Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

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Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » mar. 28 avr. 2020, 10:17

Je crois avoir entendu votre message subliminal...

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » mar. 28 avr. 2020, 6:25

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
Si le pain terrestre n'a plus de valeur, le pain du Ciel est bien mieux.

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » lun. 27 avr. 2020, 8:46

Zenith a écrit :
lun. 27 avr. 2020, 8:36
Désolé d'être terre à terre pour le coup, mais pourquoi ici Jésus parle du Fils de l'homme à la troisième personne ? Si les mots ont un sens, le Fils de l'homme serait quelqu'un d'autre que lui ? Simple question, que j'aimerai qu'on m'éclaircisse le sens.
Pour moi : parce qu'il s'efface derrière sa mission et considère notre intérêt - qui n'est pas de connaître la couleur de ses yeux ou sa pointure de ses sandales, même si certains attributs notamment de caractère ou de personnalité, cela peut aider (mais aussi obscurcir).

Il est le seul à être "fils de l'homme", en ce sens où étant homme il n'est pas qu'homme mais Dieu, ce que nulle autre créature ne saurait être

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » lun. 27 avr. 2020, 8:36

Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Désolé d'être terre à terre pour le coup, mais pourquoi ici Jésus parle du Fils de l'homme à la troisième personne ? Si les mots ont un sens, le Fils de l'homme serait quelqu'un d'autre que lui ? Simple question, que j'aimerai qu'on m'éclaircisse le sens.

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » sam. 25 avr. 2020, 3:57

Cher Zénith...,

vous êtes assez extrême ! Ce qui se comprend par la souffrance que l'on sent derrière votre propos...
Celui de la psychiatrie n'est pas de guérir, mais de soulager. Et par des médicaments, donc avec des effets secondaires qui enlèvent une partie de la force vitale que l'on porte en soi, de la lucidité, elle modifie donc et atténue la conscience. Elle est à l'opposé de l'homéopathie, elle observe vos symptômes qui sont des souffrances psychosomatiques (ceux que vous décrivez ou manifestez) et vous donne ce qui les résoudra dans l'immédiat, le court terme, car qui provoquera un effet contraire plus ou moins bien ajusté.
C'est à chacun de savoir si il souffre trop pour en avoir besoin, car il perdra quelque chose de la connaissance de soi, c'est évident, et donc de sa capacité à guérir. Sauf que quand on souffre trop mentalement, on ne peut pas aussi parfois verbaliser sa souffrance.
Si les symptômes deviennent trop critiques et perturbent la vie sociale, il arrive que d'autres vous obligent à y recourir. Pour l'éviter, il faut savoir prendre sur soi, mais si on ne le peut pas, il reste en effet la psychiatrie ou l'isolement, l'enfermement thérapeutique, qui malheureusement pour se justifier à ses propres yeux impose l'usage de médicaments.
Notre société rejette toute forme de souffrance, or la vie est souffrance, la création artistique ou littéraire y recourt comme inspiration, le sport consiste à la faire reculer mais en entrant dedans, etc.
Mais faites-vous opérer par exemple de la cataracte, et on vous shootera plus que le nécessaire juste pour que vous ne ressentiez rien de désagréable et même si vous préféreriez le ressentir mais conserver toutes vos facultés. C'est un choix social presque imposé, c'est devenu une valeur sociale fondamentale, et l'usage de la psychiatrie y correspond.
L'anesthésie est un des grand mots (maux?) de notre époque, elle empêche la douleur mais aussi la vraie spiritualité, la connaissance de soi. La psychiatrie y recoure, mais de là à dire pour cela qu'elle tue, c'est un peu exagéré et ce thème a été traité dans le cadre du coronavirus (et de ceux qu'on ne peut plus en guérir) il y a peu sur ce forum, il me semble.

Sur le long terme, il y a pour alternative ( à ce qui reste un mal, voire une maladie) toutes les méthodes de psychothérapies, même si elles sont dites brèves, et qui au contraire aident à se débarrasser de sa souffrance dans une démarche fort différente qui peut paraître contradictoire ou complémentaire.
Je ne peux que vous inviter à y recourir, certaines ont même une connotation spirituelle avouée mais qui peuvent imposer des concepts (réincarnation, syncrétisme, relativisme...) qui choqueront votre christianisme, ce sera à vous de poser vos conditions, vos limites. Une vie antérieure peut être vue comme une expérience symbolique, par exemple.

