Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

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Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Cinci » ven. 09 nov. 2018, 5:18

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, Voyageur. Je ne sais pas quelle serait cette chose plus simple et qui aurait dû vous frapper.

:?:

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Voyageur » mer. 07 nov. 2018, 20:09

Dans ce contexte précis (Luc 22, 38) ne pourrait-il pas s'agit plus simplement d'un fusil de Tchekhov pour justifier la présence d'épées en Luc 22,50 ?

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par BCB » mer. 07 nov. 2018, 19:20

Merci, Cinci, pour cette réponse très éclairante : je n'avais jamais compris ce verset et l'enjambais toujours sans m'y attarder ...
Merci !

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Cinci » mar. 06 nov. 2018, 3:52

Bonjour,

Le texte de Luc à propos des deux glaives ne peut se comprendre que d'une manière allégorique.

Comme disait quelqu'un : prendre les armes de la foi c'est mettre le Christ au centre, c'est se pénétrer de son mystère, lui qui est Vérité, Justice, Paix, source de foi, de salut, donateur de l'Esprit. C'est comme se revêtir d'une armure, disait saint Paul : la ceinture de la vérité, la cuirasse de la justice, la foi pour bouclier, le casque du salut, le glaive de l'Esprit qui est la parole de Dieu.

Encore ...

La parole de Dieu est comme une arme offensive, vivante et efficace, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit; elle juge les sentiments et les pensées du coeur (Hébreux 4,12). Elle appelle chacun à se positionner dans son camp : "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi", précise Jésus dans Matthieu 12,30 ; "car je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée". Apprendre le maniement de cette arme, c'est se plonger dans l'étude et la méditation de la Parole de Dieu. Être victorieux dans les duels avec l'esprit du monde , c'est fonder sa vie sur la Parole et l'incarner dans nos vies.

Allégorie, déf. :
Une allégorie est une forme de représentation indirecte qui emploie une chose comme signe d'une autre chose, cette dernière étant souvent une idée abstraite ou une notion morale difficile à représenter directement. Elle représente donc une idée abstraite par du concret. Wikipédia.


Du côté de Lytta Basset* :


"L'engrenage semble sans issue : l'ambivalence des autres ne peut être surmontée puisque Dieu persiste à ne pas départager définitivement les bons des méchants [...] Comment se comporter quand on ne sait jamais à quoi s'en tenir ? Comment ne pas en venir à une violence aveugle quand rien ne permet de voir clair autour de soi ? C'est ici qu'il convient de ne pas passer à côté d'un texte essentiel des Évangiles, où le Christ dit :

Ne vous figurez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre !
Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.
En effet, je suis venu séparer l'humain de son père
et la fille de sa mère et la belle-fille de sa belle-mère;
et les ennemis de l'humain seront les gens de sa maison
.
(Matthieu 10.34)

Jésus se réfère lui-même au prophète Michée.

http://jesusmarie.free.fr/bible_crampon_michee.html

Dans Michée, au chapitre 7 :

1 Hélas ! je suis comme après la récolte des fruits d'été, comme après le grappillage de la vendange : pas une grappe a manger ! pas une des premières figues que mon âme désire !
2 L'homme pieux a disparu de la terre, et il n'y a plus un juste parmi les hommes.

Tous ils se mettent en embuscade pour répandre le sang ; chacun fait la chasse à son frère et lui tend le filet.
3 Le mal, il y a des mains pour le bien faire ; le prince exige, le juge fait son prix, et le grand manifeste son avidité ; c'est ainsi qu'ils ourdissent ensemble leur trame.
4 Le meilleur d'entre eux est pareil à l'épine ; le plus droit, pire qu'une haie de ronces.

— Le jour annoncé par tes sentinelles, le jour de ton châtiment est venu ; maintenant ils vont être dans la confusion ! —

5 Ne croyez pas à un ami, ne vous fiez pas à un intime ; devant celle qui repose sur ton sein, garde les paroles de ta bouche !
6 Car le fils traite son père de fou ; la fille s'insurge contre sa mère, la belle-fille contre sa belle-mère ; chacun a pour ennemis les gens de sa maison.

