Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes

Répondre


Cette question est un moyen de lutter contre les publications automatisées indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Accéder à davantage d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est désactivée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Rien n'est impossible à Dieu

Message par etienne lorant » jeu. 19 avr. 2018, 9:52

Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant: « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza; elle est déserte.» Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.’ Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe: «Dis-moi, je te prie: de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même ou  d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » […]Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit  emporta Philippe; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume 66(65),8-9.16-17.20.
Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu'il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.

Béni soit Dieu
qui n'a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Merveilleux choix de textes qui permet qui permettent, au travers d'un récit surprenant, nous rend manifeste comment Dieu entre dans le cœur de quiconque cherche assidûment la Vérité. Cet étranger, par sa quête de vérité - non pas seulement dans les livres, mais aussi: en quittant son pays, sa position sociale, en apprenant une langue étrangère, en se risquant seul et non armé dans vers un pays dont il a seulet ment appris l'étrange histoire... se voit conduit invinciblement conduit à connaître toute la vérité tout entière. Mais ne nous laissons pas attirer par un récit merveilleux, a dit le prêtre. En effet, quiconque se met en route dans la quête de la Vérité la trouvera.  Encore faut-il être prêt à quitter ses habitudes, renoncer à son confort, à ses habitudes, aux idées reçues - et même à sa langue maternelle - et tout cela dans le but de connaître toute la vérité sur l'homme et sa destinée.

La force de ce récit ne réside pas dans le caractère miraculeux de la rencontre entre l'étranger et l'apôtre, mais bien dans l'abandon d'eux-mêmes qu'ont accompli les deux hommes afin de connaître la seule Vérité qui vaille.

C'est une telle démarche, intérieure comme extérieure - par un grand pèlerinage en pays étranger, loin de toutes ses habitudes et de confort qui ne peut que s'attirer la miséricorde de Dieu. Ce qui rend possible de telles miraculeuses rencontres, réside dans l'attitude d'abandon dans la foi - chez les uns comme chez les autres. Ainsi font encore de nos jours celles et ceux qui se retirent du monde afin d’accomplir tout ce que Dieu voudra. Ceci ceci posé, la rencontre "improbable" au regard des rationalistes comme des philosophes devient la bienheureuse aventure de la sainteté.  Dans cette démarche, l'Eucharistie tient la toute première place, car le Seigneur y demeure présent et accessible, à toutes et tous, jusqu'à la fin du monde.

Grande joie de nouveau à l'écoute attentive d'une telle homélie...




.



Quant la mort témoigne de la vie

Message par etienne lorant » mer. 18 avr. 2018, 10:16

Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a.
Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu'il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35-40.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Qu'est-ce qui pourrait arrêter le témoignage des premiers apôtres, si la mise à mort d'un homme dont la fonction officielle était de servir des repas aux tables communes ?  D'ordinaire, on emprisonne les meneurs, et tout se calme par crainte de brimades et de persécutions - mais pas dans le cas où la persécution ne fait que servir d'exemple et de modèle de foi ?  Le martyre est un témoignage dont la portée est immense dans les cœurs de tous les témoins. Car mettre à mort quiconque se met à témoigner -  ne peut que confirmer la valeur de son témoignage. En effet, toutes et tous ne pourront que se dire : "le message que cet homme voulait nous transmettre ne pouvait qu'être important - puisqu'on l'a tué afin de le faire taire". Et si l'on jette en prison tout ceux qui n'ont pas cessé de faire le bien autour d'eux, c'est leur rendre témoignage encore.

Il ne reste dès lors que des fanatiques pour poursuivre celles et ceux dont la simple faute est d'avoir foi en telle ou telle personnes qui ne leur ont fait qu'apporter du bien, un surcroît d'espérance et d'amour. L’évangile de ce jour ne fait que renforcer cet argument, car ce qu'il apporte comme message, c'est la résurrection et la vie, la fin de toute peine et un bonheur sans fin.  Ce matin, en écoutant ce discours, je me suis souvenu du visage de mon père, Gabriel, quelques minutes après son décès.  Son visage, dont les traits s'étaient raidis au point de le  rendre peu reconnaissable... avait soudainement repris son apparence des meilleurs jours. Ma mère, mes sœurs et moi-même avons  eu la même réaction: "On dirait qu'il va se réveiller et nous parler !". Et ce deuil n'en fut que plus simple, plus doux et rempli d'espérance...

.



Etienne, premier martyr

Message par etienne lorant » mar. 17 avr. 2018, 17:55

Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !  Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. » Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.


Psaume 31(30),3bc.4.6.7b.8a.17.20cd.
Sois le rocher qui m'abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c'est toi :
pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Moi, je suis sûr du Seigneur.
Ton amour me fait danser de joie.

Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,30-35.
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moiue, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Quelle belle mort que celle d'Etienne !  Car il a parcouru en très peu de temps le chemin de la pure sainteté, Il faut se représenter ici un homme qui s'est totalement ouvert à l'Esprit Saint et s'est donné tout entier à l’annonce de évangile. Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu de ce que j'avais éprouvé lors de ma simple "illumination" au pied d'un crucifix. J'ai prié le Seigneur de me laisser mourir de suite afin de garder en moi "pour toujours", la Joie qui m'avait illuminé - car je me sentais comme un nouveau-né. Les larmes du repentir avaient, pour pour ainsi dire, effacé tout mon passé - et j'ai vraiment saisi ce que veut dire "Naître de nouveau".  Mon premier geste fut de troquer mes chaussures par des sandales, car il me semblait que plus un homme est proche de la terre par son corps, plus son esprit est proche de Dieu.  

Certes, j'ai demandé de pouvoir "mourir tout de suite" afin de conserver la Joie bouleversante de la conversion. Que de larmes versées m'auront lavé, comme pour tout effacer de mes anciennes ambitions. Du mois d’août jusqu’à fin octobre de cette année-là, je n'ai pas pu me remettre au travail. Il me semblait que je devais sans attendre me présenter au petit séminaire ...  mais je n'ai rencontré que scepticisme accompagné de sourires convenus: personne  ne m'a cru, si ce n'est un "ancien prêtre" - lequel, très embarrassé, m'a expliqué qu'il était préférable de témoigner "au sein du monde" plutôt que de s'adresser "à la hiérarchie"...je n'ai compris que plus tard... les expériences de conversions chez des adultes doivent se vivre au sein du monde... Cependant, au cours de l'année qui a suivi, une formation à la théologie de la Miséricorde divine m'a été proposée par la congrégation "Faustinum" de la Miséricorde divine depuis Cracovie. J'y ai adhéré et adhéré sans réserve.

J'ai demandé un "signe" de la validité de ma démarche et j'ai obtenu la délivrance définitive de ma tabagie le 13 mai 2004 - comme j'allais "craquer", une Joie extraordinaire m'a tout empli d'un instant à l'autre et je puis assurer que j'aurais bien voulu mourir sur le moment afin de demeurer dans cette "vivifiante béatitude".  Mais dès le lendemain, ma volonté simple a dû suffire. Tels furent les signes dont je témoignerai toujours...



.

Apprendre à reconnaître l'Esprit Saint

Message par etienne lorant » lun. 16 avr. 2018, 10:12

Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.


Psaume 119(118),23-24.26-27.29-30.
Lorsque des grands accusent ton serviteur,
je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.

J'énumère mes voies : tu me réponds ;
apprends-moi tes commandements.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.

Détourne-moi de la voie du mensonge,
fais-moi la grâce de ta loi.
J'ai choisi la voie de la fidélité,
je m'ajuste à tes décisions.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et  vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent: « Rabbi, quand es-tu arrivé ici? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

De notre temps, comme au temps de la scène de la mise en accusation d'Etienne, les hommes comme les femmes qui tiennent des discours qui engagent à une conversion profonde... rencontrent gêne, rejet et moqueries.  De retour de Lourdes, où j'avais accompagné une malade de mon voisinage, je ne m'attendais certes pas aux rires et aux moqueries dont j'ai fait l'objet. C'était il y a plus de vingt ans, mais je me souviens de certaines remarques et très désobligeantes, ainsi que de propos carrément blasphématoires. Je rapporte cet incident car il a son importance mais cette parole m'est sortie de la bouche : "Si vous ne croyez en rien, il n'y aura personne pour vous croire à votre tour !". Je me souviens de cet incident car ce fut la première fois que j'ai parlé sans avoir d'aucune façon pris le temps de réfléchir... Sauf la fin dramatique du premier martyr, j'avais fait l'expérience de la proximité de l'Esprit saint défenseur - et cela s'est reproduit encore. Parmi ceux qui liront ceci, nombreux celles et ceux qui pourraient témoigner de telles réponses instantanées...

Notre prêtre, à propos d'Etienne, premier des martyrs pour la foi,  nous a confié que, dans un premier temps, tout jeune prêtre, il avait longuement préparé ses homélies, mais regrettait d'avoir souvent improvisé  en cours de parole.  Il s'était alarmé quelque peu jusqu'au jour où l'un des fidèles est venu le remercier en disant: "Mot pour mot, vous avez dit exactement les paroles que j'espérais entendre afin de reprendre courage après le décès de mon épouse !"

