Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes

Répondre


Cette question est un moyen de lutter contre les publications automatisées indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Accéder à davantage d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est désactivée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Le Royaume est au milieu de nous

Message par etienne lorant » Aujourd’hui, 11:16

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, après cela, j’ai vu: et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant: « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. » Aussitôt je fus saisi en esprit. Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un. Celui qui siège a l’aspect d’une pierre de jaspe ou de cornaline ; il y a, tout autour du Trône, un halo de lumière, avec des reflets d’émeraude. Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes,
où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or.
Et du Trône sortent des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, et sept torches enflammées brûlent devant le Trône : ce sont les sept esprits de Dieu. Devant le Trône, il y a comme une mer, aussi transparente que du cristal. Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants, ayant des yeux innombrables en avant et en arrière.
Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol. Les quatre Vivants ont chacun six ailes, avec des yeux innombrables tout autour et au-dedans. Jour et nuit, ils ne cessent de dire :
« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers,
Celui qui était, qui est et qui vient. » Lorsque les Vivants rendent gloire, honneur et action de grâce à celui qui siège sur le Trône, lui qui vit pour les siècles des siècles, les vingt-quatre Anciens se jettent devant celui qui siège sur le Trône, ils se prosternent face à celui qui vit pour les siècles des siècles; ils lancent leur couronne devant le Trône en disant: « Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance.
C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit :
il fut créé. »



(Ps 150, 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu,
le Souverain de l’univers ! (Ap 4, 8)
Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !

Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !

Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit: « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit: “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara: “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant
pour monter à Jérusalem
.


– Acclamons la Parole de Dieu.

Est-il vraiment possible de décrire le Royaume de Dieu dont le pouvoir est tout sauf visible ? Comment parler de Dieu, comment se le représenter, Lui qui demeure dont l'invisible est sa demeure ? Il convient mieux de parler de l'état de l'être et, à partir de là, essayer d'approcher ce que peut être l'absolu. Et cependant, l on restera devant une toile blanche, immaculée dont le mystère consiste à éveiller l'Esprit au-delà de la matière.
Jamais les créatures ne sauraient rendre compte totalement des mystères divins, jamais l'on ne pourra "peindre" l'absolu !

Cependant, la première chose qui nous rapproche de cet absolu, nous avons appris que c'est un amour parfait, une présence bienveillante au cœur du monde, un réconfort pour les âmes qui cherchent à rencontrer le Seigneur afin de guérir de leurs plaies intimes. Comment donc entrer dans le Royaume ? C'est en devenant autres que ce que les instincts et les désirs nous suggèrent. Notre prêtre avait regardé un reportage sur un domaine donnant sur la mer, en un endroit où la nature a été - semble-t-il, de toutes agression du modernisme. Un lieu préservé de tous bruits mécaniques et comme "un pan de parados" qui aurait survécu au premier déluge... De fait, les images sur l'écran donnaient une idée - du moins humaine, de ce que pourrait être un paradis... Sauf que ce lieu "magique" n'est déjà réservé qu'aux plus riches des hommes sur la planète !!!

Ce qui nous rapproche de la félicité parfaite, ce n'est pas un décor, mais c'est l'état de notre être. "Le Royaume de Dieu, dit le Seigneur, ne le cherchez pas car il est "au milieu de vous". Et la plus belle plage que l'on puisse admirer est celle d'un abandon total dans la foi en Dieu...


.

De la contrition à la joie parfaite

Message par etienne lorant » Hier, 12:13

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai entendu le Seigneur qui me disait : À l’ange de l’Église qui est à Sardes, écris : Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais ta conduite, je sais que ton nom est celui d’un vivant, mais tu es mort.  Sois vigilant, raffermis ce qui te reste et qui allait mourir,  car je n’ai pas trouvé que tes actes soient parfaits devant mon Dieu.Eh bien, rappelle-toi ce que tu as reçu et entendu, garde-le et convertis-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne pourras savoir à quelle heure je  viendrai te surprendre. À Sardes, pourtant, tu en as qui n’ont pas sali leurs vêtements; habillés de blanc, ils marcheront avec moi, car ils en sont dignes. Ainsi, le vainqueur portera des vêtements blancs; jamais je n’effacerai son nom du livre de la vie; son nom, je le proclamerai devant mon Père et devant ses anges.   Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.  À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris: Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu:  je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.  Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies. Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi. Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.  Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.    Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.


(Ps 14 (15), 1a.2, 3bc-4ab, 4d.5)
R/ Le vainqueur, je lui donnerai de siéger
avec moi sur mon Trône. (Ap 3, 21)
Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.


Évangile selon saint Matthieu
En ce temps-là,  entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.  Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.  Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit: « Zachée, descends vite: aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : «Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »  Zachée, debout, s’adressa au Seigneur: «Voici, Seigneur: je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet: «Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham.  En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »


           – Cy Aelf, Paris

Afin de mieux vivre, il nous faut nous reconnaître quels sont nos bons et nos mauvais penchants.   Ce proverbe dit bien: "Souvent l'homme du côté où il penche" - l'on dit encore : "L'enfer est pavé de bonnes intentions. "Quel était l'état de l'âme du collecteur d'impôt ?  Il était troublé dans sa conscience.
D'une part, il s'était servi de sa position pour se venger des moqueries dont il faisait l'objet de la part de ses contribuables, du fait de sa petite taille.  Mais sa conscience était malheureuse et il se rendait bien compte que les "revanches" qu'il pouvait tirer du fait de sa position ne combleraient jamais ce désir que nous connaissons tous: être bien reconnu et apprécié par notre entourage. Avant même sa conversion, il était désireux que "tout change pour un mieux".  Mais hélas comment faire ?  C'est ici qu'intervient l'Esprit saint, le Messager de la conversion qui seul possède ce pouvoir de changer la contrition profonde, dans les larmes, en une source de Joie et de délivrance intérieure.

