Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

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Il faut la foi, l'espérance et la charité

Message par etienne lorant » Aujourd’hui, 10:26

Lecture du livre des Proverbes
Mon fils, ne refuse pas un bienfait à qui tu le dois, quand ce geste est à ta portée. Ne dis pas à ton prochain : « Va-t’en, tu reviendras, je donnerai demain ! », alors que tu as de quoi. Ne travaille pas au malheur de ton prochain, alors qu’il vit sans méfiance auprès de toi.Ne cherche pas de vaine querelle à qui ne t’a pas fait de mal. N’envie pas l’homme violent, n’adopte pas ses procédés. Car le Seigneur a horreur des gens tortueux ;
il ne s’attache qu’aux hommes droits. Malédiction du Seigneur sur la maison du méchant, bénédiction sur la demeure des justes. Il se moque des moqueurs,
aux humbles il accorde sa grâce.


(Ps 14 (15), 1a.2, 3bc-4ab, 4d-5)
R/ Le juste habitera ta sainte montagne, Seigneur. (cf. Ps 14, 1b)
Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

– Cy Aelf, Paris

La parole de Dieu et particulièrement l’Évangile ne révèle sa force et sa plénitude que lorsque l'on met à l'oeuvre et que l'on s'applique à le vivre. Il nous faut rechercher les "BA", les bonnes actions, et les saisir lorsqu'elles se présentent. Une salutation ne coûte rien, un service à rendre est parfois tout simple: il ne faut pas se dérober. Jusque dans nos pensées, nous avons le pouvoir de les adoucir, car nous avons trop souvent pris l'habitude d'estimer le prochain selon sa mine et ses apparences. Un service rendu nous grandit d'autant plus que nous l'aurons accompli en toute gratuité.

Ce renouvellement du cœur comporte en lui-même une source de joie et de plénitude. Bien évidemment, le monde tel qu'il est considère que tout service mérite salaire, mais celui qui dès ici bas a réclamé sa rétribution, de quel mérite pourra-t-il se prévaloir devant le Seigneur qui a donné sa vie pour le salut des âmes. C'est de cela que les saintes et les saints se nourrissent; ils font provisions d’œuvres de miséricorde dont personne n'en connaît la nature et le nombre - sinon Dieu seul.

Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu de cette sorte de tourbillon de services à rendre auprès de ces jeunes, garçons et filles, qui sortaient d'un orphelinat. Ils étaient d'une naïveté et d'une simplicité de langage qu'on eût dit de petits enfants - mais ils étaient adultes et lorsqu'ils se disputaient entre eux, ils ne contrôlaient pas leurs forces ! Aujourd'hui encore, je me suis souvenu de quelques démarches que j'ai pu mener à bien afin qu'ils obtiennent des droits auxquels ils ne songeaient pas, notamment en assistances sociales et juridiques. Mais que reste-t-il des bureaux d'assistances sociales aujourd'hui ? Ne fermons pas notre cœur...


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Pédagogie de l'amour de Dieu

Message par etienne lorant » sam. 22 sept. 2018, 10:49

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ?  – Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord; et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose.  Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable   ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ;  car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel.

L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.  Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique; ensuite seulement vient le spirituel.  Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.  Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel,
ainsi les hommes seront du ciel. Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile,
de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.


(Ps 55 (56), 4.5b.10, 11a.12, 13-14ab)
R/ Je marcherai à la face de Dieu
dans la lumière des vivants. (cf. Ps 55, 14c)

Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi.
sur Dieu, je prends appui :
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :  « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent,et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il I en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.  Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu.  Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.  Il y a ceux qui sont dans les pierres :lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre,ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »


         Cy Aelf, Paris

Nous tous sommes bienheureux d'avoir été éduqués dès notre enfance par des parents qui nous ont montré comment vivre.  Il s'agissait moins d'un langage d'autorité qu'un apprentissage par l'image. Ce fut une éducation par l'exemple beaucoup plus que par les ordres donnés; par des "bravo !" que par des remarques sévères. Je me souviens avoir protesté un jour devant mon père : "Si tu veux me frapper, retire d'abord ton alliance, parce que tu me fais mal !". Il répondit : "A présent, tu es un homme et tu te corrigeras toi-même, je te fais confiance" - et la confiance de mon père fit mieux pour moi qu'un bulletin de bonne conduite.