Croyons le bien:  l'Esprit saint est constamment à l'oeuvre dans nos vies, mais bien souvent les hommes s’attribuent les dons de l'Esprit Défenseur - comme tous ceux qui racontent  certains "exploits de paroles qui leur ont permis d'échapper à la sanction d'une autorité quelconque. Et de se vanter : "A moi, on ne me la fait pas"!!! ... sauf qu'au moment d'ouvrir la bouche, il ne savait quoi répondre à ce qu'on lui reprochait ! Notre prêtre a conclu: le surnaturel, ne cherchez pas: Il est constamment à l'oeuvre chaque jour de notre vie !

Allelouia !




Bien formé, le disciple devient comme son Maître

Message par etienne lorant » sam. 14 avr. 2018, 10:07

Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque,car les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche. On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.

Psaume 33(32),1-2.4-5.18-19.
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21.
Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

L'organisation dans l'Eglise naissante est elle aussi marquée par l'intervention de l'Esprit saint. Dans la première lecture, l'afflux incessant de nouveaux fidèles a entraîné l'élection du diacre Étienne pour le service des tables. Cette nomination pourrait paraître comme un rôle mineur, mais en Eglise, il n'y a en fait que
des serviteurs de Dieu. De sorte que l'on pourrait condamner et mettre à mort saint Pierre, premier Pape, un autre reprendrait sa charge aussitôt. Il en est ainsi aujourd'hui encore. Au regard des gens du monde, un simple fidèle est un simple "adepte" d'une croyance quelconque, mais de cet "homme de peu" n'est en réalité pas moindre qu'un évêque à Rome.

Ceci est très important d'autant que les princes de ce monde n'y voient qu'une sorte de construction déraisonnable, peu pratique, déraisonnable et de peu d'intérêt.  Au regard des incroyants, ce sont des hommes qui élisent les Papes et que l'Etat du Vatican ne présente aucune menace pour les pouvoirs en place dans chaque pays. Sauf qu'en réalité un Pape comme Jean-Paul II a réalisé beaucoup plus que tous les princes de ce monde. Sauf que les croyants sont infiniment plus nombreux que les athées et exercent avec zèle diverses activités dans le monde entier et leur parole est écoutée comme vérité par tous les baptisés du monde...

Cette puissance est à l'oeuvre dans le monde entier et c'est bien ce que manifeste l’Évangile du jour : les disciples avaient ramé durant cinq kilomètres - ce qui suppose un effort très important, mais aussitôt que Jésus les rejoint, ils sont arrivés à destination. Voici qui est, pour nous, un encouragement, car si nous rencontrons diverses difficultés dans nos activités humaines, il se trouve toujours un événement qui simplifie tout.

Personnellement, ayant rencontré des difficultés dans la cessation de mon activité de bouquiniste, l'intervention inattendue d'une tierce personne - elle aussi croyante - a tout réglé en une seule matinée de démarches dans services administratifs concernés ..." Le serviteur n'est pas plus grand que son maître mais, bien formé, il devient comme son maître"



.


L'Esprit Saint toujours à l'oeuvre

Message par etienne lorant » ven. 13 avr. 2018, 15:58

Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu.» Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus et les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.

Psaume 27(26),1.4.13-14.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J'ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m'attacher à son temple.

Mais, j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un  de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.  À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


D'une manière ou d'une autre, les disciples de Jésus auraient été libérés afin de commencer à évangéliser toute l'humanité.  Ici, de nouveau, on peut considérer qu'en la personne du pharisien Gamaliel, c'est encore l'Esprit Saint qui a "soufflé" les mots qui ont entraîné que l'on relâche les apôtres. Ce sont des paroles simples et convaincant, tout a fait adaptée aux circonstances. Mais dont l'argument de pure vérité: "Si leur résolution vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber." Et le Psaume de confirmer: Le Seigneur est ma lumière et mon salut; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

De telles choses sont-elles possibles ?  Nombreux ceux qui doutent, mais heureux ceux qui écoutent avec le  cœur:  l'Esprit Saint défenseur témoigne toujours en faveur des fidèles sincères.

Tel qu'il est rappelé ici, l'épisode de la multiplication des pains signifie qu'en communiant, à l'Eucharistie, les fidèles reçoivent force et grâce pour retourner dans le monde. Une Eucharistie reçue dans l'humilité renouvelle la grâce et la force - ainsi que la Joie. Qui, parmi nous, n'a jamais éprouvé un sentiment de grande liberté, de vie "ouverte", renouvelée ? Puisse-t-il en être toujours ainsi. Ce matin, je me souviens de cet homme âgé qui me "serrait la pince" avec force , une casquette à la main. Probablement décédé: qui sait s'il ne viendra pas m'accueillir  ?


.