7 Et moi je regarderai vers Yahweh, j'espérerai dans le Dieu de mon salut ; mon Dieu m'écoutera.
8 Ne te réjouis pas à mon sujet, ô mon ennemie ; car, si je suis tombée, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, Yahweh est ma lumière.
9 Je porterai la colère de Yahweh, puisque j'ai péché contre lui, jusqu'à ce qu'il prenne en main ma cause, et qu'il établisse mon droit ; il me fera sortir à la lumière, je contemplerai sa justice.
10 Que mon ennemie le voie, et que la honte la recouvre, elle qui me disait : " Où est Yahweh, ton Dieu ? " Mes yeux la contempleront ; maintenant elle sera foulée aux pieds, comme la boue des rues.



La parole de Jésus dans Luc à propos des deux glaives, - et dite dans le contexte d'une "veille de la Passion"-, peut se lire comme une autre annonce de ce qui attend Jésus lui-même dans l'immédiat ("chacun aura pour ennemi les gens de sa maison"; ceux qui vont livrer Jésus à PIlate, Judas Iscariote, etc.), en même temps qu'une annonce de ce à quoi les disciples devront s'attendre de leur côté et vis-à-vis d'eux-mêmes.

Dans le développement du récit de la Passion, on comprend bien que la parole de Jésus concernant les deux glaives était une allégorie puisque Jésus lui-même va dire à Pierre de ranger son glaive réel et qu'il guérit derechef l'un des gardes du Temple venus pour l'arrêter.

Deux glaives suffisent si on comprend qu'il s'agit d'une allégorie et non pas d'une nécessité de devoir équiper matériellement une armée pour partir en campagne militaire. Deux glaives suffisent si on interprète la chose comme une image pour la Parole de Dieu, si l'on prend le glaive pour l'instrument du sacrificateur, l'outil du prêtre. C'est la notion de sacrifice qui est ici pertinente cf le sacré; faire du sacré, sacrifier à Dieu, se sacrifier ...

____

* L. Basset, "Ne vous figurez pas que je suis venu apporter la paix !" dans Sainte Colère, p. 222

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Carolus » lun. 05 nov. 2018, 15:59

Chrétienne :

Je n'ai retenu aucune des propositions édictées au début, le sens symbolique n'a pas sens de vérité, l'accomplissement de la prophétie selon laquelle Jésus devait être au nombre des malfaiteurs non plus.
L’accomplissement de la prophétie selon laquelle Jésus devait être au nombre des malfaiteurs est l’une des preuves que Jésus est vraiment le Messie, chère Chrétienne. :oui:
Lc 22, 37 Car, je vous le dis, il faut encore que cette parole de l'Écriture s'accomplisse en moi : Il a été mis au rang des malfaiteurs.
Jésus fait référence à une prophétie, concernant le Messie souffrant, écrite par le prophète Isaïe sept siècles plus tôt.
Is 53, 12 Parce qu'il a livré son âme à la mort et qu'il a été compté parmi les malfaiteurs ; et lui-même a porté la faute de beaucoup, et il intercédera pour les pécheurs.
Le Catéchisme reconnaît l’importance de cette prophétie.
CEC 536 Le Baptême de Jésus, c’est, de sa part, l’acceptation et l’inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi les pécheurs (cf. Is 53, 12) ; il est déjà " l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde " (Jn 1, 29) ; déjà, il anticipe le " baptême " de sa mort sanglante (cf. Mc 10, 38 ; Lc 12, 50).
L’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde s’est laissé “ compter parmi les pécheurs “.

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par gerardh » lun. 05 nov. 2018, 14:08