Chacune et chacun d'entre nous sommes invités à vivre cette fantastique expérience de la conversion.  Il ne s'agit pas tellement des gestes qui accompagnent l'irruption de la Joie, mais  c'est déjà comme c'est comme une résurrection: le passé est mort, la vie est revenue... Lorsque saint François s'est converti, il s'est mis à se dépouiller de ses riches vêtements ...  comme pour mieux goûter la fraîcheur ou la douceur. S'il m'est possible d'assurer cela, je témoigne que ma propre petite conversion m'aura conduit à marcher en sandales jusqu'à fin octobre car j'éprouvais ce mystère: plus un homme est proche du sol, plus son âme est proche des Cieux  !




.

La miséricorde continuée

Message par etienne lorant » lun. 19 nov. 2018, 11:34

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean, apôtre
Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a confiée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir ; cette révélation, il l’a fait connaître à son serviteur Jean par l’envoi de son ange. Jean atteste comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit, heureux ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui est écrit en elle, car le temps est proche. Jean, aux sept Églises qui sont en Asie mineure : à vous, la grâce et la paix, de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône. J’ai entendu le Seigneur qui me disait: À l’ange de l’Église qui est à Éphèse, écris: Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d’or:Je connais tes actions, ta peine, ta persévérance, je sais que tu ne peux supporter les malfaisants; tu as mis à l’épreuve ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas; tu as découvert qu’ils étaient menteurs. tu ne manques pas de persévérance, et tu as tant supporté pour mon nom, sans ménager ta peine. Mais j’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné. Eh bien, rappelle-toi d’où tu es tombé, convertis-toi, reviens à tes premières actions.

(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Au vainqueur, je donnerai
de goûter à l’arbre de la vie. (Ap 2, 7)
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria: « Jésus, fils de David, prends pitié de moi !» Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: «Fils de David, prends pitié de moi !» Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit: « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.



– Cy Aelf, Paris


C'est une belle action de se convertir ! C'est un bonheur de reconnaître en nous l'oeuvre accomplie par la miséricorde divine. C'est en reconnaissant nos fautes que nous nous soulageons des poids et des murs qui empêchent et freinent une conversion continuée. C'est une constante dans l'histoire des hommes : ils reconnaissent la vérité, ils renoncent et disent à eux-mêmes: "Une telle chose, je m'en passerai désormais pour ne plus retomber". Et le temps passe: la tentation s'est éloignée, la grâce l'a emportée. On vit de nouveau de la grâce et l'on avance... Mais voici que se présente une occasion déjà connue qui ressemble beaucoup à une ancienne tentation. Gare à nous-même si, d'emblée nous ne la rejetons pas de suite, avec force. Hélas, notre conscience est si souvent "malléable" ! Notre adversaire revient, il sème le doute en nous et adoucit notre vigilance et notre perspicacité par des allures de "moindre mal" : "Cet écart de conduite, dit la conscience perturbée, n'est-ce pas une occasion de vaincre de nouveau ? " La vérité est qu'il faut chasser - par un surcroît d’humilité - le retour des tentations. En quelque sorte, il nous faut affiner le travail de notre conscience et devenir prudent par la foi. Le mieux, pour ne pas reculer, c'est d'avancer plus vite !

L'aveugle de l’Évangile du jour nous invite à saisir toute occasion de faire le bien. Souvenons-nous des bonnes actions que nous avons pu accomplir en état de grâce. Lors du sacrement de confession- réconciliation, il nous est proposé de vaincre le mal hante et tente les consciences affaiblies. Rien de tel qu'un beau geste et une belle action pour renverser - par la grâce d'une bonne action - ce que la conscience, agressée par le désir, nous suggérait de faire !

Souvenons-nous de que Pierre lui-même fut chassé par Jésus et traité de "Satan", parce qu'il s'opposait au sacrifice - au dont- intégral de Lui-même - que le Seigneur accomplirait ... Dans le temps que nous vivons, un temps où "Mammon" - l'esprit des richesses - nous suggère de limiter nos bons gestes envers la multitude des nouveaux pauvres - réagissons par de nouveaux signes de pitié - puisque pitié et piété se répondent l'une à l'autre !



.

Prier pour ce dont nous avons besoin

Message par etienne lorant » sam. 17 nov. 2018, 11:23

Lecture de la troisième lettre de saint Jean
Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et particulièrement pour des étrangers. En présence de l’Église, bils ont rendu témoignage à ta charité; tu feras bien de faciliter leur voyage d’une manière digne de Dieu. Car c’est pour son nom qu’ils se sont mis en route sans rien recevoir des païens. Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes pour être des collaborateurs de la vérité.