Pleine assurance des premiers apôtres

Message par etienne lorant » jeu. 12 avr. 2018, 16:09

Livre des Actes des Apôtres 5,27-33.
En ces jours-là, le commandant du Temple et son escorte, ayant amené les Apôtres, les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.

Psaume 34(33),2.9.17-18.19-20.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l'appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé,
il sauve l'esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,31-36.
« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Cy Aelf, Paris

Le même sinistre scénario qui avait abouti à faire crucifier Jésus est en passe de se reproduire  à l'égard des apôtres. Cette fois, cependant, faire mourir de nombreux hommes et de femmes devenus croyants  en passant par l'autorité de Pilate, n'est plus possible. D'autant que les bonnes actions accomplies par les apôtres au nom de Jésus, motivent chaque jour de nouveaux juifs à la conversion.  En réalité, les fauteurs de trouble, cette fois, ce sont les prêtres du temple -temple qui sera finalement rasé.

C'est ainsi que la mort de Jésus, du fait de la résurrection, confère une aux premiers chrétiens une telle assurance spirituelle que les menaces d'arrestation, de brimades, de prison et même de mort ... n'ont plus aucun effet. Toutes et tous sont animés de l'intérieur de cette Joie surhumaine qui produit, partout des gestes de bonté, de miséricorde, effaçant les rides des soucis, les craintes de l'avenir, les menaces quelconques... (Le prêtre a parlé ainsi et j'aurais bien aimé témoigner de nouveau de l'extraordinaire "force de Joie" de ma conversion à la veille de ma trentième année.) A  l’époque, j'ai consulté des prêtres pour savoir quelle fut leur propre expérience ...  mais ils ne m'ont rien dit et je comprends mieux qu'avant leur
réticence à témoigner - question beaucoup trop personnelle, intime... probablement.





[youtube]http//www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=R8BKkbJ56VU[/youtube]

L’épreuve : critère de vérité

Message par etienne lorant » mer. 11 avr. 2018, 14:32

Livre des Actes des Apôtres 5,17-26.
En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi. Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde. Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit : « Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. » Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot. En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer: « Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. » Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire. Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L'ange du Seigneur campe à l'entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-21. J
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


En répondant à Nicodème, Jésus oppose ceux qui viennent à la lumière afin que lls œuvres soient reconnues pour leur valeur; tandis que les autres se garderont toujours à l'ombre, dans le brouillard ou dans la nuit, afin que leurs méfaits ne soient pas connus. Ce qui signifie, en fait, que toutes les consciences discernent dans leur cœur ce qui est bon et véritable et procure satisfaction et joie, et  inversement, ils savent savent, sans même y réfléchir qu'ils ont commis telles ou telle ou parole ou action qui est mauvaise. Ne devrions-nous pas nous réjouir de cette merveilleuse capacité de connaître en toutes circonstances ce qu'il est bon et juste de dire ou de faire - et le contraire.  Pourquoi les voleurs pénètrent-ils dans les maisons la nuit durant la nuit ? Car ils savent pertinemment qu'agissant en plein jour, ils risqueraient d'être pris plus facilement. Mais il n'y a pas que les voleurs pour agir de la sorte: les politiciens en quête de pouvoirs promettent qu'une fois nommés, ils agiront comme ils ont promis. Mais une fois élus, ils prennent des décisions souvent contraires à leurs promesses de candidats...

Mais alors: pourquoi celles et ceux qui font le bien agissent-ils souvent, eux aussi, en toute discrétion ?  Il y a, en cela diverses raisons, mais la raison la plus évidente est de ne pas se faire abuser en de nombreuses circonstances.  Il n'est donc guère étonnant que celles et ceux qui pratiquent le bien et qui aiment Dieu en portant secours à leur prochain, le feront de façon tout à fait anonyme et comme en effaçant toute trace de leur passage.

A ces mots de notre prêtre, je me suis souvenu du temps bienheureux où je me rendais anonymement dans dans l’hôpital proche de mon domicile. Tel était alors le "travail-en-moi" qu'accomplissait l'Esprit Saint:  une fois par mois, je faisais comme si je rendais visite à un proche parent - mais en réalité, non, j'agissais ainsi selon la simple providence.  Hé bien, en l'une ou l'autre occasion, j'ai croisé telle ou tel clients qui venaient à mois en me disant: "Comme c'est gentil de me rendre visite !" Et je répondais que c'était tout à fait naturel que je prenne soin de ma clientèle !  Et l'on riait ensemble...  Certes, ne sont pas de ces grandes œuvres  accomplies par les saints, mais cela répond à la parole de Jésus : "Chaque fois que vous l'avez fait en faveur de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait".