_________

Bonjour,

Le Seigneur ne peut contredire ses propres enseignements ; jamais la Parole de Dieu n’est en opposition avec elle-même. Jésus a dit : «Ne résistez pas au mal ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre». — «Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent»(Matthieu 5:39, 44) ; et lui-même en a donné l’exemple et a repris Pierre (Matthieu 26:51-53 ; Jean 18:10-11). Ainsi les disciples en présentant deux épées, Pierre en frappant le serviteur du souverain sacrificateur, ont montré qu’ils n’avaient pas saisi la pensée du Seigneur. Ils la comprirent mieux plus tard (1 Pierre 2:13-20).
Quelle est donc la signification des paroles de Jésus ?
Le Seigneur met ici en contraste la condition de ses disciples durant le temps de son ministère, et ce qu’elle allait être maintenant que, rejeté des hommes, il n’attendait plus que la mort. C’était un changement immense pour eux comme pour lui.
Quand il les envoya d’abord (Luc 9 et 10), c’était sous sa protection puissante qu’il étendait sur eux comme étant le vrai Messie en Israël, Emmanuel sur la terre ; ils pouvaient compter sur sa puissance pour leur préparer les ressources nécessaires et les défendre contre leurs ennemis, car ils étaient comme des agneaux au milieu des loups. Une puissance miraculeuse les avait ainsi gardés tandis qu’ils parcouraient le pays dans sa longueur et sa largeur, portant partout leur témoignage, et aucun coup ne leur avait été porté, aucune prison ne s’était fermée sur eux.
Mais maintenant tout change : les choses qui le concernent vont avoir leur fin ; après avoir été crucifié, il va monter en haut et laissera ses disciples dans ce monde, exposés, comme lui l’avait été, à son inimitié ; ils devront à certains égards prendre soin d’eux-mêmes, sans plus compter sur des ressources miraculeuses, mais usant à l’avenir, selon la mesure de leur foi personnelle, de ce que Dieu leur dispenserait. Ils devaient s’armer de sagesse et de courage, ce qui d’ailleurs ne devait pas les empêcher de s’attendre à lui, bien au contraire.
Ainsi le Seigneur, en parlant de prendre une bourse et une épée, se sert de ces expressions comme d’une figure. Les disciples ne comprennent pas sa pensée à ce moment-là, voilà pourquoi, sans insister, il ajoute simplement : «C’est assez». Le Saint Esprit devait venir plus tard et les conduire dans toute la vérité.


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Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Chrétienne » lun. 05 nov. 2018, 0:56

Ce passage me pose aussi du souci, Le Seigneur le sait. Merci d'avoir fait une recherche internet pour nous proposer toutes les réponses données.

Je n'ai retenu aucune des propositions édictées au début, le sens symbolique n'a pas sens de vérité, l'accomplissement de la prophétie selon laquelle Jésus devait être au nombre des malfaiteurs non plus (car ce soir là, il n'était qu'en présence des scribes et des pharisiens qui le considéraient déjà comme un malfaiteur), considéré comme un malfaiteur ce fut sa crucifixion car on ne crucifiait que les malfaiteurs.
Cela dit, je n'ai pas lu tous les commentaires, c'était trop long.

Je crois que Le Seigneur a seulement donné une leçon éducative à ses disciples, je dirais psychologique. Jésus voulait qu'ils passent par là, pour se rendre compte que ce n'était pas par la force de l'épée qu'ils vaincraient, mais il fallait qu'Il leur en fasse la démonstration. Cependant, Le Seigneur n'était pas encore ressuscité pour leur envoyer Son Esprit et sans la présence et l'effusion de l'Esprit Saint, ils étaient démunis. C'était aussi pour leur montrer que Jésus acceptait sa mort et qu'aucun moyen humain ne pouvait s'y opposer, l'idée avait sûrement germée dans ses disciples de le défendre jusqu'au bout, voulant ainsi contredire l'appel de Dieu, quand Pierre a dit à Jésus " non, Seigneur, tu ne mourras pas!" et que Le Seigneur lui a répondu: "Arrière Satan car tes pensées sont les pensées des hommes!" Je suis sûre que les disciples qui étaient avec Pierre ce jour-là ont pensé la même chose sans le dire. Car ils pensaient tous alors que Jésus serait Le nouveau Roi d'Israel, et chaque roi a une armée.

Bien sûr que Jésus ne leur dit pas cela pour lui car il leur a déjà annoncé qu'une partie de sa mission était de mourir, c'est à eux et pour eux qu'il parlait et Il parlait comme parlerait un homme, il les mettait à l'épreuve: la tentation de tuer. :boxe:

Les disciples avaient tout lieu d'avoir peur pendant l'arrestation de Jésus et dans cette peur, l'homme est toujours habitué à réagir par la vengeance. :-@ . Est ce bien un hasard que dans Jean 18: 10, il soit signalé que c'est Simon Pierre qui a dégainé son arme, alors qu'il a renié le Seigneur par 3 fois? Je trouve que c'est étrange quand même, il est prêt à dégainer son arme, en présence de Jésus, mais quand il voit que Le Seigneur est "foutu", il fait preuve de lâcheté. Il y a peut être quelque chose à trouver là dedans.

Je ne vois pas d'autre explication mais je vais prier, peut-être le Seigneur me donnera-t-il la réponse? Merci Seigneur. :sonne: :sonne:

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par greg34500 » ven. 16 mars 2018, 20:16

Bonsoir ou bonjour.

