La notion de péché et la sexualité

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Re: La notion de péché et la sexualité

par Cinci » ven. 06 sept. 2019, 16:02

Bonjour,

Je pense que la notion de péché ou d'impureté en matière sexuelle se trouve être la même pour tous, peu importe que l'on puisse être en couple dûment marié à l'Église ou dans un état de célibat pour raison "X". Quand on parlera de distraction, d'oubli de Dieu, d'égoîsme, de centrement sur son petit plaisir, d'exploitation de soi-même ou d'autrui comme un objet : cela concerne aussi bien les piliers d'églises que le bedeau ou le marguillier.

Le péché du masturbateur solitaire est aussi "grave"que le péché de l'égoïste qui est marié depuis vingt ans et qui ne sera pas plus capable d'être chaste que l'autre qui est célibataire. Et le manque de chasteté n'a même pas besoin d'être acté pour être une réalité.

Ce que je veux dire : oui, c'est que le péché existe. Que c'est vrai que le péché est une nuisance. Que la masturbation à l'instar d'une foule d'autres choses peut être une gêne, un symptôme d'un désordre quelconque, d'un manque, etc. Mais comme pour tous les péchés, il y a le pardon qui existe, sans compter que la responsabilité ou la culpabilité n'y seront toujours que relatives. Tout n'est pas pris dans un bloc de ciment.

A part ça, ce qui compte ce n'est pas tellement d'être "parfait" comme le gros orgueilleux pouvant se faire une fierté de parvenir lui-même à faire ceci-cela ou à éviter de faire ça et ça, mais plutôt d'avoir l'humilité de se reconnaître en vérité comme étant celui pouvant justement continuer de pécher, étant faible, encore fragile, misérable; et donc de supplier pour obtenir la grâce. C'est de faire la vérité qui compte, et ce qui est difficile ensuite n'est que d'avoir suffisamment de charité envers soi-même pour accepter d'être vu comme le Christ pourrait nous voir. Ça, c'est très difficile.

Continuer de fréquenter la messe et pour y chanter des louanges à Dieu, tout en ayant par trop conscience d'être une "pauvre chose" chrétiennement parlant, un sous-performant, une loque, un misérable : c'est douloureux. Et, d'autant plus douloureux, que l'on réalise aussi que nous ne serons pas les seuls à être si pauvres dans le rassemblement liturgique. C'est probablement la raison principale pourquoi les églises sont vides. On y refuse la pauvreté.

Re: La notion de péché et la sexualité

par SergeA » ven. 06 sept. 2019, 10:41

PaxetBonum a écrit :
ven. 06 sept. 2019, 8:27
Comme un gâteau d'anniversaire que l'on mange seul égoïstement au lieu de le partager, il perd son sens.
Nombreux sont ceux qui n'ont personne avec qui partager un gâteau d'anniversaire, ni même un gâteau, d’ailleurs.
Et vous soutiendrez que pour celui qui est seul, manger seul son gâteau n'aurait pas de sens ?
Alors je dis qu'il est aussi important de manger seul son gâteau d'anniversaire lorsqu'on est seul que de le partager lorsqu'on a des amis ou de la famille. Cela ne veut pas dire bien sur que le partager n'est pas en soit une expérience plus belle.
Et même, manger seul son gâteau égoïstement peut être à la base d'une révélation, d'une prise de conscience, comme une graine plantée et qui finira par germer. Celui qui mange seul son gâteau, c'est moi-même, c'est vous aussi, d'une manière comme d'une autre.

En fait, au bout du compte, je perçois encore plus la dualité comme faisant partie de l’expérience qui nous amène à découvrir le besoin d'unité. Comme si le péché était indispensable pour découvrir le pardon, le mal pour nous amener à choisir le bien, l'expérience pour mettre le sens en lumière.

Re: La notion de péché et la sexualité

par PaxetBonum » ven. 06 sept. 2019, 8:27

Solene111 a écrit :
mar. 03 sept. 2019, 20:51

La masturbation c'est considérer son sexe comme un objet. Oui, mais lire un livre c'est considérer son intellect comme un objet, résoudre une énigme, pareil. L'intellect devrait être uniquement tourné vers le bien être des autres aussi non?
ReBonjour Solene111,

Pourquoi lire un livre serait-il considérer son intellect comme un objet ? idem pour l'énigme ?
Je ne comprends pas cette affirmation.

La masturbation ce n'est pas considérer son sexe comme un objet.
C'est chercher un plaisir solitaire là où nous sommes invités à partager ce plaisir avec son conjoint.
Comme un gâteau d'anniversaire que l'on mange seul égoïstement au lieu de le partager, il perd son sens.

Re: La notion de péché et la sexualité

par PaxetBonum » ven. 06 sept. 2019, 8:21

Solene111 a écrit :
mar. 03 sept. 2019, 20:51
Un homme, une femme n'appartient à personne. N'est-ce pas égoïste de dire "ma femme" ou "mon mari"? Dans un idéal d'amour, ne devriez nous pas tout partager? L'amour inconditionnel n'est-ce pas accepter que l'autre soit heureux même sans nous?
Bonjour Solene111,

Nous nous appartenons.
Par le mariage nous nous donnons à l'autre, alors oui l'homme ne s'appartient plus mais à la femme et oui la femme ne s'appartient plus mais à l'homme. C'est un don total qui exclue que l'on puisse se reprendre pour se donner à quelqu'un d'autre.
Il n'y a plus de bonheur en dehors de l'autre, ce qui n'exclue pas d'avoir des activités sans l'autre mais pas en opposition à son conjoint.