(Ps 111 (112), 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Heureux qui craint le Seigneur.
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison :
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager: «Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.  Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander:“Rends-moi justice contre mon adversaire.”  Longtemps il refusa; puis il se dit: “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !  Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?  Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »


     Cy Aelf,  Paris


Les lectures de ce matin m'ont rappelé les trois années passées à prier pour "ce dont j'avais besoin"... . Et tout d'un coup, comme je pensais, dépité, qu'il n'y aurait de place pour moi que celle de paroissiens, j'ai ressenti que j'étais en danger de retomber dans l'existence d'avant la conversion... Ce qui signifierait concrètement faire comme tout un chacun en supportant de vivre et de "travailler pour vivre." Mais rien de plus.
 
L'expérience de conversion n'aurait donc mené à rien?  Mais afin de ne pas tomber en tentation - de  "vie mondaine",  je me suis mis à prier, indéfiniment, afin qu'il y ait "quelque chose pour moi"...  je découvris la neuvaine irrésistible de Padre Pio qui s'achevait par un cri : "Jésus j'ai confiance en Toi "!

C'est ainsi, au bout de trois années de confusion , tout d'un coup,  me fut proposé de suivre - par correspondance, durant trois années, la théologie de la Miséricorde divine. Celle-ci  était accompagnée d'une "vérification continuelle" sur la manière de vivre et de se comporter envers autrui, notre prochain, quel qu'il soit.  A partir de ce moment-là , je me suis senti "réconcilié" avec le monde, le travail , mais avec cette attention multipliée envers toutes les personnes que je rencontrerais...

Le texte de l’Évangile correspond tout à fait à la nécessité de prier, prier encore,  pour obtenir tout ce dontnous avons besoin.  Tant il est vrai que le Seigneur nous connaît mieux que nous-mêmes !!!




.

Il n'est rien de mieux que de veiller

Message par etienne lorant » ven. 16 nov. 2018, 0:29

Lecture de la deuxième lettre de saint Jean
Moi, l’Ancien, à la Dame élue de Dieu, et à ses enfants, que j’aime en vérité. J’ai eu beaucoup de joie à trouver plusieurs de tes enfants qui marchent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père. Et maintenant, Dame élue, je t’adresse une demande: aimons-nous les uns les autres. – Ce que je t’écris là n’est pas un commandement nouveau, nous l’avions depuis le commencement. Or l’amour, c’est que nous marchions selon ses commandements. Tel est le commandement selon lequel vous devez marcher, comme, depuis le commencement, vous l’avez appris. Beaucoup d’imposteurs se sont répandus dans le monde, ils refusent de proclamer que Jésus Christ est venu dans la chair; celui qui agit ainsi est l’imposteur et l’anti-Christ. Prenez garde à vous-mêmes, pour ne pas perdre le fruit de notre travail, mais pour recevoir intégralement votre salaire. Quiconque va trop loin et ne se tient pas à l’enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui se tient à cet enseignement,
celui-là reste attaché au Père et au Fils.


(Ps 118 (119), 1-2, 10-11, 17-18)
R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !

De tout mon cœur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.
Dans mon cœur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j’observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: «Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis: Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit: l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain: l’une sera prise, l’autre laissée. » Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent: « Où donc,
Seigneur ? » Il leur répondit: « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les corbeaux
.


Cy Aelf, Paris


Nul ne connaît ni le jour ni l'heure. Et c'est pour cela qu'il nous faut veiller en tout temps. Le monde avec toutes ses distractions ses prétentions à la diversité, au choix d'une manière d'être et de vivre, tant selon nos pensées, nos possessions, nos goûts et nos désirs... Tout cela nous éloigne de ce Royaume qui doit s'édifier s'édifie chaque jour en nous-mêmes.

Comme le temps est court ! A peine avons - peine avons nous conçu une manière de vive selon nos pensées et nos goûts que se présente un obstacle qui nous oblige à réviser nos rêves et nos ambitions. "Tout passe, tout casse, tout lasse" dit le proverbe. Et c'est bien de cette constations que nous devons, dès le nouveau jour qui naît, nous remettre en marche vers le Royaume. L'existence sur la terre est le lieu de la mise à l'épreuve, car ce que nous vivons nous prépare à ce que nous serons demain. Il nous faut veiller en tout temps et ne cesser de nous convertir.

Heureux sommes-nous si, au plus intime de nous-mêmes, nous continuons de nous remettre en question afin de nous corriger encore ! C'est le bon chemin, le chemin resserré - qui aboutit dans le Royaume !


.

Le Royaume ? Ici et maintenant !

Message par etienne lorant » jeu. 15 nov. 2018, 11:31

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon
Bien-aimé, ta charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort, car grâce à toi, frère, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos. Certes, j’ai dans le Christ toute liberté de parole pour te prescrire ce qu’il faut faire, mais je préfère t’adresser une demande au nom de la charité:moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour  Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain moment, mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,  non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé: il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose,
mets cela sur mon compte.  Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main: c’est moi qui te rembourserai.
Je n’ajouterai pas que toi aussi, tu as une dette envers moi, et cette dette, c’est toi-même. Oui, frère, donne-moi cette satisfaction dans le Seigneur,fais que mon cœur trouve du repos dans le Christ.


(Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)
R/ Heureux qui s’appuie
sur le Seigneur notre Dieu.
Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit: «La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas d: “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous.» Puis il dit aux disciples: Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.
»

     Cy Aelf, Paeiq

De nos jours encore, il y a des chrétiens qui espèrent et attendent le retour du Christ dans sa gloire.  Ils se nourrissent  de prophéties modernes, récentes et qui se bousculent l'une l'autre et décrivent toutes sortes d'événements extraordinaires. C'est ainsi qu'une "voyante" moderne (dont je ne donnerai pas le nom!), s'est mise à publier des livres entiers de messages "apocalyptiques. La fin du mode est proche, il y aura trois jours de ténèbres durant lesquels il faudra s'enfermer chez soi avec des provisions de nourriture et de boissons et surtout ne pas ouvrir les portes, car les démons essaieront d'entrer les maisons... Or, ce type de lectures n'aboutit qu'à une seule chose: une foi de la peur, de la crainte du prochain, une croyance dévoyée en "craintes et tremblements !"  Mais en tout cela: la crainte chasse la charité, la pitié, la miséricorde, l'amour et finalement: la foi de confiance en Dieu...

Mais les signes tels qu'ils sont manifestés par saint Paul envers Philémon et Onésime, voici ce dont nous faisons bien de nous laisser inspirer !  

Notre prêtre s'est donc inspiré de relire l'éloge que saint Paul fit de la charité - texte bouleversant et dont la force est toute contenue dans la charité :

"Quand je parlerais les langues des hommes et des Anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.bEt quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point sont intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L’amour ne passe jamais.
"



.

Vers la foi de confiance absolue

Message par etienne lorant » mer. 14 nov. 2018, 11:44

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Bien-aimé, rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ; qu’ils n’insultent personne, ne soient pas violents, mais bienveillants, montrant une douceur constante à l’égard de tous les hommes.   Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et la jalousie, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres.   Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.  Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur,   afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.


Psaume (22 (23), 1-2a, 2b-3, 4, 5, 6)
R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer. (cf. 22, 1)
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance  et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »   A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.  L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.  Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.  Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !»   Jésus lui dit :
« Relève-toi et va :
ta foi t’a sauvé. »


  –Cy Aelf,  Paris


Nous avons, d'une part la foi, l'adhésion pleine et entière au dessein, au projet de Dieu sur les âmes et c'est ce qui est requis en vue du salut. Mais il y a mieux encore - et c'est une foi de confiance absolue. Accomplir tout de qui est prescrit, c'est ce qui est juste, c'est pratiquer la justice envers Dieu et le prochain. Mais il y a mieux encore et c'est d'entrer intimement dans le projet divin. Quiconque saisit cela passe au-delà de la justice pour entrer dans la pleine amitié divine, celle-là même que saint Paul enseigne à son disciple qu'il considère comme son fils - et cette foi emplie de reconnaissance et d'émerveillement que le Samaritain - l'étranger, l'hérétique aux yeux des juifs - manifeste envers le Seigneur.

C'est encore d'amour qu'il est question dans les textes du jour. Pour chacune et chacun d'entre nous, le Seigneur espère non pas seulement ce qui est dû, mais encore et surtout : l'adhésion du cœur, la reconnaissance, le désir de partager avec autrui, de le faire entrer dans l'intimité de Dieu. La nuance est d'importance car, jusqu'à la venue du Christ, le rapport à la divinité était uniquement de l'ordre de l'obéissance absolue.

Or, qui fut le premier des êtres humains qui passa de l'ancienne à la nouvelle alliance, de l'obéissance absolue à la grâce pleine et entière ? C'est la Vierge Marie lorsque le Magnificat qui jaillit de toutes de son cœur immaculé. Si nous avions en nous un cœur tout reconnaissant de l'oeuvre divine -- nous ne craindrions plus rien et nous pourrions vivre chaque minute dans une immense et merveilleuse allégresse...


.

Progresser dans sa foi

Message par etienne lorant » mar. 13 nov. 2018, 11:58

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Bien-aimé,  tu dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine. Que les hommes âgés soient sobres, dignes de respect, pondérés, et solides dans la foi, la charité et la persévérance.  De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte, ne soient pas médisantes, ni esclaves de la boisson, et qu’elles soient de bon conseil,  pour apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants,  à être raisonnables et pures, bonnes maîtresses de maison, aimables, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème. Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables en toutes choses. Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir, par un enseignement sans défaut et digne de respect, par la solidité inattaquable de ta parole, pour la plus grande confusion de l’adversaire, qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous. Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.  Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,  attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.   Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.
     
(Ps 36 (37), 3-4, 18.23, 27.29)
R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
Les justes posséderont la terre
et toujours l’habiteront.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,lui dira à son retour des champs: “Viens vite prendre place à table”?  Ne lui dira-t-il pas plutôt:“Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?  Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres?  De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites: “Nous sommes de simples serviteurs:nous n’avons fait que notre devoir” »
          Cy  Aelf, Paris


Une bonne vie sur la terre, c'est bien souvent une vie qui demeure cachée dans le cœur du Seigneur. Il y a parmi nous des hommes et des femmes dont on n'entend jamais rien dire, qui ne se plaignent que très rarement, au point que l'on se fie à leur réaction lorsque tel ou tel événement se produisent:  car avec un seul haussement d'épaule, ils manifestent ici la bêtise sans s'y attarder- ou bien, tout au contraire bien lorsqu'ils disent quelque chose, on se sent pressé d'entendre ce qu'ils ont à dire car ils semblent pouvoir distinguer facilement le faux du vrai et s'expriment en conséquence.  Et sans jamais avoir cherché un auditoire, on les écoute de bon cœur.

