[Débat] Moralité de la vie homosexuelle

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par axou » il y a 11 minutes

[Edit : j'ajoute à votre intention, Axelle, que je sais très bien que le raisonnement d'au-dessus vous rasera au dernier degré au mieux, et vous fera vous sentir blessée au pire. C'est bien pour cela que je ne voulais pas en venir là. N'y accordez pas trop d'importance. Bien sûr ce serait un plaisir de discuter de ces réflexions sur le plan logique, mais je doute que cela vous intéresse. Mais je préfère que vous passiez sur ces lignes sans les lire plutôt que cela vous donne le sentiment d'être personnellement jugée et vous donne une raison de plus de quitter le forum.]
Vous êtes d'une délicatesse délicieuse cher Héraclius, vraiment ! je ne sens aucun jugement dans vos propos et un effort sincère de compréhension des uns et des autres. J'en suis touchée.
Je suis d'accord avec vous que les Seigneur n'accompagne pas seulement le chrétien mais vient bouleverser sa vie. Enfin, si on ne s'en protège pas sans cesse, la tendance générale et je m'y reconnais bien sur est de le maintenir à distance tout en voulant s'en rapprocher, de laisser l'égo garder le pouvoir tout en lui demandant son aide...
L'exemple de Charles de Foucauld est confondant : "Dès que je compris qu'il y avait un Dieu, je ne pu que tout Lui abandonner de moi" et il change radicalement de vie, de mentalité, de comportement, il ne se protège en rien de Dieu, il n'y a aucune peur de Dieu dans son coeur. C'est un saint immense.
Il prend déjà un certain courage pour exprimer ici les difficultés personnelles que tel élément de l'enseignement catholique poserait. Il prend du courage ou une certaine confiance minimale envers les autres pour le faire. Ce serait un peu dommage, en retour, de vouloir tomber à bras raccourci sur les "mous", les mal-convaincus, les incohérents et tout. Mais tout catholique est forcément inconsistant, incohérent, contradictoire chaque fois qu'il lui arrivera de pécher.
Merci pour cette remarque cher Cinci, (et pour toutes vos autres remarques sur ce post)
effectivement il faut un certain courage pour s'exposer, et à défaut d'avoir confiance dans les autres, (en espérant être accueillie sans jugement, ce qui est loin d'être le cas), il faut une bonne dose de confiance en soi.
Cela me fait penser que peut-être, un certain nombre de personnes lisent le forum et aimerait s'exprimer mais ne le font pas par peur qu'on leur tombe dessus à bras raccourcis, voilà qui me navre.
Ce n'est pas le sens de ma phrase.
Pour moi est il est criant de constater à quel point la vocation au célibat dans le monde est une non vocation, un état qui ne devrait pas exister. En effet, la vocation au célibat s'impose lorsqu'on peut vivre de la vie intérieure, comme le font les moines et les prêtres, c'est à dire vivre de la vie mystique.(...)
Mais dans le monde, avec toutes les tâches qu'il faut effectuer, le niveau de stress au travail, c'est presque impossible de vivre cette vie quand on sait les conditions requises pour mener cette vie (ce n'est pas pour rien si la vie monastique est ainsi faîte ...).
Je voudrais donner quelques précision sur ce point cher Jérémy, concernant les célibataires, qu'ils soit homos ou hétéros.

Le problème est que l'état de célibat non consacré ne favorise pas la sublimation du désir.

Dans l'état de mariage, le désir trouve son chemin naturel et son expression dans la rencontre amoureuse des époux. (enfin, quand cela se passe bien ! quand cela se passe mal, la frustration est pire que dans l'état de célibat, et source de grands désordres...et risque d'adultère).

