Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

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Une organisation nouvelle

Message par etienne lorant » mar. 14 mai 2019, 18:28

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara : « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus : ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge. Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. »  On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias. Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi  pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »  On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.




PSAUME
(Ps 112-113)
R/ Le Seigneur l’a placé
parmi les princes de son peuple.
Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?

Lui, il siège là-haut.
Mais il abaisse son regard
vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
parmi les princes de son peuple.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. je  vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.  Mon  commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.    Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs,  car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.  Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,  c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.  Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »  

– Cy  Aelf,  Paris


Comme l'Eglise s’accroît, il devient nécessaire de la structurer, de la hiérarchiser comme toute organisation humaine, mais en gardant la fraîcheur du message d'origine.  Le défi qui est posé à l'Eglise naissante est de garder le caractère nouveau - et unique dans l'histoire qui consiste à garder partout la fraîcheur de l'enseignement.   Chacune et chacun d'entre nous, ayant été catéchisé convenablement devient libre - en Jésus-Christ  - de témoigner de l'oeuvre de la grâce qui s'est accomplie en lui.

La forme que prend ce témoignage peut être des plus diverse selon les grâce reçues.  C'est ainsi qu'il y a les prêtre, mais aussi les enseignants,  les écrivains, les médecins, les scientifiques, les les peintres et les sculpteurs, les juristes et les aumôniers des prisons, etc.  Il n'y a pas  de "simples fidèles" car même l’édiction des enfants est une oeuvre bénie par Dieu.  Un pape demeure d'abord un prêtre  et l'on se souviendra que le premier des martyrs avait pour principale fonction - sur le plan humain - de servir des plats à tables.  Le pouvoir dans l'Eglise n'est pas -d'abord pyramidal mais latéral, car la première règle est d'aimer Dieu et d'aimer son prochain pour l'amour de Dieu. p

Seule la grâce divine pouvait ainsi établir une hiérarchie de gouvernement qui ne disparaît pas avec la mort du plus haut "gradé":  on n'y est jamais, fondamentalement,  que témoins de Jésus Christ en tout temps en tous lieux !



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Du receuilment à l'Eucharistie

Message par etienne lorant » lun. 13 mai 2019, 12:19

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,  les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu.  Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase :c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi.  Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre,  les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”Je répondis: “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit: “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.” Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes  qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.” Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous,parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion
qui fait entrer dans la vie ! »


PSAUME
(Ps 41 -42)
R/ Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant.
Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ?

Envoie ta lumière et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure.

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu.


ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis  sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit,celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Aelf, Paris

Le christianisme, par sa nouveauté, fait table rase des rites qui ne seraient qu'une sorte de chorographie respectée de bout en bout. Or, c'est tout à fait vêtements de participer à un office en ayant retiré ses vêtements de travail, c'est tout à fait légitime de vouloir assister à la première messe en n'ayant pas pris son petit déjeuner. Chacun agit selon ses possibilités sans que l'on fasse des remarques. Mais la tentation est forte de faire d'une messe une sorte de chorégraphie comme il est fait dans ses spectacles, les opéras, les théâtres, avec les vêtements du dimanche. C'est très bien mais ce n'est pas l'essentiel.

Ayant étudié en gréco-latine, je me suis rendu à une messe telle que j'en ai connue lorsque j'étais "enfant de chœur , un acolyte " à l'autel, qui faisait des répons en latin. Je communiais sur la langue et je tenais une patène. On communiait en faisant produisant des signes humilité. Mais un dimanche comme j'étais entré en pleine adolescence, je fus soudainement révolté de assister à des des signes de connivences échangés entre entre un homme et une femme - tous deux déjà mariés... Révolte soudaine d’adolescent, je ne voulus plus
servir la messe...

La porte des âmes n'a d'autre clé qu'une absolue sincérité ainsi qu'une profonde humilité. Mon désarroi dura plusieurs années, jusqu'au jour où je découvris une messe chez des sœurs Clarisses - avec ce "grand silence" qui durait un quart d'heure et permettait de "faire le vide" assis dans la pénombre et un très grand silence.
Je ne peux que conseiller ces offices qui permettent d'être pleinement attentifs et coeur tout ouvert à la grâce.




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Bonne volonté - avec vigilance

Message par etienne lorant » ven. 01 mars 2019, 11:52

Lecture du livre de Ben Sira le Sage
La parole agréable attire de nombreux amis, le langage aimable attire de nombreuses gentillesses. De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde;mais des conseillers ?n’en choisis qu’un seul entre mille ! Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l’épreuve ; n’aie pas trop vite confiance en lui.    Il y a celui qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse. Il y a celui qui d’ami se transforme en ennemi, et qui va divulguer, pour ta confusion, ce qui l’oppose à toi.Il y a celui qui est ton ami pour partager tes repas, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.  Quand tout va bien pour toi,il est comme un autre toi-même et commande avec assurance à tes domestiques ; mais si tu deviens pauvre, il est contre toi, et il se cache pour t’éviter.  Tes ennemis, tiens-les à distance ; avec tes amis, sois sur tes gardes. Un ami fidèle, c’est un refuge assuré,
celui qui le trouve a trouvé un trésor. Un ami fidèle n’a pas de prix, sa valeur est inestimable.  Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur.  Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis, car son compagnon lui ressemblera.


         


PSAUME
(Ps 118 (119), 12.16, 18.27, 34-35)
R/ Guide-moi, Seigneur,
sur la voie de tes volontés.
Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.
Je trouve en tes commandements mon plaisir,
je n’oublie pas ta parole.

Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.

Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.
Guide-moi sur la voie de tes volontés,
là, je me plais.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait. Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient: «Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme? » Jésus leur  répondit:« Que vous a prescrit Moïse ?» Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua:« C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.  Mais, au début, à  la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,  il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ».  De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.  Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.  Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »   La parole agréable attire de nombreux amis, le langage aimable attire de nombreuses gentillesses.  De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde; mais des conseillers ? n’en choisis qu’un seul entre mille ! Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l’épreuve; n’aie pas trop vite confiance en lui.  Il y a celui qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.  Il y a celui qui d’ami se transforme en ennemi, et qui va divulguer, pour ta confusion, ce qui l’oppose à toi. Il y a celui qui est ton ami pour partager tes repas, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.  Quand tout va bien pour toi, il est comme un autre toi-même et commande avec assurance à tes domestiques ;  mais si tu deviens pauvre, il est contre toi, et il se cache pour t’éviter.  Tes ennemis, tiens-les à distance ; avec tes amis, sois sur tes gardes.  Un ami fidèle, c’est un refuge assuré, celui qui le trouve a trouvé un trésor.  Un ami fidèle n’a pas de prix,sa valeur est inestimable.  Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur.   Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis, car son compagnon lui ressemblera.

           
Cy  Aelf,  Paris


Les lectures de ce jour nous recommandent la vigilance dans toutes nos relations.  On pourrait leur ajouter cette recommandation :  "Que votre Oui soit Oui, que votre Non soit Non,  tout le reste vient du diable.  Ce matin, à l'écoute de ces paroles,  je me suis souvenu du très mauvais "plan" qui m'est survenu au cours de mes études. Comme je parlais l'Anglais "fluently" deux camarades m'ont proposé de les accompagner à Londres.  Ils m'ont demandé d'être leur guide.

J'avais dit Oui avec enthousiasme et je me réjouissais par avance de leur faire visiter des lieux - dont un aérodrome d'avions datant de la seconde guerre mondiale, à Hendon; le British Museum que je n'avais pas pu visiter en entier et encore :  boire une des ces bières anglaises ... qu'il faut goûter pour y renoncer à perpétuité !  Mais ce qui devait devenir un bon souvenir tourna pour moi  en " parcours du en une épreuve qui a fait mûrir en moi la vigilance !

En effet, comme mes copains d'étude semblaient ne vouloir visiter que Soho avec les machine à sous, les bars à Whisky et la faune des "quartiers chauds"...je les ai menacés de poursuivre seul mon séjour.  Mais la nuit qui suivi, ils s'emparèrent de mon porte-feuille, et de  mon argent et de mes papiers.   Le reste du séjour tourna court et retour au pays dû se passer de nourriture comme de boisson.  

Je rapporte ce mauvais souvenir  comme une illustration de l'indispensable vigilance dans dans nos relations.  Les bonnes intentions n'empêchent pas la vigilance !


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Veiller à la qualité de nos choix

Message par etienne lorant » jeu. 28 févr. 2019, 11:30

Lecture du livre de Ben Sira le Sage
Ne t’appuie pas sur tes richesses, ne dis pas : « Elles me suffisent. »  Ne te laisse pas entraîner par ton instinct et ta force à suivre les désirs de ton cœur. Ne dis pas : « Qui m’en imposera ? », car le Seigneur ne manquerait pas de te châtier.  Ne dis pas : « J’ai péché, et rien ne m’est arrivé », car le Seigneur sait attendre longtemps.  Ne sois pas assuré du pardon au point d’entasser péché sur péché.  Ne dis pas : « Sa miséricorde est grande, il pardonnera bien tous mes péchés », car, en lui, il y a pitié mais aussi colère ; son indignation s’abattra sur les pécheurs.   Ne tarde pas à te retourner vers le Seigneur, ne remets pas ta décision de jour en jour; car brusquement éclatera la colère du Seigneur, et à l’heure du châtiment, tu seras anéanti.   Ne t’appuie pas sur des richesses injustement acquises : elles ne te serviront de rien au jour de l’adversité.


         
PSAUME
(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Heureux est l’homme  qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau bau nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.  Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la.Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.  Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le.Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,  là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.  Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel,avec quoi allez-vous lui rendre de la saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »


Cy Aelf, Paris


S'il est une manière simple de diminuer le nombre de péchés, c'est de multiplier les bonnes actions, celles qui s'offre à nous chaque fois que nous rencontrons nos semblables. C'est ici - dans la rencontre, quelle qu'elle soit, que se présente le choix : bénir ou maudire, abaisser ou relever , dire la vérité ou bien la taire, féliciter et encourager ou bien flétrir et se moquer. Toutes et tous, nous avons des préférences, nos goûts propres, nos premiers choix, nos goûts et nos plaisirs -et tout à l'inverse: ce qui nous contrarie, nous gêne et nous importune.

Un chrétien bien investi de l'amour de Dieu cherchera d'abord à changer son regard sur autrui et sur ce qu'il vit lui-même. Ce n'est pas une question de dépassement de soi, mais mieux encore : un mouvement de l'âme.
Si nous le voulons bien, nous ne tarderons pas à trouver leurs qualités particulières. Ce matin, je me suis souvenu des jeunes qui, tout comme moi, effectuaient leur service militaire, tous jeunes conscrits ... qui n'avaient pas les "relations" capables de leur éviter ce lourd désagrément !

Mais ce qui passé, c'est véritablement que nous nous sommes (instinctivement ?) reconnus selon nos bonnes volontés réciproques. Ce fut le cas, notamment d'un jeune mécanicien d'origine italienne. Il se révéla l'homme de la situation. Il avait le don de dédramatiser certaines situations qui pouvaient nous faire craindre. C'était un "bout-en-train" qui avait le don de nous remonter le moral par son optimisme. Mais à l'inverse, il y avait également parmi nous un jeune pédant, issu d'une grande famille bourgeoise qui ne cessait de nous abaisser en nous promettant le pire... Cela dura quelque temps, mais un jour de neige le casier de du moqueur disparut soudainement : comme il était parti se doucher avec pour tout vêtement un essuie-bain autour des reins... il arriva que son casier contenant toutes ses affaires ... se retrouva plongé dans la couche de neige abondante tombée en bas du bâtiment. Il n'y eu aucune punition, mais le pédant fut muté dans une autre caserne ... plus digne de lui ...