Toujours est-il que je ne peux que vous inviter à rester sur du concret, à en faire l'expérience dans la lumière du Christ puisque vous croyez en Lui, mais restez-en sur ce qui vous est arrivé et qu'il a permis (et vaincu pour ce qu'il en est du mal), ce que cela vous a fait (et qu'il a éprouvé ou que par sa compassion et aussi par son acte créateur permanent, il est capable de mesurer exactement), et ce que vous pouvez en faire vous, avec le Christ. Ne jugez pas, ne généralisez pas, revenez sans cesse au réel, n'en imaginez pas d'autre que le vôtre, revenez à cette source qui est en vous et qui ne passera pas ailleurs que par vous et pour vous, dans l'expérience immédiate de vos sens mais aussi de votre esprit et qui met en jeu votre intelligence et votre sensibilité, mais aussi votre mémoire notamment, ce qui n'est présent que pour vous de par votre histoire, avec ce que vous avez oublié aussi mais qui ne vous a pas oublié, qui attend votre travail.

Un (une) autre membre que vous a exposé ici sur ce forum la souffrance d'avoir été victime d'inceste et autres délits similaires, et personne ne lui a répondu (je l'ai fait mais par MP) sur la question du pardon qu'elle jugeait psychologiquement impossible.
Il me semble qu'elle posait la même question que vous ici ! Et qui demanderait trop de place pour y répondre en quelque sorte impersonnellement.
Si vous le souhaitez je peux essayer de le faire plus tard ou par MP, mais cela risque de vous paraître trop théorique et cela le sera.

Mais j'en reviendrai toujours (désolé de ce ton que je suis obligé de prendre) et d'abord à cette distinction en 3 volets :

Ce qui vous a été fait, et qui relève de l’autre (tout le monde n’est pas capable de se défendre et il ne doit y avoir à cela aucune culpabilité, pas même de ne s’y être pas préparé : dans l’absolu, cela ne devrait pas être nécessaire et il y a mieux à faire !)
Ce que cela vous a fait, et que vous ne pourrez jamais changer, même si cela dépendait d’un certain nombre de paramètres dont certains relevaient de qui vous étiez et qui auront ou pourront évoluer : mais c’est du passé ! Vous ne pourrez que changer la douleur du souvenir sans jamais l‘abolir totalement, il faut avant tout se mettre en condition pour éviter de la fuir, de la laisser encore vous gagner, enfin pouvoir l’associer ou la recouvrir d’autres émotions et considérations plus positives et qui vous aideront à la relativiser
Ce que vous en ferez : là intervient votre propre marge de manœuvre, votre responsabilité. Et c'est un long et douloureux travail que de d'abord chercher à comprendre, accepter la souffrance de se souvenir (et qu'elle s'atténue et prenne une mesure plus exacte du mal pour aujourd'hui) et y parvenir, reprendre le mal à sa racine et qui pour cela demande aussi à mieux se connaître.

Il ne faut pas en sortir ni en rajouter, pas même pour tenir un rôle et avoir une apparence sociale, il faut juste savoir mettre entre parenthèses son passé pour le temps que dure les sollicitations du présent et l'empêcher d'interférer.

Oui, ce n'est pas juste : d'autres vivent sans cette croix. L'injustice aussi en est une nécessaire pour un chrétien : cf. les béatitudes...
Il y aura plusieurs demeures dans la maison du père, et tout y aura sa récompense.
Et puis il y a aussi en plus l'injustice que toutes les bourses n'ont pas accès à certains traitements, cela suppose une réussite sociale que certaines maladies en général empêchent : cercle vicieux...!
Je vous porterai prochainement dans ma prière...

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » ven. 24 avr. 2020, 23:46

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
Jésus passait son temps à guérir les malades. La psychiatrie passe son temps à tuer les malades. Jésus a été amené à l'abattoir n'ouvrant pas la bouche. La psychiatrie est l'abattoir des personnes comme moi. Sus à l'ennemi ! Faisons front contre cette engeance ! Et je le dis : la psychiatrie n'a aucun respect pour la vie humaine. Elle est responsable de tout les attentats dans le monde, et en particulier du 11 septembre 2001. C'est l'ennemi numéro 1. Et ne vous inquiétez pas pour Sarkozy, je pense qu'il sait que la psychiatrie est l'ennemi. Le vrai.