Dans l'état de religieux, prêtre ou de laic consacré (et là aussi qu'on soit hétéro ou homo), le désir est sublimé, en tout cas appelé à être sublimé, orienté et transmuté dans l'amour de Dieu et cette énergie transformée est redonnée en amour pour les frères et soeurs. (enfin, quand cela se passe bien ! si pas le cas, c'est non seulement source de frustration et de désordre mais cela peut également donner lieu à des scandales épouvantables dont nous parlons abondamment sur ce forum.)
Un certain nombre de religieux ne parviennent pas à cet état de sublimation et le désir alors est refoulé, avec risque d'état dépressif larvé ou alors non refoulé mais trop présent et encombrant avec risque de colères projetées sur les autres, ou trahison du voeu de chasteté ou dans le pire des cas, passage à l'état criminel (pédophilie) bien que ce dernier cas soit beaucoup plus complexe.
Anselm Grun, religieux et psychanalyste reçoit en retraites-soin des religieux et religieuses dépressifs du monde entier et lorsqu'on lui demande s'il les aide à sublimer le désir , le père Grun répond : "encore faut-il que ce désir soit éveillé ! c'est ce qu'on essaye de faire ." tellement ce désir est puissamment refoulé dans de nombreux cas.

Je reviens à l'état de célibat. Puisque l'on s'oriente vers le mariage, le désir n'est pas sublimé, il est là, de même que pour les personnes homos qui n'ont pas la vocation religieuse, il est là, il cherche sa voie d'expression. Ou alors il est également refoulé et risque d'amener la personne à se renfermer parfois gravement sur elle même, à se couper de ses forces vives en elle et se couper des autres.
Et en plus la personne cherche sa place, sur le plan existentiel, social, il là sur tous les plans quelques chose de bancal, je rejoins Jérémy.

Anselm Grun, (je le cite de mémoire) appelle les célibataires à une attente joyeuse, à une chasteté joyeuse, finalement à une sublimation temporaire. Mais c'est compliqué la "sublimation temporaire", justement parce qu'on n'est pas dans un état clair qui donne une orientation claire. J'ai vécu une jeunesse chaste alternant la chasteté joyeuse et la frustration.
Quand les années continuent de passer et que la jeunesse file, l'aspect bancal s'agrave et puis s'ajoutent les rencontres qui sont pour moi un appel à la vie mais je ne continue pas sur ce point.

Je voudrais citer le cas de Gabriel de Sairigné, un grand personnage très humain et adoré de ses hommes, un héros de la Résistance et de la Légion étrangère mort en Indochine à l'âge de 35 ans dans les années 50. Sa fille, Guillemette de Sairigné a écrit la biographie passionnante de son père dans "mon illustre inconnu".
A l'âge de 20 ans, très engagé dans la foi chrétienne, il décide de rester vierge jusqu'à l'âge de 30 ans. Non pas par peur du péché mais par amour, par amour pour Dieu, et surtout par amour pour sa future femme, par soif d'absolu. Il se donne la chance de rencontrer vierge sa future femme avant l'âge de 30 ans. Il se fixe une limite en effet. Il ne veut pas passer à côté de sa condition d'homme, de sa nature d'homme, il décide de faire un compromis par amour pour lui-même également.
A 30 ans, après des années de guerre, il n'a toujours pas rencontré sa future femme. Quelques semaines après son anniversaire (il n'est pas homme à tergiverser :) ), il a une liaison au Caire avec une femme (mal) mariée. Il rentre en France et quelques mois plus tard, il rencontre la femme de sa vie, son épouse avec laquelle il va vivre une exeptionnelle histoire d'amour.
Je trouve très belle cette histoire, ce destin d'homme profondément chrétien et fidèle à lui-même et à Dieu, et j'aime ce compromis, je le trouve juste, je le trouve vivant.

Bien à vous,

Axou

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par PaxetBonum » Aujourd’hui, 9:21

Une petite incartade nous autorisant le partage d'un beau moment de tendresse qui soit comblant pour le corps et l'âme
Vous êtes sérieux ? Un péché qui ferait du bien à l'âme ?! On aura tout vu.
Je rebondis sur ce que dit Suliko.
Il y a des péchés dont la matières est grave par elle-même.
Manger un gâteau de trop, faire preuve de gourmandise légère, pourrait tomber dans une "petite incartade".
Mais le péché de chair, l'adultère, font parti des 10 commandements…
Je pense que ces 10 commandements sont là pour rappeler ce que l'on ne doit jamais prendre à la légère.
Et Notre Seigneur n'est pas venir abolir cela, Il le rappelle Lui-même.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Suliko » mar. 17 janv. 2017, 21:54

