Le magistère catholique sur l'enfer

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Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Didyme » ven. 06 déc. 2019, 16:06

Je trouve votre écoute de l'autre fort appréciable cmoi. :)

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Didyme » ven. 06 déc. 2019, 16:01

Cinci a écrit : Observation : le concile de Valence condamne explicitement les élucubrations à propos d'un salut possible de tous les hommes, tous sans exception. C'est ici que les idées de l'ex-chanteur français Michel Polnareff sont par avance condamnées.

Finalement si, il semblerait que tu aies durci ta position et que maintenant tu rejette même une espérance.
Mais je pose la question de savoir si c'est en tant que doctrine (et donc certitude, vérité de foi) que cela a été condamné ou même à l'état d'espérance.


L' amour espère tout (1 corinthiens 13:7)
L'Eglise interdirait-elle de tout espérer ?

Cinci a écrit : Observation : En somme, Dieu n'a contraint personne à être méchant. Les méchants sont méchants au final parce qu'ils l'auront bien voulu. Il n'est aucune fatalité, aucun destin aveugle pour obliger un athée à être athée, rebelle à Dieu et tout. Non, mais il entre bien une volonté personnelle de devenir tel ou telle (cf. incroyant(e); agnostique perpétuel et définitif). Il y a bien une volonté mauvaise chez certains que Dieu ne puisse pas régner sur eux.

Je pose la question : si ce "méchant" avait vécu une toute autre vie, avait vécu tout un ensemble d'événements favorables, aurait-il nécessairement fait le même choix de refuser Dieu ?

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par cmoi » ven. 06 déc. 2019, 14:36

Cinci a écrit :
jeu. 05 déc. 2019, 7:24
cmoi:
En matière de dogme chrétien, le critère de discernement restera toujours le même.
... et ce critère n'est autre que celui du discernement déjà réalisé dans l'Église, mais quand on parle de dogme justement. Du bavardage effectué entre copains sur un forum voyez-vous, il ne va pas ressortir une "lumière nouvelle" (inviteriez-nous ici André Comte Sponville pour en discuter avec Aristote et Démosthène réunis) pour venir annuler les articles du credo quand même !

Nous ferions de bien drôles de chrétiens s'il fallait nous imaginer qu'à chaque discussion s'opérant entre deux amateurs, trois profanes et un protestant dissident il faudrait alors bouleverser les données du credo ou les enseignements de l'Église.

Les ruminations bien personnelles et privées de n'importe quel théologien et y compris celles de Balthasar ne seront jamais d'un poids directeur aussi grand et déterminant pour toute l'Église universelle que les définitions conciliaires, les éléments fondamentaux du dépôt de la foi, les Écritures, la tradition interprétative suivie par les Pères de l'âge apostolique, les saints et les docteurs de l'Église. Notre ami Balthasar dans tout cela n'est ni canonisé et ni ses extrapolations les plus aventureuses non plus. Il n'est demandé nulle part dans l'Église d'aller faire profession de foi envers les inspirations d'Adrienne von Speyr ou les prospections imaginatives du grand jésuite cultivé.
Bonjour Cinci,

je tiens à confirmer d'abord qu'il est riche de lire toues vos citations qui ont dû vous demander du temps et du travail.
Je me réjouis également que Didyme y ait trouvé son miel.
C'est pourquoi je regrette que vous pensiez que du bavardage sur ce site ne puissent pas sortir de belles pépites de grâce !
Un chrétien peut se sentir en désaccord avec le dogme malgré lui, du fait d'une réflexion sincère qui n'a rien de polémique et qui porte sur des points de théologie.
Exposer ici cela, même sous forme de point de vue peu importe, peut permettre une lumière nouvelle, j'en ai la conviction, pour l'un ou l'autre.
Parce qu'il ne s'agit pas "d'annuler les articles du CREDO', mais de donner à du vin nouveau une outre neuve.
Du vin qui peut d'abord se présenter en vinaigre ou en eau pour un autre moulin, j'en conviens.

Mais ne devons-nous pas imiter le Christ, ce bon berger qui abandonna 99 brebis pour aller chercher celle qui s'est égarée?
Ce qui suppose de passer par des chemins qui ne sont pas ceux habituels, vu qu'elle n'y trouvait pas son bonheur....