Pour qu'un message porte des fruits, il faut un langage clair qui se manifeste par l'exemple.  En continuant d'évoquer des souvenirs, notre prêtre a mentionné les "cartes de bons points" distribuées ici et là aux enfants qui découvraient l'école. Et c'est "bons points" étaient intiment plus efficaces que des bonnets d’ânes !

La parole de Dieu est destinée à tous les hommes et tous ceux qui l'accueillent avec cœur s'en réjouissent et leur confère le désir de faire le bien. Les hommes et les femmes qui ont bénéficié d'une telle compréhension de l'amour de Dieu, se mettront presque à la recherche d'une occasion de faire le bien.  Les "petits gestes" a dit notre prêtre font souvent plus de bien à ceux qui s'y exercent qu'à ceux qui en bénéficient ...

Mais à l'inverse, il y a les âmes qui négligent puis rejettent la grâce offerte à tous.  Ce que l'on a devient plus important que ce que l'on est.  Les richesses en ce monde, du fait du souci qu'elles occasionnent, peuvent aboutir à des formes d'aliénation mentale - là où la grâce divine permet  toutes choses bonnes en tout temps...


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Un bouleversement pour le bonheur

Message par etienne lorant » ven. 21 sept. 2018, 10:53

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. e cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplie et que se construise le corps du Christ jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.


(Ps 18 (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Par toute la terre s'en va leur message. (Ps 18, 5)
Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du màonde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »


Cy Aelf, Paris

Demeurons attentifs attentifs afin de continuer de vivre selon la foi que nous avons reçue comme un trésor à auquel nous pouvons ajouter encore. Veiller dans la foi, c'est être attentif à ce que nous faisons chaque jour et au jour le rouge. C'est, tout en même temps veiller sur nous-même et prêter attention à ceux qui entourent. Cette démarche nous permettra de ne jamais être distrait de l'amour de Dieu et nous évitera de tomber dans le péché. C'est ce que l'apôtre Paul demande aux Corinthiens : qu'ils ne se retournent jamais sur un bien qu'ils ont pu accomplir, afin de demeurer prêt à attentifs à d'autres œuvres. En effet, si la foi ne demeure qu'un projet réjouissant, si nous la croyons définitivement acquise ... c'est déjà céder à l’Adversaire. A l'inverse, si nous faisons le bien prix de nos efforts, de nos renoncements , alors oui, nous sommes sur la ligne droite et nous vivons l'harmonie à restaurer entre la terre et le ciel, entre Dieu et l'homme.

C'est à partir d'une telle prédisposition intérieure que Matthieu, collecteur d'impôt, riche mais divisé en conscience et dans son cœur que le collecteur d'impôt va renoncer à lui même et se convertir. D'où la réponse adressée aux Pharisiens. En réalité, Matthieu a été guéri du trouble auquel le soumettait sa propre conscience conscience. En effet, nul ne peut se convertir sans avoir été "harcelé" par sa propre conscience. Et ce mouvement procure une joie telle que l'on ne peut la garder pour soi-même - toute expérience de conversion fait passer de l'hombre à la lumière, du toute à la certitude, des remords à la joie. Heureux les convertis !

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Signes de conversion

Message par etienne lorant » jeu. 20 sept. 2018, 10:23

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, C’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ;il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,voilà ce que nous proclamons,
voilà ce que vous croyez.


(Ps 117 (118), 1-2, 16-17, 28.21)
R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix !


Cy Aelf,Paris


Tandis que saint Paul rappelle aux Corinthiens ce en quoi ils ont mis leur foi et leur espérance, Jésus cite en exemple de profonde conversion les signes très concrets Marie Madeleine qui n'a pas hésité à s'humilier devant toute l'assemblée des notables présents. En quelque sorte, le Seigneur manifeste que ce ne sont pas tellement les usages et les rites, ni l’ordonnancement ni le cérémonial qui sanctifient les croyants, mais c'est bien un bouleversement complet de l'être tout entier. L'image la plus forte est celle du baise-pieds et par les larmes. Pourquoi donc les convertis, hommes et femmes, s'effondrent-ils sur le sol ? C'est qu'ils ont bien saisi que leur conversion - avec ces pleurs de contrition qui se sont mués en larmes de joie parfaite. Il ne s'agit pas d'un signe religieux, mais d'une reconnaissance intime et profonde d'une sorte de résurrection entrevue : "Voici celui que je fus, mais voici que j'ai "revêtu le Christ"!

A partir de la conversion doivent aussi apparaître de nombreux changements dans la manière de vivre. L'apôtre Paul insiste sur ce point, car l'adhésion au Christ serait rendue inopérante si on ne fait qu'en multipliant les rites - mais il faut chercher constamment à renouveler sans cesse des signes de conversion: changer d'attitude, chasser les préjugés, rester ferme tout en étant souple. Beaucoup font chaque jour un petit bilan de leurs journées afin de reconnaître les "plus et les moins" comme font les sportifs qui cherchent à s'améliorer dans la pratique de leur sport. Le même saint Paul ne cite-t-il pas la course du stade en vue de la récompense du vainqueur, la couronne de laurier ? Puissions - nous regarder vers le but !


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A l'imitation de Jésus-Christ

Message par etienne lorant » mar. 18 sept. 2018, 10:51

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, prenons une comparaison: le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.  C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.  Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.  Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,  à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.  Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands.

(Ps 99 (100), 1-2, 3, 4, 5)
R/ Nous sommes son peuple, son troupeau. (cf. Ps 99, 3c)
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer - c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. »   Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »  Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.  La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »  Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

 

        Cy Aelf, Paris

A chacune et chacun d'entre nous, le Seigneur a fait don de talents particuliers qui peuvent servir l'Eglise, mais aussi : y attirer de nouveaux croyants, c'est-à-dire: des hommes et des femmes qui, voyant comment nous nous comportons selon les grâces reçues, ils se mettent, eux aussi, à participer eux aussi l'édification du Royaume.  Jésus avait bien déclaré : "Le royaume des cieux, ne le chercher pas : voici qu'il est au milieu de vous !" Le Royaume  est présent, non pas seulement par les papes, les évêques, les prêtres et les fidèles, mais il est présent par les hommes et les femmes qui, dans le temps de vie terrestre qui leur appartient,  auront commencer d'aimer comme Dieu aime - parce que Dieu est Amour...  Chacun de nous a reçu de Dieu ses propres talents qui manifestent l'amour de Dieu.

De haut en bas de l'échelle sociale, les talent reçus nous permettent d’œuvrer à l'édification du Royaume. Pour l’enseignant, ce sera de faire en sorte que tous ses élèves aient bien assimiler les matières du programme; pour l'ouvrier en usine, ce sera de connaître à fond la machine qu'il emploie afin d'en obtenir le meilleur rendement;  pour le policier -  il en  est un qui a récemment donné sa vie pour  mettre fin à un a un attentat terroriste et sauver la vie de plusieurs innocents. Que dire de la caissière de grande surface qui sourit
sourit à tous ?  Et les aides soignante dans les maisons de repos : leur quotidien n'est pas toujours très valorisant mais elles gardent le sourire. Et nous pourrions nous inclure nous mêmes dans toutes les ""BA"-que la vie en société ne manque pas de fournir.  