- Au moment auquel Jésus demande à ses disciples de vendre leur sac, etc... pour une épée, le signal est lancé qu'une nouvelle étape est franchie (condamnation par les juifs par le moyen de la justice romaine) et qu'un chapitre se referme (la bonne parole par les disciples).

- La nouvelle étape est plus importante que l'ancienne, elle est un aboutissement.

- Dans la Bible de Chouraqui (traduction directe de l'hébreu) la traduction est: "je dois faire partie des non-torah" (des non-juifs), afin que la prophétie s'accomplisse. la possession de 2 épées "qui suffisent" semblent valider cette thèse.

- Jésus n'est pas contre les armes ni la violence (la sainte colère, le fouet et les marchands) dans le cas où les armes sont défensives et la violence rédemptrice (rappel : 2 Chérubins gardent le jardin d'Éden) sinon Pierre n'en n'aurait point possédées.

- "Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée". Cette parole de Jésus doit être placée dans le contexte immédiat de la situation, elle signifie tout simplement ne tuez pas les gardes juifs serviteurs du sacrificateur car ils vous tueront à votre tour.

Conclusion : Je pense que beaucoup d'interprétations vont trop loin et qu'il n'y a pas toujours de métaphores dans les paroles de Jésus.
Jésus n'invite pas à la guerre mais ne prône pas non plus une passivité absolue devant l'adversité qui passerait pour de la lâcheté au final.

Merci de donner vos avis.

paix sur vous.

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par gerardh » lun. 01 juin 2015, 15:45

_______

Bonjour,

Je vous livre deux commentaires puisés [Supprimé; site hétérodoxe]

_______

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Epsilon » lun. 01 juin 2015, 14:20

[Commentaire inutile] :cool:

NB: Je m'aperçois que le site à beaucoup changé, du moins dans son visuel, est-ce un bien est-ce un mal ??? je me donne qcq jours pour voir s'y je reviens.


Cordialement, Epsilon

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Jésus Crie » lun. 01 juin 2015, 10:48

Une épée est une arme; une arme sert à se défendre et quiconque essaiera de falsifier ou interpréter afin de modifier l'écriture se verra FRAPPER par les Malheurs de ce Livre ( la Bible ).

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par pimpampoum » mer. 21 nov. 2012, 23:15

Bonsoir Epsilon,

Je disais juste que dans le livre sur le rosaire de Jean Pliya,
l'épée qui a transpercé l'âme de Marie est une analogie par rapport au fait que Marie a souffert avec le Christ.
"Bienheureuse celle qui a cru" et a fait la volonté de Dieu.
Ô Marie, tu as souffert avec le Christ : une épée t'a transpercé l'âme.
Et que du coup apparemment si on suit ce que fait Jean Pliya (que je ne connais pas),
on peut comparer une épée à un concept.

On ne peut pas comparer Pierre ou Judas à une épée car ce sont des personnes.
Mais par contre, le reniement de Pierre et la trahison de Judas sont des concepts.

Donc non, je ne compare pas la souffrance de Marie au reniement de Pierre ou à la trahison de Judas, surtout pas ! Ca n'a absolument rien à voir.

Genre, si on dit :
- la pomme est comme un fruit
- la poire est comme un fruit
ça ne veut pas dire que la pomme est une poire. :(

J'explique juste d'où pourrait venir le fait de comparer une épée à un concept.
Que dans les deux cas, l'épée pourrait être une image pour une souffrance ou l'origine d'une souffrance.
Mais ça ne signifie en rien comparer la souffrance entre différents cas qui n'ont rien à voir.

Après je rappelle que cette interprétation n°3 ne vient pas de moi au départ,
même si au départ elle me séduisait assez.

Bonne soirée et que Dieu vous garde.

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par Epsilon » mer. 21 nov. 2012, 22:48

Donc ici l'épée est une analogie par rapport à la souffrance de Marie.
Dans ces conditions, après tout, pourquoi pas une analogie par rapport au reniement de Pierre ou à la trahison de Judas s'il vous plait
Vous voulez comparer les souffrances de Marie et Jésus ... le fait que Marie soit témoin direct des supplices de son fils ... est pour vous équivalent à la trahison de Judas et au reniement Pierre que Jésus lui-même avait annoncé et donc qu'il en était préparé ... il me semble qu'il ne saurait y avoir de comparaison.