Je crois qu’une argumentation solide et circonstanciée témoigne d’une foi qui peut convertir par son élan, parce qu’elle n’a pas hésité à plonger dans une eau qui n’était pas celle du baptême et s’y mouiller. Pour prouver son étanchéité, elle ne s’est pas contentée de se nettoyer et de s’essuyer. Quand bien même nous n‘en aurions pas eu jusque là l’idée, rien exploré, la charité (et non la soif de critique ou le doute), nous commande cet acte de foi qui ne nous est pas nécessaire. S’abstenir, c’est mettre Dieu à l’épreuve ! N’oublions pas que la victoire nous a été promise, et ne nous trompons pas d’adversaires…
Ceci dit, même si je ne crois pas que répéter le dogme (ici, que l’enfer existe et qu’il est habité en foule) et citer des textes qui font autorité et qui le disent, soit une bonne manière de répondre à ceux dont les objections sont recevables et qui témoignent d’une vraie recherche spirituelle - Et que cela me semble au contraire en affaiblir l’autorité - je reconnais que vos interventions sont précieuses et ont un rôle à tenir..
LA preuve, vous avez fait mouche.... :clap:

Et je vous prie de m'excuser si j'ai pu vous paraître blessant...

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Didyme » jeu. 05 déc. 2019, 21:15

Cinci a écrit :
jeu. 05 déc. 2019, 6:42
En parlant de l'abbé ...
On peut exprimer cette vérité sous la forme d’une équation toute simple : c = f(d). Notre confiance
en Dieu est fonction de notre défiance du diable, elle est proportionnelle à notre peur de l’enfer.
En effet, celui qui ne croit pas que sa vie est en danger n’a pas besoin d’avoir confiance en Dieu,
puisqu’il a confiance en lui-même. Il se dit à lui-même :

« Ma vie n’est peut-être pas formidable,
mais je suis vraiment de bonne volonté ! Le passé est garant de l’avenir ! L’arbre tombe toujours du
côté où il penche ! J‘opterai sans problème pour Dieu quand l’heure sera venue de paraître devant
Lui ! « Seigneur, aie confiance en moi ! » lui dit-il.


Celui au contraire qui se sait en danger de rater éternellement sa vie à cause de l’enfer, à cause
de la profondeur de son orgueil, celui-là se sent acculé à mettre en Dieu toute sa confiance :

« Seigneur, je ne mets pas ma confiance dans toutes les bonnes œuvres que j’ai accomplies jusqu’ici,
car je sais combien elles ont pu être gâtées par mon orgueil ; pour aller au ciel, je n’ai confiance
qu’en Toi ! Cœur Sacré de Jésus, aie pitié de moi, pécheur ! »

Telle a été la méthode qu’ont employée tous les saints : loin d’être traumatisés par la
perspective de l’enfer, ils se sont toujours réjouis d’avoir absolument besoin du Seigneur pour ne
pas tomber dans le désespoir au moment du grand passage et ils redisent chaque jour à la Vierge
Marie ; « Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l‘heure de notre mort ! »


http://www.peredescouvemont.fr/poly/Fau ... 'enfer.pdf

Faut-il vraiment croire à l'Enfer ?
Par ailleurs, je trouve ce commentaire intéressant.

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Didyme » jeu. 05 déc. 2019, 16:02

Cinci a écrit :
jeu. 05 déc. 2019, 7:24
cmoi:
En matière de dogme chrétien, le critère de discernement restera toujours le même.
... et ce critère n'est autre que celui du discernement déjà réalisé dans l'Église, mais quand on parle de dogme justement. Du bavardage effectué entre copains sur un forum voyez-vous,  il ne va pas ressortir une "lumière nouvelle" (inviteriez-nous ici André Comte Sponville pour en discuter avec Aristote et Démosthène réunis) pour venir annuler les articles du credo quand même !

Je me permets d'espérer ne pas être visé ici, sinon cela signifierait comme j'en ai souvent l'impression d'être lu en transversal, ou avec des œillères.

Car il paraît bien sûr nécessaire qu'il y ait un enfer. Nier l'enfer ce serait il me semble comme une négation du mal, de la perdition, du besoin de Dieu.

Nous ferions de bien drôles de chrétiens s'il fallait nous imaginer qu'à chaque discussion s'opérant entre deux amateurs, trois profanes et un protestant dissident il faudrait alors bouleverser les données du credo ou les enseignements de l'Église.

Tout à fait. Et ce qui est valable d'un côté l'est aussi dans l'autre.
Il ne serait pas correct d'interdire toute espérance d'un salut du monde car ce serait amputer l'enseignement de l'Église, la tradition, les écritures de toute une partie de son message...

