Comment considérer la Génèse ?

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Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par TREBLA » Aujourd’hui, 0:36

Cher Gerardh,

Merci de rejoindre la discussion :
Ne perdons pas de vue la signification spirituelle et symbolique de ces passages.

Par ailleurs il y a sans doute un temps assez long séparant le verset 1 du verset 2.
Dans le livre des Psaumes, il y a parfois des pauses :
Confiance malgré la persécution

3 Psaume de David. A l’occasion de sa fuite devant Absalom, son fils.

2 O Eternel, que mes ennemis sont nombreux!
Quelle multitude se lève contre moi!
3 Combien disent à mon sujet:
Plus de salut pour lui auprès de Dieu! – Pause.
4 Mais toi, ô Eternel! tu es mon bouclier,
Tu es ma gloire, et tu relèves ma tête.
5 De ma voix je crie à l’Eternel,
Et il me répond de sa montagne sainte. – Pause.
6 Je me couche, et je m’endors;
Je me réveille, car l’Eternel est mon soutien.
7 Je ne crains pas les milliers de personnes
Qui m’assiègent de toutes parts.
8 Lève-toi, Eternel! sauve-moi, mon Dieu!
Car tu frappes à la joue tous mes ennemis,
Tu brises les dents des méchants.
9 Le salut est auprès de l’Eternel:
Que ta bénédiction soit sur ton peuple! – Pause.
Est-ce que votre version de l'Ecriture Sainte contient une grande « Pause » « séparant le verset 1 du verset 2 » ?

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par TREBLA » Hier, 20:53

Cher Voyageur,

Merci pour votre réponse :
Ceci dit, vous n'accordez que peu d'importance à la doctrine officielle.
Lisez attentivement ce que j'ai écrit :
« Il me semble »
Le professeur Wénin est en train d'exprimer son opinion personnelle. Il ne s'agit pas d'une doctrine officielle.
L'expression « il me semble » indique qu'il s'agit d'une opinion personnelle.

Le professeur Wénin a écrit :
Il me semble que le début de la Genèse nous dit qu’au commencement, il n’y avait rien. Pour toute chose créée dans l’univers, il est dit, dans la double échelle du temps et de l’espace, que « au commencement » de toute création, la terre est d’abord « informe » (en ce sens qu’elle n’a pas encore de forme et qu’il faut d’abord que l’idée et le logos de cette création soient conçus dans et par le Verbe avant qu’ensuite, elle devienne réelle) et « vide » (en ce sens qu’elle n’occupe pas encore l’espace).
Le professeur Wénin fait référence au verset suivant :
Genèse 1, 2 Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Selon l'opinion personnelle du professeur Wénin, cela veut dire que la Terre n'existait pas encore.
Est-ce que cela correspond à la définition de l'adjectif « informe/vague » ?

Par exemple, si le potier prend un morceau d'argile informe, est-ce qu'il commence ex nihilo ? Est-ce que l'argile n'existe pas encore ?
Romains 9, 21 Le potier n'est-il pas maître de son argile pour fabriquer de la même pâte un vase de luxe ou un vase ordinaire?
Au commencement, Dieu créa la Terre informe (comparable à l'argile informe) :
Genèse 1, 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre [ informe ].
Il n'y avait ni montagnes ni vallées. Le continent était encore sous les eaux.
Genèse 1, 2 Or la terre était vide et vague (informe), les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Selon le professeur Wénin, la Terre n'existait pas encore à cet instant.
Son opinion personnelle ne correspond pas au récit biblique.

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par gerardh » Hier, 20:44

_____

Bonjour,

Ne perdons pas de vue la signification spirituelle et symbolique de ces passages.

Par ailleurs il y a sans doute un temps assez long séparant le verset 1 du verset 2.