Il existe encore de bonnes personnes qui ont ce talent de dire ce que l'on espérait entendre :  et nous attribuons au hasard d'avoir compris ce qui nous échappait  mais qui nous permet d'avancer.  Dans une école  d'enfants turbulents, tel jeune instituteur est parvenu à obtenir le silence... mais aussi de meilleurs résultats que ses prédécesseurs.  Tout le monde s'étonnait du calme et des bons résultats qu'il obtenait, sans infliger punitions et retenues... Pressé par ses collègues de leur "fournir" la recette contre le chahut, il répondit tout simplement de petites cartes de visite non imprimées sur lesquels étaient inscrits des "bons points" numérotés de 1 à  10.   Et les enfants s'étaient pris au jeu ... d'autant que le plus turbulent des "cancres" rêvait de posséder de ces cartes !

Et devenus adultes, n’avions-nous jamais prix exemple de telle et telle personnes capables de rassurer tout le monde par sa seule présence ?  De même, la timidité peut se révéler le propre de celles et ceux qui recherche non pas seulement ce qui est bon,  mais également ce qui est meilleur ! Vivre sa foi, c'est avancer et progresser dans la foi de confiance absolue...


.

L'humilité, la plus exigeante des vertus

Message par etienne lorant » lun. 12 nov. 2018, 13:36

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus Christ au service de la foi de ceux que Dieu a choisis et de la pleine connaissance de la vérité qui est en accord avec la piété. E Nous avons l’espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas. Aux temps fixés, il a manifesté sa parole dans la proclamation de l’Évangile qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur.  Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune à toi, la grâce et la paix de la part de Dieu et du Christ Jésus notre sauveur.
            

(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face 
!


Évangile selon saint Luc 
« Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive !  Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.   Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »   Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »  e Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici :     “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »
[/b]

Comme il est difficile aux hommes de se convertir et d'aller jusqu'au bout de la conversion !  Il nous faut tout à la fois, être strict envers nous-mêmes mais encore : souple envers le prochain. Le salut que nous pourrons apporter en partie à notre prochain, nous ne pourrons l'obtenir qu'en nous renonçant nous-mêmes.  Le bien que nous pouvons faire est déchirement  au niveau de l'Ego,  du "Moi, Je" par lequel nous pourrions gouverner notre petit monde.  Jésus dit bien:  lorsque tu fais le bien, que ta main droite ignore ce que fais ta main gauche.
Si nous désirons progresser dans la foi, l'espérance et la charité, il faut demeurer dans une profonde humilité. Le mot latin "humus" désigne la terre, le sol. En quelque sorte, afin de devenir grand devant Dieu, il faut se faire tout petit.

Chaque année, à l'approche des fêtes de fin d'année, on voit des hommes à l'entrée des grandes surfaces des supermarchés, des hommes habillés en "costards - cravates" qui, dans un premier temps vous proposaient de déposer dans des cartons des biens de consommation courante: nourritures, boissons, savons, rabots, mouchoirs de papiers, etc. C'était sympathique et les clients déposaient leurs dons dans des caisses de carton... Mais ces ramassages ont laissé la place, modernisme oblige par un versement quelconque par cartes de crédit. Et le charme d'un en natures : boissons diverses en canettes , bouteilles d'eau, pâtés à tartiner, pièces de vêtements : gants, mouchoirs, etc.. Mais modernisme oblige, ces collectes ont laissé la place à un terminal de versement par carte de crédit- et les unes après les autres, c'est collectes ont disparu. Certains donateurs ont réclamé que les donations en paiement électroniques soit accompagnées d'un document constant le don - et déductible aux impôts !

L'amour de Dieu passe par le prochain. Aimer son prochain, quel qu'il soit, ce n'est pas facile, il y faut de la patience, un changement dans nos priorités, l'humilité de nous reconnaître tels que nous sommes . Comme il nous est difficile de devenir "humain" - une fois encore: le mot humilité vient du latin humus qui désigne le sol, la terre.
"Celui qui veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur et celui qui veut-être le plus grand, qu'il soit votre esclave !


.

Du labeur de l'âme

Message par etienne lorant » sam. 10 nov. 2018, 11:42

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, j’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi: elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer. Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai. Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout: à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations.  Je peux tout en celui qui me donne la force.  Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne. Vous, les Philippiens, vous le savez: dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses d’aucune Église, excepté la vôtre.  À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois, ce dont j’avais besoin. Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte. J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance; je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi c’est comme une offrande d’agréable odeur, un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu. Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement,
dans le Christ Jésus.