Bonjour Cinci,
Et vous avez une petite crainte que l'enseignement de l'Église soit édulcoré.
Ce n'est pas jute une crainte, mais une constatation. Vous en connaissez beaucoup, des paroisses non traditionalistes ou n'appartenant pas à divers communautés nouvelles qui enseignent clairement la morale catholique dans les sermons, la catéchèse, la préparation aux sacrements. Moi non !
Une petite incartade nous autorisant le partage d'un beau moment de tendresse qui soit comblant pour le corps et l'âme
Vous êtes sérieux ? Un péché qui ferait du bien à l'âme ?! On aura tout vu. En réalité, nul besoin d'un doctorat en théologie morale pour savoir qu'il n'est jamais juste de commettre un péché mortel dans le but de se préserver d'un autre péché mortel. Cela coule de source. Le découragement que l'on peut ressentir à un moment ou à un autre de notre vie ne peut être en aucun cas une excuse pour se laisser aller à pécher.
Tenez, je reprends quelques extraits du petit "manuel de confession" que vous citez dans un autre fil :
Pour mieux m'adapter à l'esprit du monde et à la mode, j'ai été infidèle à la morale de l'Église et aux valeurs réellement chrétiennes.
Je n'ai accepté dans le Magistère de l'Église que ce qui correspond à mes idées ou ce qui flatte ma sensibilité ou encore ce qui favorise les positions que j'ai déjà prises.
J'ai accepté l'esprit du monde en matière de sexualité et j'ai refusé de reconnaître la notion de péché en ce domaine

C'est de cela dont nous parlons, Cinci : du fait de nier le caractère peccamineux de certains actes que l'Eglise a toujours réprouvés. Il ne s'agit pas de blâmer les pécheurs ou les fidèles peu convaincus, mais néanmoins soumis au Magistère (ou du moins, ne le contestant pas son bien-fondé).

(Petit HS pour Cinci (encore) : c'est amusant, mais je retrouve tous ces conseils pour la confession dans un de mes missels datant de 1956 ! Lorsque je vous ai lu, cela m'a donc tout de suite interpellé.)

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par saperlipopette » mar. 17 janv. 2017, 20:23

Vous pouvez le formuler ainsi, ça revient exactement au même.

Si je devais ouvrir un nouveau topic à chaque hors sujet ce serait tout bonnement ingérable. Après, si la lecture de mes écris vous dérange tant que ça, je vous invite à ne pas me lire, tout simplement.
Je ne dirais pas qu'ils me dérangent, mais qu'ils me font réagir.

vous énoncez des idées qui sont essentiels à votre vision de voir les choses, mais qui ne portent pas sur les bases du sujet. Nos désaccords sont abyssaux, ça ne "revient pas exactement au même". J'essaie de résister à la tentation de vous répondre, car si je le faisais -et pas que moi-, on aurait déjà 300 pages de sujet sans avoir répondu à la question.
Mais puisque vous ne voulez pas, je clos ce sujet.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Cinci » mar. 17 janv. 2017, 17:55

O.k. Merci Pax pour le message.
Il ne s'agit pas d'aigreur ou de frustration, mais de rigueur.
Ce serait votre désir, la rigueur. Et vous avez une petite crainte que l'enseignement de l'Église soit édulcoré. Par contraste, vous avez peut-être vu comment Kerniou remarquait que tout n'était pas nécessairement conforme à l'enseignement de l'Église et dans ce qu'Axou nous livrait à chaud.

:)

Quand on réagit on réagit ... Pour la réaction cf. "Je vous laisse votre Dieu sado-masochiste! ...!"

Il est une chose de douter du bien fondé du culte marial (et je n'ai pas encore dépassé ce stade personnellement) et une autre de professer que ce culte est une erreur. Il est encore autre chose de vanter les mérites du péché ! (car il s'agissait de cela).
Je vous accorde qu'Axou semblait "presque" nier la notion de péché en lien avec la sexualité. Peut-être au sens où "lorsque j'aurais le coeur pur, le péché de chair ne devrait être qu'une faute très marginale."