________

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Voyageur » Hier, 19:42

Cher Xavi,

Merci de citer l'opinion personnelle de l'éminent théologien, le professeur Wénin :
Le professeur Wénin va parler :
Il me semble que le début de la Genèse nous dit qu’au commencement, il n’y avait rien. [ ... ]

Il me semble donc que lorsque la Genèse nous dit que « la terre est informe et vide » cela ne veut pas dire
[ ... ]
« Il me semble »
Le professeur Wénin est en train d'exprimer son opinion personnelle. Il ne s'agit pas d'une doctrine officielle.

Que le Seigneur vous bénisse.
Il n'existe rien qui ne doive son existence à Dieu créateur. Le monde a commencé quand il a été tiré du néant par la parole de Dieu ; tous les êtres existants, toute la nature, toute l'histoire humaine s'enracinent en cet événement primordial : c'est la genèse même par laquelle le monde est constitué, et le temps commencé. (CEC 338)

Ceci dit, vous n'accordez que peu d'importance à la doctrine officielle. Le 5 mars, je vous disais :

L'Église, en interprétant de manière authentique le symbolisme du langage biblique à la lumière du Nouveau Testament et de la Tradition, enseigne que nos parents Adam et Eve ont été constitués dans un état "de sainteté et de justice originelle". Cette grâce de la sainteté originelle était une participation à la vie divine. (CEC 375)

Le récit de la chute (Gn 3) utilise un langage imagé, mais il affirme un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l'histoire de l'homme. La Révélation nous donne la certitude de foi que toute l'histoire humaine est marquée par la faute originelle commise par nos premiers parents. (CEC 389)

L'interprétation symbolique des premiers récits de la Genèse est privilégiée par l'Église Catholique.

L'Écriture présente l’œuvre du Créateur symboliquement comme une suite de six jours de "travail" divin qui s'achèvent sur le "repos" du septième jour. (CEC 337)

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par TREBLA » Hier, 19:06

Cher Xavi,

Merci de citer l'opinion personnelle de l'éminent théologien, le professeur Wénin :
Le professeur Wénin va parler :
Il me semble que le début de la Genèse nous dit qu’au commencement, il n’y avait rien. [ ... ]

Il me semble donc que lorsque la Genèse nous dit que « la terre est informe et vide » cela ne veut pas dire
[ ... ]
« Il me semble »
Le professeur Wénin est en train d'exprimer son opinion personnelle. Il ne s'agit pas d'une doctrine officielle.

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Xavi » Hier, 18:48

Une fois de plus, vous démontrez que vous confondez "objectif" et "subjectif" , votre pensée et la Parole de Dieu, en niant toute possibilité d'une interprétation contraire, sans aucune réponse à ce que je vous avais exposé le 24 mars, conformément à l'avis autorisé de l'éminent théologien, le professeur Wénin :
Il me semble que le début de la Genèse nous dit qu’au commencement, il n’y avait rien. Pour toute chose créée dans l’univers, il est dit, dans la double échelle du temps et de l’espace, que « au commencement » de toute création, la terre est d’abord « informe » (en ce sens qu’elle n’a pas encore de forme et qu’il faut d’abord que l’idée et le logos de cette création soient conçus dans et par le Verbe avant qu’ensuite, elle devienne réelle) et « vide » (en ce sens qu’elle n’occupe pas encore l’espace).

Il me semble donc que lorsque la Genèse nous dit que « la terre est informe et vide » cela ne veut pas dire que la terre existe déjà et qu’elle a pour caractéristiques d’être « informe et vide ». Non, il me semble qu’il faut plutôt comprendre qu’au commencement, il n’y a rien, que la terre n’existe absolument pas et que la terre est néant et rien.

D’ailleurs, si on prétend le contraire, on nie alors que la lumière soit la première créature et on se heurte à St Jean et St Paul.

Et, il n’y a que « ténèbres » sur « l’abîme » parce qu’il n’y a encore ni lumière, ni parole, ni logos dans la création. Et ici encore, il ne s’agit pas de donner de l’existence au néant (les ténèbres) ou à l’abîme (le vide). Il n’y a rien. Tout va être créé ex nihilo, à partir de rien.