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » mer. 22 avr. 2020, 10:17

Zenith a écrit :
mer. 22 avr. 2020, 8:54

Peut-être pour rétablir une certaine justice, car c'est de ça dont il s'agit, car ma vie est un perpétuel combat à cause d'une personne en particulier, ma mère étrangement. Mais ce confinement forcé semble salutaire, j'ai enfin l'impression de me retrouver, sans être exploité ou malmené, manipulé créant des réactions aux plus simples faits de la vie. Enfin, je sais pas si je suis clair, mais toujours est-il que cet éloignement forcé de ma mère sert à me libérer de son emprise. Maintenant, le mal est fait, et j'ai ma croix de malade psychiatrique à porter, sûrement à vie, et il y a peut-être l'explication suivante à diviniser Marie : je diabolise ma mère et l'ai même appelé Satan,
avant ma première hospitalisation, et ce fait a sûrement pesé lourd dans le jugement des psychiatres, car ma mère leur a dit, je l'ai su. Mais même ça, les psychiatres n'ont-ils pas lu la Bible ? Est-ce forcément un signe de folie que d'appeler quelqu'un Satan ? Jésus ne l'a-t-il pas dit de Pierre ?

Sinon, un autre fait, c'est que j'avais versé de la bière sur la tête de ma mère. Et cmoi, je sais que vous aviez fait une allusion sur les schémas que l'on peut reproduire ou quelque chose comme ça, et effectivement on m'avait fait la même chose quand j'étais étudiant.
En bref, j'ai toutefois fait des erreurs dans ma vie, mais c'est en ça qu'on reconnait du diable ou de Dieu, la faculté à pardonner ou non. Je dis ça car moi aussi j'ai mes tords, c'est pourquoi je ne pardonne pas à ma mère et divinise Marie. J'aurai bien d'autres choses à dire, mais je pense que ma digression suffit.
Tout ce que vous dites est lumineux, même si ce n’est pas encore totalement transparent. Vous pouvez m’en croire, de par ce que je ressens et qui dépasse les mots : Jésus vous aime. Et vous le touchez. C’est ce que j’ai d’abord envie de vous dire.
Ensuite, il est clair que ce n’est pas un peut-être, et que la relation que vous avez avec votre mère est à l’origine de votre idée, même si l’interprétation peut en être différente.

Pour ce qui concerne cette croix que vous avez à porter, je dirai qu’il peut vous être préférable de la désigner pour expliquer votre souffrance, mais qu’à partir d’un certain stade, qui ne vous est pas inaccessible (j’en ai la conviction), il sera aussi peut-être bon de la taire. Et vous finirez par vous apercevoir qu’elle ne sera pas visible ou évidente pour tous. Gardez espoir, la guérison existe aussi pour les maladies de l’esprit, c’est vous qui avez les cartes en main, pas les autres…
Concernant l’appellation de « Satan », oui Jésus l’a employée pour montrer qu’il n’était pas dupe et percevait d’où venait l’inspiration de celui qui (sauf son respect !) l’admonestait, mais vous avez une sensibilité particulièrement vive et des références culturelles qui peuvent prêter à confusion avec d‘autre choses plus opaques ou (satanisme, sorcellerie, etc.) si vous voulez, qui sont plus fréquemment rencontrées par les personnes de ce métier (car manifestées par leurs patients), et avec sans doute moins de « gentillesse » ou de lucidité que vous en aviez.
Ce n’était probablement pas judicieux mais « factuel », de la part de votre mère qui devait se sentir débordée, de l’avoir rapporté ; cela lui évitait même de se livrer à un diagnostique, une plainte ou une explication qui aurait pu attirer l’attention sur elle et non sur vous.

En effet, il y a des schémas que l’on reproduit, ce qui cache des mécanismes inconscients, mais ce qui me frappe à vous lire, c’est la symbolique de votre geste.
Vous rendez-vous compte que « bière », cela désigne aussi un cercueil ? Et que votre geste ressemblait aussi à celui d’un baptême ?

Vous avez tout à fait raison à propos du pardon, qu’il soit envers les autres ou envers soi-même.
Ne voyez cependant nulle erreur de votre part, il ne s’agit pas là de se placer du point de vue du péché, mais plutôt un appel au secours mal formulé, ce qui témoignait encore de votre part d‘une sorte de confiance ou de connivence dans l’interprétation.
Votre « chute » n’est pas logique : en quoi ne pardonneriez-vous pas parce que vous auriez des torts ? Enfin si, elle l’est, mais il vous faut l’éclairer : oser apprendre et approfondir ceux que vous prêteriez à votre mère n’est pas vous rendre coupable d’irrespect.

