Sur l'origine du mal

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Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » ven. 12 janv. 2018, 21:37

Pour Dieu nos défauts relève nos qualités ! :)

Re: Sur l'origine du mal

Message par Trinité » ven. 12 janv. 2018, 20:07



Mais vous allez me dire : Pourquoi tant de différence ?
Je vous répondrais tout simplement que c’est par ce que Dieu nous veut tous « unique » !

Nous sommes tous le produit de nos défaut !
Sans doute !

On peut espérer que nous seront jugés suivant" nos talents"(voir parabole) à cet égard il y a d'énormes différences!

Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » ven. 12 janv. 2018, 17:45

Trinité,
Je dirais que le trouble obsessionnel et compulsif prend le pas sur la conscience.
Le désir que l’on ressent nous pousse à vouloir reproduire le plaisir que nous avons vécu.
En fait l’inhibition provient du ressenti en l’âme, et s’imprègne dans le cerveau ensuite.

N'est ce pas le contraire?
« J’ai envie de toucher la flamme qui m’attire, ne connaissant pas le résulta je commet l’acte, je me brûle, je suis averti de ne pas recommencer. »

Dans le cas d’une correction reçu après une bêtise, la correction qui est inhibitrice, est vécu avant que le cheminement ne ce face dans les méandres du cerveau.
Cela c'est le language "psy" je n'en suis pas convaincu!
Pourtant nos raisonnement son aussi le produit de notre psychologie.
Nous sommes le fruit d’une histoire, mais nous ne tombons pas tous du même arbre, certain on connu la grêle, d’autre un temps radieux.
Mais il y a une chose commune à tous, nous péchons par plaisir, et ce plaisir doit être punit quand il est délictueux. Si vous n’êtes pas punis quand vous faite le mal, si rien ne vient corriger le défaut, vous recommencer, car vous vous sentez à l’abris. Ce qu’il y a d’important ce sont les valeurs que l’on nous a inculquer et la façon dont elles sont assimilés, le respect de la liberté d’autrui en est une grande, quand elle est comprise elle permet de ne pas imposé sa volonté à l’autre, de le laissé vivre lui aussi.
Mais on peut penser que nous ne soyons pas tous créés avec les mêmes aptitudes, face aux contingences de la vie, nous sommes le produit de notre individualité, et nous y sommes soumis. Nous réagissons donc tous différemment devant un même événement et cela malgré le fait que nous ayons la même éducation, dans le cas de jumeaux par exemple. Si Dieu le fait comme ça, c'est par ce que nous avons tous des épreuves différentes à vivre en vue de notre progression, jusqu'à accomplissement de notre perfection, et notre union avec Lui.

C'est là qu'intervient mon questionnement!

Pouquoi tant de différences ? Ces toubles obsessionnels et incontrôlables sont tellement dramatiques!
En fait, nous ne sommes pas tous sur un même pied d’égalité face à la sagesse.
Dans Job 28-28 il y est dit : La crainte du seigneur, c’est la sagesse. S’écarter du mal, c’est l’intelligence.
La sagesse se compose de la conscience de soi et des autres, de la justice, la prudence et de la tempérance, elle s’appuie sur la raison donc la connaissance du bien et du mal, elle se renforce avec l’age par l’apprentissage.

Mais revenons à l’origine, la faute fut commise par nos premiers parents, ils ont désobéis, poussé par le mensonge de Satan. Ils n’ont fait confiance qu’à leur jugement sans connaître les valeurs de bien et de mal, comme le petit enfant quand il est insensé. Ne reproduisons nous pas aussi la faute première pour assouvir notre plaisir, nous mentant à nous même, en niant l’avertissement donner par les plus grands ?
Adam et Ève ont été corrigés, mais le somme nous à chaque fois que nous le méritons, devenons nous sage avec le temps ?!

Mais vous allez me dire : Pourquoi tant de différence ?
Je vous répondrais tout simplement que c’est par ce que Dieu nous veut tous « unique » !

Nous sommes tous le produit de nos défaut !

Re: Sur l'origine du mal

Message par Trinité » ven. 12 janv. 2018, 1:15



. Dans la seconde, c'est la perte ou la diminution d'une fonction dont la conscience, ou une culpabilité inconsciente, interdit l'exercice. Elle est souvent liée, plus ou moins directement, à la sexualité.