Mais bon c'est mon avis ...


Cordialement, Epsilon

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par pimpampoum » mer. 21 nov. 2012, 22:28

Bonsoir,

Merci beaucoup pour vos explications détaillées ! :)
Interprétation 3 :
Cette hypothèse me semble la plus absurde des trois … faire des analogies entre « épées » et Pierre et Judas n’a aucun sens.
Je précise juste que c'était (pour cette interprétation qui me plaisait mais n'est pas de moi) au sens d'une analogie entre...
- une épée et le reniement de Pierre
- une épée et la trahison et Judas
Donc, je suppose une analogie par rapport à un concept, pas par rapport à une personne.

http://www.info-bible.org/lsg/42.Luc.html#1
2.35
et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées.
Dans le livre qui accompagne le rosaire par Jean Pliya, il est écrit comme explication :
"Bienheureuse celle qui a cru" et a fait la volonté de Dieu.
Ô Marie, tu as souffert avec le Christ : une épée t'a transpercé l'âme.
Donc ici l'épée est une analogie par rapport à la souffrance de Marie.
Dans ces conditions, après tout, pourquoi pas une analogie par rapport au reniement de Pierre ou à la trahison de Judas s'il vous plait ?

Interprétation n°3 => Deux épées, le reniement de Pierre et la trahison de Judas, "cela suffit" comme conditions liées à l'accomplissement de la prophétie (Judas comme origine et Pierre comme conséquence de l'accomplissement de la prophétie).

Bonne soirée et que Dieu vous garde.

Re: Que signifie la parole de Jésus en Luc XXII 35-38 ?

Message par mike.adoo » lun. 19 nov. 2012, 11:23

Bonjour à tous

Voici , à titre indicatif , un extrait de la chaîne d'or de Saint Thomas d'Aquin . ( Je conseille de toujours commencer par là ) ;

S. Ambr. Mais pourquoi Notre-Seigneur, qui défend de frapper, commande-t-il d'acheter un glaive ? C'est pour les préparer à une légitime défense, et non pour autoriser un acte de vengeance, et pour qu'il soit bien constant qu'on a renoncé à se venger, alors qu'on aurait pu le faire. Il ajoute : " Et que celui qui n'en a point, vende sa tunique et achète une épée. " – S. Chrys. Que signifient ces paroles ? Jésus a dit à ses disciples : " Si l'on vous frappe sur la joue droite, présentez l'autre, " (Mt 6) et voilà qu'il les arme pour se défendre, et seulement d'une épée. S'il jugeait nécessaire de les armer, il fallait joindre à l'épée le bouclier et le casque. Mais encore quand ils auraient eu ces armes par milliers, comment les Apôtres auraient-ils pu lutter contre tant de violences et d'embûches venant à la fois des peuples, des tyrans, des villes et des nations. Le seul aspect des armées ennemies eût jeté la terreur dans l'âme de ces hommes, qui avaient passé leur vie sur le bord des lacs et des fleuves. Ne croyons donc pas que Notre-Seigneur commande ici à ses disciples de se munir de glaives, il se sert ici de cette expression pour figurer les embûches que les Juifs lui tendaient pour le perdre. C'est pour cela qu'il ajoute : " Car je vous le dis, il faut encore que cette parole de l'Écriture s'accomplisse en moi. " " Il a été mis au rang des malfaiteurs. " (Is 52.) – Théophyl. Le Sauveur, qui venait d'entendre ses disciples se disputer entre eux la préséance, leur dit : Ce n'est point ici le moment de vous occuper des premières places, c'est le temps des dangers et des blessures, moi-même qui suis votre maître, je vais être conduit à une mort ignominieuse et mis au rang des malfaiteurs, car toutes les prédictions qui me regardent touchent à leur fin, c'est-à-dire, à leur accomplissement. Sous cette image du glaive, Notre-Seigneur leur fait pressentir l'agression violente dont il va être l'objet, il ne la leur révèle pas tout entière pour ne point les frapper de terreur et d'abattement, il ne veut pas non plus la leur laisser entièrement ignorer, de peur que cette attaque subite et imprévue ne vînt les ébranler. Les disciples ainsi avertis, rappelleraient plus tard leurs souvenirs, et admireraient comment leur divin Maître s'était offert lui-même dans sa passion pour être la rançon du genre humain. – S. Bas. (Règl. abrég., quest. 31.) Ou encore, le Seigneur ne fait pas ici un commandement de porter une bourse et un sac et d'acheter un glaive, mais il prédit ce qui doit arriver à ses Apôtres, qui, oubliant les circonstances de la passion, les grâces qu'ils avaient reçues, et la loi de Dieu, oseront se servir de l'épée ; souvent, en effet, l'Écriture emploie l'impératif pour le futur dans les prophéties, quoique cependant, dans plusieurs manuscrits, on ne lise point : Qu'il prenne, qu'il porte et qu'il achète, mais : " Il prendra, il portera, il achètera. " – Théophyl. Ou bien, il leur annonce qu'ils auront à souffrir la faim et la soif (sous l'expression figurée du sac), et de nombreuses tribulations (figurées par le glaive).