Pour Marie, j’ai pour le moment envie de vous dire que cela vous ferait plus de bien encore si vous la laissiez être humaine, et en tant que telle jouir du pouvoir de vous guérir, et d’une chaleureuse tendresse qui vous comblera. J’oserai vous l’écrire : c’est de cela dont vous avez besoin et qu’une femme et non un Dieu puisse suffire à vous l’accorder. Vous lui donnez des attributs « magiques » supérieurs, parce qu’en fait il vous manque de percevoir (à votre mère sous le visage de Marie) des attributs bien réels qui la font être bien plus que ce qu’elle vous semble être, mais qu’elle n’est pas parvenue à assumer comme vous en auriez eu l’envie ou le besoin.
En fait, vous les aimez, toutes les deux !

Soyez dans la paix. Et moi, je vais aller faire mon footing…

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » mer. 22 avr. 2020, 8:54

cmoi a écrit :
mer. 22 avr. 2020, 4:52
Pourquoi ne voulez-vous pas reconnaître Marie pour ce qu'elle est, sans lui en attribuer plus que ce qui est écrit, je l'ignore...
Vous êtes-vous posé cette question : en quoi votre idée a-t-elle du sens et vous est-elle nécessaire ?
Peut-être pour rétablir une certaine justice, car c'est de ça dont il s'agit, car ma vie est un perpétuel combat à cause d'une personne en particulier, ma mère étrangement. Mais ce confinement forcé semble salutaire, j'ai enfin l'impression de me retrouver, sans être exploité ou malmené, manipulé créant des réactions aux plus simples faits de la vie. Enfin, je sais pas si je suis clair, mais toujours est-il que cet éloignement forcé de ma mère sert à me libérer de son emprise. Maintenant, le mal est fait, et j'ai ma croix de malade psychiatrique à porter, sûrement à vie, et il y a peut-être l'explication suivante à diviniser Marie : je diabolise ma mère et l'ai même appelé Satan, avant ma première hospitalisation, et ce fait a sûrement pesé lourd dans le jugement des psychiatres, car ma mère leur a dit, je l'ai su. Mais même ça, les psychiatres n'ont-ils pas lu la Bible ? Est-ce forcément un signe de folie que d'appeler quelqu'un Satan ? Jésus ne l'a-t-il pas dit de Pierre ? Sinon, un autre fait, c'est que j'avais versé de la bière sur la tête de ma mère. Et cmoi, je sais que vous aviez fait une allusion sur les schémas que l'on peut reproduire ou quelque chose comme ça, et effectivement on m'avait fait la même chose quand j'étais étudiant. En bref, j'ai toutefois fait des erreurs dans ma vie, mais c'est en ça qu'on reconnait du diable ou de Dieu, la faculté à pardonner ou non. Je dis ça car moi aussi j'ai mes tords, c'est pourquoi je ne pardonne pas à ma mère et divinise Marie. J'aurai bien d'autres choses à dire, mais je pense que ma digression suffit.

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » mer. 22 avr. 2020, 4:52

Zenith a écrit :
mer. 22 avr. 2020, 2:42
Je comprends dans le mot vérité le mot réalité. Est-ce synonyme dans la bouche de Jésus ? Je le crois. Jésus étant Dieu, il fait la réalité, il est le créateur de toute chose, et de chaque être humain. Et la réalité c'est aussi décrire les choses telles qu'elles sont, et qui mieux que Jésus pour la montrer, lui qui est sans tâche, au même titre que la Vierge Marie ? Et ce qui l'oppose c'est bien sûr le mensonge, l'accusation, etc ...
Je ne sais pas quel lien vous faites entre cela et une éventuelle Divinité de Marie, mais apparemment il y en a un pour vous...
Je ne m'opposerai pas à votre idée entre vérité et réalité, car ce serait exact s'il n'y avait pas eu le péché et donc quand il n'y en a pas, ce qui est vrai en Jésus qui a dit être la Vérité, l'incarner, ce qui va bien plus loin.
Oui, l'opposition c'est le mensonge, or du point de vue du dogme, votre idée de Marie comme étant mère Divine en est un. Ce n'est toutefois qu'une idée, pas encore une réalité à mes yeux. Ce qui en peut-être une c'est que Dieu soit aussi "mère".
Je crois qu'il faut faire la distinction entre une maternité biologique, la maternité étant une fonction et un attribut du féminin, et une maternité Divine dont celle-ci n'est qu'une image et ressemblance.
Pourquoi vous accuserais-je cependant de le penser concernant Marie ? Car il ne s'agit pas de pensée mais de foi. Ne pas croire en Jésus, ce n'est pas mentir ni être privé de vérité (il reste libre) mais ne pas le voir, le reconnaître pour ce qu'il est. Pourquoi ne voulez-vous pas reconnaître Marie pour ce qu'elle est, sans lui en attribuer plus que ce qui est écrit, je l'ignore...
Vous êtes-vous posé cette question : en quoi votre idée a-t-elle du sens et vous est-elle nécessaire ?