Je dirais que le trouble obsessionnel et compulsif prends le pas sur la conscience

Nous avons des représentations de certains actes défendus que l’on garde en mémoire. Quand il apporte du plaisir, nous avons alors un désir de les reproduire, malgré l’interdit, en soi comme fantasme, ou extérieurement. Le passage à l’acte, non virtuel, dépend du fait qu’il y est obsession, et d’un besoin compulsif.
La transgression d’un interdit donne une impression de puissance et de pouvoir, dans le dépassement d’une limite autorisé, on trouve une certaine liberté et donc de plaisir, en commettant un acte délictueux.
Le fruit que l’on a volé sur l’arbre est meilleur que celui que l’on nous donne, car il a le goût du délit.

C'est évident!

Certain n’ose pas commettre ce délit par peur de se faire punir, il y a inhibition des pensées, on ce défend à soi même de mal faire, par peur de se faire mal, ou de se faire punir. L’inhibition provient des règles qui sont inculquées, depuis le stade du nourrisson et cela jusqu’à la fin de la vie, et de la façon dont elles sont comprises.

Cela c'est le language "psy" je n'en suis pas convaincu!

En fait l’inhibition provient du ressenti en l’âme, et s’imprègne dans le cerveau ensuite.

N'est ce pas le contraire?

Mais on peut penser que nous ne soyons pas tous créés avec les mêmes aptitudes, face aux contingences de la vie, nous sommes le produit de notre individualité, et nous y sommes soumis. Nous réagissons donc tous différemment devant un même événement et cela malgré le fait que nous ayons la même éducation, dans le cas de jumeaux par exemple. Si Dieu le fait comme ça, c'est par ce que nous avons tous des épreuves différentes à vivre en vue de notre progression, jusqu'à accomplissement de notre perfection, et notre union avec Lui.

C'est là qu'intervient mon questionnement!

Pouquoi tant de différences ? Ces toubles obsessionnels et incontrôlables sont tellement dramatiques!

Mais certaine altération peuvent dénaturé le psychisme, comme l’usage de substance (alcool, drogue, médicament), ou problème neurologique, il s’en suit alors une inhibition plus prononcé, ou au contraire une désinhibition.

En l'occurrence ,j'aurais tendance à être plus indulgent avec ces personnes ,puisque c'est le fait de leur état qu'elles en arrive à ces problèmes!

Ps:
Excusez moi ,je n'ai jamais été capable de mettre en page un dialogue sur le site!
C'est pas faute d'explications pourtant! :D

Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » jeu. 11 janv. 2018, 20:22

Trinité,

Voici ma réponse.

Inhibition : Selon que l'on se réfère à la psychiatrie ou à la psychanalyse, on trouve deux définitions un peu différentes de l'inhibition. Dans la première, l'inhibition est le blocage, involontaire et souvent douloureux, de l'activation émotionnelle, avec perte de réactions ou d'initiatives. Dans la seconde, c'est la perte ou la diminution d'une fonction dont la conscience, ou une culpabilité inconsciente, interdit l'exercice. Elle est souvent liée, plus ou moins directement, à la sexualité.

Nous avons des représentations de certains actes défendus que l’on garde en mémoire. Quand il apporte du plaisir, nous avons alors un désir de les reproduire, malgré l’interdit, en soi comme fantasme, ou extérieurement. Le passage à l’acte, non virtuel, dépend du fait qu’il y est obsession, et d’un besoin compulsif.
La transgression d’un interdit donne une impression de puissance et de pouvoir, dans le dépassement d’une limite autorisé, on trouve une certaine liberté et donc de plaisir, en commettant un acte délictueux.
Le fruit que l’on a volé sur l’arbre est meilleur que celui que l’on nous donne, car il a le goût du délit.

Certain n’ose pas commettre ce délit par peur de se faire punir, il y a inhibition des pensées, on ce défend à soi même de mal faire, par peur de se faire mal, ou de se faire punir. L’inhibition provient des règles qui sont inculquées, depuis le stade du nourrisson et cela jusqu’à la fin de la vie, et de la façon dont elles sont comprises.

En fait l’inhibition provient du ressenti en l’âme, et s’imprègne dans le cerveau ensuite.

Mais on peut penser que nous ne soyons pas tous créés avec les mêmes aptitudes, face aux contingences de la vie, nous sommes le produit de notre individualité, et nous y sommes soumis. Nous réagissons donc tous différemment devant un même événement et cela malgré le fait que nous ayons la même éducation, dans le cas de jumeaux par exemple. Si Dieu le fait comme ça, c'est par ce que nous avons tous des épreuves différentes à vivre en vue de notre progression, jusqu'à accomplissement de notre perfection, et notre union avec Lui.