Comme dirait le fameux Balthasar dont tu parles après :

"on pourrait citer encore bien d'autres passages. Nous ne nions aucunement que la série des menaces diminuent leur force. Nous contestons seulement que la série des menaces enlève toute valeur aux affirmations universelles qui sont avancées. Et nous n'affirmons rien de plus que ceci : ces passages nous donnent un droit d'espérer pour tous les hommes, et cela signifie dans le même mouvement que nous ne nous sentons pas obligés de faire le pas consistant à poser, à partir des menaces, un enfer rempli de nos frères et de nos sœurs -- car alors notre espérance serait réduite à néant.
Le chrétien qui ne peut être heureux autrement qu'en nous refusant l'espérance universelle de façon à être certain que l'enfer est plein, ce chrétien, nous n'avons pas envie de le contredire :après tout, ce fut l'opinion d'un grand nombre de théologiens de poids, en particulier de lecteurs d'Augustin. Mais à titre de contrepartie, nous aimerions leur demander d'admettre l'espérance que l'œuvre salvatrice de Dieu pour sa créature s'accomplisse. La certitude n'est pas à notre portée mais nous pouvons fonder l'espérance. "

Les ruminations bien personnelles et privées de n'importe quel théologien et y compris celles de Balthasar ne seront jamais d'un poids directeur aussi grand et déterminant pour toute l'Église universelle que les définitions conciliaires, les éléments fondamentaux du dépôt de la foi, les Écritures, la tradition interprétative suivie par les Pères de l'âge apostolique, les saints et les docteurs de l'Église. Notre ami Balthasar dans tout cela n'est ni canonisé et ni ses extrapolations les plus aventureuses non plus. Il n'est demandé nulle part dans l'Église d'aller faire profession de foi envers les inspirations d'Adrienne von Speyr ou les prospections imaginatives du grand jésuite cultivé.
Il n'est pas non plus interdit de s'y intéresser et d'en tenir compte...
Avoir la foi, se fier à l'Eglise n'implique pas une mort cérébrale...
Ce serait faire la promotion des sectes.

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » jeu. 05 déc. 2019, 7:24

cmoi:
En matière de dogme chrétien, le critère de discernement restera toujours le même.
... et ce critère n'est autre que celui du discernement déjà réalisé dans l'Église, mais quand on parle de dogme justement. Du bavardage effectué entre copains sur un forum voyez-vous, il ne va pas ressortir une "lumière nouvelle" (inviteriez-nous ici André Comte Sponville pour en discuter avec Aristote et Démosthène réunis) pour venir annuler les articles du credo quand même !

Nous ferions de bien drôles de chrétiens s'il fallait nous imaginer qu'à chaque discussion s'opérant entre deux amateurs, trois profanes et un protestant dissident il faudrait alors bouleverser les données du credo ou les enseignements de l'Église.

Les ruminations bien personnelles et privées de n'importe quel théologien et y compris celles de Balthasar ne seront jamais d'un poids directeur aussi grand et déterminant pour toute l'Église universelle que les définitions conciliaires, les éléments fondamentaux du dépôt de la foi, les Écritures, la tradition interprétative suivie par les Pères de l'âge apostolique, les saints et les docteurs de l'Église. Notre ami Balthasar dans tout cela n'est ni canonisé et ni ses extrapolations les plus aventureuses non plus. Il n'est demandé nulle part dans l'Église d'aller faire profession de foi envers les inspirations d'Adrienne von Speyr ou les prospections imaginatives du grand jésuite cultivé.

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » jeu. 05 déc. 2019, 6:42

Gaudens :

L'Église s'est toujours opposée à la thèse de la disparition progressive des peines de l'enfer et elle a supprimé de ses livres liturgiques toute formule de prière pour les damnés.".Il est vrai qu'un peu plus loin on lit simplement que l'Eglise ne prie pas pour les damnés.
Ces phrases sot-elles de la plume de Cinci ou sont-elles une citation et en ce cas de qui ?
Je serais en effet étonné que l'Eglise ait jamais prié pour les damnés
La phrase était de l'abbé Pierre Descouvemont. Et je la tirais de son guide des difficultés de la foi catholique. Je l'Indiquais plus haut.





En parlant de l'abbé ...
On peut exprimer cette vérité sous la forme d’une équation toute simple : c = f(d). Notre confiance
en Dieu est fonction de notre défiance du diable, elle est proportionnelle à notre peur de l’enfer.
En effet, celui qui ne croit pas que sa vie est en danger n’a pas besoin d’avoir confiance en Dieu,
puisqu’il a confiance en lui-même. Il se dit à lui-même :

« Ma vie n’est peut-être pas formidable,
mais je suis vraiment de bonne volonté ! Le passé est garant de l’avenir ! L’arbre tombe toujours du
côté où il penche ! J‘opterai sans problème pour Dieu quand l’heure sera venue de paraître devant
Lui ! « Seigneur, aie confiance en moi ! » lui dit-il.