Re: La notion de péché et la sexualité

par SergeA » mer. 04 sept. 2019, 14:20

Altior a écrit :
mer. 04 sept. 2019, 8:37
Non. La cause finale d'un livre est qu'il soit lu, la cause finale d'une énigme est qu'elle soit résolue. Le cause finale de vos parties intimes n'est pas qu'elles soient frottées par vous même. Quant à l'intellect, sa cause finale n'est pas le partage, mais le savoir, et, en sachant, choisir le bien.
Bonjour.
Je comprends votre raisonnement Altior, mais si on va par là, on peut dire aussi que la cause finale d'un arbre est de pousser et de produire des fruits, non pas d'être coupé pour faire des livres. Qu'en pensez-vous ?

Re: La notion de péché et la sexualité

par Altior » mer. 04 sept. 2019, 8:37

Bonjour, Solène !
Solene111 a écrit :
mar. 03 sept. 2019, 20:51
Pourquoi se limiter à un homme ou à une femme? N'est-ce pas la jalousie, la possessivité qui nous limite? Et ce sentiment n'est-il pas égoïste? Un homme, une femme n'appartient à personne. N'est-ce pas égoïste de dire "ma femme" ou "mon mari"?
Parce que, par le mariage, ils se donnent l'un à l'autre. Voici la doctrine catholique sur cette question:
« La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme. » (1 Cor 7:4).

La masturbation c'est considérer son sexe comme un objet. Oui, mais lire un livre c'est considérer son intellect comme un objet, résoudre une énigme, pareil. L'intellect devrait être uniquement tourné vers le bien être des autres aussi non?
Non. La cause finale d'un livre est qu'il soit lu, la cause finale d'une énigme est qu'elle soit résolue. Le cause finale de vos parties intimes n'est pas qu'elles soient frottées par vous même. Quant à l'intellect, sa cause finale n'est pas le partage, mais le savoir, et, en sachant, choisir le bien.

Re: La notion de péché et la sexualité

par Pathos » mer. 04 sept. 2019, 6:56

Mastrurbation = luxure = pêché capital

6 pages de masturbation mentale ici :
viewtopic.php?f=37&t=29861&hilit=masturbation

Pour trouver quelqu'un et l'aimer vraiment (pas comme un bout de viande) mieux vaut prendre soin de soit et prier plutôt que de se toucher.

Tant qu'à changer de partenaire = adultère formellement interdit par le 7ème commandement

La notion de péché et la sexualité

par Solene111 » mar. 03 sept. 2019, 20:51

Bonjour,

J'aurais une question un peu philosophique concernant la masturbation et la sexualité.

Si la personne est célibataire, cherche un partenaire mais ne trouve pas pour le moment. Je sais que la masturbation n'est pas une voie vers l'épanouissement et que c'est un plaisir égoïste, mais il y a beaucoup de plaisirs égoïstes, l'Eglise les condamne-t-elle? Par exemple faire du sport seul est-il un péché? Doit-on faire du sport en équipe, ou à plusieurs? Jouer à un jeu solitaire est-il un péché? Lire un livre? C'est vrai que le sexe sert à donner la vie qui est infiniment précieuse. Mais l'intellect ou le corps ont aussi un potentiel immense pour servir les autres.

L'homme a un sexe, la femme aussi donc ils doivent se donner l'un à l'autre. Oui, mais pourquoi se limiter à un homme ou à une femme? N'est-ce pas la jalousie, la possessivité qui nous limite? Et ce sentiment n'est-il pas égoïste? Un homme, une femme n'appartient à personne. N'est-ce pas égoïste de dire "ma femme" ou "mon mari"? Dans un idéal d'amour, ne devriez nous pas tout partager? L'amour inconditionnel n'est-ce pas accepter que l'autre soit heureux même sans nous?

Les enfants seraient malheureux peut-être. Mais ne doit on pas apprendre aux enfants que le partage est un bel idéal?

La masturbation c'est considérer son sexe comme un objet. Oui, mais lire un livre c'est considérer son intellect comme un objet, résoudre une énigme, pareil. L'intellect devrait être uniquement tourné vers le bien être des autres aussi non?

Voilà, j'espère ne pas choquer, ce n'est pas mon but. J'essaye juste de réfléchir de la manière la plus précise et honnête possible.