Mais certaine altération peuvent dénaturé le psychisme, comme l’usage de substance (alcool, drogue, médicament), ou problème neurologique, il s’en suit alors une inhibition plus prononcé, ou au contraire une désinhibition.

En espérant vous venir en aide :)

Re: Sur l'origine du mal

Message par Trinité » jeu. 11 janv. 2018, 20:04

Trinité,

Cependant je me posais la question de la provenance du mal (par exemple) obsessionnel chez certaines personnes ,viol ,sadisme ,envie de meurtres etc... ces déviances n'atteignent pas tout le monde!
Pourquoi certains sont ils affectés de cela ,de façon bien souvent maladive et incontrôlable?

Nous débordons du thème, nous ne sommes plus dans l’origine du mal, mais dans ses conséquences. Cela ressort autant de la psychologie que de la théologie, mais je vais quand même tenter une approche, car c’est avant tout une maladie de l’âme.

D’abord il faut comprendre ce qu’est une obsession :
État psychique consistant dans la présence à l’esprit d’une préoccupation ou d’une représentation, une pensée, que la volonté ne parvient pas à écarter.

Puis une compulsion :
Désir ou besoin psychique irrésistible, considéré comme irrationnel, et qui pousse à agir afin de moins se sentir angoissé ou en détresse.

L’obsession provient d’une fissure (manque dans une solution de continuité), qui ne trouve sa finalité uniquement dans un acte réparateur, d’où la compulsion. L’obsession donne naissance à une pulsion qu’il faut absolument assouvir pour être dégagé du stress qu’elle procure.

Nos attirances ou nos répulsions proviennent de nos souvenirs et de la compréhension que nous en avons. Elles sont le résulta de notre vécu, de la sécurité ou du traumatisme que nous en avons ressenti. Nous avons besoin de reproduire ou d’éloigner l’acte qui a procuré plaisir ou souffrance, pour en avoir à nouveau la jouissance ou en être libéré.

Tout cela est le lot de notre système limbique qui développe des relations entre émotions et réponses automatique, peur, colère ou quiétude, plaisir et dépendance.
On ne peut non plus ignoré une relation entre les vices et les vertus, notre âme y est soumise, et selon moi elle imprègne le cerveau, et cela depuis sa conception.

Les exemples que vous citer provienne du désir d’imposer sa volonté à l’autre, et du plaisir qui en découle.
La déviance se produit quand nous transgressons une norme, elle devient normalité quand la volonté n’est pas réglée sur l’ordre moral établi, mais sur une moralité qui est propre à l’individu, qui provient de son éduction et de la conscience qu’il en a.
Petit exemple : Un père, qui représente l’ordre morale établi, dit à son jeune fils qu’il ne faut pas dire la vérité car cela n’apporte que des ennuis ; si le fils à déjà entendu que : « Toute vérité n’est pas bonne à dire », alors il croit son père, et devient un menteur irrépressible.

Pour qu’il y ait reproduction d’un acte il faut que cet acte procure du plaisir à celui qui le commet. Il doit être rare qu’une personne reproduise sur lui-même, ou sur autrui, un acte qui le fasse souffrir, sans ressentir la moindre récompense pour lui même.

Certain se contente de peu, et on donc besoin de moins de récompense, d’autre en son gourmand et ne peuvent se passé de cette stimulation, le démon tient son rôle, il nous pousse toujours du coté ou nous allons tomber..

Dans un nombre limité de cas, la dépendance est une maladie neurologique, qui touche un ensemble de neurorécepteur qui gère le besoin en récompense du cerveau. Normalement la personne se suffit d’une unique récompense, le plaisir naît procure de la joie, et on en reste là. Dans le cas d’une déficience des neurorécepteurs une récompense ne suffit pas, il y a non saturation, et la demande est constante.

La question à se poser c’est, est ce que le problème vient du cerveau avant de venir de l’âme, ou de l’âme avant le cerveau ? Autrement dit, le corps forme t’il l’âme, ou l’âme forme t’elle le corps ? Mais est ce bien a place d’une telle question…
Bonsoir christophe B

J'ai lu attentivement la réponse que vous avez faite à mon interrogation . Je suis entièrement en accord avec votre analyse globale.Néanmoins elle n'apporte pas de réponses au" pourquoi certaines personnes, plus que d'autres sont atteintes de ces déviances"!
J'ai l'impression que le problème vient plutôt du cerveau ,avant d'atteindre l'âme!
Malheureusement,nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne en ce qui concerne ces phénomènes!