Celui au contraire qui se sait en danger de rater éternellement sa vie à cause de l’enfer, à cause
de la profondeur de son orgueil, celui-là se sent acculé à mettre en Dieu toute sa confiance :

« Seigneur, je ne mets pas ma confiance dans toutes les bonnes œuvres que j’ai accomplies jusqu’ici,
car je sais combien elles ont pu être gâtées par mon orgueil ; pour aller au ciel, je n’ai confiance
qu’en Toi ! Cœur Sacré de Jésus, aie pitié de moi, pécheur ! »

Telle a été la méthode qu’ont employée tous les saints : loin d’être traumatisés par la
perspective de l’enfer, ils se sont toujours réjouis d’avoir absolument besoin du Seigneur pour ne
pas tomber dans le désespoir au moment du grand passage et ils redisent chaque jour à la Vierge
Marie ; « Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l‘heure de notre mort ! »


http://www.peredescouvemont.fr/poly/Fau ... 'enfer.pdf

Faut-il vraiment croire à l'Enfer ?

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Gaudens » mer. 04 déc. 2019, 17:53

Une phrase me frappe dans les échanges ci-dessus:

"L'Église s'est toujours opposée à la thèse de la disparition progressive des peines de l'enfer et elle a supprimé de ses livres liturgiques toute formule de prière pour les damnés.".Il est vrai qu'un peu plus loin on lit simplement que l'Eglise ne prie pas pour les damnés.
Ces phrases sot-elles de la plume de Cinci ou sont-elles une citation et en ce cas de qui?
Je serais en effet étonné que l'Eglise ait jamais prié pour les damnés.
En revanche,je me demande s'il y eût un temps où elle aurait prié pour les suicidés.Il est clair que pendant très longtemps les gens d'Eglise assuraient que ceux-ci étaient nécessairement damné; la phrase du curé d'Ars concernant l'espace tant physique que micro-temporel entre le pont et la rivière où s'était jeté un suicidé est récente...Personnellement je suis convaincu que les suicidés ont plus besoin de nos prières que tout autre mourant ou mort vu l'état épouvantable de leur âme , le trouble profond de leur être , au moment de l'acte(et sûrement,longtemps avant).Mais c'est peu-t-être là un autre thème,traité ailleurs.

ERe: Le magistère catholique sur l'enfer

par Recouvrance » mer. 04 déc. 2019, 15:59

"les feux éternels et les flammes de l'enfer".

Réveillez-vous ! C'est une allégorie et non pas la réalité que tous les chrétiens connaissent : l'éloignement permanent et éternel du pécheur de Dieu, rien d'autre. C'est sans doute une punition suffisante sans y rajouter les flammes....

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par cmoi » mar. 03 déc. 2019, 12:19

Je crois qu'en toutes choses il faut modération garder.
Distinguer par conséquent :
ce qui se dit par application stricte de ce qui est tenu pour vérité, et qui n'a d'autre poids que celui de cette vérité telle qu'elle s'est exprimée (au risque de l'appauvrir à trop y insister),
De ce qui se dit par une réflexion personnelle et poussée, argumentée, et qui ne peut être contredit que par le même usage de la raison. Il devrait, après débat, en ressortir de nouvelles lumières sur La Vérité qui elle ne saurait changer mais ne nous appartient pas.
Ce qui est vrai quelle que soit la vérité que l'on défend.
En matière de dogme chrétien, le critère de discernement restera toujours le même.

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » mar. 03 déc. 2019, 11:58

Sainte Julienne de Norwich (Bis)


Benoit XVI

Je voudrais souligner un autre point. Le Catéchisme de l’Eglise catholique rapporte les paroles de Julienne de Norwich quand il expose le point de vue de la foi catholique sur un thème qui ne cesse de constituer une provocation pour tous les croyants (cf. nn. 303-314). Si Dieu est suprêmement bon et sage, pourquoi le mal et la souffrance des innocents existent-ils? Même les saints, précisément les saints, se sont posé cette question. Illuminés par la foi, ils nous donnent une réponse qui ouvre notre cœur à la confiance et à l’espérance: dans les mystérieux desseins de la Providence, Dieu sait également tirer du mal un bien plus grand, comme l’écrivit Julienne de Norwich: «J’appris de la grâce de Dieu que je devais rester fermement dans la foi, et que je devais donc solidement et parfaitement croire que tout aurait bien fini...» (Le livre des révélations, chap. 32).