Donc, nous aurions ici une chose facilement pardonnable, surtout si le fait de se contraindre sévèrement au plan émotivo-corporel devrait entraîner une chute dans des péchés plus graves. Que préfère-t-on? Une petite incartade nous autorisant le partage d'un beau moment de tendresse qui soit comblant pour le corps et l'âme, ou bien faire grise mine à tous, pour déprimer, perdre son estime de soi, perdre tout envie de poursuivre la lutte sur des tas de fronts certainement méritoires? Est-ce mieux de se suicider?

- Et vous, docteur?

Moi, je croirais qu'il y a du vrai dans ce que tout le monde dit par-ici. Il y a du vrai dans ce que vous pouvez faire remarquer, Pax, dans ce que dit Axou également. C'est vrai que le péché reste le péché et qu'on ne peut appeler bien ce qui serait pas bien. Il est vrai aussi que le péché de chair n'est pas la fin du monde. C'est vrai qu'Il peut y avoir un sérieux déséquilibre à devenir obsédé par le sexe (même négativement) et qu'une certaine façon de penser combattre le vice pourrait être stérile voire néfaste. Ce n'est pas un tort que d'avoir confiance en Dieu et comme Axou le mentionnait dans le même message.

La rigueur ou la recherche d'une "plus grande sainteté" devrait se comprendre en parallèle du fait d'avoir préalablement obtenu la grâce suffisante pour en vivre. Je pense que les grands saints dans l'histoire de l'Église étaient plutôt portés à se surveiller plus étroitement eux-mêmes, tout en étant plus libéral pour les autres. Il faut une balance entre la sévérité et une certaine mansuétude. Il faut s'efforcer d'aller plus loin, en gardant une mansuétude. Et le but c'est tout de même de parvenir à avoir le coeur empli d'amour vrai pour Dieu, pour soi, pour les autres. C'est la présence de cet amour dans notre coeur qui efface le péché, qui lui en retire son charme, lui ôte son goût. Ce n'est pas la privation, la privation pour la privation. Non, c'est la présence ...

Maintenant, je ne savais pas que vous aviez des difficultés avec le culte marial, Pax. C'est bon à savoir. J'entend bien que vous ne voudriez pas faire prévaloir votre sentiment sur le jugement de l'Église.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par PaxetBonum » mar. 17 janv. 2017, 11:00

Remarquez bien : c'est la chose principale qui se dégageait pour moi de vos messages (Jeremy43, Suliko, Paxetbonum),comme une sorte d'aigreur ou de frustration à l'égard de tous ceux qui ne se plieraient pas à ce désir de nous tenir un discours catholique bien lisse, bien régulier, bien orthodoxe et tout.
Bonjour Cinci,

Il ne s'agit pas d'aigreur ou de frustration, mais de rigueur.
Notre Seigneur nous a appris qu'Il était la Vérité, que notre oui doit être un oui, que les tièdes Il les vomirait de sa bouche…
C'est notre devoir à chacun d'annoncer son enseignement et celui de l'Eglise sans l'édulcorer.
Après chacun a son rythme sur ce Chemin, mais si nous cachons le Chemin tous s'égarerons.
Il prend déjà un certain courage pour exprimer ici les difficultés personnelles que tel élément de l'enseignement catholique poserait. Il prend du courage ou une certaine confiance minimale envers les autres pour le faire. Ce serait un peu dommage, en retour, de vouloir tomber à bras raccourci sur les "mous", les mal-convaincus, les incohérents et tout. Mais tout catholique est forcément inconsistant, incohérent, contradictoire chaque fois qu'il lui arrivera de pécher.
Il est une chose de douter du bien fondé du culte marial (et je n'ai pas encore dépassé ce stade personnellement) et une autre de professer que ce culte est une erreur.
Il est encore autre chose de vanter les mérites du péché ! (car il s'agissait de cela).

J'ai aussi mes interrogations, et si je peux interroger dessus je ne milite pas contre l'enseignement de l'Eglise.
Oui vous avez raison à chaque fois que je pèche et je suis un grand pécheur, je suis en contradiction avec Notre Seigneur et l'Eglise.
Dés lors je dois me réformer, moi. Me convertir. Pas changer les enseignements de Notre Seigneur pour qu'ils soient conformes avec mon ego pécheur. Oui je professe des choses que je ne cesse de contredire par mes actes, que le Seigneur me pardonne et ne me punisse pas dans sa colère !
Priez pour moi pauvre pécheur.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Trinité » lun. 16 janv. 2017, 23:35

Merci chère Axou!

