Féministes et catholiques et fières de l'être

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Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par invitée2 » jeu. 26 avr. 2018, 14:33

. Voilà qu'en plus vous réclamez une "tolérance mutuelle", c'est-à-dire que les autres soient complices de cette ignominie : c'est le progressisme dans toute sa splendeur !
Pas du tout à fait : J'invite précisément chacun à méditer sur la parabole de la paille et la poutre....

Invitée2

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par invitée2 » jeu. 26 avr. 2018, 14:28

Vous avez systématiquement défendu sur ce forum la politique de mort qu'est l’avortement, faisant fi du droit à vivre de la partie de l'humanité la plus innocente et la plus vulnérable.
Pas vraiment, vous m'aurez mal lue. Je ne suis pas pour l'avortement pas plus que je suis contre. Je trouve le sujet trop complexe pour avoir une opinion hyper tranchée, les termes "pour" et "contre" ne me permettent pas de m'exprimer sur ce sujet. Je trouve que l'avortement est un acte grave et j'ai grande compassion pour les femmes qui se sentent obligées d'y avoir recours. je comprends que cela soit devenu légal tout en en déplorant les conséquences : un refus de perndre en comptte la gravité de la chose et un refus de voir la nécéssité de proposer au niveau gouvernemental des alternatives (comme voulait le faire J. F. Poisson). Nous avons déja abondemment discuté de ce sujet par ailleurs.

Invitée2

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par Relief » mar. 24 avr. 2018, 14:59

Axou a écrit :

Voilà une remarque qui me paraît plutôt exacte mais je vous rassure, elle concerne tous les Catholiques, pas que les progressistes. Les mêmes qui vont soutenir quelques positions ecclésiales sur la morale amoureuse vont-ils suivre l'Eglise sur l'accueil des migrants ???
Et qu'en est-il de ceux qui suivent le concile de Trente et pas le concile Vatican II ??? Cela veut dire quoi, être fidèle à l'Eglise du passé et pas à l'Eglise du présent ?
En vérité chacun a une très grande tendance à piocher ce qui l'arrange et cela devrait nous inviter à une certaine tolérance mutuelle vu que tout le monde est concerné. Se croire "du bon côté" est illusoire, et sans doute une voie rêvée pour le pharisaisme. Nous considérer tous et chacun comme de pauvres pécheurs est plus juste.
Vous avez systématiquement défendu sur ce forum la politique de mort qu'est l’avortement, faisant fi du droit à vivre de la partie de l'humanité la plus innocente et la plus vulnérable. Voilà qu'en plus vous réclamez une "tolérance mutuelle", c'est-à-dire que les autres soient complices de cette ignominie : c'est le progressisme dans toute sa splendeur !
Rien d'étonnant qu'après plusieurs décennies de cette idéologie les églises de France soient presque vides.

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par Trinité » mar. 24 avr. 2018, 12:09

Progressisme = écouter l'Église uniquement quand cela nous arrange.
Voilà une remarque qui me paraît plutôt exacte mais je vous rassure, elle concerne tous les Catholiques, pas que les progressistes. Les mêmes qui vont soutenir quelques positions ecclésiales sur la morale amoureuse vont-ils suivre l'Eglise sur l'accueil des migrants ???
Et qu'en est-il de ceux qui suivent le concile de Trente et pas le concile Vatican II ??? Cela veut dire quoi, être fidèle à l'Eglise du passé et pas à l'Eglise du présent ?
En vérité chacun a une très grande tendance à piocher ce qui l'arrange et cela devrait nous inviter à une certaine tolérance mutuelle vu que tout le monde est concerné. Se croire "du bon côté" est illusoire, et sans doute une voie rêvée pour le pharisaisme. Nous considérer tous et chacun comme de pauvres pécheurs est plus juste.


Invitée2
C'est limpide comme de l'eau de roche...Invitée2.... :clap:

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par invitée2 » mar. 24 avr. 2018, 9:49

Progressisme = écouter l'Église uniquement quand cela nous arrange.
Voilà une remarque qui me paraît plutôt exacte mais je vous rassure, elle concerne tous les Catholiques, pas que les progressistes. Les mêmes qui vont soutenir quelques positions ecclésiales sur la morale amoureuse vont-ils suivre l'Eglise sur l'accueil des migrants ???
Et qu'en est-il de ceux qui suivent le concile de Trente et pas le concile Vatican II ??? Cela veut dire quoi, être fidèle à l'Eglise du passé et pas à l'Eglise du présent ?
En vérité chacun a une très grande tendance à piocher ce qui l'arrange et cela devrait nous inviter à une certaine tolérance mutuelle vu que tout le monde est concerné. Se croire "du bon côté" est illusoire, et sans doute une voie rêvée pour le pharisaisme. Nous considérer tous et chacun comme de pauvres pécheurs est plus juste.