Tous autant que nous sommes, nous sommes appelés à servir...


https://fr.zenit.org/articles/france-le ... s-eveques/

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Du repas et de l'Eucharistie

Message par etienne lorant » lun. 17 sept. 2018, 10:01

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien.   Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai, car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.  Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ;  en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu. N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas !  J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas,
attendez-vous les uns les autres.

 
(Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10, 17)
R/ Proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne. (1 Co 11, 26b)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, llorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.  Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.  Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri !  Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »   Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


           Cy Aelf, Paris

Nous communions parfois sous les deux espèces et parfois non, nous pouvons ne faire qu'assister à l'Office et nous agissons en plein respect du rite et selon notre conscience et notre disposition intérieure. Mais dans la primitive église, il n'en était certes pas comme de notre temps. On venait à l’Eucharistie comme à un vrai repas, semblable à celui de la dernière cène. Et nous nous souvenons du diacre Etienne dont il est dit qu'il "servait aux tables" - comme cela se pratique dans les réfectoires. Il nous est difficile de concevoir notre participation aux repas eucharistique de la primitive église. On y venait pour manger, pour ensemble un vrai repas. Ici, la bonne compréhension doit nous inspirer quelle nouveauté ce fut que ce partage en commun !

Et le lien à établir entre la première et la seconde lecture tient au profond respect manifesté par le centurion romain. Il a très bien saisi que faire entrer Jésus chez lui pourrait scandaliser les juifs qui assistaient à la scène - tout comme il devait être scandaleux, durant l'occupation allemande de voir un des hommes et des femmes côtoyer l'occupant ! Que l'on se souvienne de ces visages de femmes tondues et exposées à la vindicte populaire après la libération de Paris , a dit notre prêtre. Et de nous jours encore, nous ne faisons entrer chez nous, à la maison, pour un repas , que des personnes en qui nous avons confiance et que nous désirons honorer. Puisqu'une telle invitation est un honneur, puissions nous toujours considérer L’Eucharistie comme un signe de l’amour de Dieu qui nous fait grandir dans l'espérance...

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Samedi, jour de repos et de tentations

Message par etienne lorant » sam. 15 sept. 2018, 10:41

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles.  Je vous parle comme à des personnes raisonnables ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.  Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l’autel de Dieu, e sont-ils pas en communion avec lui ? Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ou que les idoles elles-mêmes représentent quoi que ce soi.   Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.  Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez pas prendre part à la table du Seigneur et en même temps à celle des démons.     Voulons-nous provoquer l’ardeur jalouse du Seigneur ?
Sommes-nous plus forts que lui ?


(Ps 115 (116b), 12-13, 17-18)
R/ Seigneur, je t’offrirai
le sacrifice d’action de grâce. (Ps 115, 17a)
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,]
oui, devant tout son peuple.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.  Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »  Puis il dit au disciple: « Voici  ta mère. » Et à partir de cette heure-là,le disciple la prit chez lui.


    Cy Aelf, Paris

Clairement, les lectures de ce jour encouragent les fidèles à se protéger du démon en invoquant Marie, car celle-ci rayonne tout entière de l'amour de Dieu. Elle est celle qui a cru à l'annonce de l'ange. Elle a gardé la foi de bout en bout, du commencement jusqu'à la fin.  Car même devant la croix, elle n'a pas douté.  Tous autant que nous sommes, nous ne cessons pas de douter. Nous craignons sans cesse pour nous-mêmes, qui considérons l'avenir avec angoisse. Ce samedi - c'est le bon jour cela -nous sommes invités à vivifier notre foi à la veille du dimanche. Et tout cela tombe bien, puisque c'est un jour chômé . Rien de tel pour se détourner  
des soucis et en faire "place nette" des soucis de notre temps. Que la "fièvre du samedi soir" semble professer le contraire, peu nous importe. Mais recherchons à rencontrer nos proches, à laisser notre esprit au repos des soucis de ce monde et de nos désirs, pour être d'autant plus ouvert à la grâce qui est à l'oeuvre en nous.