Oui, chers frères et sœurs, les promesses de Dieu sont toujours plus grandes que nos attentes. Si nous remettons à Dieu, à son immense amour, les désirs les plus purs et les plus profonds de notre cœur, nous ne serons jamais déçus. «Et tout sera bien», «chaque chose sera pour le bien»: tel est le message final que Julienne de Norwich nous transmet et que moi aussi je vous propose aujourd’hui. Merci
.

http://www.vatican.va/content/benedict- ... 01201.html#

Si ... Si nous remettons à Dieu ... ; Oui, pour ceux qui aiment Dieu alors Dieu fera-t-il tout tourner à bien pour eux. Julienne de Norwich a appris qu'elle devait rester fermement dans la foi. Oui, mais dans la foi de saint Irénée, de saint Athanase; dans celle du concile d'Arles, de la définition de Qujerzy, de saint Bonaventure, Thomas d'Aquin, etc.

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » mar. 03 déc. 2019, 8:41

Concile Vatican II, Lumen Gentium no 14 (1965) :

Ne peuvent être sauvés les hommes qui, tout en n'ignorant pas que Dieu a fondé, par Jésus Christ, l'Église catholique comme nécessaire, ne voudraient pas y entrer ou y persévérer [...] N'est pas non plus sauvé celui qui, bien qu'il soit incorporé à l'Église, ne persévère pas dans la charité, et demeure ainsi dans le sein de l'Église de corps, mais non pas de coeur [...] Que tous les fils de l'Église se souviennent que leur condition privilégiée doit être rapportée non à leurs propres mérites, mais à une grâce particulière du Christ; s'il n'y répondent pas par la pensée, la parole et les oeuvres, loin d'être sauvés, ils seront jugés plus sévèrement.


Concile Vatican II, Lumen Gentium no 48 (1965) :

Comme nous ne connaissons ni le jour ni l'heure, il nous faut, selon l'avertissement du Seigneur, veiller assidûment afin qu'au terme de notre unique vie terrestre (He 9,27), nous méritions d'avoir avec Lui accès au festin nuptial et d'être comptés parmi les bienheureux (Mt 25, 31-46), plutôt que d'être jetés, sur son ordre, dans le feu éternel (Mt 25,41), comme il arriva aux serviteurs mauvais et paresseux (Mt 25, 26), dans les ténèbres extérieures ou "il y aura des pleurs et des grincements de dents"(Mt 22,13). En effet, "avant de régner avec le Christ glorieux, nous comparaîtrons tous devant le tribunal du Christ, pour recevoir chacun le salaire du bien ou du mal que nous aurons accompli durant notre vie corporelle"(2 Co 5,10), et à la fin du monde "ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la résurrection de la vie, et ceux qui auront fait le mal pour la résurrection de la damnation" (Jn 5,29; Mt 25,46)

Congrégation pour la Doctrine de la foi (1979) :

L'Église dans la fidélité au Nouveau Testament et à la Tradition, croit à la félicité des justes qui seront un jour avec le Christ. Elle croit qu'une peine attend pour toujours le pécheur qui sera privé de la vue de Dieu, et à la répercussion de cette peine dans tout son être.

Symbole d'Athanase :

"... à sa venue tous les hommes ressusciteront avec leur corps et rendront compte chacun de leurs actes; ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui auront mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique. Si quelqu'un ne la croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé."

Concile d'Arles (473) :

Condamne comme impie et totalement sacrilège "Qui dit qu'il n'y a pas de feu ni d'Enfer", et confesse plutôt "que les feux éternels et les flammes de l'Enfer sont préparés pour les péchés mortels; car les fautes humaines qui demeurent jusqu'à la fin sont suivies à juste titre du jugement divin qu'encourent justement ceux qui n'ont pas cru cela de tout leur coeur".

Concile de Valence (855) :

"... au sujet de la Rédemption par le sang du Christ : en raison de la très grande erreur qui a surgi à ce sujet, au point que certains, comme leurs écrits l'indiquent, définissent qu'Il a été versé également pour ces impies qui, depuis le commencement du monde jusqu'à la Passion du Seigneur, sont morts dans leur impiété et ont été punis de la damnation éternelle, et cela contre cette parole prophétique : "Je serai ta mort, Ô mort, je serai ton fléau, enfer !" (Osée, 13,14), nous avons décidé qu'il faut tenir et enseigner simplement et fidèlement selon la vérité de l'Évangile et des Apôtres que nous devons tenir que ce prix a été donné pour ceux-là seulement dont Notre Seigneur Lui-même dit : "De même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, de même le Fils de l'homme doit être élevé pour que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle"."

Observation : le concile de Valence condamne explicitement les élucubrations à propos d'un salut possible de tous les hommes, tous sans exception. C'est ici que les idées de l'ex-chanteur français Michel Polnareff sont par avance condamnées.