Bonne question !
De quoi ai -je envie de rêver!
Il y en a des choses ....
De ma chère maman si proche de moi ,partie il y a 23 ans un 20 septembre (je vous avouerai que je l'ai rêvé une fois ,15 jours après son départ...elle venait vers moi bras écartés , tête légèrement penchée ,avec un beau sourire ,vêtue d'un robe de chambre bleue , que je n'ai jamais voulut jetée d'ailleurs...pour me serrer dans ses bras... :) ) quel souvenir!
De mon p'tit frère qui était également si proche de moi!
mais ils ne peuvent pas venir nous faire des signes...ce serait trop facile et contraire au libre arbitre...encore que?
De mes filles , dans des circonstances heureuses (cela m'arrive mais les circonstances ne le sont toujours pas...)
De la mer , de parties de pêches avec les copains...ect...

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par axou » lun. 16 janv. 2017, 21:10



Oui St Thomas d'Aquin explique bien qu'il n'y a rien de répréhensible à cela..

J'ai aussi l'assurance, moi qui suis dans l'abstinence depuis 2 ans maintenant que rien de cela n'arrive lorsque nôtre prière du soir a été consistante.
Et bien ! vous avez bien de la chance ...ma prière du soir est consistante et concerne bien souvent ce problème, le phénomène perdure .Ce qui est curieux ,c'est qu'il est assisté systématiquement de rêves érotiques,ce qui prouve qu'il y a une relation de cause à effet!
Bonsoir cher Trinité,

juste pour vous rappeler que l'inconscient ne retient pas les "négations", il ne les enregistre pas. Lorsque vous dîtes (dans la prière ou à vous même) "je ne veux pas faire de rêves érotiques", votre inconscient ne retient que "rêves érotiques" et vous en sert de beaux la nuit d'après.

2 choses à faire : d'abord accepter le phénomène et lui accorder de moins en moins d'importance. Si vous luttez contre, l'inconscient aussi s'en nourrit. Si vous l'acceptez, cela perd de sa consistance et de sa raison d'exister.

Ensuite il faut donner à votre inconscient du positif à manger : "j'aimerais rêver de montagne, de papillon..." Faîtes une formulation positive avant de dormir, de quoi avez vous envie de rêver ?

Bien à vous,

Axou

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Cinci » lun. 16 janv. 2017, 16:30

Remarquez bien : c'est la chose principale qui se dégageait pour moi de vos messages (Jeremy43, Suliko, Paxetbonum),comme une sorte d'aigreur ou de frustration à l'égard de tous ceux qui ne se plieraient pas à ce désir de nous tenir un discours catholique bien lisse, bien régulier, bien orthodoxe et tout.

Or nous sommes sur un forum de discussion. Les gens qui s'y trouvent ne sont pas "la" doctrine, n'ont pas la prétention d'occuper le siège de préfet de la Congrégation pour la doctrine et la foi.

Il prend déjà un certain courage pour exprimer ici les difficultés personnelles que tel élément de l'enseignement catholique poserait. Il prend du courage ou une certaine confiance minimale envers les autres pour le faire. Ce serait un peu dommage, en retour, de vouloir tomber à bras raccourci sur les "mous", les mal-convaincus, les incohérents et tout. Mais tout catholique est forcément inconsistant, incohérent, contradictoire chaque fois qu'il lui arrivera de pécher.

Pouvoir pécher en acte ou en pensée, après nous avoir tenu un excellent discours catholique bien orthodoxe et parfaitement régulier mais ce n'est pas mieux que de pécher autrement, simplement en paraissant avoir du mal à accepter un numéro du catéchisme catholique.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Cinci » lun. 16 janv. 2017, 16:03

Bonjour,
Suliko :
Expliquez-moi plutôt ce que vous ne comprenez pas dans mon explication. Je trouve l'exemple de PaxetBonum assez éclairant et juste.
Qu'est-ce qui est préférable? Attendre? Prendre du recul? Nous ne parlons pas de la même chose.