Et, lorsqu’il est dit que l’Esprit plane sur les eaux, il ne s’agit donc pas de la description d’une réalité créée, mais de la réalité éternelle de Dieu.

Avant même de commencer la création, quand la terre n'existait pas encore, l’Esprit Saint planait sur les eaux fécondes de la vie de Dieu et cette vie c’était déjà le Christ, engendré par le Père de toute éternité.

Quand Jésus descend dans les eaux du Jourdain et que l’Esprit vient planer comme une colombe, Dieu parle et c’est la création qui recommence.

Et St Jean nous l’atteste. Dès le commencement, Jésus est auprès de Dieu et il est Dieu. Il est au commencement de toutes choses. Il est la Parole, le Verbe, le Logos, la Lumière qui vient en premier et par qui tout est créé.
Je ne peux que vous inviter à relire mon message précédent.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par TREBLA » Hier, 18:26

Cher Xavi,

Merci pour votre réponse indirecte :
Je regrette que vous me répondiez immédiatement que ce n’est « pas biblique » ce dont vous semblez accuser facilement tout contradicteur de votre compréhension personnelle de la Bible.
Je regrette également que vous ne lisiez pas ce que j'ai écrit.
Il n'y a rien de personnel dans ma compréhension de la Genèse en particulier et de la Bible en général.

Comme vous le savez, dans un texte, il y a un message explicite (ce qui est écrit) et possiblement un message implicite (ce qui n'est pas écrit).

Permettez-moi de vous montrer comment je lis n'importe quel texte.
D'abord je considère le message explicite.

Par exemple, examinons une phrase de votre message :
Il me semble que la création commence par la lumière du premier jour.
« Il me semble »
Xavi est en train d'exprimer son opinion personnelle. Il ne s'agit pas d'une doctrine officielle.

« la création commence par la lumière du premier jour
Selon Xavi, « la création commence par la lumière du premier jour. »

Je me pose la question suivante : est-ce que l'opinion personnelle de Xavi est une compréhension qui est cohérente avec le texte de base biblique ?

Pour rester objectif, il faut comparer le texte biblique avec le message explicite de votre phrase.

Voilà le texte biblique que nous examinons :
Genèse 1, 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Genèse 1, 2 Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Genèse 1, 3 Dieu dit: "Que la lumière soit" et la lumière fut.
Mon examination du texte objective (basée sur le message explicite) :
Selon le texte biblique, la création commence par la création des cieux et de la Terre.
Selon Xavi, « la création commence par la lumière du premier jour ».

Selon le texte biblique (Gn 1, 2), au commencement « la terre était vide et vague [ et ] les ténèbres couvraient l'abîme ».
Ce passage décrit un instant où la Terre existait dans les ténèbres.
Il n'y avait pas encore de lumière.
Genèse 1, 3 Dieu dit: "Que la lumière soit" et la lumière fut.
La lumière fut créée après la Terre.

Donc, le message explicite du texte (la compréhension objective) nous dit que la Terre existait avant la lumière. Cela ne représente pas une compréhension personnelle.

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Xavi » Hier, 17:06

Bonsoir Trebla,

Nous avons déjà échangé nos points de vue sur la portée différente que vous donnez au premier verset de la Genèse.

Il me semble que la création commence par la lumière du premier jour.

Je regrette que vous me répondiez immédiatement que ce n’est « pas biblique » ce dont vous semblez accuser facilement tout contradicteur de votre compréhension personnelle de la Bible.

Sur tous les aspects, voire les détails, qui sont ici discutés, vous ne paraissez jamais admettre de possibles différences d’interprétation. Vous présentez votre opinion comme étant « la » Bible. N’avez-vous pas peur de finir par confondre votre propre pensée avec la Parole de Dieu ?