Concile de Quierzy (853) :

"Dieu bon et juste, a choisi parmi cette masse de perdition, selon Sa prescience, ceux qu'Il a prédestinés par grâce à la vie éternelle; les autres, ceux que le jugement de Sa justice a laissés dans la masse de perdition, Il a su par avance qu'ils seraient perdus, mais Il ne les a pas prédestinés à la perdition : cependant, Il les a prédestinés à une peine éternelle parce qu'il est juste."

Observation : En somme, Dieu n'a contraint personne à être méchant. Les méchants sont méchants au final parce qu'ils l'auront bien voulu. Il n'est aucune fatalité, aucun destin aveugle pour obliger un athée à être athée, rebelle à Dieu et tout. Non, mais il entre bien une volonté personnelle de devenir tel ou telle (cf. incroyant(e); agnostique perpétuel et définitif). Il y a bien une volonté mauvaise chez certains que Dieu ne puisse pas régner sur eux.

Concile de Trente, Décret sur la justification (1547) :

Bien que Lui soit mort pour tous (2 Co 5,15), tous cependant ne reçoivent pas le bienfait de Sa mort, mais ceux-là seulement auxquels le mérite de Sa Passion est communiqué.

Observation : les justes sont les seuls auxquels les mérites de la Passion du Seigneur sont communiqués. C'est par leur faute au contraire si les méchants ne reçoivent pas cette communication, mais non pas parce que Dieu eût désiré les en priver arbitrairement, d'une manière capricieuse comme un despote le ferait, un tyran à la Hérode.

Grégoire XVI, Mirari vos (1832) :

Nous voulons dénoncer l'indifférentisme, cette opinion funeste répandue partout par la fourbe des méchants, qu'on peut, par une profession de foi quelconque, obtenir le salut éternel de l'âme, pourvu qu'on ait des moeurs conformes à la justice et à la probité [...] L'Apôtre nous en avertit : "Il n'y a qu'un Dieu, qu'une foi, qu'un baptême" (Ep 4,5); qu'ils tremblent donc ceux qui s'imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité; qu'ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur Lui-même : "Qu'ils sont contre le Christ dès lors qu'ils ne sont pas avec le Christ" (Luc 11,23) ; qu'ils dissipent misérablement par là même qu'ils n'amassent point avec Lui, et que par conséquent, ils périront éternellement, sans aucun doute, s'ils ne gardent pas la foi catholique et s'ils ne la conservent entière et sans aliénation.

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » mar. 03 déc. 2019, 6:55

Et bien avant sainte Faustine ...


Sainte Thérèse d'Avila

"... il m'a montré depuis, dans une autre vision, des choses épouvantables, des châtiments encore plus horribles à la vue, infligés à certains vices; mais comme je n'en souffrais point la peine, mon effroi fut moindre. Dans la première vision, au contraire, ce divin Maître voulut que j'éprouvasse véritablement ces tourments et cette peine dans mon esprit, comme si mon corps les eût soufferts. J'ignore la manière dont cela se passa, mais je compris bien que c'était une grâce insigne, et que le Seigneur avait voulu me faire voir, de mes propres yeux. de quel supplice sa miséricorde m'avait délivrée. Car tout ce qu'on peut entendre dire, de l'Enfer, ce que j'en avais lu ou appris dans mes propres méditations, quoique j'aie assez rarement approfondi ce sujet, la voie de la crainte ne convenant pas à mon âme, tout ce que les livres nous disent des déchirements et des supplices divers que les démons font subir aux damnés, tout cela n'est rien auprès de la peine dont j'ai parlé. Il y a entre l'un et l'autre la même différence qu'entre un portrait inanimé et une personne vivante; et brûler en ce monde est très peu de chose, en comparaison de ce feu ou l'on brûle dans l'autre.

Je demeurai épouvantée, et quoique six ans à peu près se soient écoulés depuis cette vision, je suis en cet instant saisie d'un tel effroi en l'écrivant, que mon sang se glace dans mes veines. Au milieu des épreuves et des douleurs, j'évoque ce souvenir, et dès lors tout ce qu'on peut endurer ici-bas ne me semble plus rien , je trouve même que nous nous plaignons sans sujet. Je le répète, cette vision est à mes yeux une des plus grandes grâces que Dieu m'ait faites; elle a contribué admirablement à m'enlever la crainte des tribulations et des contradictions de cette vie; elle m'a donné du courage pour les souffrir; enfin, elle a mis dans mon coeur la plus vive reconnaissance envers ce Dieu qui m'a délivrée, comme j'ai maintenant sujet de le croire, de maux si terribles et dont la durée doit être éternelle.