Nous ne considérons pas exactement le même genre de phénomène, dirait-on. Vous êtiez plusieurs (au moins trois) à vouloir jouer les "contrôleurs" de la doctrine pour le coup. Sauf je considérais plutôt ce qui serait de l'ordre de la vie, ce qui se passe chez le baptisé. Je pense aux difficultés ou aux incompréhensions qui sont choses assez normales pour des débutants en cheminement.

Moi-même, il m'aura pris des années avant de commencer à comprendre le culte marial, pour donner un exemple. Je vous prie de me croire que la chose ne m'était pas naturel en partant. Je n'aurais pas tellement apprécié tomber sur des types du service d'ordre à l'époque, des gardiens de la catholicité qui m'aurait taxé d'"étranger à l'Église" (ou non-catholique, schismatique, ennemi de la foi) au motif que je n'aurais pas pu afficher la "bonne réaction qu'il fallait" au moment où les gardiens l'auraient désiré.

Je veux dire que les discussions ont leur limite, les explications aussi. Il en faut. Mais ça prend aussi de la patience. Le véritable progrès ne peut être réalisé que grâce à l'Esprit Saint qui travaille de l'intérieur et à son rythme. Personne n'a véritablement le contrôle sur l'activité de l'Esprit. la distribution de la grâce.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Cinci » lun. 16 janv. 2017, 8:26

Raistlin :

Tout peut devenir une idole. Mais justement, il faut sans cesse revenir à l'essentiel, à notre vocation surnaturelle. Le mariage est une chose magnifique, un vrai chemin de bonheur et de sainteté. Mais il a ses épreuves et ses combats. Idem pour le célibat. Il est illusoire de rêver un état de vie qui n'ait ni frustration ni difficultés, et il est idolâtre de croire qu'on puisse être totalement comblé par notre conjoint.

Tout ça pour dire que lorsque j'entends que l'Église (et le bon Dieu avec elle) a tort de demander aux homosexuels de vivre la continence, parce que ce serait trop dur, ou trop "cruel", je réponds que c'est une vision païenne des choses. Et que si on a foi dans le Dieu vivant, qui est la Source qui désaltère, alors on sait que le chemin qu'Il nous demande de prendre, aussi difficile soit-il, sera un chemin de vie et de bonheur (et si ce n'est pas sur cette Terre, ce sera au Ciel, comme dit la Sainte Vierge à sainte Bernadette). Il y a moment où il faut faire confiance et s'offrir à Dieu, sinon c'est qu'on n'a rien compris à la vie chrétienne.
Voilà bien le message qui se dégagerait des enseignements de l'Église catholique en effet.

Et ce n'est pas non plus un message qui est facile à recevoir pour tout le monde, pas par le premier venu, par les néophytes ou même la majorité des vieux paroissiens qui n'auront pas beaucoup fait de progrès depuis des années. Il faut avouer qu'une grâce est nécessaire pour comprendre et s'approprier la vérité de ce genre de propos.

En fait, je réalise de plus en plus à quel point des grâces sont nécessaires pour avancer dans la compréhension des divers aspects de la vie chrétienne. Il ne prend pas une grâce mais des grâces, non pas une fois mais de nombreuses fois, progressivement et comme selon le bon vouloir de Dieu. On peut être bloqué pendant vingt ans sur un problème. Et un bon jour se réveiller avec l'évidence au coeur. Un matin, on ouvre la porte de chez soi, et là devant se trouve la réponse attendu depuis si longtemps. C'est pourquoi ça ne sert pas à grand chose de taper sur celui qui aurait des objections. C'est pourquoi le pardon existe aussi.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par Jeremy43 » dim. 15 janv. 2017, 11:44

Bonjour,
Tout peut devenir une idole. Mais justement, il faut sans cesse revenir à l'essentiel, à notre vocation surnaturelle. Le mariage est une chose magnifique, un vrai chemin de bonheur et de sainteté. Mais il a ses épreuves et ses combats. Idem pour le célibat. Il est illusoire de rêver un état de vie qui n'ait ni frustration ni difficultés, et il est idolâtre de croire qu'on puisse être totalement comblé par notre conjoint.
Ce n'est pas le sens de ma phrase.

