute- temps de prière.

En plus de ça, j'ai dans le cœur que chaque paroisse, chaque communauté, chaque fidèle même, doit faire son introspection : combien de prêtres notre merveilleux doyenné s'est-il donné, ces 15, 20, 30 dernières années ? Qu'a fait notre si belle communauté paroissiale pour ça ? De tous les enfants que j'ai vu passer en 20 ans de catéchisme / liturgie / scoutisme / aumônerie / groupes divers et variés / etc. , combien on donné leur vie pour Dieu au service de son peuple ? Ne me suis-je pas, moi même, un peu bouché les oreilles quand le Seigneur m'appelait, préférant la voie apparemment plus facile du mariage ? Dans beaucoup de cas, pas besoin de réfléchir longtemps, la réponse, est "heuuuu.......".

Seigneur, donnez-nous des prêtres
Seigneur, donnez-nous de saints prêtres
Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres

Re: Crise des vocations

par Foxy » dim. 30 juin 2019, 21:44

Briscard a écrit :
dim. 30 juin 2019, 17:25
D'accord, il y a 130 ordinations mais seulement à peine plus de la moitié (78 soit environ une septantaine) seulement ira dans les paroisses où il y a un manque désespérant de prêtres sachant que la moitié d'entre eux ont plus de 70 ans. C'est là où le bat blesse car les évêchés sont contraints de faire venir des prêtres d'Afrique ou de l'Europe centrale [...]

Les évêques sont inquiets et en parlent à chacune de leurs conférences à Lourdes. Ils ne voient pas la solution...Y en a-t-il une d'ailleurs ?
Il y a de plus en plus de religieux qui sont détachés pour les paroisses.

Quant aux prêtres africains, c'est vrai mais certains font aussi leurs études en France et ce n'est pas d'aujourd'hui, déjà dans les années 60, c'était déjà ainsi.

Crise des vocations

par Briscard » dim. 30 juin 2019, 17:25

D'accord, il y a 130 ordinations mais seulement à peine plus de la moitié (78 soit environ une septantaine) seulement ira dans les paroisses où il y a un manque désespérant de prêtres sachant que la moitié d'entre eux ont plus de 70 ans. C'est là où le bat blesse car les évêchés sont contraints de faire venir des prêtres d'Afrique ou de l'Europe centrale [...]

Les évêques sont inquiets et en parlent à chacune de leurs conférences à Lourdes. Ils ne voient pas la solution...Y en a-t-il une d'ailleurs ?

Crise des vocations

par Foxy » sam. 29 juin 2019, 19:14

Briscard a écrit :
sam. 29 juin 2019, 14:05
C'est le week end des ordinations. Et comme les années précédentes, c'est la Bérézina.

70 prêtres environ iront dans les diocèses alors qu'il y a un manque criant de religieux. Les autres choisissent les communautés nouvelles comme l'Emmanuel ou les monastères ou la mouvance tradi.

Ce manque est lié bien sûr à la crise des baptêmes de moins en moins nombreux. Quant au choix du point de chute il montre que les jeunes ne sont pas tentés par la vie difficile des curés de paroisse (comme les jeunes médecins, ils préfèrent les 35 heures et une vie plus pépère).

J'ai peur que l'Église ne soit mal partie...?
Je ne sais pas où vous êtes allé chercher le nombre d'ordinations ? car la new de l'Eglise Catholique dit ceci :
126 prêtres ordonnés en 2019
…..
Pour l’année 2019, 96 prêtres seront ordonnés (78 diocésains et 18 issus d’une communauté non religieuse) auxquels s’ajoutent 30 prêtres religieux.
https://eglise.catholique.fr/espace-pre ... nnes-2019/

Crise des vocations

par Briscard » sam. 29 juin 2019, 14:05

C'est le week end des ordinations. Et comme les années précédentes, c'est la Bérézina.

70 prêtres environ iront dans les diocèses alors qu'il y a un manque criant de religieux. Les autres choisissent les communautés nouvelles comme l'Emmanuel ou les monastères ou la mouvance tradi.

Ce manque est lié bien sûr à la crise des baptêmes de moins en moins nombreux. Quant au choix du point de chute il montre que les jeunes ne sont pas tentés par la vie difficile des curés de paroisse (comme les jeunes médecins, ils préfèrent les 35 heures et une vie plus pépère).

J'ai peur que l'Église ne soit mal partie...?

Re: Crise des vocations

par Kerygme » ven. 31 mai 2019, 11:32

Bonjour à toutes et à tous,


Le problème des vocations est bien réel mais il ne faut pas se précipiter dans des solutions immédiates qui risqueraient d'être des boîtes de Pandore; le temps de l'Église n'est pas le nôtre ! N'oublions pas que l'Église est Corps du Christ, elle ne nous appartient pas, mais c'est nous qui lui appartenons, c'est à nous de nous convertir et non l'inverse.

La problématique du mariage des prêtres est souvent un fantasme laïc qui semble être une solution immédiate aux vocations sacerdotales.
Étonnament, prêtres ou séminaristes ne semblent pas avoir droit au chapitre. Pourtant le séminaire est chemin de discernement d'environ 7 ans pendant lequel chaque futur prêtre a le moyen de peser le pour et le contre concernant cet état de vie. L'Église bienveillante accepte également qu'un prêtre puisse ne pas persévérer.