La question qui se pose est de savoir si la foi exprimée dans notre Credo est belle et bien à l'oeuvre en nous vies. Mais bien sûr, il est nécessaire d'y appliquer en même temps notre foi et nos forces vives. Mais au bout du compte la Joie qui accompagne ce type d'effort est d'une très grande consolation...



Incrédules et convertis

Message par etienne lorant » mar. 10 avr. 2018, 10:26

Livre des Actes des Apôtres 4,32-37.
La multitude de ceux  devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus et une grâce abondante reposait sur eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun. Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, nommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ». Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.

Psaume 93(92),1abc.1d-2.5.
Le Seigneur est roi ;
il s'est vêtu de magnificence
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l'origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.

Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,7b-15.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème: « Il vous faut naître d’en haut.Le vent souffle où il veut: tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit » Nicodème reprit:« Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Chez les premiers fidèles qui ont suivi Jésus jusque devant la croix,  il n'y a plus aucun argument, aucune contestation de la présence du Seigneur dans leur esprit et dans leur être tout entier. N'est-ce pas comme une seconde naissance ?   C'en est bien une car ils ont reçu l'Esprit Saint qui ouvre les cœurs et les esprits à la splendeur inaltérable de l'amour de Dieu. Croire est plus fort que raisonner; la foi produit encore la joie, une allégresse, un sentiment de légèreté, de détachement du monde dans l'Amour.  Il serait intéressant de relire ici le témoignage d'Etty Hilelsum, jeune juive convertie au camp de transit de Westerbork et qui, même  en cet affreux endroit, se convertit et se mit à manifester les mêmes œuvres de conversion qu’accomplit  le diacre Etienne qui "servait aux tables",et dont le témoignage fit de lui le premier martyr...

C'est exactement ce qu'avait prédit Jésus en s'adressant à Nicodème: "Nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage ! "  Une fois encore, on ne peut que se féliciter les choix de textes de la Liturgie, qui permettent de tels rapprochements. En effet, le désarroi qui a conduit Nicodème à rencontrer Jésus en secret, aurait bien pu l'amener à croire. Cependant, ce dernier pas à franchir vers la foi pleine et entière... l'aura-t-il franchi un jour ? Nous ne savons pas.

Mais les textes de la Liturgie de ce jour pose à chacun de nous la même interrogation: "Où en suis-je de ma foi ?  Notre prête a conclu simplement: "Que chacun d'entre nous se demande ce qu'il craint encore, ce dont il doute,  car c'est en ces choses que chacun d'entre nous doit accomplir de nouveaux pas !



.
.

Fête de l'Annociation

Message par etienne lorant » lun. 09 avr. 2018, 10:54

Livre d'Isaïe 7,10-14.8,10b.
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Psaume 40(39),7-8a.8b-9.10.11.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J'annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur,
je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
j'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.


Lettre aux Hébreux 10,4-10.
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.‘ Le Christ commence donc par dire : ‘Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché’, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : ‘Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.’ Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.




Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Sans l'adhésion pure et simple de la Vierge Marie au message de l'ange Gabriel, où en serions-nous ? Nous serions livrés à nous-mêmes, à nos pensées, nos calculs, nos estimations toujours imparfaites, nos rêves et nos illusions. Or, autour de nous, nombreux celles et ceux qui demeurent dans une complète ignorance des mystères divins qui, pourtant, sont à l'oeuvre en nous.

Notre prêtre nous a rappelé que, par notre baptême, nous sommes réellement devenus enfants de Dieu, né-de-nouveau, en sorte que nos vies ne sont plus contraintes par l'esprit du monde, à ses bruits, à ses fureurs, aux tentations petites ou grandes. Par la foi, dans la foi, nous sommes libres !  A la suite de Jésus, nouvel Jésus, nouvel Adam et de Marie, nouvelle Ève, nous avons quitté les ténèbres de ce monde, ce monde qui est démon, pour entrer dans la vie de la grâce, nous avons hérité d'un renouvellement profond qui, dès le baptême, nous donne accès au dessein de Dieu. Nous entrons, individuellement comme en Eglise,  dans un autre temps que celui "tire" les âmes vers les idéologies, les théories philosophiques, les ambitions débridées, les conquêtes de succès dont la gloire disparaît à peine a-t-elle brillé quelque temps.

En cette nouvelle année liturgique, puissions-nous donc redevenir des "simples". En l’occurrence, ce terme  ne désigne aucunement les "simples d'esprits" - mais bien des esprits simples, non-tortueux mais de bonne disposition. Que nos vies demeurent ouverts au dessein de Dieu, à son projet. Ainsi fut la Vierge Marie qui ne conteste pas l'annonce de l'ange, mais évidemment se demande comment une vierge peut-elle enfanter sans avoir connu monde.  Or, merveille des merveilles, c'est l'Esprit saint par qui tout sera rendu possible.