Re: La notion de péché et la sexualité

par rosalie » jeu. 22 déc. 2011, 20:04

Bonsoir à tous,

je dois avouer que ce sujet est intéressant. Alors ce que je retiens c'est que la fornication, ou l'acte sexuel avant mariage, ou encore l'acte sexuel entre deux personnes non unis par Dieu est contraire à l'intention de Dieu sur ces deux personnes.

peut être que quelques passages aideront ceux qui liront ce topique:

1cor 6:9-10 ...Ne vous y trompez pas:les gens immoraux, adorateurs d'idoles, "adultères", pédérastes, voleurs, envieux, ivrognes, calomniateurs, malhonnêtes, n'auront pas de place dans le royaume de Dieu

Dans Apocalypse 2:6-7 Cependant, tu as ceci en ta faveur tout comme moi tu détestes ce que font les nicolaïtes. "Que chacun, s'il a des oreilles, écoute bien ce que l'Esprit dit au Églises!..."

OUI pour nous jeunes c'est très difficile de vivre dans cette vérité d'abstinence :s , et de chasteté à cause et pour Jésus :oops: .Mais cela ne change rien au fait que le Seigneur Jésus est clair là dessus , l’Église aussi.

Mais comme le Seigneur Jésus l'a dit:

Jean6:63 C'est l'Esprit de Dieu qui donne la vie; l'homme seul n'aboutit à rien.Les paroles que je vous ai dites sont "Esprit et Vie" .



Fraternellement Rosalie :ciao:

Re: La notion de péché et la sexualité

par Lylïéflorèncé! » lun. 28 nov. 2011, 12:57

Bonjour,

Chez les Romains, le pragmatisme est une vertu. Sens de l'opportunité, non : il s'agissait de protection de la personne qui ne pouvait pas être abandonnée comme ça au bout d'un certain temps de vie commune, les obligations du Mariage s'appliquant. Au moins lorsqu'il n'y avait pas eu de célébration et qu'un des concubins découchait le nombre de jour légal, l'autre savait qu'il y avait volonté délibéré de ne pas s'engager.
Si vous regardez le Droit romain depuis la plus haute Antiquité jusqu'à l'Antiquité tardive, vous verrez l'incroyable développement de la notion de Personne humaine que l'on déconstruit tragiquement aujourd'hui.

Bien à vous

Re: La notion de péché et la sexualité

par Isabelle47 » sam. 26 nov. 2011, 19:52

Non, absolument pas, je n'oppose pas naturel à culturel. De fait il est vrai que le Mariage tiens des deux (il est dans la nature de l'homme de se marier, la vocation au célibat consacré étant particulière et le Mariage s'inscrit dans la réalisation d'actes coutumiers). Par mariage naturel, j'entends la notion juridique que nous a transmis le droit romain en l'absence de contrat matériel. Dans la Rome antique, un couple ayant vécu une cohabitation de toit d'un an (je crois, je n'ai pas mes cours de droit romain sous la main), sans avoir découché plus de X jours dans l'année, était considéré comme légalement marié, uni par un contrat immatériel (le fait de vivre ensemble était pris comme la volonté d'une communauté de vie). Il faut tout de même un minimum de culture pour tenir ce raisonnement...
Bonsoir,
Un minimum de pragmatisme et de sens de l'opportunité, peut-être...

Re: La notion de péché et la sexualité

par Amour&Responsabilité » sam. 26 nov. 2011, 14:29

Merci Lylïéflorèncé pour ce cours d'histoire très intéressant !
C'est effectivement révélateur de ce qui est inscrit dans la nature humaine, que la grâce perfectionne sans la nier.

Re: La notion de péché et la sexualité

par Lylïéflorèncé! » sam. 26 nov. 2011, 13:25

Bonjour Isabelle47,

Non, absolument pas, je n'oppose pas naturel à culturel. De fait il est vrai que le Mariage tiens des deux (il est dans la nature de l'homme de se marier, la vocation au célibat consacré étant particulière et le Mariage s'inscrit dans la réalisation d'actes coutumiers). Par mariage naturel, j'entends la notion juridique que nous a transmis le droit romain en l'absence de contrat matériel. Dans la Rome antique, un couple ayant vécu une cohabitation de toit d'un an (je crois, je n'ai pas mes cours de droit romain sous la main), sans avoir découché plus de X jours dans l'année, était considéré comme légalement marié, uni par un contrat immatériel (le fait de vivre ensemble était pris comme la volonté d'une communauté de vie). Il faut tout de même un minimum de culture pour tenir ce raisonnement...

Re: La notion de péché et la sexualité

par Isabelle47 » ven. 25 nov. 2011, 19:08

:?: qu'entendez-vous par "mariage naturel"? opposé à "culturel" selon la définition admise?
Comment les êtres "culturels" que nous sommes peuvent-ils adhérer à un "mariage naturel"? Il y a là comme un hiatus!

Re: La notion de péché et la sexualité

par Lylïéflorèncé! » ven. 25 nov. 2011, 17:40

ti'hamo a écrit :
En fait, en toute logique, l'Église devrait considérer comme mariés toutes personnes ayant eu des relations sexuelles consentantes. Mais, elle sait faire la différence entre un engagement voulu, et un semblant d'engagement contracté par aveuglement et manque de discernement.
Cependant, une fois la volonté de l'engagement clairement affirmée, elle l'estime irrévocable (sinon, nous ne serions pas libres).
C'est très précisément là qu'intervient la notion de "mariage naturel".

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