Ce souvenir m'est revenu ce matin et j'ai trouvé qu'il illustrait bien l’Évangile de ce jour.



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Qui n'est pas contre vous est avec vous

Message par etienne lorant » mer. 27 févr. 2019, 12:17

Lecture du livre de Ben Sira le Sage
La sagesse conduit ses fils à la grandeur, elle prend soin de ceux qui la cherchent.   L’aimer, c’est aimer la vie; ceux qui la cherchent dès l’aurore seront comblés de bonheur; celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage; là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction. Ceux qui rendent un culte à la sagesse célèbrent le Dieu saint, ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur; celui qui l’écoute jugera les nations, celui qui s’attache à elle sera en sécurité dans sa demeure.  S’il se confie en elle, il en prendra possession, et tous ses descendants la recevront en héritage.  Pour commencer, elle le conduira par des chemins sinueux, elle fera venir sur lui la peur et l’appréhension, elle le tourmentera par la sévérité de son éducation, jusqu’à ce qu’elle puisse lui faire confiance; elle l’éprouvera par ses exigences. Puis elle reviendra tout droit vers lui, elle le comblera de bonheur en lui dévoilant ses secrets. Mais s’il s’égare loin d’elle, elle ’abandonnera et le laissera aller à sa perte.


   
PSAUME
(Ps 118 (119))
R/ Grande est la paix de qui aime ta loi, Seigneur.
Grande est la paix de qui aime ta loi ;
jamais il ne trébuche.
J’observe tes exigences et tes préceptes :
toutes mes voies sont devant toi.

Que chante sur mes lèvres ta louange,
car tu m’apprends tes commandements.
Que ma langue redise tes promesses,
car tout est justice en tes volontés.

J’ai le désir de ton salut, Seigneur :
ta loi fait mon plaisir.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me
soient en aide !




Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus: « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi;  celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

   
Cy Aelf, Paris

Les textes de ce jour nous invitent à vivre librement notre foi, par des signes concrets;  que des paroles de réconfort sortent de notre bouche en ce temps où le monde ne sait plus quel sera le climat de demain. Que le climat change n'est pas seulement lié à la pollution et la déforestation, mais - qui le croira ? - du simple fait que les cœurs se sont refroidis...  Pour un scientifique, cette déclaration est abusive et complètement erronée.   Cependant, il est un fait auquel peu d'entre nous songent.  Voici: si tout ce qui est rare et cher, tout ce qui est abondant n'est pas onéreux. D'où une production de masse qui ne correspond pas aux besoins réels, mais qui tient simplement à la baisse des prix de revient... C'est un calcul qui ne tient pas compte de la réalité.

Au cours de ma carrière de libraire bouquiniste, j'ai assisté à la faillite d'un libraire  d'une librairie qui était spécialisé en bandes dessinées  (Comix).  Son commerce a commencé à s'écrouler lorsque le grand magasin installé dans la périphérie, a fait publié cette annonce :

A l'achat de deux bandes dessinées, choisissez-en une gratuite ! Très étonné, je m''étais adressé à un ouvrier travaillant sur les rotatives de l'imprimeur. Il m'a répondu en riant :  C'est vraiment très simple :  il suffit de tourner tel bouton et les ouvrages produits n'auront plus d'existence l'égale:  elles n'existent plus - du moins du point de vue fiscal - bien entendu !

Notre prêtre a choisi un autre exemple - mais j'avais  le mien en tête...


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Rien n'est impossible à Dieu

Message par etienne lorant » mer. 28 nov. 2018, 13:44

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux: sept anges qui détiennent sept fléaux; ce sont les derniers, puisque s’achève avec eux la fureur de Dieu. J’ai vu comme une mer de cristal, mêlée de feu, et ceux qui sont victorieux de la Bête, de son image, et du chiffre qui correspond à son nom: ils se tiennent debout sur cette mer de cristal, ils ont en main les cithares de Dieu. Ils chantent le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau. Ils disent: « Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins  Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint ! Oui, toutes les nations viendront  et se prosterneront devant toi ; oui, ils sont manifestés, tes jugements. »[/i]
     
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 7-8, 9)
R/ Grandes, merveilleuses, tes œuvres,
Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! (Ap 15, 3b)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

À la face du Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,
à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.  C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse
à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.  Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.    Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.   Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.  C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.


             Cy Aelf, Paris

Quelqu'un parmi nous a-t-il déjà été moqué en raison de sa foi?   Qu'il s'en réjouisse, car c'est pour son plus son grand bonheur.  Lorsque Jésus déclare : "Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends lui aussi la joue gauche",  il  nous montre comment la cohérence de notre foi nous ouvre les portes du Royaume  - dès le temps de notre existence sur la terre. Le Royaume, il est ici et maintenant, inutile d'avoir une montre, si c'est pour rencontrer Dieu.  En effet, c'est Lui-même qui vous a insufflé le désir de cette rencontre.

Mettez-vous en marche et vous ferez le tour de la terre sans même avoir ressenti la moindre fatigue.  Souvenons-nous, un peu après la résurrection du Chris, de ce disciple qui rencontre un étranger qui montait montait vers Jérusalem afin de mieux connaître ce Dieu unique qu'adore les juifs.  Et voici qu'il rencontre en chemin un des disciples de Jésus qui se met à lui rapporter tous les événements qui venaient de se produire avec la mort et la résurrection de Jésus. Il se fit baptiser aussitôt et put retourner dans son pays pour qu'il devienne le tout premier des  missionnaires !