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » mer. 22 avr. 2020, 4:35

Zenith a écrit :
ven. 17 avr. 2020, 19:04

Cher cmoi, j'ai d'autres arguments concernant mon intuition que Marie est le Père :

- dans la génèse, d'après le Pape, la femme écrasant la tête du serpent est la Vierge Marie
- dans la prière du Notre Père, elle se conclut par : et délivre-nous du mal
- la trinité est un mystère. Or, un des mystères élucidés, enfin je crois, c'est que le pain eucharistique est le corps de Jésus, sa présence sur l'autel et offert à tous. Juste ? Donc imaginer que le Père soit en fait une Femme, et en l’occurrence la Vierge Marie, le "Père" de Dieu/Jésus ne devrrait pas vous porter plus de problème de conception que le mystère de l'Eucharistie

Enfin, je vais cribler toute la parole de Dieu concernant les passages où il est question du Père si j'en ai le courage pour défendre mon intuition.
Je ne vois que maintenant votre réponse, désolé du retard....
La logique du rapprochement entre vos deux premières assertions est imparable. Néanmoins, Dieu ne pourrait-il donner par grâce à l'une de ses créatures un tel rôle et ascendant sur une autre. Vaincre le mal, la tête du serpent, c'est tout simplement être et rester sans péché. Il n'y a que sur terre que la mort existe pour donner ainsi et aussi une fin à un combat. Ecraser, ce n'est pas la même chose qu'enchaîner... Qui se fera sans doute par des anges sous l'impulsion encore de la grâce de Dieu.
La sainte Eucharistie ce n'est pas un mystère élucidé, c'est un mystère donné et affirmé, reçu, défini. Il n'y a rien qui affirme la Divinité de Marie, pas même le processus de sa création, pas moins sa déclaration et son identification comme "servante" à l'annonciation, aucune déclaration de sa part qui toutes présupposent et affirment au contraire une humanité comme la nôtre - aurait-elle exulté dans son magnificat et qualifié Dieu comme étant "son sauveur" ?
Mais ceci dit, je pense que si vous y croyez et que cela "fait sens" pour vous, le mieux est de poursuivre vos recherches. Sans doute êtes-vous en quête de quelque chose qui vous contredira et dont le sens vous sera personnel, et que vous n'avez pas encore trouvé...

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » mer. 22 avr. 2020, 2:42

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
Je comprends dans le mot vérité le mot réalité. Est-ce synonyme dans la bouche de Jésus ? Je le crois. Jésus étant Dieu, il fait la réalité, il est le créateur de toute chose, et de chaque être humain. Et la réalité c'est aussi décrire les choses telles qu'elles sont, et qui mieux que Jésus pour la montrer, lui qui est sans tâche, au même titre que la Vierge Marie ? Et ce qui l'oppose c'est bien sûr le mensonge, l'accusation, etc ...

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » ven. 17 avr. 2020, 19:04

cmoi a écrit :
jeu. 16 avr. 2020, 11:33
Dans l'espoir d'adoucir votre conviction (car je me sens un peu coupable), je suis allé cherché une traduction du texte en élargissant la citation.
La voilà ;