Vos messages font apparaître de plus en plus clairement la différence entre une lecture catholique de la Genèse et votre lecture non catholique par laquelle, au pied de la lettre, vous présentez une création « achevée » et « parfaite », dans laquelle l’homme aurait été « tout d’un coup » un ajout matériel soudain et « instantané », il y a « 5777 ans ».

Contrairement à vos allégations, les catholiques ne sont pas moins attachés à sonder la Genèse et à la reconnaître comme Parole de Dieu jusque dans ses détails, mais nous ne cherchons pas la vérité de la foi dans le texte seul. Cette vérité n’est pas accessible par une démarche intellectuelle individuelle qui la chercherait sur la seule base du texte, comme si son sens était clair et évident.

Notre démarche catholique n’est pas celle d’un libre examen individuel. Non, la vérité est d’abord celle de la foi de l’Eglise, corps du Christ, conduite par le Pape, successeur de Pierre, exprimée par le Magistère qui sans cesse assure sans défaillance, par l’action de l’Esprit Saint, la transmission du message authentique de la foi dans ce qu’il a d’essentiel pour notre vie.

Nous croyons que le Christ a fondé l’Eglise sur Pierre et sur la prière du Christ pour que la foi de Pierre ne défaille pas, jamais. En lisant ou en écoutant la Genèse, nous ne voulons pas nous ouvrir à une libre divagation de nos propres pensées, mais nous voulons la comprendre conformément à la foi de l’Eglise, dans toute sa richesse et sa cohérence, et c’est fidèles à cette foi, telle qu’elle est enseignée et développée depuis deux mille ans par le Magistère, que nous lisons et écoutons l’Ecriture Sainte et, notamment, la Genèse.

Les catholiques viennent avec leurs approches personnelles et leurs réflexions, qui peuvent être très différentes, mais dans une même volonté d’approcher la vérité en communion avec l’Eglise et le Magistère.

L’Ecriture Sainte est Parole de Dieu, mais elle n’est pas tombée du ciel « tout d’un coup ». Ce sont des hommes pécheurs, de chair et de sang, avec les connaissances et la culture de leur époque autant qu’avec leur sensibilité et leur savoir très limités, qui ont écrit les textes de l’Ecriture, sous l’inspiration de l’Esprit Saint.

Ces textes, certes inspirés par Dieu, nous arrivent cependant comme une peinture d’artistes plus ou moins doués dans laquelle il est vain de chercher des précisions qui ne s’y trouvent pas pour tenter d’éliminer la multitude des interprétations et des significations possibles d’un point de vue seulement intellectuel. L’Ecriture ne peut être comprise que dans l’Eglise et avec l’Eglise.

Dans votre profil, vous indiquez, Trebla, que vous êtes un chrétien « non catholique ». Quel dommage pour vous, car sans l’Eglise du Christ, vous êtes seul dans vos efforts de compréhension et votre désir légitime de certitudes.

Même si les autres intervenants ne vous convainquent pas dans les multiples questions discutées, j’espère que vous pourrez au moins constater, par la fréquentation de ce forum, qu’il existe des lectures différentes et que, sans le don de l’Eglise par laquelle l’Esprit Saint nous assure une compréhension authentique, il n’y a plus que les incertitudes des multiples interprétations différentes de sorte que chacun se retrouve seul et sans lumière.

Sans la foi catholique, vous vous privez de la promesse concrète de Jésus qui a établi son Eglise et la protège de toute défaillance malgré les hommes pécheurs qui la composent et toutes les fautes commises au cours de l’histoire.

La Genèse est susceptible de mille interprétations compte tenu des incertitudes des significations du texte hébreu lui-même, ainsi que des incertitudes des références culturelles et des savoirs de l’auteur humain qui l’a rédigée.

Sola scriptura, cela vous laisse seul avec votre conscience et votre intelligence, seul avec votre propre compréhension comme référence ultime de la vérité. Vous espérez être éclairé par l’Esprit Saint, mais, hélas, de nombreuses contradictions entre les chrétiens ne permettent pas de savoir qui est bien inspiré sur cette seule base.