Et, plus proche de nous, saint Padre Pio,  sans quitter son monastère, parvint à se manifester à ses supérieurs à Rome afin de pouvoir accomplir l'oeuvre que Dieu lui avait confiée - car rien n'est impossible à Dieu.








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Espérer contre toute espérance -

Message par etienne lorant » mar. 27 nov. 2018, 11:44

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu : et voici une nuée blanche, et sur cette nuée, quelqu’un siégeait, qui semblait un Fils d’homme. Il avait sur la tête une couronne d’or et, à la main, une faucille aiguisée. Un autre ange sortit du Sanctuaire. Il cria d’une voix forte à celui qui siégeait sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne: elle est venue, l’heure de la moisson, car la moisson de la terre se dessèche. »  Alors, celui qui siégeait sur la nuée jeta la faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.Puis un autre ange sortit du Sanctuaire qui est dans le ciel; il avait, lui aussi, une faucille aiguisée. Un autre ange encore sortit, venant de l’autel; il avait pouvoir sur le feu. Il interpella d’une voix forte celui qui avait la faucille aiguisée : « Lance ta faucille aiguisée,et vendange les grappes de la vigne sur la terre, car les raisins sont mûrs. » L’ange, alors, jeta la faucille sur la terre, il vendangea la vigne de la terre et jeta la vendange dans la cuve immense de la fureur de Dieu.
 

(Ps 95 (96), 10, 11-12a, 12b-13ab, 13bcd)
R/ Il vient, le Seigneur,
il vient pour juger la terre. (cf. Ps 95, 13)
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Le Seigneur vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara: « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver? » Jésus répondit: « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront  “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !   Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
     .


    Cy  Aelf,  Paris

Les textes sur la "fin des temps ne lassent pas de jeter le doute dans l'esprit des faibles. Or, ces faibles sont souvent ceux qui possèdent beaucoup et qui vivent sur la terre  comme une fuite en avant: il faut toujours plus pour échapper au sort des pauvres sur la terre. Parmi nous, il y a des "chevaliers d'entreprise", des riches qui continuent d'amasser et d'acheter des terrains à bâtir et des fermages. Ils emploient des financiers chargés d'augmenter leur patrimoine, ils flairent les bonnes affaires mais ils craignent pour leur avenir bien plus que les gens ordinaires -  salariés, ouvriers, petits indépendants.

Je connais un couple très catholique qui désormais, devenus très âgés, se sont lancés un jour dans la lecture des prophètes de notre temps. Ces prophètes de notre temps ont  fait ériger une croix de sept mètres trente-huit à  l'arrière de leur maison et ils possèdent tous les livres que la voyante a publié.  Ils sont dévots et  ne manquent pas une seule Eucharistie, mais lorsqu'ils vous convient à un repas en ville, ils choisissent le restaurant qui correspond à l'estimation qu'ils se font de leur invité: un notaire, un entrepreneur, un banquier, un édile local, etc.  Moi qui n'étais que simple petit bouquiniste,  j'ai eu le tort de leur vanter l'attrait de ce type de commerce en période de crise...  et c'est ainsi qu'ils ont ouvert les premiers "grands espaces" de la vente d'articles d'occasion, qui évidemment  m'ont  obligé à me renouveler sans cesse, mais sans jamais  retrouver les gains des dix premières années...

Peu à peu, j'ai repris mes distances avec les lectures des "prophètes modernes", car je me mettais à craindre  Dieu plus qu'à l'aimer. De plus, je me mettrais à douter -  avec une angoisse qui ne cessait pas de me poursuivre.  Et cela, jusqu'au jour où j'ai rencontré un prêtre rédemptoriste qui m'a renvoyé en m'engageant  d'aimer chaque journée ainsi que de regarder vers les plus simples des hommes et des femmes.  Et j'ai recouvré la Joie de "tout aimer" ...


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Plus proche de la terre - plus proche des Cieux

Message par etienne lorant » lun. 26 nov. 2018, 12:19

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu: et voici que l’Agneau se tenait debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front, le nom de l’Agneau et celui de son Père.  Et j’ai entendu une voix venant du ciel comme la voix des grandes eaux ou celle d’un fort coup de tonnerre ;
mais cette voix que j’entendais était aussi comme celle des joueurs de cithare qui chantent et ’accompagnent sur leur cithare. Ils chantent un cantique nouveau devant le Trône, et devant les quatre Vivants et les Anciens. Personne ne pouvait apprendre ce cantique sinon les cent quarante-quatre mille, ceux qui ont été rachetés et retirés de la terre. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va; ils ont été pris d’entre les hommes,
achetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau. Dans leur bouche, on n’a pas trouvé de mensonge;
ils sont sans taches.

Psaume 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara: « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »
   
           Cy Aelf,  Paris


L'intelligence ne sert de rien pour connaître Dieu. Ce qui peut servir, c'est la plus profonde humilité. Ce qui nous permet d'accéder à une forme d'amitié de l'âme envers le Seigneur, c'est une très grande humilité. Pour avoir découvert ce mystère de la Joie, saint François s'est dépouillé de ses vêtements afin de mieux "revêtir le Christ".

Dans les premiers jours de ma conversion, je me suis retrouvé, sans bien comprendre, en train de retirer mes grosses bottines de marche pour des sandalettes, mais sans chaussettes. Car j'avais ce sentiment nouveau :"Plus l'homme est proche du sol, plus proche de la terre, plus son esprit et son âme sont proches de Dieu. Et jusqu'en novembre de cette année-là, je me suis promené en sandales ses, car quelque chose en moi me disait: "Plus le corps de l'homme est proche du sol, et plus son âme est proche de Dieu" Toutes les "valeurs" du monde avaient été renversées". Je ne comprenais pas bien ce que je vivais et d'ailleurs, je ne cherchais pas à comprendre. Vivre était devenu rendre grâce ! C'est plus tard que je me suis rendu compte : c'est la plus grande humilité qui permet d'accéder à la grâce. Marie Madeleine a ressenti cela lorsqu'elle s'est mise à laver les pieds Jésus.