Jésus est notre vraie Mère
• « Dieu est notre Mère aussi véritablement qu'il est notre Père. » – « Jésus est notre vraie Mère quant à la nature, en vertu de notre création, et notre vraie Mère par la grâce, en conséquence de son Incarnation. »
• « Je compris qu'on peut voit trois sortes de Maternité en Dieu : ◦ la première, quand il créa notre nature ◦ la seconde, quand il prit cette nature ◦ la troisième consiste à étendre de plus en plus les bienfaits de son Incarnation. »
• « L'office de la mère est le plus intime car il est le plus conforme à la nature. Notre vraie Mère, Jésus, qui est tout amour, nous enfante à la joie et à la vie éternelles. Il ne peut plus mourir, mais il voudrait ne pas cesser d'opérer; alors, il nous nourrit de sa chair dans la sainte Eucharistie, le plus précieux aliment de notre vie. Une mère peut appuyer tendrement son enfant sur son sein; Jésus peut nous introduire dans le sien par la plaie de son côté et nous révéler en partie sa divinité et les joies du ciel. » – « Notre enfantement corporel est bien peu de chose en comparaison de notre enfantement spirituel. »
• « Durant notre enfantement spirituel, Jésus veille sur nous avec une tendresse incomparable. Il éveille notre intelligence, dirige nos voies, met notre conscience à l'aise, réconforte notre âme, éclaire notre cœur... » – « Il permet parfois que nous fassions quelques chutes, plus graves qu'auparavant à ce qu'il nous semble. Si nous ne faisions aucune chute, nous ne saurions pas à quel point nous sommes faibles par nous-mêmes; puis nous ne connaîtrions pas aussi bien l'amour extraordinaire que notre Créateur a pour nous. Jamais, à aucun moment, nous n'aurions eu moins de valeur à ses yeux. »
suite des Éclaircissements
• « Lorsque nous constatons nos chutes et notre misère, il nous arrive souvent d'en être si effrayés que nous ne voyons plus sur quoi nous appuyer. Jésus ne veut pas que nous prenions la fuite, car rien ne le rebute. Il désire que nous fassions comme le petit enfant qui court en toute hâte vers sa maman ou l'appelle à son secours. » – « Et si, après cela, nous ne nous sentons pas aussitôt à l'aise, c'est que Jésus agit comme une mère sage et prudente; s'il voit qu'il est plus avantageux de nous affliger et de pleurer, il le souffre avec pitié, par amour pour nous, aussi longtemps qu'il convient. Dans ce cas, il veut que nous nous conduisions encore comme un enfant qui a toujours confiance en l'amour de sa mère, dans la joie comme dans la peine. » – « Je compris que cette enfance spirituelle, avec sa faiblesse, son manque de force et de raison, doit durer toute notre vie. »
Cher cmoi, j'ai d'autres arguments concernant mon intuition que Marie est le Père :

- dans la génèse, d'après le Pape, la femme écrasant la tête du serpent est la Vierge Marie
- dans la prière du Notre Père, elle se conclut par : et délivre-nous du mal
- la trinité est un mystère. Or, un des mystères élucidés, enfin je crois, c'est que le pain eucharistique est le corps de Jésus, sa présence sur l'autel et offert à tous. Juste ? Donc imaginer que le Père soit en fait une Femme, et en l’occurrence la Vierge Marie, le "Père" de Dieu/Jésus ne devrrait pas vous porter plus de problème de conception que le mystère de l'Eucharistie

Enfin, je vais cribler toute la parole de Dieu concernant les passages où il est question du Père si j'en ai le courage pour défendre mon intuition.

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » jeu. 16 avr. 2020, 11:33

Dans l'espoir d'adoucir votre conviction (car je me sens un peu coupable), je suis allé cherché une traduction du texte en élargissant la citation.
La voilà ;