En cette occasion, notre prêtre nous a engagés à ne plus nous laisser prendre dans l'engrenage de la vie "selon le monde", mais la vie selon toutes ces bonnes inspirations qui nous viennent du fait de notre foi. Prions l'Esprit Saint dans les changements que l'existence humaine entraîne. Mais puissions-nous cultiver nos âme à la plus grande simplicité, celle de la confiance absolue...

.

L'Esprit Saint défenseur

Message par etienne lorant » sam. 07 avr. 2018, 14:27

Livre des Actes des Apôtres 4,13-21.
En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus. Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire. Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux. Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier. Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. » Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. » Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

Psaume 118(117),1.14-15ab.16-18.19-21.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes.

« Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
il m'a frappé, le Seigneur, il m'a frappé,
mais sans me livrer à la mort.

Ouvrez-moi les portes de justice :
j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C'est ici la porte du Seigneur :
qu'ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
tu es pour moi le salut.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,9-15.
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Les autorités du temple de Jérusalem auraient pu malmener les disciples, les faire flageller comme ils l'avaient fait pour Jésus, cela n'eut n'eut servi à rien, d'autant que la foule, ayant assisté au miracle, s'en serait pris à eux. Ils doivent se contenter de menaces dont, bien sûr, les apôtres ne tiendraient aucun compte. Ils le savent mais ils parlent ainsi afin de se sauver les apparences.

Mais les maîtres du temple ne sont certes pas les seuls à douter. N'existe-t'il, en nous également une forme d'incrédulité ?  C'est le cas de nombreux hommes et femmes dont la pratique consiste à participer uniquement aux grandes fêtes instituées, mais encore à l'occasion d'un beau mariage ou, plus encore:lors du décès d'un proche dont la vertu n'était plus à démontrer.  Du reste, il existe désormais une foule de témoignages de personnes, dans le monde entier, qui ont vécu une "NDE", une expérience proche de la mort" qui ont fait l'objet de nombreux livres...

Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu - et je m'en souviendrai toujours de l'expérience vécue, véritablement de caractère spirituel et surnaturel. J'ai plusieurs fois rapporté mon "expérience spirituelle" au pied d'un crucifix. Mais en d'autres circonstances, je sais que des paroles que j'avais prononcées ne procédaient d'aucune réflexion préalable. Ce fut notamment le cas le jour où, dans un bureau de police, un inspecteur qui cherchait à me faire avouer un recel de marchandises volées, a eu recours à un argument qu’il croyait incontournable, m'a déclaré: "N'est-il pas écrit dans votre livre : faute avouée à moitié pardonnée ?"
Mais aussitôt, sans que j'ai eu le temps d'y songer, une réplique est sortie de ma bouche : "Non ! Ce que vous me dîtes tient de la sagesse populaire, mais ce qui est écrit dans le livre saint, c'est : "La vérité vous rendra libre  !" Et puisque c'est la vérité que je vous ai dite, je me lève et je sors.". Je me suis levé et j'ai quitté le bureau sans que personne ne me retienne.

C'est arrivé une seconde fois, lorsqu'un ami prêtre ne voulut pas croire à la formation théologique de la Miséricorde divine.  De nouveau, sans y avoir réfléchi un seul instant, j'ai tendu la main vers sa bibliothèque: "Prenez-y un livre au hasard et vous y trouverez la preuve  de ce que j'avance !" Il a souri, a pris un livre au hasard :  c'était une biographie de Frère André de Montréal. Et comme l'abbé me répondait : "Tu vois bien que c'est du rêve !" ...  trois feuillets sont tombés du livre qui demandaient des prier pour la canonisation de sainte Faustine, dont le "petit Journal" servit de base à la théologie de la Miséricorde divine que j'ai pu suivre durant quatre ans. Comme je rapporte ces événements, je ne peux mieux conclure qu'en rappelant que la fête de la Miséricorde a lieu le premier dimanche après Pâques.  Rapporter ces choses de ma vie à fait en moi refluer la Joie !

Dans toutes nos vies, l'Esprit saint s'adresse à nous de la même façon, mais je crois que cela tient à une sorte de foi que l'on nomme "foi d'abandon" en Jésus.  Mais je n'en sais pas plus. Merci pour m'avoir lu, j'ai écrit tout autre chose que ce qu'a dit notre prêtre - évidemment !

LE PROCÈS DE JEANNE D'ARC ET SES PAROLES IRRÉSISTIBLES

La victoire de Pâques rayonne partout

Message par etienne lorant » ven. 06 avr. 2018, 9:51

Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.
En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts. Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille. Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes. Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres. Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? » Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Psaume 118(117),1-2.4.22-24.25-27a.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !

Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-14.
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Pour les pharisiens et les chefs des prêtres,  la seule chose qui compte est de préserver le temple de Jérusalem, leurs propres statuts et leurs privilèges. La guérison instantanée du paralytique de la Belle Porte - que tous, fréquentant le temple connaissaient, ne compte pour rien.  Ils sont comme leurs ancêtres qui ont erré dans le désert durant quarante années du  fait de leur manque de foi, de leurs récriminations, de leur désir de devenir "comme les autres peuples".  Ils se connaissent comme étant le peuple élu de Dieu. Pourquoi donc récriminer sans cesse et refuser le destin fabuleux qui leur était promis ?

Ce qui causera la chute d'Israël en tant que peuple élu de Dieu, c'est tout et simplement: leur constante incrédulité et de figer une fois pour toutes les règles du culte. Du reste, une domination sur toutes les autres nations de la terre, par une sorte de "théocratie universelle"  leur eut parfaitement convenu, mais c'est le contraire qui leur adviendra: ils seront dispersés partout dans le monde où ils seront montres du doigt comme peuple "déicide" - avec tous les malheurs que cela suppose ... Saint Pierre est bien prophète lorsqu'il leur répond: "Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle"

Mais l'avenir des croyants et des fidèles dont nous sommes, notre avenir est lumineux. Lumineux même dans les temps de bouleversements qui secouent la planète entière. Notre prêtre nous a donc engagés à "cultiver en nous la Joie parfaite. Que les pressions qu'exercent sur nous divers pouvoirs ne nous effraient pas. Nous sommes les enfants de Dieu, rien ne peut nous atteindre.

Et de saluer le sacrifice d'Arnaud Beltrame comme un signe que la foi est bien vivante en France et produit des signes dignes et comparables  ceux d'une Jeanne d'Arc - parmi d'autres.



Vers une foi de confiance absolue

Message par etienne lorant » jeu. 05 avr. 2018, 10:15

Livre des Actes des Apôtres 3,11-26.
En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits. Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier. Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins. Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous. D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs. Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait. Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés. Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné. Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes. Moïse a déclaré : ‘Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira. Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple.’ Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes. C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : ‘En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.’ C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »

Psaume 8,4-5.6-7.8-9.
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui,
le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu,
le couronnant de gloire et d'honneur ;
tu l'établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48.
En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Sous l'action de l'Esprit-Saint, Pierre, simple pécheur sur le lac de Galilée, tient un langage nouveau et parle sans la moindre hésitation. Telle est la force de l'Esprit Saint qui rend capable de témoigner en toute vérité, d'enseigner, de conforter, de guérir, de prophétiser et d'accomplir toutes sortes d'actions et de signes semblables à ceux que Jésus accomplissait.  Le disciple est devenu "comme son maître".

Mais le texte de la liturgie nous montre bien que tous ces nouveaux pouvoirs  - de parler ouvertement et d'enseigner, de guérir les malades, de tenir un langage irrésistible, de vaincre  les paroles des contradicteurs, n'est possible qu'en demeurant en tout temps dans cette veille bienheureuse.  Bien évidemment, nous demeurons pécheurs, c'est-à-dire faibles et faillibles, ce qui nous oblige à veiller "en tout temps". C'est une manière de vivre et d'être qu'il n'est pas simple d'endosser -pour s'en convaincre, il suffit de lire la vie des saints.  Quels qu'ils soient, hommes ou femmes, les saints ne cessent jamais de se convertir eux-mêmes, de bout en bout, jusqu'à leur délivrance de la chair. Cet effort continu, qui peut passer par des "nuits de la foi", tous les saintes et les saints du calendrier l'ont connu.

En poursuivant sur ce thème, notre prêtre a voulu nous conforter en déclarant que tous les baptisés, les hommes comme les femmes, tous nous avançons un pas après l'autre, l'essentiel étant de continuer d'avancer, de désirer de nouvelles conversions. La pratique régulière des sacrements - principalement l'Eucharistie, est un peu comme le carburant des véhicules.  La grâce vient-elle à manquer ? Il n'y a rien d'autre à faire que de traverser une telle période en recourant à la discipline acquise, sans se poser de questions. Bien sûr, nous avons un "Adversaire", mais s'il n'y en n'avait pas, il ne servirait de rien d'avoir recours aux sacrements - l'Eucharistie en tout premier lieu.

C'est ainsi que Jésus a donné à  sainte Faustine, un chapelet très simple à retenir - qui s'achève par un "Jésus, j'ai confiance en Toi !"  Car nous avons la foi, mais dans les temps difficiles, il faut cultiver la confiance absolue.