Sans l’Eglise qui est le corps du Christ, vous êtes devant cet impossible dilemme : ou vous croyez que votre conscience (voire votre communauté séparée de l’Eglise universelle partageant vos idées) est la référence suprême (et vous devenez pour vous-même le « pape », quasi infaillible à vos yeux, de votre propre foi), ou vous vous trouvez devant un relativisme désespérant ne vous permettant plus de savoir où est la vérité entre tant de points de vue différents.

Dans ce forum catholique, où nous cherchons à approfondir l’intelligence de la foi, il y a d’abord la conviction que la foi de l’Eglise, telle qu’elle est proclamée par le Magistère, est en harmonie avec toute l’Ecriture et que le texte de la Genèse ne peut être compris correctement (de même que les autres écritures de la Bible) qu’en harmonie avec cette foi de l’Eglise.

Nous ne renonçons en rien au sens littéral, ni aux détails du texte, mais nous n’en cherchons pas le sens par un libre examen individuel du texte humain mais à la lumière de la foi de l’Eglise telle qu’elle nous est transmise par le Magistère dont la foi ne défaille pas parce que c’est une promesse fondamentale du Christ à son corps qu’est l’Eglise.

Sans cette promesse, nous serions tous comme des brebis égarées vouées à un relativisme absolu, chacun suivant son propre chemin seul ou avec quelques semblables.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par TREBLA » Hier, 16:10

Cher Xavi,

Merci pour vos explications :
Toute la création a été faite par le Christ et provient des mêmes « eaux » originelles.
« Toute la création a été faite par le Christ »
Cette idée est absolument biblique.
Jean 1, 1 Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Jean 1, 2 Il était au commencement avec Dieu.
Jean 1, 3 Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
« Toute la création [ ... ] provient des mêmes « eaux » originelles. »
Cette idée n'est pas biblique.
Genèse 1, 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Il s'agit ci-dessus de la création de l'espace et de la planète Terre « crues ».
Cette création ne provient pas « des mêmes « eaux » originelles ».
Avant que Dieu ait créé « le ciel et la terre », il n'y avait pas d'eaux.
Genèse 1, 2 Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Les eaux mentionnées ci-dessus résultent de l'action créatrice lorsque « Dieu créa le ciel et la terre ».
Il ne faut pas confondre la relation de cause à effet.

Que le Seigneur vous bénisse.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Voyageur » Hier, 14:23

Trinité : Evidemment là ,on est en complète contradiction avec toutes les découvertes fossilisés des" combats dantesques" des grands prédateurs dinosaures et autres!
Vu que l'on ne sait pas à quelle époque se situait l'Eden ,et certainement pas dans 10000 ans antérieures à la généalogie biblique ,car les découvertes fossilisés sont en contradiction évidentes avec cette époque,cela devient compliqué!
Vous connaissez ma position sur l'historicité de Genèse 1-3. Ces contradictions archéologiques n'ont aucune conséquence sur ma lecture. Il m'importe peu que les israélites ont interprété la découverte d'os fossilisés comme la preuve de l'existence d'une race de géants. Admettre que les récits bibliques sont teintés des croyances de leurs auteurs, c'est admettre que leur véracité se trouve derrière les mots.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Trinité » Hier, 12:58

Cher Xavi!

Merci pour vos explications, fort intéressantes!

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Trinité » Hier, 12:52

Bonjour Trinité,
Genèse 1, 30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne (δεδωκα = dédoka) pour nourriture toute la verdure des plantes" et il en fut ainsi.

Si je vous suis bien dans Genèse 1,30 ,Dieu évoque tous les animaux créés précédemment !
C'est cela votre idée?
Ben oui. À tous ceux-là, je donne ça pour nourriture. Je ne comprends pas trop où se trouve votre difficulté.
Si votre lecture est littérale, comme notre ami TREBLA, vous devriez sans doute vous mettre au végétalisme.