Pour moi est il est criant de constater à quel point la vocation au célibat dans le monde est une non vocation, un état qui ne devrait pas exister. En effet, la vocation au célibat s'impose lorsqu'on peut vivre de la vie intérieure, comme le font les moines et les prêtres, c'est à dire vivre de la vie mystique.

Mais dans le monde, avec toutes les tâches qu'il faut effectuer, le niveau de stress au travail, c'est presque impossible de vivre cette vie quand on sait les conditions requises pour mener cette vie (ce n'est pas pour rien si la vie monastique est ainsi faîte ...).

La vie maritale est instituée pour offrir un cadre "humain" à la vie du monde, ce n'est pas pour rien si les femmes étaient jadis les plus pieuses, quand il n'y avait que le mari qui travaillait, celles-ci avaient plus de temps pour expérimenter la vie intérieure.

On demande à des laïcs de vivre de la même vie que les moines alors que nous vivons dans un monde déchristianisé misant tout sur la productivité, c'est tout simplement impossible. Et ce n'est pas non plus pour rien si nous ne savons plus qui est Dieu... car Dieu est à l'intérieur, pas à l'extérieur.

L'Eglise devrait je pense sortir le mariage de la romance d'aujourd'hui pour y mettre la raison et favoriser donc les mariages de raison, fondés sur la foi et un projet commun de vie.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par sarthasiris » sam. 14 janv. 2017, 17:00

Non pas du tout.
La Vérité existe et EST vivante : c'est Jésus.
Après certains l'accueil totalement, d'autre partiellement, d'autres se font leur propre jésus qui n'est pas Jésus, d'autre le rejette.
Ainsi ils font leur la Vérité, d'autres une portion de vérité, d'autres se font leur vérité (qui est donc un mensonge), d'autre préfère rejeter la vérité.

Mais au finale LA Vérité existe, c'est ce que nous en faisons qui diffère.
Comment voulez-vous aborder le moindre dialogue si vous vous contentez de clamer les même choses, c'est aussi constructif que crier dans le vide. On a compris que vous croyez en Dieu, je vous assure.. Le problème avec la vérité c'est que des gens pensent en avoir le monopole, alors qu'il n'y a rien de plus subjectif que la foi.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par PaxetBonum » sam. 14 janv. 2017, 16:19

Vous pouvez le formuler ainsi, ça revient exactement au même.

Non pas du tout.
La Vérité existe et EST vivante : c'est Jésus.
Après certains l'accueil totalement, d'autre partiellement, d'autres se font leur propre jésus qui n'est pas Jésus, d'autre le rejette.
Ainsi ils font leur la Vérité, d'autres une portion de vérité, d'autres se font leur vérité (qui est donc un mensonge), d'autre préfère rejeter la vérité.

Mais au finale LA Vérité existe, c'est ce que nous en faisons qui diffère.

Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message par PaxetBonum » sam. 14 janv. 2017, 16:16


Et bien ! vous avez bien de la chance ...ma prière du soir est consistante et concerne bien souvent ce problème, le phénomène perdure .Ce qui est curieux ,c'est qu'il est assisté systématiquement de rêves érotiques,ce qui prouve qu'il y a une relation de cause à effet!

Je puis vous conseiller cela :

Te lucis ante terminum,
Rerum Creator, poscimus,
Ut pro tua clementia
Sis prœsulet custodia.
Procul recedant somnia,
Et noctium phantasmata,
Hostemque nostrum comprime,
Ne polluantur corpora.
Prœsta, Pater piissime, Patrique compar Unice,
Cum Spiritu Paraclito Regnans per omne saeculum.

Amen.

Avant que la lumière disparaisse,
nous vous supplions ,ô Créateur de toutes choses,
d'être dans votre clémence notre protecteur et notre gardien.
Que les songes et les fantômes de la nuit s'enfuient loin de nous.
Comprimez notre ennemi; qu'il ne profane point nos corps.
Faites-nous cette grâce, ô Père très miséricordieux;
et vous, ô Fils unique, égal au Père, qui, avec l'Esprit consolateur,
régnez dans tous les siècles.

Amen.

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