Le premier  dimanche après Pâques, l'Eglise célèbre la fête de la Miséricorde divine et l'acte de confiance absolue en Jésus, vainqueur du monde...




Sensibilité mystique

Message par etienne lorant » mer. 04 avr. 2018, 10:06

Livre des Actes des Apôtres 3,1-10.
En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit: « garde-nous » L’homme les regardaitt, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Pierre dit:« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.

Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.

Il s'est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-35.
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci.»Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision: des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - AELF, Paris

Livre des Actes des Apôtres 3,1-10.
En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit: « garde-nous » L’homme les regardaitt, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Pierre dit:« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.

Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.

Il s'est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-35.
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci.»Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision: des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

En tout homme et toute femme, la foi est tôt ou tard confrontée à l'incrédulité. Celle-ci peut très bien s'en prendre au plus sage des hommes comme à la plus sensible des femmes. Mais Marie de  Magdala fut la première à reconnaître Jésus, et cela du fait de son grand amour pour Jésus qui, en quelque sorte, l'avait délivrée de son ancienne vie. Douée d'une très grande sensibilité, elle avait recherché une sorte d'absolu charnel qui est moins un vice que l'expression d'un grand déséquilibre intérieur. Et les hommes qu'elle a fréquentés ne se doutent pas qu'eux-mêmes sont atteints, eux aussi  du même désordre intérieur. Mais Marie de Magdala a guéri de cette brèche intérieure en rencontrant Jésus. Elle, plus que tous les autres a hérité, par son repentir, d'une grande intuition spirituelle. Qui peut comprendre comprendra...

Les disciples d'Emmaüs n'ont certes pas hérité d'une telle sensibilité et leur raison, purement et simplement les empêchent de reconnaître Jésus ressuscité en cet homme qui chemine avec eux et les "remue intérieurement".  Leurs cœurs sont brûlants d'une sorte de fièvre intérieure, mais ils ne peuvent reconnaître le Seigneur que par un signe évident: la reproduction par Jésus de la dernière cène, lors de l'institution de l'Eucharistie. Ce qui restait voilé dans l'horreur de la crucifixion s'efface finalement dans le signe de la fraction du pain.

De nombreuses âmes, d'hommes comme de femmes, ne peuvent concevoir de pouvoir concevoir une rencontre avec Jésus ressuscité sans q sans un déploiement de lumières et de couleurs et de musiques ... tandis même qu'une authentique  expérience spirituelle se reconnaît à un signe tout aussi simple que la fraction du pain. Ainsi témoignent les convertis dont le cœur, par la foi, est pénétré de l'Esprit  Saint...







Témoins de la Miséricorde divine

Message par etienne lorant » mar. 03 avr. 2018, 14:55

Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule: «Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude: Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié.» Les auditeurs furent touchés au cœur; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres: «Que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant: «Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés.»  Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.

Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi
!

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?» Le prenant pour le jardinier, elle lui répond: «Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : «Marie! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples: « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

De nouveau, c'est à une femme que Jésus s'adresse afin de faire connaître sa victoire sur la mort. Mais ce n'est pas avant la Pentecôte que les disciples seront pleinement convaincus. Il faudra bien que l'Esprit Saint descende sur toutes et tous avant que ce message pénètre leur intelligence et fasse de toutes et tous des témoins dont l'autorité ne sera aucunement contestée.

Pour l'heure, les disciples demeurent hésitants, ils se cachent des pharisiens et des autorité du temple. Notre prêtre nous a donc invités, nous aussi, à prendre le temps d'un examen de conscience, afin que notre foi ne soit pas entachée de doutes ou d'hésitations à croire qui nous empêcheraient de témoigner pleinement. "C'est toujours d'actualité en 2018 !" car la foi doit devenir en chacune et chacun d'entre nous le premier motif de l'existence. Si nous n'avons pas cette primauté de l'amour de Dieu dans nos vies, au quotidien, il arrivera que nous serons tentés de renoncer en faveur de toutes sortes d'idéologies, lesquelles sont incapables de nous conférer la Joie.

Et pour ma part, je me suis souvenu de l'époque durant laquelle j'obtenais - depuis Cracovie - de petites images du tableau de Jésus Miséricordieux.  Je ne croyais pas vraiment au pouvoir d'une simple image, mais je me soumettais à cette pratique particulière, puisqu'elle faisait partie intégrante de mon engagement. Je déposais donc de ces petites images  pieuses ici et là dans mes présentoirs de livres, un peu comme on fait avec des marque-pages.  Mais vers la fin de mes "études" comme je faisais l'inventaire, j'ai bien dû constater la complète disparition de ces images, soit plus d'une centaine !

Le Seigneur sait comment faire bon usage des mauvais outils que nous sommes. Confiance !

.


Haut