Mais le sujet ici est le féminisme. pour le coup je suis en phase avec le discours de l'Eglise mais pas avec ses actes. Il est scandaleux que le synode sur la famille n'ait eu lieu qu'entre évêques et les quelques femmes présentes n'étaient qu'observatrices. Et l'égalité en actes sera vécu en Eglise lorsque des femmes seront à la tête de dicastères. Le bruit court que le pape François y travaille mais rencontre de grandes résistances. Tu m'étonnes !!!
le témoignage de l'Osservato romano est édifiant :

http://www.osservatoreromano.va/fr/news ... t-des-surs

Invitée2

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par Relief » mar. 24 avr. 2018, 4:34

Suliko a écrit :
Et qui écoutez-vous ? Pas votre mère l'Eglise, mais des gens dont je ne vois pas où est la grande foi et le zèle à sauver les âmes...
Axou à écrit :
Et bien j'écoute ma mère L'Eglise qui depuis plusieurs décennies met en valeur l'égale importance de l'égalité et de la différence entre hommes et femmes
Invitée2
Progressisme = écouter l'Église uniquement quand cela nous arrange. Sur la question de l'avortement par exemple, vous avez parfaitement illustré cela en montrant que ce que dit l’Église vous importait peu.

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par invitée2 » mar. 24 avr. 2018, 1:19

Et qui écoutez-vous ? Pas votre mère l'Eglise, mais des gens dont je ne vois pas où est la grande foi et le zèle à sauver les âmes...
Et bien j'écoute ma mère L'Eglise qui depuis plusieurs décennies met en valeur l'égale importance de l'égalité et de la différence entre hommes et femmes et qui ne parle plus de l'homme "chef de famille". L'Eglise d'aujourd'hui, de par ses papes, ses prêtres et ses laics engagés.
Cette notion est tombée en obsolescence, sauf dans certains milieux traditionnels.
Si vous trouvez un document des 3 derniers papes exprimant le contraire, je suis toute ouie.

Des bises,

Invitée2

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par Suliko » lun. 23 avr. 2018, 21:33

Chère axou,

En un message, tout est dit !

Je vous cite :
l'Eglise disait
(Vous pouvez mettre le verbe au présent, l'Eglise ne se contredisant pas...)
les spécialistes en communication d'aujourd'hui ont une autre solution
Et qui écoutez-vous ? Pas votre mère l'Eglise, mais des gens dont je ne vois pas où est la grande foi et le zèle à sauver les âmes...

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par JCNDA » mer. 18 avr. 2018, 22:21

Oui, j'ai besoin de ma femme. Elle m'aide beaucoup.

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par invitée2 » mer. 18 avr. 2018, 21:21


Vous savez, parfois je souhaiterais un peu de tranquillité mais elle n'est pas capable de prendre une décision, ou de se débrouiller pour certaines situations.
Et oui chacun son caractère et cela, c'est un autre sujet. Il arrive que certaines personnes, hommes ou femmes, se reposent entièrement sur leur conjoint et c'est surement un peu fatiguant pour le dit conjoint de tout porter.
Invitée2

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par JCNDA » mer. 18 avr. 2018, 17:14

A propos d'un désaccord insoluble ou autrefois, l'Eglise disait que la décision de l'homme avait la primauté : les spécialistes en communication d'aujourd'hui ont une autre solution. En cas de désaccord, on ne prend AUCUNE décision et on passe à autre chose, on laisse passer du temps et on revient sur le sujet litigieux plus tard. Il arrive alors, parce qu'on a lâché prise et qu'on n'est plus arc-bouté chacun sur la volonté de l'emporter, que la solution apparaisse évidente. Et l'Eglise rajoute à cela : lâchez prise et priez. Et les Jésuites disent : "jamais de prise de décision en temps de crise !".
Vous savez, parfois je souhaiterais un peu de tranquillité mais elle n'est pas capable de prendre une décision, ou de se débrouiller pour certaines situations.

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par invitée2 » mer. 18 avr. 2018, 1:20

[... Cela est en contradiction manifeste avec l'enseignement catholique traditionnel. Le catéchisme du concile de Trente dit tout de même ceci : Enfin, — et ceci est le point capital dans le Mariage — elles se souviendront que, selon Dieu, elles ne doivent ni aimer ni estimer personne plus que leurs maris, et qu’elles sont obligées, en tout ce qui n’est point contraire à la piété chrétienne, de leur être soumises et de leur obéir avec joie et empressement.
... ce qui ne me paraît pas tout à fait équivalent à l'égalitarisme dans le mariage qui est la norme aujourd'hui. Je comprends que nombre de catholiques, surtout en Occident, soient dérangés par l'enseignement de l'Eglise sur le mariage, mais ils ne peuvent tout de même pas tordre les textes traditionnels...
Mais l'Eglise d'aujourd'hui ne dit plus ce qu'elle disait au concile de Trente, nous avons considérablement évolué. A ma connaissance, le CEC ne parle pas de l'autorité de l'homme sur la femme et de sa place comme chef de famille. Les 3 derniers papes, Jean-Paul II, Benoit XVI et le pape François ont toujours rappelé la complémentarité de l'homme et de la femme, l'importance de la différence sexuelle mais n'ont jamais fait allusion au "chef de famille" et sa compagne "soumise à son autorité". Quand à Amoris Laeticia, on n'en trouve pas de trace non plus alors que c'est un document sur la famille !!! mais il y est souligné l'importance de la responsabilité partagée et le féminisme y est valorisé dans certaines pages.