   
(Ps 111 (112), 1-2, 5-6, 8a.9)
R/ Heureux qui craint le Seigneur !
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples:  « Moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l’argent Malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là,ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera   Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.»  Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

           –Cy Aelf,  Paris


Les textes du jour nous renvoient à nous-mêmes en posant la question :  Jusqu'à quel point auront nous assez de foi pour nous priver en faveur d'autrui, pour son bien, gratuitement. Nous savons tous très bien l'hésitation soudaine qui nous atteint au moment de la quête !   Que d'hésitations au moment de rassembler quelques pièces de monnaie ?   Je me souviens que peu de temps après mon "expérience de conversion",  j'ai cherché une nouvelle "manière d'être" qui se voulait "détachée" du monde.  Sous la puissance de la joie reçue d'en -haut,  la toute première réaction fut de m’exclamer :  "Seigneur, laisse-moi mourir de suite, maintenant, afin que je garde en moi cette que Tu m'as donnée !   En effet, je sentais très bien que ce "Flot de Lumière" qui m'avait envahi, cette grâce finirait par s'amenuiser et que je me retrouverai de nouveau à jongler entre les exigences de réussite en ce monde et la vie "abandonnée en Dieu".

J'ai déjà rapporté les déconvenues rencontrées lors de mes rendez-vous auprès de l’Évêché, puis devant l'abbé du petit séminaire.  J'avais cru naïvement que tous les membres du clergé, du simple acolyte jusqu'au Pape, tous avaient bénéficié d'une vision comme celle qui m'avait touché.  Mais non...tous  était entrés dans l'Eglise avec un même programme de vie que celui qui m'avait entraîné à devenir quadrilingue durant mes études. J'ai dû faire sourire, avec mes "enthousiasme" -  mais lorsque l'on m'a dit carrément qu'approchant la trentaine,  j'étais trop vieux ...  je n'ai pas pu m'empêcher de protester: "Pourtant, c'est à trente ans que le Seigneur s'est mis à enseigner les foules !" Ce fut la fin de toutes "négociations" ...

Néanmoins, la théologie que je réclamais comme petit chat qui miaule pour obtenir sa pâtée, je l'ai obtenue : par correspondance avec le siège "Faustinum" des Sœurs de la Miséricorde divine dont le siège est à Cracovien en Pologne.  Et ces études m'ont permis de reconnaître qu'il était possible de devenir "l'un quelconque des témoins de Jésus-Christ" - après deux années très difficiles, j'ai commencé de comprendre que demeurer un "anonyme en Jésus-Christ" ne m'empêcherait pas de témoigner de l'Amour dont je suis aimé...  Ne dit-on pas que les "vocations contraries" sont parfois les meilleures ?   Qu'il puisse en être ainsi pour nous tous au cœur du quotidien !


.

Demeurer cohérent dans sa foi

Message par etienne lorant » ven. 09 nov. 2018, 12:13

Lecture de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, vous êtes une maison que Dieu construit.  Selon la grâce que Dieu m’a donnée, moi, comme un bon architecte, j’ai posé la pierre de fondation. Un autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il contribue à la construction.   La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve: Jésus Christ. Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira,car le sanctuaire de Dieu est saint,et ce sanctuaire, c’est vous.

(Ps 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a)
R/ Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut. (Ps 45, 5)
Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,  et dit aux marchands de colombes: « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit: L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent: « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi?»  Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » Les Juifs lui répliquèrent: « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.   Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.


[/i]
                -Cy Aelf, Paris

Par la résurrection du Christ, l'accès à la demeure de Dieu est  ouverte à toutes à tous sans exception aucune. Et cette bonne nouvelle est destinée à tous les hommes et les femmes, qui désireront trouver un refuge, un repos pour leurs âmes, la guérison de leurs infirmités qu'elles soient physique ou morales et ceci dans une gratuité absolue. Car avant la venue du Seigneur,  non seulement pour la religion juive mais pour toute recherche d'accès à la Vérité.  "Veritas Liberabit Vos !": c'est la vérité de l'amour de Dieu qui rend à l'homme toute sa liberté. On pourra dire qu'une église et une cathédrale sont des demeures de Dieu, en réalité ce sont des lieux de prières, de contemplation, d'écoute comme de silence, de communion avec nos frères, et le lieu premier de tous les sacrements.

Mais les sacrements de l'Eglise qui ne seraient pas suivis par des signes d'une authentique charité et de miséricorde envers le prochain, d'une lutte constante contre les tentations - qui sont multitudes dans le quotidien, pourraient dans certains cas conduire à l'apostasie...  Comment des prêtres pédophiles pourraient-ils encore donner l'absolution ils encore  se servir du sacrement de la confession pour forcer Dieu à les absoudre de leurs fautes ?   Il y a là une abomination caractéristique de la possession diabolique...

Notre prêtre, en cette occasion, nous a engagés, à la fin sa messe de poser "aujourd’hui même" un acte de miséricorde envers telle personne proche qui nous a demandé ici un délai, là un service, l'explication d'une démarche à faire, un soutien moral, un ! accompagnement dans une démarche, sans oublier le prêt d'argent sans intérêt qui nous fait souvent "regrimper" !


.