Jésus est notre vraie Mère
• « Dieu est notre Mère aussi véritablement qu'il est notre Père. » – « Jésus est notre vraie Mère quant à la nature, en vertu de notre création, et notre vraie Mère par la grâce, en conséquence de son Incarnation. »
• « Je compris qu'on peut voit trois sortes de Maternité en Dieu : ◦ la première, quand il créa notre nature ◦ la seconde, quand il prit cette nature ◦ la troisième consiste à étendre de plus en plus les bienfaits de son Incarnation. »
• « L'office de la mère est le plus intime car il est le plus conforme à la nature. Notre vraie Mère, Jésus, qui est tout amour, nous enfante à la joie et à la vie éternelles. Il ne peut plus mourir, mais il voudrait ne pas cesser d'opérer; alors, il nous nourrit de sa chair dans la sainte Eucharistie, le plus précieux aliment de notre vie. Une mère peut appuyer tendrement son enfant sur son sein; Jésus peut nous introduire dans le sien par la plaie de son côté et nous révéler en partie sa divinité et les joies du ciel. » – « Notre enfantement corporel est bien peu de chose en comparaison de notre enfantement spirituel. »
• « Durant notre enfantement spirituel, Jésus veille sur nous avec une tendresse incomparable. Il éveille notre intelligence, dirige nos voies, met notre conscience à l'aise, réconforte notre âme, éclaire notre cœur... » – « Il permet parfois que nous fassions quelques chutes, plus graves qu'auparavant à ce qu'il nous semble. Si nous ne faisions aucune chute, nous ne saurions pas à quel point nous sommes faibles par nous-mêmes; puis nous ne connaîtrions pas aussi bien l'amour extraordinaire que notre Créateur a pour nous. Jamais, à aucun moment, nous n'aurions eu moins de valeur à ses yeux. »
suite des Éclaircissements
• « Lorsque nous constatons nos chutes et notre misère, il nous arrive souvent d'en être si effrayés que nous ne voyons plus sur quoi nous appuyer. Jésus ne veut pas que nous prenions la fuite, car rien ne le rebute. Il désire que nous fassions comme le petit enfant qui court en toute hâte vers sa maman ou l'appelle à son secours. » – « Et si, après cela, nous ne nous sentons pas aussitôt à l'aise, c'est que Jésus agit comme une mère sage et prudente; s'il voit qu'il est plus avantageux de nous affliger et de pleurer, il le souffre avec pitié, par amour pour nous, aussi longtemps qu'il convient. Dans ce cas, il veut que nous nous conduisions encore comme un enfant qui a toujours confiance en l'amour de sa mère, dans la joie comme dans la peine. » – « Je compris que cette enfance spirituelle, avec sa faiblesse, son manque de force et de raison, doit durer toute notre vie. »

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par cmoi » mer. 15 avr. 2020, 14:19

Zenith a écrit :
mer. 15 avr. 2020, 14:01
Mais cette intuition ne regarde que moi.
Et elle est vraiment têtue !!!! Mais c'est maintenant un peu de ma faute...

Re: Sur l'évangile du jour, questions et commentaires

par Zenith » mer. 15 avr. 2020, 14:01

cmoi a écrit :
mer. 15 avr. 2020, 13:26
Au fait, comme beaucoup l'apprécient, je vais donner des "sources", bien qu'il me semble qu'un simple raisonnement suffirait.
Car il n'y a pas de sexualité en Dieu. Lorsque nous disons "le père" nous le disons donc dans un sens symbolique et non littéral. Mais il pourrait aussi bien y avoir une mère et une fille pour qualifier les 2 premières personnes (plus difficile depuis l'incarnation car cela affecterait l'union hypostatique), ou on pourrait croiser les définitions sexuées, jouer avec...
En Dieu il n'y a ni masculin ni féminin et pourtant, nos caractéristiques sexuelles reflètent bien un aspect de la vie Divine dans une dimension très élevée (image et ressemblance) que l'on a du mal encore à formuler et si l'usage traditionnel a un sens symbolique fort qui nous a été inspiré...
Il n'empêche...

Il y a donc Aphraate le sage Persan dans "Démonstration (18-10) qui parle de l'amour du croyant pour "Dieu son père et le Saint-Esprit sa mère" encore une autre façon de concevoir les choses très pertinente : la mère Divine de Jésus serait le St Esprit, n''est-ce pas lui qui a fourni la substance Divine qui "fait le lien" , ce qui revient à la mère normalement quand il s'agit de chair
Il y a encore Julienne de Norwich, (bienheureuse et religieuse mystique anglaise) qui écrivait que "Dieu se réjouit d'être notre Père, et Dieu se réjouit d'être note mère" dans ses "Révélations de l'amour Divin" (chap 52)

Je vous invite à jeter un oeil à leur bio via Wikipedia, vous verrez qu'il n'y a pas que vous qui souhaitez "dépasser les limites", vous avez pour précurseurs des "gens très bien" ...! (Je devrais pas vous dire çà... Tant pis ! Quand on aime on ne compte pas et tout est pardonné...).
Merci d'avoir partagé ces paroles de sage ou de mystique. Je dis mon retour sur la phrase de la mystique anglaise : sa tournure me fait penser à une déduction, une sorte de cheminement, pour arriver à la conclusion que Dieu est la Vierge Marie (une mère). Mais cette intuition ne regarde que moi.

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