Depuis ce jour, encore une fois, tout me paraît facile à supporter [...] Je ne puis assez m'étonner de ce qu'ayant lu tant de fois des livres qui traitent des peines de l'Enfer, j'étais si loin de m'en former une idée juste, et de les craindre comme je l'aurais dû.

[...]

Et pouvons nous prendre un moment de repos, en voyant la perte éternelle de tant d'âmes que le démon entraîne chaque jour avec lui dans l'Enfer ?

Cette vision et d'autres grands secrets qu'il plut au Seigneur de me découvrir, relativement à la félicité future des justes et aux peines des méchants, me faisaient soupirer après un genre de vie ou je pusse faire pénitence de mes péchés, et me rendre tant soit peu digne de cette Gloire du Ciel qui m'avait été montrée. Cette pensée occupait sans cesse mon esprit; mais loin de le troubler, elle y versait une paix délicieuse; il était manifeste qu'elle venait de Dieu." (Thérèse d'Avila, Autobiographie)

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » mar. 03 déc. 2019, 1:05

Extrait du Petit Journal de sainte Faustine (1905-1938) , "L'apôtre de la miséricorde"


"Aujourd'hui, j'ai été introduite par un ange dans les gouffres de l'Enfer. C'est un lieu de grands supplices. Et son étendue est terriblement grande ! Voici les genres de souffrance que j'y ai vues :

La première souffrance qui fait l'Enfer est la perte de Dieu.

La seconde : les perpétuels remords de conscience;

La troisième : le sort des damnés ne changera jamais;

La quatrième : c'est le feu qui va pénétrer l'âme sans la détruire. C'est une terrible souffrance, car c'est un feu purement spirituel , allumé par la colère de Dieu;

La cinquième souffrance, ce sont les ténèbres continuelles, une odeur terrible, étouffante. Et malgré les ténèbres les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur;

La sixième souffrance, c'est la continuelle compagnie de Satan;

La septième souffrance : un désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes.

Ce sont les souffrances que tous les damnés souffrent ensemble, mais ce n'est pas la fin des souffrances. Il y a des souffrances qui sont destinées aux âmes en particulier; ce sont les souffrances des sens. Chaque âme est tourmentée d'une façon terrible selon ses péchés. Je serais morte à la vue de ces terribles souffrances, si la Toute-puissance de Dieu ne m'avait soutenue !

Que chaque pécheur sache qu'il sera torturé durant toute l'éternité par les sens qu'il a employés pour pécher. J'écris cela sur ordre de Dieu pour qu'aucune âme ne puisse s'excuser disant qu'il n'y a pas d'Enfer, ou, que personne n'y a été et ne sait comment c'est. Soeur Faustine, par ordre de Dieu, j'ai pénétré dans les abîmes de l'Enfer, pour en parler aux âmes et témoigner que l'Enfer existe. Ce que j'ai écrit est un faible reflet des choses que j'ai vues. Une chose que j'ai remarquée c'est qu'il y avait là beaucoup d'âmes qui doutaient que l'Enfer existât. Quand je suis revenue à moi, je ne pouvais pas apaiser ma terreur de ce que les âmes souffrent si terriblement. Aussi, je prie encore plus ardemment pour le salut des pécheurs. Sans cesse j'appelle la miséricorde divine sur eux. Ô mon Jésus, je préfère agoniser jusqu'à la fin du monde dans les plus grands supplices que de Vous offenser par le moindre péché !



De son vrai nom Hélène Kowalska Soeur Marie-Faustine est une religieuse de Notre-Dame de la Miséricorde et mystique polonaise surnommée l'apôtre de la miséricorde divine. L’Église catholique lui reconnaît une « vie mystique d'une extrême richesse ». Béatifiée en 1993, canonisée en 2000, elle est fêtée le 5 octobre.

Source : Wiki

Re: Le magistère catholique sur l'enfer

par Cinci » lun. 02 déc. 2019, 22:23

Florilèges ...


Saint Alphonse de Liguori :

"La route du Ciel est étroite, et, pour me servir d'une expression familière, les carrosses n'y passent pas; en sorte que vouloir aller au Ciel et en carrosse, c'est y renoncer. Bien peu d'âmes y parviennent parce que bien peu veulent se faire violence pour résister aux tentations. Eh quoi ! Pensez-vous peut-être qu'il n'y a point de religieux en Enfer ? Ah ! Combien n'en verrons-nous pas qui y seront damnés au Jour du Jugement ! Comme beaucoup d'entre eux mènent une vie pleine de péchés, au moins véniels, on a raison de craindre que Dieu ne les vomisse et ne les abandonne à cause de leur tiédeur."