Bonne soirée.

Re: Sur l'origine du mal

Message par TREBLA » mar. 09 janv. 2018, 23:04

Cher Christophe B,

Vous êtes un homme sincère.

Christophe B : lun. 08 janv. 2018

Dans mon raisonnement Dieu permet le péché pour atteindre la perfection. Le péché est rendu nécessaire à la l’humain, pour sa progression, ce qui est nécessaire à une chose ne peu lui être maléfique, sinon il n’y aurait que régression et pas de progression possible. Dans ce cas, le péché est bénéfique !

Donc, le mal est un bien.
Dieu n'est pas d'accord avec vous : Malheur à ceux qui appellent le mal [πονηρός =ponéros] bien (Isaïe 5, 20).
Christophe B : lun. 08 janv. 2018

Si c'est Dieu qui le dit, je m'incline.
En fait, vous vous êtes incliné.
Dernière édition par Christophe B le mar. 09 janv. 2018

Donc, le mal est un bien. (Pardon mon Dieu)
Vous avez tenu parole. Chapeau !

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Sur l'origine du mal

Message par Cinci » mar. 09 janv. 2018, 21:35

Didyme,

Au sujet de l'extrait :
C'est aussi du même livre " souffrance " de Louis Evely ?
Oui.

;)

Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » lun. 08 janv. 2018, 21:40

Si c'est Dieu qui le dit, je m'incline :oops:

Mais j'aurais aimé comprendre où mon raisonnement fait défaut ?!

Edité : Pour me répondre à moi même, je dirais que mon raisonnement est juste, sauf que le mal est le mal, le bien est le bien et que l'un ne peut être ce que l'autre est. Le chaud n'est pas le froid, le noir n'est pas le blanc !

Est ce que je vois juste ?

Re: Sur l'origine du mal

Message par TREBLA » lun. 08 janv. 2018, 18:36

Cher Christophe B,

Merci pour votre réponse très détaillée.
Christophe B : lun. 08 janv. 2018

Si on devait modifier ma réflexion, ce n’est pas par « Malin », qu’il faudrait remplacer « mal », mais par « péché », car qu’est le mal en nous, si ce n’est la péché.
[...]
Dans mon raisonnement Dieu permet le péché pour atteindre la perfection. Le péché est rendu nécessaire à la l’humain, pour sa progression, ce qui est nécessaire à une chose ne peu lui être maléfique, sinon il n’y aurait que régression et pas de progression possible. Dans ce cas, le péché est bénéfique !

Donc, le mal est un bien.
Dieu n'est pas d'accord avec vous : Malheur à ceux qui appellent le mal [πονηρός =ponéros] bien (Isaïe 5, 20).

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » lun. 08 janv. 2018, 18:05

TREBLA,

Si on devait modifier ma réflexion, ce n’est pas par « Malin », qu’il faudrait remplacer « mal », mais par « péché », car qu’est le mal en nous, si ce n’est le péché.
Le mal est-il un bien ? Le Malin est-il un bien ?
À mon sens, jamais de la vie !
Il y a quelques temps j’avais rectifié ma pensée en disant, qu’un bien pouvait provenir du mal, j’avais donné comme exemple la rédemption qui suit la crucifixion. A la lumière de mes dernières réflexions, je reviens à mon idée initiale, sans oublier ce que j’ai dit ensuite.


Dieu veut il le péché pour que le mal se fasse ? Assurément non !
Si Dieu permet le péché, ça ne peut être uniquement pour que le bien se fasse.
Cela ne veut pas dire qu’il est bien de faire le mal. Mais si Dieu ne voulait pas que le mal se fasse il l’aurait interdit.

Celui qui commet le péché fait naître en lui le repentir. Celui à qui le péché est fait voit naître en lui l’humiliation. Donc celui qui fait le mal se procure un bien à lui même, et celui à qui on le fait reçoit un bien pareillement.
D’un mal naît un bien !