La logique de Dieu n'est pas la nôtre : "Celui qui veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur" Et encore : celui qui veut être le plus grand - qu'il soit votre esclave!

Alléluia !


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Tous sont vivants !

Message par etienne lorant » sam. 24 nov. 2018, 11:48

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai entendu une voix qui disait: « Les deux témoins chargés de prophétiser, ce sont eux les deux oliviers, les deux chandeliers, qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. Si quelqu’un veut leur faire du mal, un feu jaillit de leur bouche et dévore leurs ennemis; oui, celui qui voudra leur faire du mal, c’est ainsi qu’il doit mourir.  Ces deux témoins ont le pouvoir de fermer le ciel, pour que la pluie ne tombe pas pendant les jours de leur prophétie. Ils ont aussi le pouvoir de changer l’eau en sang et de frapper la terre de toutes sortes de fléaux, aussi souvent qu’ils le voudront. Mais, quand ils auront achevé leur témoignage, la Bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les fera mourir. Leurs cadavres restent sur la place de la grande ville, qu’on appelle, au sens figuré, Sodome et l’Égypte, là où leur Seigneur aussi a été crucifié.   De tous les peuples, tribus, langues et nations, on vient regarder leurs cadavres pendant trois jours et demi,
sans qu’il soit permis de les mettre au tombeau.  Les habitants de la terre s’en réjouissent, ils sont dans la joie, ils échangent des présents; ces deux prophètes, en effet, avaient causé bien du tourment aux habitants de la terre.  Mais, après ces trois jours et demi, un souffle de vie venu de Dieu entra en eux: ils se dressèrent sur leurs pieds, et une grande crainte tomba sur ceux qui les regardaient. Alors les deux témoins entendirent
une voix forte venant du ciel, qui leur disait : « Montez jusqu’ici ! » Et ils montèrent au ciel dans la nuée,
sous le regard de leurs ennemis.
[/i]

(Ps 143 (144), 1, 2, 9-10)
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher ! (Ps 143, 1a)
Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m’entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.     Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;  de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi.  Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »  Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu
et enfants de la résurrection.  Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur  le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »  Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » . Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit
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           – Cy  Aelf,  Paris

Des tribulations, des guerres et des cataclysmes,  les hommes de toutes les générations en ont connues, cela se poursuit. En dépit des des deux guerres mondiales, les, les folies meurtrières ont continué. Combien de régimes, en Europe, en Asie, en Afrique, partout dans le monde, ne se sont-ils pas imposés par le sang versé ?
Et cela se poursuit, puisque les hommes, plutôt que de se convertir, se laissent entraîner par leurs propres  démons.

Mais l'issue finale, l'issue définitive est manifestée dans cette courte parole du Seigneur :  "Tous vivent pour Lui"  Et de notre temps encore, il existe de multiples témoignages, dans toutes les cultures, des témoignages de "la vie après la vie" (titre de l'ouvrage publié par Raymond Moody et encore :  les "thanatonautes" témoignent partout. Il faut avoir lu le témoignage d'Elisabeth Kübler-Ross,  qui est à l'origine des "soins palliatifs". Mais plus simplement encore ce mot de l’Évangile du jour: "Tous vivent en Lui".

A ce propos, notre prêtre a dénoncé "ces grands riches" qui désirent vivre "la fin des temps" afin de demeurer riches jusque dans l'éternité !  Tout personnellement,  je me remémore l'extraordinaire figure de mon père défunt.  Durant des semaines, un médecin avait tenté de le "rattraper" en lui infligeant des sondes nutritives dans l'estomac et en le "ligotant" de part et d'autre de son lit, car mon père, Gabriel  arrachait les "sondes nutritives.  Tous les membres de la famille ayant dénoncé l'acharnement thérapeutique,  il remit son  âme à Dieu.   Toute la famille pourrait encore témoigner:  dans la mort, son visage avait recouvré sa forme tout à fait normale et nous sommes deux à nous être exclamés en même temps : "On jurerait qu'il dort et qu'il va ouvrir ses paupières pour nous dire au-revoir...    




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La foi maîtrise l'instinct

Message par etienne lorant » ven. 23 nov. 2018, 11:08

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, la voix que j’avais entendue, venant du ciel, me parla de nouveau et me dit : « Va prendre le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre.»  Je m’avançai vers l’ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : « Prends, et dévore-le; il remplira tes entrailles d’amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel.»  Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je le dévorai.Dans ma bouche il était doux comme le miel,mais, quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume.   Alors on me dit : « Il te faut de nouveau prophétiser sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »
   
(Ps 118 (119), 14.24, 72.103, 111.131)
R/ Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse ! (Ps 118, 103a)
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Qu’elle est douce à mon palais ta promesse :
le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes exigences resteront mon héritage,
la joie de mon cœur.
La bouche grande ouverte, j’aspire,
assoiffé de tes volontés
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait: « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits.»  Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.


           – Cy Aelf, Paris

Le ventre, c'est le siège des émotions, ainsi que les "entrailles". On dit encore : "avoir des tripes" pour désigner un courage instinctif, une forme réaction innée qui font qu'un homme peut se sauver d'un péril en dépassant le courage.  Ainsi sont des hommes qui, ne sachant pas nager se sont tout de même sauvés de la noyade par un décharnement d'énergie.  C'est également cette force instinctive qui peut entraîner une émeute:  ce n'est plus une action dominée, précise, calculée, mesurée  - mais un déchaînement de force animale.  Si nous nous croyons capables de dominer l'instinct, c'est que nous n'avons pas encore connu des situations "critiques" !