Saint Anselme :

"Que parmi beaucoup d'appelés, il y en ait peu d'élus, nous en sommes certains, puisque la Vérité le dit; mais combien il y en a, nous en sommes incertains, la Vérité ne le disant pas. C'est pourquoi quiconque ne vit pas comme le petit nombre, qu'il se corrige et se range du côté du petit nombre; autrement, qu'il tienne sa réprobation pour assurée !"

Saint Basile :

"Range-toi du côté du petit nombre. Le bien est rare : il y en a peu qui entrent au Royaume des Cieux."

Saint Bonaventure :

"Comme tous les hommes devraient être damnés en tant que tous issus d'une masse damnée, qu'il y ait un plus grand nombre de réprouvés que de sauvés, fait voir que le salut provient d'une grâce spéciale."

Saint François de Sales :

Or si c'est toujours l'homme qui manque à la grâce et que jamais la grâce ne nous manque, si l'on voir en toutes sortes d'états, de conditions et de vocations un si grand nombre de réprouvés et peu d'élus, qui s'assurera et vivra sans appréhension de perdre cette grâce ou de lui refuser son consentement ?

Saint Ignace de Loyola :

"Je verrai et je considérerai les trois personnes de la Sainte Trinité assises sur le trône royal de la divine Majesté; comme elles regardent tout cet univers et les nations plongées dans un aveuglement profond, et comme elles voient les hommes mourir et descendre en Enfer. "

Saint Irénée :

"Il en est aujourd'hui comme sous l'Ancien Testament : Dieu ne se plaît pas dans le grand nombre : beaucoup d'appelés, peu d'élus"

Saint Jean Chrysostome :

"Combien pensez-vous qu'il y ait de sauvés dans votre ville ? Ce que je vais dire est pénible, je le dirai néanmoins : parmi tant de milliers de personnes, il n'y a pas cent qui arriveront au salut ! Et encore ne suis-je pas sûr de ce nombre ! Tant il y a de perversité dans la jeunesse et de négligence dans la vieillesse !"

Saint Jean Marie Vianney (dit le curé d'Ars; saint patron des prêtres de l'Église ) :

"L'aumône spirituelle c'est d'instruire les ignorants, qui sont ces pauvres personnes qui seront perdues si quelqu'un n'a pas compassion d'elles. Hélas ! Combien de ces personnes qui ne savent pas ce qu'il faut pour être sauvées. qui ignorent les principaux mystères de notre sainte religion; qui malgré toutes leurs peines et leurs autres bonnes oeuvres seront damnées !"

Saint Louis Grignon de Monfort :

"Il n'y a qu'une poignée de gens, mais des plus vaillants, à le suivre, parce qu'on n'entend pas Sa voix si délicate au milieu du tumulte du monde, ou on n'a pas le courage de Le suivre dans Sa pauvreté, Ses douleurs, Ses humiliations et Ses autres croix, qu'il faut nécessairement porter à Son service [...]"

Saint Thomas d'Aquin :

"Le plus grand nombre au cours des siècles, dans leur ignorance de Dieu, se sont perdus par leurs péchés."







Mais ...

Le Père Marie-Michel Zanotti-Sorkine :

"... au-delà de toutes les décisions politiques qui seront prises, je l'espère, pour contrecarrer les actes terroristes, intercédez pour nous, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, rendez-nous intelligents et respectueux des croyances d'autrui [...] Si vous croisez au Ciel les trois petits enfants qui, lors de l'affaire Merah, ont été assassinés sauvagement, embrassez-les pour moi, et partagez avec eux la gloire qui est la vôtre aujourd'hui[...]Soyez dans la joie de Dieu, continuez votre vie et éclairez-nous maintenant de vos clartés." (. P. Zanotti-Sorkine, 13 janvier 2015)

ou

Mgr Noyer, évêque d'Amiens

"... allez, la messe est dite ! Le silence est retombé sur la petite église. Que dis-tu, jeune assassin, toi aussi entré dans la paix de Dieu ? Ce geste t'a vidé de toute la haine qui faisait exploser ton coeur. As-tu croisé le regard de Jacques dans l'ultime moment ? Ton propre sang s'est mêlé au sang du Christ. Je vous entends maintenant, Jacques et toi, redire, d'une même voix, les mots de Jésus : Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie" (Mgr Noyer, évêque émérite d'Amiens, homélie du 28 juillet 2016, messe célébré pour le père Hamel).

On pourrait obtenir le paradis maintenant par le moyen de l'assassinat. Et même par l'assassinat d'un prêtre. No problema !

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