Moi, ce qui me fascine, c'est le "qui est animé de vie". Pour animer l'homme, DIEU lui a insufflé son Esprit.
L'auteur de Genèse 1 considère-t-il que les animaux possèdent également une part divine ?
Bonjour Voyageur,

Ouais!
Evidemment là ,on est en complète contradiction avec toutes les découvertes fossilisés des" combats dantesques" des grands prédateurs
dinosaures et autres!
Vu que l'on ne sait pas à quelle époque se situait l'Eden ,et certainement pas dans 10000 ans antérieures à la généalogie biblique ,car les découvertes fossilisés sont en contradiction évidentes avec cette époque,cela devient compliqué!

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Xavi » Hier, 12:49

Bonjour Voyageur,

Merci pour vos contributions.

Il y a plusieurs pistes pour prolonger votre réflexion.

Toute la création a été faite par le Christ et provient des mêmes « eaux » originelles. Donc effectivement on peut trouver du divin dans toute créature.

Mais, l’homme est une création nouvelle capable de partager la vie personnelle de Dieu.

Il n’y a pas ici une forme d’anthropocentrisme dans lequel l’humain aurait reçu un privilège dont les autres créatures auraient été privées.

Nous n’avons pas reçu « autre chose ». Nous « sommes » des êtres « autres » participant à une réalité « autre », mais cet être « autre » a cependant été créé dans la nature terrestre des autres créatures.

Nous sommes des êtres de la réalité spirituelle de Dieu et nous sommes aussi, en même temps, des êtres de la réalité terrestre.

C’est la foi de l’Eglise.

Est-ce que je peux trouver cela dans la Genèse ?

Oui.

Cela me donne une clé d’interprétation pour les premiers versets que je comprends comme ceci.

1-2. L’Esprit Saint plane au-dessus des eaux, symbole de la vie qui se transmet de toute éternité du Père au Fils sous l’action de l’Esprit Saint.
Les eaux éternelles c’est le Royaume de Dieu, le royaume des Cieux, qui est aujourd’hui encore tout proche de nous, parmi nous et en nous.

3-5. Tout est créé par la parole et la lumière du Christ.

6-10. Dans ces eaux, symbole de la vie éternelle de Dieu, Dieu a créé un monde séparé. L’ « au-delà » de tout ce que nous pouvons penser et de tout notre univers demeure en Dieu (les eaux « du dessus »), mais, dans les eaux « en-dessous », Dieu a fait apparaître l’univers matériel qui est le nôtre en lui donnant une autonomie car il aussi créé le ciel comme séparation entre les eaux de Dieu (« au-dessus ») et les eaux de la création physique (« au-dessous »)
Les cieux qui forment cette séparation sont, d’un côté, pleinement en Dieu et avec Dieu, unies aux eaux « au-dessus », et, de l’autre côté, pleinement avec la création « en-dessous ».
C’est déjà l’amorce de la double réalité spirituelle et terrestre de l’homme. La séparation est nuancée et faite de coexistence. Il y a un « entre deux ».

11-25. La Genèse va décrire les étapes de la création et de l’évolution terrestre (« en-dessous ») du troisième au sixième « jours ».

26-27. La Genèse va ensuite décrire la création terrestre et spirituelle de l’homme dans les « eaux » du « dessous ».
La différence avec les autres créatures ne concerne pas le terrestre. A l’image de Dieu, le nouvel être est créé spirituellement comme un être qui ne vit pas que du terrestre, mais qui vit de la vie et de la parole de Dieu. Il est simultanément un être spirituel (selon les eaux du dessus parce qu'il est à l’image de Dieu) et un être corporel (dans les eaux du dessous).
A cet égard, il est absolument « autre » que les créatures terrestres qui le précèdent.
Un être de la terre est un être de la terre. Cela n’a aucun sens de le penser comme un être des cieux. Un être de la terre n’a pas d’existence autre. Il est, en soi, autonome, même si les eaux « du dessous » dont il provient proviennent elles-mêmes des eaux éternelles de Dieu et que les cieux restent un lien pour tous.