Eh bien:  le "petit livre", c'est à dire l’Évangile,  qu'il nous faut l'avaler tout entier, en faire notre substance essentielle, notre énergie première.  Et ce n'est pas simple de défier nos peurs par la foi,  il y faut une adhésion profonde qui dépasse le raisonnement et domine sur les instincts.  C'est une foi cultivée et exercée qui permet de passer au-delà de la logique "binaire" (le noir et le blanc) pour trouver le siège de la vérité tout entière...
Eurêka, s'exclame le chercheur, car il a trouvé. Une foi bien vivante, c'est ce qui a permis à saint Paul ,d'être mordu par un serpent sans en souffrir. Or, l'instinct non maîtrisé est bien comme un serpent venimeux car il distille non la crainte mais la panique !

C'est bien une rage non raisonnée, une fureur à peine contrôlée, qui emportent les pharisiens dans ce passage de l’Évangile - mais leur colère  assassine est contrecarrée par une émotion : la peur de se faire lyncher par la foule qui suit le Seigneur.    "Que votre Oui soit Oui et que votre Non soit bien Non,  tout le reste vient du diable, dit encore le Seigneur !



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La pesanteur et la grâce

Message par etienne lorant » jeu. 22 nov. 2018, 12:45

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône, un livre en forme de rouleau, écrit au-dedans et à l’extérieur, scellé de sept sceaux. Puis j’ai vu un ange plein de force, qui proclamait d’une voix puissante : « Qui donc est digne d’ouvrir le Livre et d’en briser les sceaux ? » Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, ne pouvait ouvrir le Livre et regarder. Je pleurais beaucoup, parce que personne n’avait été trouvé digne d’ouvrir le Livre et de regarder. Mais l’un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu’il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. » Et j’ai vu, entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens, un Agneau debout, comme égorgé; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Il s’avança et prit le Livre dans la main droite de celui qui siégeait sur le Trône. Quand l’Agneau eut pris le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se jetèrent à ses pieds. Ils tenaient chacun une cithare et des coupes d’or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne, de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus immolé, rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, langue, peuple et nation. Pour notre Dieu, tu en as fait un royaume et des prêtres : ils régneront sur la terre. »

(Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)
R/ Peuple de prêtres, peuple de rois,
chante ton Seigneur !
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.


Évangile selon saint Matthieu
En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait.
»

– Cy Aelf, Paris

Quel sera le critère du jugement par lequel les hommes, de toutes les générations et de tous les peuples seront-ils jugés ? Ils seront jugés sur le fait d'avoir reconnu la possibilité d'être sauvé et de l'avoir rejetée.
Chacune et chacun d'entre nous, au moins une fois dans leur vie ont connu des situations où ils ont invoqué Dieu le jour où ils se sont retrouvé dans des situations telles qu'ils ont été conduits à crier vers Dieu, quand bien même ils n'ont n’auront pas été éduqués dans une quelconque religion fondée sur l'existence d'un esprit supérieur et créateur de l’univers. Les premiers à faire ainsi - et c'est extraordinaire - ce ne sont pas les vieillards en fin de vie, mais ce sont bien: les amoureux ! Ils pourront démentir par la suite qu'ils se soient adressés à la divinité, c'est simplement qu'ils auront voulu cacher à eux-mêmes le fait d'avoir lancé cet appel.

C'est que la foi en Dieu est totalement liée à l'amour, c'est-à-dire à cette fantastique et merveilleuses capacité d'aimer et de connaître ce qui nous rend heureuses et heureux, que ce soit dans la simple contemplation d'un d'un lever ou d'un coucher de ciel, dans le sentiment merveilleux d'avoir accompli une vraie bonne action, mais encore : dans le chagrin qui nous pousse à nous rappeler la vie et aussi la fin de nos proches parents.
En vérité, comme ils sont sombres et malheureux les athées qui ne croient qu'en l'existence sur la terre !

Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu, pour ma part, d'une étudiante rencontrée lors d'un séjour d'étude à l'étranger. Seule parmi tous les autres participants, Dominique avait attiré mon attentions par l'extrême attention qu'elle portait à la simple traversée d'une chaussée. Non contente de marcher "dans les clous" et avoir regardé à droite et à gauche, elle attendait qu'une autre personne traverse... Cela m'avait frappé et comme je lui avais posé la question, elle me répondit à ma grande stupéfaction : "C'est que nous sommes notre corps, il faut faire très attention !"

Cette expérience, je ne l'ai connue qu'une seule fois durant l'adolescence. Mais cela m'a vraiment bien servi, car les jours où j'au rencontré des circonstances dangereuses et difficiles: le "service militaire obligatoire" je n'ai jamais - jamais au grand jamais ! - cru être simplement un corps animé doué d'un cerveau.. Eh bien, il nous faut prier à l'intention de ces athées pathologique qui demeurent dans la conscience non d'être vivants mais d'être mortels ! Très souvent, je pense à Simone Veil - qui est au Panthéon en France et qui, après avoir vécu dans les camps de la mort, fut aussi l'auteur de la loi sur l'interruption de grossesse. Ah, combien les êtres très intelligents, peuvent hélas demeurer obtus à la foi ! Puisse le Seigneur se manifester à eux et leur insuffler la foi !