L'autorité du mari sur la femme ne fait plus partie de l'enseignement de l'Eglise depuis plusieurs décennies, il faut le regarder en face. C'est peut-être encore le cas dans certains milieux traditionnels mais c'est d'ordre minoritaire.
L'Eglise d'aujourd'hui s'efforce de tenir les deux bouts de la corde avec courage : égaux et différents. Dans le passé, le sens de la différence nous faisait oublier le sens de l'égalité (et l'Eglise particpait ô combien de cette mentalité) et aujourd'hui c'est le contraire : notre société tend à nier les différences au nom de l'égalité et l'Eglise tente de tenir et de promouvoir l'équilibre.

Il est à noter que Jésus non plus ne parle pas de cette autorité patriarcale, il répartit clairement les rôles entre hommes et femmes dans la mission de répandre un feu sur la terre, mais jamais il ne fait allusion au fameux chef de famille. Il rétablit même l'égalité dans un passage qui a du stupéfier ses contemporains en ajoutant au "que l'homme ne répudie pas sa femme" le "Et de même que la femme ne répudie pas son mari", ce qui ne se faisait pas à l'époque !

A propos d'un désaccord insoluble ou autrefois, l'Eglise disait que la décision de l'homme avait la primauté : les spécialistes en communication d'aujourd'hui ont une autre solution. En cas de désaccord, on ne prend AUCUNE décision et on passe à autre chose, on laisse passer du temps et on revient sur le sujet litigieux plus tard. Il arrive alors, parce qu'on a lâché prise et qu'on n'est plus arc-bouté chacun sur la volonté de l'emporter, que la solution apparaisse évidente. Et l'Eglise rajoute à cela : lâchez prise et priez. Et les Jésuites disent : "jamais de prise de décision en temps de crise !".

Donner la primauté à l'un des deux sexes, c'était vraiment créer un nid de frustrations et de colères intérieures refoulées que je n'ose imaginer...

En Christ,

Invitée2

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par JCNDA » mar. 17 avr. 2018, 18:37

Bonjour,
Lorsque, je lis ce fil. Je crois comprendre que la femme à le choix de travailler. Mais aujourd'hui, la plupart des femmes sont devenues tout comme les hommes esclaves d'un travail en entreprise avec certain rendement. Si évidemment, la femme se complaît dans sa profession, je peux comprendre l'intérêt de ce désir.

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par Kerniou » mar. 17 avr. 2018, 17:59

Il n'y a pas si longtemps, encore, avant 1968, toutes les femmes, en France et sans doute ailleurs, catholiques ou pas devaient avoir l'autorisation de leur mari pour aller travailler ou suivre des études ...
Les choses ont fort heureusement évolué et la décision du travail ou pas, pour les deux conjoints se prend, bien sûr, en couple.

Re: Féministes et catholiques et fières de l'être

Message par Milla » mar. 17 avr. 2018, 16:46

Ceci est une lecture tronquée de Saint Paul (Ephésiens, Chapitre V).
Bonjour Cgs,

vous faites bien de rappeler que saint Paul s'adresse aussi aux maris, mais comme le fil traite du féminisme, je m'intéresse davantage aux femmes. De plus, quand Casti Connubii cite (en partie...) le passage adressée aux maris ("Époux, aimez vos épouses comme le Christ a aimé son Église"), c'est pour l'appliquer à l'homme comme à la femme. L'encyclique dit aussi plus loin que "si, en effet, le mari est la tête, la femme est le cœur, et, comme la premier possède la primauté du gouvernement, celle-ci peut et doit revendiquer comme sienne cette primauté de l'amour." Bref, j'en déduis que les deux doivent aimer mais que seule la femme doit obéir, et c'est cette spécificité qui m'intéresse (m'interroge).

Merci Suliko. A vrai dire, c'est en partie à cause du catéchisme du Concile de Trente que je m'interroge sur les applications actuelles, par les catholiques, de cette idée de soumission de la femme. On y lit aussi que "[les femmes] aimeront aussi à rester chez elles, à moins que la nécessité ne les oblige à sortir, et même alors elles, devront avoir l’autorisation de leurs maris."
Mais aujourd'hui, je pense qu'il y a peu de couples catholiques où Madame se sent obligée de demander une autorisation à Monsieur si la nécessité (ou l'envie...) l'amène à sortir de chez elle. Tant mieux, d'ailleurs.

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