Rechercher la miséricorde plutôt que la justice

Message par etienne lorant » jeu. 08 nov. 2018, 11:54

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères  c’est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui rendons notre culte par l’Esprit de Dieu,
nous qui mettons notre fierté dans le Christ Jésus et qui ne plaçons pas notre confiance dans ce qui est charnel.  J’aurais pourtant, moi aussi, des raisons de placer ma confiance dans la chair. Si un autre pense avoir des raisons de le faire, moi, j’en ai bien davantage:  circoncis à huit jours, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, fils d’Hébreux; pour l’observance de la loi de Moïse, j’étais pharisien; pour ce qui est du zèle, j’étais persécuteur de l’Église ; pour la justice que donne la Loi, j’étais devenu irréprochable. Mais tous ces avantages que j’avais,je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.  Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout :
la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur
.


(Ps 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)
R/ Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

É
vangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.  Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!  Alors Jésus leur dit cette parabole: « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?  Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux   et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire: “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?   Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”  Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

           – Cy Aelf, Paris


Il n'y a pas de comptes de "profits et pertes" dans l'économie divine. Et ce n'est pas non plus un "tout ou rien"! Il n'y a que le salut - et le salut pour tous.

Lorsqu'un homme renie la foi, Dieu va-t-Il cesser de l'aimer ? Bien au contraire, c'est vers elle qu'Il va se tourner ,afin de la sauver ! Et s'il agit ainsi envers celles et ceux qui mettent leur âmes en danger, comment plus Il se réjouira de la grande docilité des saints ! Dans langue des hommes, cette quête de la brebis perdue en vue de son salut semble une contradiction de la justice. Mais c'est simplement du fait que la justice divine s'appelle d'abord "miséricorde envers le plus faible qu'il faut sauver en premier". Cette "Justice de Miséricorde" choque beaucoup les âmes toutes droites qui se surveillent elles-mêmes afin de demeurer justes jusqu'à entrer dans le Royaume.

Que faut-il donc faire ? Fermer les yeux sur une infamie ? Non pas, mais il faut mettre en garde, corriger, sanctionner si besoin est mais - mais surtout pas: maudire ! Si l'on se met à maudire, c'est sa propre âme que l'on soumet à la malédiction plutôt que la justice. Evidemment, ce qui paraît simple selon la justice humaine devient mystère dans la rédemption des âmes qui peuvent "même avant vous !" entrer dans le Royaume. Cela nous choque ? Si cela choque des "âmes précieuses" et des âmes "rigoristes", peu importe!
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés"

Comment le dire encore ? Probablement en en nous souvenant: Il y a plus de joie dans les Cieux pour un qui se repend que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir ! Mais encore: "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Et c'est bien le bandit de grand chemin crucifié avec Jésus qui a sauvé son âme à la dernière minute en déclarant : "Pour nous c'est juste !"



Courage et endurance

Message par etienne lorant » mer. 07 nov. 2018, 14:52

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et profond respect; ne le faites pas seulement quand je suis là, mais encore bien plus maintenant que je n’y suis pas. Car c’est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l’action, selon son projet bienveillant. Faites tout sans récriminer et sans discuter;  ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération tortueuse et pervertie où vous brillez comme les astres dans l’univers, en tenant ferme la parole de vie. Alors je serai fier de vous quand viendra le jour du Christ: je n’aurai pas couru pour rien ni peiné pour rien. Et si je dois verser mon sang pour l’ajouter au sacrifice que vous offrez à Dieu par votre foi, je m’en réjouis et je partage votre joie à tous.  Et vous, de même, réjouissez-vous
et partagez ma joie.


(Ps 26 (27), 1, 4, 13-14)
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage :
espère le Seigneur. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là  de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit: « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?  Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui: “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”  Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?  S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.  Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »


          – Cy Aelf, Paris


Tous les convertis le diront :  lorsque que l'on est envahi par la grâce divine, la première des réactions est de dire : "Seigneur, laisse moi mourir de suite, afin que je garde toujours cette Joie que Tu me donnes !"  Si les convertis commencent par s'écarter de tout ce qui fait  "poids" dans leur vie.  Certains ont voulu faire comme saint François:  ils ont remplacé leurs bottines  contre des sandalettes et ils ont marché en ville avec des sandales et sans enfiler de chaussettes, car ils voudraient tout ressentir de la beauté de la  nature...  C'est qu'ils ont découvert la véritable humilité : ils ont ressenti en eux que plus un homme est proche de la terre et plus et plus son esprit et son cœur sont plus proches des Cieux.  

La conversion est  une expérience spirituelle qui ne porte pas de fruits dans l'instant, ni dans les mois et les années qui suivent. Hélas, lorsque l'une ou l'un d'entre nous ont vécu un tel bouleversement de l'être, ils se retrouvent à chercher des prêtres qui pourraient leur expliquer ce qu'ils doivent faire - mais la plupart des religieux ne savent que répondre.  Tout au plus, ils prennent soin d'écarter l'âme de tentations telles que les "disciplines" que les grands saints  se sont sévèrement appliquées afin de demeurer parfaitement en état de grâce.  

La conversion est une expérience qui appelle à se remettre en question et chercher un mode de vie nouveau dans un monde ou une société qui, elle, ne peut intégrer ces notions.  Cependant, malgré diverses déconvenues, l’âme demeure, s'assouplit, exprime la joie comme l'écoute, le partage, l’accueil, le don continuel de soi. Le proverbe qui dit : "Qui veut faire l'ange, fait la bête" a tout à fait raison - ce qui convient c'est de  laisser faire le Seigneur, Lui qui sait tout de nous-mêmes...


.

Les Maritain : Cherchez et vous trouverez !