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Le Royaume est au milieu de nous

Message par etienne lorant » mer. 21 nov. 2018, 11:16

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, après cela, j’ai vu: et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant: « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. » Aussitôt je fus saisi en esprit. Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un. Celui qui siège a l’aspect d’une pierre de jaspe ou de cornaline ; il y a, tout autour du Trône, un halo de lumière, avec des reflets d’émeraude. Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes,
où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or.
Et du Trône sortent des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, et sept torches enflammées brûlent devant le Trône : ce sont les sept esprits de Dieu. Devant le Trône, il y a comme une mer, aussi transparente que du cristal. Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants, ayant des yeux innombrables en avant et en arrière.
Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol. Les quatre Vivants ont chacun six ailes, avec des yeux innombrables tout autour et au-dedans. Jour et nuit, ils ne cessent de dire :
« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers,
Celui qui était, qui est et qui vient. » Lorsque les Vivants rendent gloire, honneur et action de grâce à celui qui siège sur le Trône, lui qui vit pour les siècles des siècles, les vingt-quatre Anciens se jettent devant celui qui siège sur le Trône, ils se prosternent face à celui qui vit pour les siècles des siècles; ils lancent leur couronne devant le Trône en disant: « Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance.
C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit :
il fut créé. »



(Ps 150, 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu,
le Souverain de l’univers ! (Ap 4, 8)
Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !

Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !

Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit: « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit: “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara: “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant
pour monter à Jérusalem
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– Acclamons la Parole de Dieu.

Est-il vraiment possible de décrire le Royaume de Dieu dont le pouvoir est tout sauf visible ? Comment parler de Dieu, comment se le représenter, Lui qui demeure dont l'invisible est sa demeure ? Il convient mieux de parler de l'état de l'être et, à partir de là, essayer d'approcher ce que peut être l'absolu. Et cependant, l on restera devant une toile blanche, immaculée dont le mystère consiste à éveiller l'Esprit au-delà de la matière.
Jamais les créatures ne sauraient rendre compte totalement des mystères divins, jamais l'on ne pourra "peindre" l'absolu !

Cependant, la première chose qui nous rapproche de cet absolu, nous avons appris que c'est un amour parfait, une présence bienveillante au cœur du monde, un réconfort pour les âmes qui cherchent à rencontrer le Seigneur afin de guérir de leurs plaies intimes. Comment donc entrer dans le Royaume ? C'est en devenant autres que ce que les instincts et les désirs nous suggèrent. Notre prêtre avait regardé un reportage sur un domaine donnant sur la mer, en un endroit où la nature a été - semble-t-il, de toutes agression du modernisme. Un lieu préservé de tous bruits mécaniques et comme "un pan de parados" qui aurait survécu au premier déluge... De fait, les images sur l'écran donnaient une idée - du moins humaine, de ce que pourrait être un paradis... Sauf que ce lieu "magique" n'est déjà réservé qu'aux plus riches des hommes sur la planète !!!

Ce qui nous rapproche de la félicité parfaite, ce n'est pas un décor, mais c'est l'état de notre être. "Le Royaume de Dieu, dit le Seigneur, ne le cherchez pas car il est "au milieu de vous". Et la plus belle plage que l'on puisse admirer est celle d'un abandon total dans la foi en Dieu...


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De la contrition à la joie parfaite

Message par etienne lorant » mar. 20 nov. 2018, 12:13

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai entendu le Seigneur qui me disait : À l’ange de l’Église qui est à Sardes, écris : Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais ta conduite, je sais que ton nom est celui d’un vivant, mais tu es mort.  Sois vigilant, raffermis ce qui te reste et qui allait mourir,  car je n’ai pas trouvé que tes actes soient parfaits devant mon Dieu.Eh bien, rappelle-toi ce que tu as reçu et entendu, garde-le et convertis-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne pourras savoir à quelle heure je  viendrai te surprendre. À Sardes, pourtant, tu en as qui n’ont pas sali leurs vêtements; habillés de blanc, ils marcheront avec moi, car ils en sont dignes. Ainsi, le vainqueur portera des vêtements blancs; jamais je n’effacerai son nom du livre de la vie; son nom, je le proclamerai devant mon Père et devant ses anges.   Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.  À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris: Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu:  je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.  Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies. Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi. Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.  Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.    Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.


(Ps 14 (15), 1a.2, 3bc-4ab, 4d.5)
R/ Le vainqueur, je lui donnerai de siéger
avec moi sur mon Trône. (Ap 3, 21)
Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.


Évangile selon saint Matthieu
En ce temps-là,  entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.  Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.  Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit: « Zachée, descends vite: aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : «Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »  Zachée, debout, s’adressa au Seigneur: «Voici, Seigneur: je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet: «Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham.  En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »


           – Cy Aelf, Paris

Afin de mieux vivre, il nous faut nous reconnaître quels sont nos bons et nos mauvais penchants.   Ce proverbe dit bien: "Souvent l'homme du côté où il penche" - l'on dit encore : "L'enfer est pavé de bonnes intentions. "Quel était l'état de l'âme du collecteur d'impôt ?  Il était troublé dans sa conscience.
D'une part, il s'était servi de sa position pour se venger des moqueries dont il faisait l'objet de la part de ses contribuables, du fait de sa petite taille.  Mais sa conscience était malheureuse et il se rendait bien compte que les "revanches" qu'il pouvait tirer du fait de sa position ne combleraient jamais ce désir que nous connaissons tous: être bien reconnu et apprécié par notre entourage. Avant même sa conversion, il était désireux que "tout change pour un mieux".  Mais hélas comment faire ?  C'est ici qu'intervient l'Esprit saint, le Messager de la conversion qui seul possède ce pouvoir de changer la contrition profonde, dans les larmes, en une source de Joie et de délivrance intérieure.

Chacune et chacun d'entre nous sommes invités à vivre cette fantastique expérience de la conversion.  Il ne s'agit pas tellement des gestes qui accompagnent l'irruption de la Joie, mais  c'est déjà comme c'est comme une résurrection: le passé est mort, la vie est revenue... Lorsque saint François s'est converti, il s'est mis à se dépouiller de ses riches vêtements ...  comme pour mieux goûter la fraîcheur ou la douceur. S'il m'est possible d'assurer cela, je témoigne que ma propre petite conversion m'aura conduit à marcher en sandales jusqu'à fin octobre car j'éprouvais ce mystère: plus un homme est proche du sol, plus son âme est proche des Cieux  !