S. Cyr. Ou bien encore, ces paroles du Sauveur : " Que celui qui a une bourse la prenne, et qu'il prenne aussi un sac, " ne s'adressent pas à ses disciples, mais à tous les Juifs en général, et il semble leur dire : Si quelqu'un, parmi vous, a de grandes richesses, qu'il les réunisse et qu'il prenne la fuite ; et si quelque habitant de ce pays se trouve réduit à la dernière indigence, qu'il vende sa tunique pour acheter une épée ; car le choc de l'attaque qui viendra fondre sur eux sera si terrible, que rien ne pourra lui résister. Il leur fait connaître ensuite la cause de ces calamités, c'est-à-dire parce qu'il a été condamné au supplice destiné aux criminels, et qu'il a été crucifié avec des voleurs. Or, lorsque ce crime aura été consommé, les prophéties qui avaient pour objet la rédemption seront accomplies, et les persécuteurs subiront les châtiments prédits par les prophètes. Notre-Seigneur a donc prédit ici le sort réservé à la nation juive ; mais les disciples ne comprenaient pas la portée de ses paroles et pensaient que c'était pour résister à l'attaque du perfide disciple qu'il était besoin d'épées : " Ils lui dirent donc : Seigneur, voici deux épées. " – S. Chrys. Si son intention était qu'ils eussent recours pour le défendre à des moyens humains, cent épées n'auraient pas suffi, et s'il ne voulait qu'ils se servissent de ces moyens naturels, ces deux épées étaient même de trop.

Théophyl. Le Seigneur ne voulut point les reprendre de leur peu d'intelligence, il se contenta de leur dire : " C'est assez, " c'est ce que nous disons nous-mêmes lorsqu'une personne à qui nous adressons la parole, ne nous comprend pas : C'est bien, cela suffit, pour ne pas la fatiguer davantage. Quelques-uns prétendent que c'est par ironie que le Sauveur dit : " C'est assez, " comme pour dire : Puisqu'il y a deux épées, elles suffiront pour nous défendre contre la multitude qui doit nous assaillir. – Bède. Ou bien encore, ces deux épées suffisent pour attester que le Sauveur a souffert volontairement sa passion, l'une témoigne du courage des Apôtres pour défendre leur divin Maître, et de la puissance qu'il a de guérir les blessures ; l'autre, qui n'est point tirée du fourreau, prouve qu'il ne leur a pas permis de faire tout ce qu'ils auraient pu pour le défendre. – S. Ambr. Ou bien encore, comme la loi ne défendait pas de frapper celui qui avait frappé, peut-être le Seigneur dit-il a Pierre : " C'est assez, " pour faire entendre que cette juste vengeance n'était permise que jusqu'au règne de l'Évangile, parce que la loi ne commandait que la stricte justice, tandis que l'Évangile enseigne la charité parfaite. Il y a aussi un glaive spirituel qui porte le chrétien à vendre son patrimoine pour acheter la parole qui est comme le vêtement intérieur de l'âme. Il y a encore le glaive de la souffrance qui nous fait sacrifier notre corps, et acheter la couronne sacrée du martyre avec les dépouilles de notre chair immolée. Dans ces deux glaives que les disciples avaient avec eux, je ne puis m'empêcher de voir encore la figure de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui sont les armes mises en nos mains contre les attaques insidieuses du démon (Ep 6, 13.17). Enfin Notre-Seigneur dit : " C'est assez, " comme pour dire que rien ne manque à celui qui a pour armes la doctrine de l'Ancien et du Nouveau Testament.

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