Message par etienne lorant » mar. 06 nov. 2018, 18:30

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes.  Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté  il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,   afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père
.


(Ps 21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32)
R/ Tu seras ma louange, Seigneur,
dans la grande assemblée. (Ps 21, 26a)
Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent.
« à vous, toujours, la vie et la joie ! »

La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,
chaque famille de nations se prosternera devant lui :
« Oui, au Seigneur la royauté,
le pouvoir sur les nations ! »

Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;
on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
On proclamera sa justice au peuple qui va naître :

Voilà son œuvre !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives dit:« heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit: « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”  Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”  De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur: “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

 
         – Cy Aelf, paris

Nous somment tous appelé à vivre, dès le temps présent,  de la grâce reçue dès notre baptême.  Cela paraît peu de choses au regard des athées et des négateurs de Dieu. Un athée peut se convertir - et de notre temps encore, de nombreux athées qui se sont mis en route à la quête d'une "explication" du mystère de l’existence, depuis le premier jusqu'au dernier jour.  Notre prêtre nous a rapporté la double conversion du couple des Maritain, qui s'étaient lancés, dans leur jeunesse, à rechercher et à trouver la vérité sur toutes les choses et événements du monde.  Ils cherchèrent du côté des sciences, mais aussi en philosophie, et dans l'art, dans les langues - y compris les mathématiques et les sciences... mais doués comme ils étaient pour les études, ils ne trouvaient pas de réponses "intelligibles" - comme leurs cœurs n'étaient pas satisfaits, ils se mirent à regarder du coté de la mort - la mort était-elle l'absolu de la quête de vérité ?  Et jusqu'au jour de leur rencontre avec l’écrivain Léon Bloy, l'écrivain qui attendait la fin du monde comme étant le jour de la Justice ...et le retour du Christ, dans sa gloire, lors de la Parousie.

Ils se convertirent et consacrèrent leurs vies à témoigner de cette Rencontre à laquelle  ils parvinrent, non par la science et l'intelligence, mais tout simplement :  par la grâce.  C'est le fait d'avoir voulu -quel qu’en fut le prix - cherché la vérité, qu'ils obtinrent de la trouver.

Lorsque j'ai découvert cette conversion, j'y ai retrouvé la mienne le jour où, bien que baptisé, j'ai décidé un jour de ne  plus "rien faire" jusqu'à ce que je comprenne POURQUOI l'homme est si souvent malheureux et malheureux au point de se rejeter lui-même et être tenté par le suicide...   Ce que le couple des Maritain  (Jacques et Raïssé) ont connu,  je l'ai expérimenté le jour où je suis rentré chez moi, abandonnant mon travail en me disant:
"Je ne m'arrêterai jamais de chercher la raison pour la quelle l'homme est malheureux".

Le lendemain de ce jour-là, je suis tombé à genoux en contemplant à mon réveil le crucifix que l'on m'avait offert le jour de ma "communion solennelle". Car durant quelques minutes indescriptibles, j'ai vu que le Seigneur ... donnait sa vie afin que je cesse d'être incrédule. Aurais-je eu une hallucination ?  C'est ce qu'à songé mon curé tout d'abord ... car la foi est bien un dépôt sacré que l'on ne peut garder que pour soi-même.  Et vivre, c'est désormais: témoigner de l'amour de Dieu...



.


.

La miséricorde, clé du Royaume !

Message par etienne lorant » lun. 05 nov. 2018, 14:07

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on  s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments; recherchez l’unité. Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts.


(Ps 130 (131), 1, 2, 3)
R/ Garde mon âme dans la paix
près de toi, Seigneur.
Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité:«Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour.  Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Cy  Aelf, Paris


Si nous avons la foi, c'est ce qui apparaîtra par les signes effectués envers notre prochain - et d'abord : celles et ceux qui ne pensent pas comme nous, et qui s'estiment être le meilleur et le plus fort entre tous. Il nous est arrivé à tous de nous retrouver en position de  mettre mal à l'aise telle personne qui nous paraît antipathique ou qui nous aura dénigré devant nos proches. Je me suis souvenu de mon temps d'armée, lorsque j'était soldat - et caserné à la frontière de l'ex-Allemagne de l'Est.

Durant plusieurs semaines, j'ai été le "souffre douleur" d'un petit gradé qui ne manquait pas une occasion de me flanquer telles et telles corvées.  Je ne me plaignais pas, car j'avais déjà compris que les protestations ne feraient qu'exciter sa vanité et sa "gloriole".  Mais un jour, il perdit son porte-clés - ce petit objet qui aurait le pouvoir de l'empêcher de prendre le congé auquel il avait droit... d'autant qu'il l'avait d'autant plus qu'il s'était garé sur un emplacement-clairement destiné à plus gradé que lui ! Comme les autres dans sa chambrée se mirent à le moquer en lui promettant la suppression de ses congés, je le luis remis en disant seulement : "A ta place, j'emploierais  un porte-clé avec une nominette, ça t'épargnera d'autres ennuis !"

L'histoire est significative du pouvoir du bien sur le mal.  Le mal est n'est pas seulement l'ennemi du bien -mais il est souvent l’occasion de vaincre le mal par le bien !

Béni soit Dieu qui donne ce pouvoir à tous !



.

Haut