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La miséricorde continuée

Message par etienne lorant » lun. 19 nov. 2018, 11:34

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean, apôtre
Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a confiée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir ; cette révélation, il l’a fait connaître à son serviteur Jean par l’envoi de son ange. Jean atteste comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit, heureux ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui est écrit en elle, car le temps est proche. Jean, aux sept Églises qui sont en Asie mineure : à vous, la grâce et la paix, de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône. J’ai entendu le Seigneur qui me disait: À l’ange de l’Église qui est à Éphèse, écris: Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d’or:Je connais tes actions, ta peine, ta persévérance, je sais que tu ne peux supporter les malfaisants; tu as mis à l’épreuve ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas; tu as découvert qu’ils étaient menteurs. tu ne manques pas de persévérance, et tu as tant supporté pour mon nom, sans ménager ta peine. Mais j’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné. Eh bien, rappelle-toi d’où tu es tombé, convertis-toi, reviens à tes premières actions.

(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Au vainqueur, je donnerai
de goûter à l’arbre de la vie. (Ap 2, 7)
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria: « Jésus, fils de David, prends pitié de moi !» Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: «Fils de David, prends pitié de moi !» Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit: « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.



– Cy Aelf, Paris


C'est une belle action de se convertir ! C'est un bonheur de reconnaître en nous l'oeuvre accomplie par la miséricorde divine. C'est en reconnaissant nos fautes que nous nous soulageons des poids et des murs qui empêchent et freinent une conversion continuée. C'est une constante dans l'histoire des hommes : ils reconnaissent la vérité, ils renoncent et disent à eux-mêmes: "Une telle chose, je m'en passerai désormais pour ne plus retomber". Et le temps passe: la tentation s'est éloignée, la grâce l'a emportée. On vit de nouveau de la grâce et l'on avance... Mais voici que se présente une occasion déjà connue qui ressemble beaucoup à une ancienne tentation. Gare à nous-même si, d'emblée nous ne la rejetons pas de suite, avec force. Hélas, notre conscience est si souvent "malléable" ! Notre adversaire revient, il sème le doute en nous et adoucit notre vigilance et notre perspicacité par des allures de "moindre mal" : "Cet écart de conduite, dit la conscience perturbée, n'est-ce pas une occasion de vaincre de nouveau ? " La vérité est qu'il faut chasser - par un surcroît d’humilité - le retour des tentations. En quelque sorte, il nous faut affiner le travail de notre conscience et devenir prudent par la foi. Le mieux, pour ne pas reculer, c'est d'avancer plus vite !

L'aveugle de l’Évangile du jour nous invite à saisir toute occasion de faire le bien. Souvenons-nous des bonnes actions que nous avons pu accomplir en état de grâce. Lors du sacrement de confession- réconciliation, il nous est proposé de vaincre le mal hante et tente les consciences affaiblies. Rien de tel qu'un beau geste et une belle action pour renverser - par la grâce d'une bonne action - ce que la conscience, agressée par le désir, nous suggérait de faire !

Souvenons-nous de que Pierre lui-même fut chassé par Jésus et traité de "Satan", parce qu'il s'opposait au sacrifice - au dont- intégral de Lui-même - que le Seigneur accomplirait ... Dans le temps que nous vivons, un temps où "Mammon" - l'esprit des richesses - nous suggère de limiter nos bons gestes envers la multitude des nouveaux pauvres - réagissons par de nouveaux signes de pitié - puisque pitié et piété se répondent l'une à l'autre !



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Prier pour ce dont nous avons besoin

Message par etienne lorant » sam. 17 nov. 2018, 11:23

Lecture de la troisième lettre de saint Jean
Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et particulièrement pour des étrangers. En présence de l’Église, bils ont rendu témoignage à ta charité; tu feras bien de faciliter leur voyage d’une manière digne de Dieu. Car c’est pour son nom qu’ils se sont mis en route sans rien recevoir des païens. Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes pour être des collaborateurs de la vérité.

(Ps 111 (112), 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Heureux qui craint le Seigneur.
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison :
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager: «Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.  Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander:“Rends-moi justice contre mon adversaire.”  Longtemps il refusa; puis il se dit: “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !  Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?  Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »


     Cy Aelf,  Paris


Les lectures de ce matin m'ont rappelé les trois années passées à prier pour "ce dont j'avais besoin"... . Et tout d'un coup, comme je pensais, dépité, qu'il n'y aurait de place pour moi que celle de paroissiens, j'ai ressenti que j'étais en danger de retomber dans l'existence d'avant la conversion... Ce qui signifierait concrètement faire comme tout un chacun en supportant de vivre et de "travailler pour vivre." Mais rien de plus.
 
L'expérience de conversion n'aurait donc mené à rien?  Mais afin de ne pas tomber en tentation - de  "vie mondaine",  je me suis mis à prier, indéfiniment, afin qu'il y ait "quelque chose pour moi"...  je découvris la neuvaine irrésistible de Padre Pio qui s'achevait par un cri : "Jésus j'ai confiance en Toi "!

C'est ainsi, au bout de trois années de confusion , tout d'un coup,  me fut proposé de suivre - par correspondance, durant trois années, la théologie de la Miséricorde divine. Celle-ci  était accompagnée d'une "vérification continuelle" sur la manière de vivre et de se comporter envers autrui, notre prochain, quel qu'il soit.  A partir de ce moment-là , je me suis senti "réconcilié" avec le monde, le travail , mais avec cette attention multipliée envers toutes les personnes que je rencontrerais...

Le texte de l’Évangile correspond tout à fait à la nécessité de prier, prier encore,  pour obtenir tout ce dontnous avons besoin.  Tant il est vrai que le Seigneur nous connaît mieux que nous-mêmes !!!




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