Une eau pure peut elle jaillir d’une source pollué ? Non !
Il faut que la source soit elle-même aussi pure.
Pour nous, créature, ce n’est pas la même chose, nous sommes dans un model évolutif, nous devons apprendre de nos erreurs ou péché, et avec la grâce de Dieu, essayer de ne plus les commettre pour avancer vers la perfection. C’est en tombant par le péché que Dieu nous en relève en nous rendent plus fort, et permet la progression.
Dans mon raisonnement Dieu permet le péché pour atteindre la perfection. Le péché est rendu nécessaire à l’humain, pour sa progression, ce qui est nécessaire à une chose ne peu lui être maléfique, sinon il n’y aurait que régression et pas de progression possible. Dans ce cas, le péché est bénéfique !

Donc, le mal est un bien. (Pardon mon Dieu)

Re: Sur l'origine du mal

Message par Didyme » lun. 08 janv. 2018, 16:42

La question à se poser c’est, est ce que le problème vient du cerveau avant de venir de l’âme, ou de l’âme avant le cerveau ? Autrement dit, le corps forme t’il l’âme, ou l’âme forme t’elle le corps ? Mais est ce bien a place d’une telle question…
En tout cas, c'est une question intéressante. Ça me semble rester dans le sujet.

Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » lun. 08 janv. 2018, 7:26

Cinci,
C'est Dieu qui vient créer cet "appel d'air" ou cette aspiration. C'est Dieu qui veut que nous soyons "comme des dieux". Et alors le mal (sur le plan spirituel) découle de cette tension "vers le bien" qui se trouve en nous tous; tension qui s'en révèle malheureusement nuisible et déviante une fois que la créature n'accepte pas de se soumettre à la direction qui est celle de Dieu. Refuser d'accepter que ce soit l'Esprit notre guide se traduit par un "gauchissement" de la tension vers le bien. Le refus s'explique parce que pour entrer dans la dynamique de sainteté : la chose est coûteuse, peinante, mortifiante, douloureuse, mortelle pour soi.

Si le grain ne meurt ...
« 2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. 4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

Dieu ne voulait pas que leurs yeux s’ouvrent sur le péché. Il était en eux, il les guidait, il les aurait fait évoluer jusqu’à la perfection. S’il a permit que le serpent les trompes, c’est que le péché ne freinait pas son plan, c’était juste une autre voie, une autre direction, mais qui mène à Lui de toute façon. C'est de par la désobéissance que le péché est devenu nécessité.

Re: Sur l'origine du mal

Message par Christophe B » lun. 08 janv. 2018, 6:56

Trinité,

Cependant je me posais la question de la provenance du mal (par exemple) obsessionnel chez certaines personnes ,viol ,sadisme ,envie de meurtres etc... ces déviances n'atteignent pas tout le monde!
Pourquoi certains sont ils affectés de cela ,de façon bien souvent maladive et incontrôlable?

Nous débordons du thème, nous ne sommes plus dans l’origine du mal, mais dans ses conséquences. Cela ressort autant de la psychologie que de la théologie, mais je vais quand même tenter une approche, car c’est avant tout une maladie de l’âme.

D’abord il faut comprendre ce qu’est une obsession :
État psychique consistant dans la présence à l’esprit d’une préoccupation ou d’une représentation, une pensée, que la volonté ne parvient pas à écarter.

Puis une compulsion :
Désir ou besoin psychique irrésistible, considéré comme irrationnel, et qui pousse à agir afin de moins se sentir angoissé ou en détresse.

L’obsession provient d’une fissure (manque dans une solution de continuité), qui ne trouve sa finalité uniquement dans un acte réparateur, d’où la compulsion. L’obsession donne naissance à une pulsion qu’il faut absolument assouvir pour être dégagé du stress qu’elle procure.

Nos attirances ou nos répulsions proviennent de nos souvenirs et de la compréhension que nous en avons. Elles sont le résulta de notre vécu, de la sécurité ou du traumatisme que nous en avons ressenti. Nous avons besoin de reproduire ou d’éloigner l’acte qui a procuré plaisir ou souffrance, pour en avoir à nouveau la jouissance ou en être libéré.

Tout cela est le lot de notre système limbique qui développe des relations entre émotions et réponses automatique, peur, colère ou quiétude, plaisir et dépendance.
On ne peut non plus ignoré une relation entre les vices et les vertus, notre âme y est soumise, et selon moi elle imprègne le cerveau, et cela depuis sa conception.