Un prêtre peut quitter le sacerdoce pour se marier, j'en connais deux dans mon entourage et je citerai Jean Witt, ancien prêtre dominicain, qui offre un témoignage magnifique dans ses livres "La plume du silence" ou "A l'écoute de ton visage" sur cette autre vocation qu'est le mariage. Son ancien état sacerdotale y ajoute une puissance lumineuse. Pour le reste c'est à Dieu de juger, pas à nous.

Ne serait-il pas plus humble d'aborder le problème autrement ? Que veut le Seigneur pour l'Église ? Sommes nous suffisamment éclairés pour vouloir prendre la place de l'époux et prétendre détenir les réponses à Sa place ?

Acceptons et remercions Dieu de répondre à ce manque en nous envoyant des prêtres d'autres horizons. Qu'a t-il à nous dire à travers cela ? N'avons nous pas ou, pire encore, n'acceptons nous pas d'être (re)évangélisés ? Avons nous pour vocation à nous replier dans nos églises-bâtiments ou à en sortir pour revivre les réalités des Évangiles ? Et si la crise des vocations était voulue pour cela ?

Autant de questions qui me font méditer sur ces propos du pape François : "Le Seigneur est en train de purifier son Église" (nlda : cela ne vaut peut être pas que pour la pédophilie).

Alors dans une réflexion qui n'engage que moi, ne sommes nous pas voués à travers cette crise des vocations à redécouvrir ce que vivait autrefois l'Église au travers de ce qu'elle nommait les païens : une (re)évangélisation qui (re)partirait des villes (par manque de prêtres) ?
Ne peut-on voir au travers des vocations diaconales une réponse à la présence de l'Église aux futures périphéries, mais aussi à une vie maritale d'hommes consacrés en son sein ?

Ma réflexion a été récemment éclairée, du moins je l'espère, par l'édifiante lecture sur la vie de saint Rémi et sur la vocation de la France, si elle restait fidèle à Dieu et à l'Église. Voici un extrait que j'ai selectionné :
Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n'ai jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n'a jamais été réduit à servir d'autre Peuples. C'est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): "Si mes Fils abandonnent ma loi; s'ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s'ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; mais je n'éloignerai jamais de ce peuple ma Miséricorde".

Tiré de la "Patrologia Latina" de l'abbé Migne (prêtre et éditeur), tome 125, p. 1168.

Seul le Christ est sauveur, faisons Lui confiance.

Cordialement.

Re: Crise des vocations

par ChristianK » jeu. 30 mai 2019, 20:39

St Fiacre a écrit :
mar. 13 oct. 2015, 16:28
Je ne veux pas faire polémique... C'est juste que ça me traverse l'esprit, mais peut être que si on enlevait le célibat forcé des prêtres, il y en aurait plus. Non? :incertain:
Cela dépend. Si la surabondance proportionnelle de vocations (15-20 fois plus) tradies vient d'une fermeture au monde suffisante, et si la cause du mariage des prêtres est liée aux pressions mondaines ou à une ouverture aux mondains, le mariage des prêtres fera chuter les vocations encore plus, par manque de fermeture.

Re: Crise des vocations

par Archidiacre » lun. 20 mai 2019, 14:26

Socrate d'Aquin a écrit :
sam. 18 mai 2019, 23:01
St Fiacre a écrit :
mar. 13 oct. 2015, 16:28
Je ne veux pas faire polémique... C'est juste que ça me traverse l'esprit, mais peut être que si on enlevait le célibat forcé des prêtres, il y en aurait plus. Non? :incertain:
Le problème des vocations existe aussi là où le célibat est facultatif (orthodoxes, anglicans, luthériens...).
Et puis il y a à présent l'alternative des diacres permanents dont le nombre a augmenté stablement, même si j'ignore si c'est lié au mariage.

Re: Crise des vocations

par Carhaix » lun. 20 mai 2019, 1:49

Deomai a écrit :
lun. 15 avr. 2019, 15:41
Effectivement cher Briscard,
En même temps il nous faut bien des prêtres pour célébrer !
À un moment donné, il faut peut-être assumer l'absence de vocations.

Re: Crise des vocations

par Socrate d'Aquin » sam. 18 mai 2019, 23:01

St Fiacre a écrit :
mar. 13 oct. 2015, 16:28
Je ne veux pas faire polémique... C'est juste que ça me traverse l'esprit, mais peut être que si on enlevait le célibat forcé des prêtres, il y en aurait plus. Non? :incertain:
Le problème des vocations existe aussi là où le célibat est facultatif (orthodoxes, anglicans, luthériens...).

Re: Crise des vocations

par Briscard » ven. 19 avr. 2019, 11:28

Deomai a écrit :
lun. 15 avr. 2019, 15:41
Effectivement cher Briscard,
En même temps il nous faut bien des prêtres pour célébrer !
Bien sûr, mais ils n'existent plus en France, les jeunes ne recevant plus de leurs parents la culture de la foi par une présence dominicale à la messe, et à l'adolescence les communions et confirmation traditionnelles d'autrefois !

Vous savez la foi religieuse est une question essentiellement familiale par la transmission. Quand celle-ci disparaît, eh bien, c'est fini...C'est ce qui se passe depuis une bonne quarantaine d'années en occident et notamment en France...

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