Dans un second chapitre de la Genèse, l’homme va être mis dans l’Eden, la réalité de Dieu : ce sont, cette fois, les « eaux » du dessus dans lesquelles l’humain créé à l’image de Dieu peut être mis parce qu’il est non seulement terrestre mais aussi spirituel.

La localisation terrestre de l’Eden est vaine car une localisation ne concerne que la vie dans le monde « du dessous ».

L’homme, à qui a été confié le monde « du dessous », va partager, dans l’Eden spirituel, la vie dans le monde « du dessus ». Les créatures terrestres qui lui seront présentées ne pourront lui être d’aucune aide pour cette vie.

Jésus, fait homme, va lui-même, bien que vrai Dieu, vivre le même chemin lors de son baptême. Après son incarnation dans la réalité humaine, terrestre et spirituelle, « du dessous », il va être, dans le Jourdain, plongé symboliquement dans les eaux « du dessus » et, comme dans le premier verset de la Genèse, l’Esprit a plané comme une colombe.

L’humanité de Jésus est entrée dans l’Eden lors de son baptême, comme Adam et Eve l’ont vécu avec une même nature humaine.

Tous les miracles que Jésus a réalisés à partir de son baptême, puis sa résurrection, nous montrent tout ce que l’homme en communion avec Dieu peut réaliser sans le péché originel qui l’a chassé de l’Eden.

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par Voyageur » Hier, 10:04

Bonjour Trinité,
Genèse 1, 30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne (δεδωκα = dédoka) pour nourriture toute la verdure des plantes" et il en fut ainsi.

Si je vous suis bien dans Genèse 1,30 ,Dieu évoque tous les animaux créés précédemment !
C'est cela votre idée?
Ben oui. À tous ceux-là, je donne ça pour nourriture. Je ne comprends pas trop où se trouve votre difficulté.
Si votre lecture est littérale, comme notre ami TREBLA, vous devriez sans doute vous mettre au végétalisme.

Moi, ce qui me fascine, c'est le "qui est animé de vie". Pour animer l'homme, DIEU lui a insufflé son Esprit.
L'auteur de Genèse 1 considère-t-il que les animaux possèdent également une part divine ?

Re: Comment considérer la Génèse ?

Message par TREBLA » Hier, 3:19

Cher Trinité,

Merci pour votre question :
Si je vous suis bien dans Genèse 1,30 ,Dieu évoque tous les animaux créés précédemment !
C'est cela votre idée?
Exactement !
C'est la donnée présentée dans la Genèse.
Genèse 1, 30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne (δεδωκα = dédoka) pour nourriture toute la verdure des plantes" et il en fut ainsi.
Dieu parle de toute la faune (au contexte de sa création bien entendu) :
- toutes les bêtes sauvages
- tous les oiseaux du ciel
- tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie
***
Le temps grammatical du verbe (δεδωκα = dédoka) c'est le parfait.

Voilà quelques faits grammaticaux :
- 1066. Le parfait correspond en général au passé composé français, et indique un fait passé, achevé, qui peut, dans certains cas, être envisagé dans son état actuel, dans son résultat. Le sens « résultatif » (état présent d'un fait passé et achevé) apparaît nettement dans la traduction de certains verbes appelés « parfaits présents » :

δέδοικα, δέδια je crains (= j'ai eu peur)
πέποιθα je crois (= j'ai été persuadé)
οἶδα je sais (= j'ai appris)
ἕστηκα je me tiens debout (= je me suis dressé)
κέκτημαι je possède (= j'ai acquis)

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/GraGre/25.Syngener.htm
Selon la définition du temps grammatical ci-dessus, Dieu a créé « toute la verdure des plantes » comme nourriture pour toutes les créatures.
L'oeuvre de la création de la verdure est achevée.
Sa création achevée donne continuellement de la nourriture pour toutes les créatures.

Que le Seigneur vous bénisse.

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