Les exemples que vous citer provienne du désir d’imposer sa volonté à l’autre, et du plaisir qui en découle.
La déviance se produit quand nous transgressons une norme, elle devient normalité quand la volonté n’est pas réglée sur l’ordre moral établi, mais sur une moralité qui est propre à l’individu, qui provient de son éduction et de la conscience qu’il en a.
Petit exemple : Un père, qui représente l’ordre morale établi, dit à son jeune fils qu’il ne faut pas dire la vérité car cela n’apporte que des ennuis ; si le fils à déjà entendu que : « Toute vérité n’est pas bonne à dire », alors il croit son père, et devient un menteur irrépressible.

Pour qu’il y ait reproduction d’un acte il faut que cet acte procure du plaisir à celui qui le commet. Il doit être rare qu’une personne reproduise sur lui-même, ou sur autrui, un acte qui le fasse souffrir, sans ressentir la moindre récompense pour lui même.

Certain se contente de peu, et on donc besoin de moins de récompense, d’autre en son gourmand et ne peuvent se passé de cette stimulation, le démon tient son rôle, il nous pousse toujours du coté ou nous allons tomber..

Dans un nombre limité de cas, la dépendance est une maladie neurologique, qui touche un ensemble de neurorécepteur qui gère le besoin en récompense du cerveau. Normalement la personne se suffit d’une unique récompense, le plaisir naît procure de la joie, et on en reste là. Dans le cas d’une déficience des neurorécepteurs une récompense ne suffit pas, il y a non saturation, et la demande est constante.

La question à se poser c’est, est ce que le problème vient du cerveau avant de venir de l’âme, ou de l’âme avant le cerveau ? Autrement dit, le corps forme t’il l’âme, ou l’âme forme t’elle le corps ? Mais est ce bien a place d’une telle question…

Re: Sur l'origine du mal

Message par Didyme » dim. 07 janv. 2018, 20:53

Un auteur écrivait :

Dieu n'est pas "rassurant"; Dieu n'est pas entièrement rationnalisable; Dieu est génial, artiste; Dieu créateur est une puissance cosmique effrayante, démesurée, scandalisante. Il a crée un monde tumultueux, impitoyable, monstrueux, glaciaire et incandescent. Mais ce monde possédait en soi les principes de son évolution, les germes d'un discernement entre lumière et ténèbre, entre la terre et les eaux.

Dieu reste-t-il impassible et comme neutre devant l'usage de notre liberté ? Regarde-t-il du haut du ciel nos massacres, comme nous regarderions les "remous d'une fourmillière, attendant la fin pour juger les vivants et les morts ?" Mais c'est évidemment faux ! Dieu n'a voulu l'homme libre, n'a permis ce risque effrayant que parce qu'il se sentait assez fort pour lutter d'intervention avec l'homme. Pour compenser par ses initiatives d'amour, tout ce que l'homme imaginerait de mal.

Un dialogue solennel s'est engagé entre Dieu et la créature. Dieu dit : "Tu feras ce que tu voudras, mais moi, je t'avertis que chaque fois j'inventerai de quoi triompher de ton mal. Je ne t'abandonnerai jamais. Je ferai de chacune de tes fautes, d'heureuses fautes. Je te proposerai sans cesse de merveilleuses réparations de tes saccages. Tout sera plus beau que si tu n'avais jamais péché. De ta honte et de ta peine, je tire une vertu qui n'aurait pas existé si tu n'avais pas failli. Votre fameux péché originel est origine, bien plus que de vos malheurs, des merveilles que moi, Dieu, j'invente pour le réparer. Adam a mal usé de sa liberté ? Felix culpa : le Verbe s'est fait chair et il est venu demeurer parmi nous. Ève vous a perdus ? J'ai inventé Marie. Chacun de vous est tourmenté par des désirs de fruit défendu ? Chacun sera tenté et dévoré d'une soif du Dieu vivant. Ayez confiance : J'ai vaincu le mal.

Aucun de vos péchés n'est décisif. Il y aura toujours mon pardon et notre réparation. Aucune vie n'est ratée. Je vous offrirai jusqu'au bout de la recommencer d'une manière plus belle et de redevenir une nouvelle créature (II Co 5, 17). Vous êtes morts ? Je vous ressusciterai.
Merci pour cet extrait. J'aime quand on parle de Dieu de cette façon, avec une folie sans retenue, grandiose, qui suscite l'adoration.

C'est aussi du même livre " souffrance " de Louis Evely ?

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