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Au pieds d'un crucifix

Message par etienne lorant » ven. 14 sept. 2018, 10:47

Lecture du livre des Nombres
En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »    Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.   Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,  et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât :
tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »  Moïse fit un serpent de bronze
et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent,
et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie
!

(Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n’était pas constant envers lui ;
ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s’en va sans retour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :   « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.   De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,  afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.    Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.   Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

       Cy Aelf, Paris


Les lectures de ce jour confirment bien que l'épisode du serpent de bronze est bien une préfiguration de la crucifixion de Jésus. Lorsque nous prions le Seigneurs en église, c'est non seulement en faveur du peuple de Dieu que nous prions, mais aussi pour nous-mêmes. Prier, c'est se confier à Dieu, sans exclure aucun domaine de notre existence.  Nous ne prions pas seulement pour notre bonheur sur la terre, mais également en faveur de nos proches. Nous prions lorsque nous traversons une période difficile - et pour les hommes sincères et droits, les occasions de prière sont aussi nombreuse que tout ce que le monde nous propose !

Aujourd'hui, pour ma part, je me suis souvenu des prières que j'avais adressée au Seigneur à un moment de ma vie où je ne parvenais plus à me suffire des "recettes de bonheur" en ce monde. J'étais quasiment trop lucide sur la capacité pour les hommes de connaître le bonheur. Il fallait d'abord trouver une activité qui permette un bon revenu tout en étant simple et agréable. Et non seulement cela, mais il fallait encore que toutes ces choses se justifient entre elles à l'examen de la conscience...   A l'évidence, on ne pouvait tout avoir et tout connaître !  Et puis, un jour, après un "Nième" échec sentimental,  j'ai fermé boutique (j'étais déjà bouquiniste), j'ai quitté la boutique en me disant :  "Je ne ferai plus rien sans savoir pourquoi l'homme est  malheureux.  J'avais emporté un texte philosophique, mais cette lecture n'avait fait que rendre plus sombre ma réflexion...  Il restait un chapelet, depuis longtemps abandonné dans un tiroir et je me mis à prier - il y avait si longtemps !   Mais à mon réveil,  j'ai ouvert les yeux et  j'ai vu le crucifix qu'on m'avait offert lors de ma communion solennelle.  C'était étrange, on eût dit que ce crucifix me regardait !
Et, l'instant d'après, je suis tombé à genoux, et je me suis mis à m'écrier à Jésus : "Non ! Non ! je ne veux pas que tu meures à cause de moi !  Je hoquetais, tant la contrition était puissante.  Mais un instant plus tard une telle Joie ma envahi que je me suis écrié : "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite !"

Il me fallut plusieurs mois pour que je change mes habitudes... et trois années de refus de la part de membres du clergé de s'impliquer afin que je puisse "faire ma théologie".  Et pourtant, Au début de l'année 2000, par correspondance avec le sanctuaire de la Miséricorde divine (Cracovie, Pologne), j'ai obtenu de suivre une théologie par correspondance.  C'est seulement de Pologne que j'ai pu étudier - mais sans pouvoir obtenir de diplôme, de documents à présenter à mon Évêque  et j'ai bien saisi que le Seigneur me voulait... tout simplement partout où  je serais...


Alléluia !



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Ouvrons nos cœurs à l'universalité

Message par etienne lorant » jeu. 13 sept. 2018, 10:40

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive   Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait;  mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui. Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du  tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique. Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,  pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.  Mais tout le monde  n’a pas cette connaissance : certains, habitués jusqu’ici aux idoles,croient vénérer les idoles en mangeant de cette viande, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.  Si l’un d’eux te voit, toi qui as cette connaissance, attablé dans le temple d’une idole, cet homme qui a la conscience faible ne sera-t-il pas encouragé à manger de la viande offerte aux idoles ?  Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.  Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.   C’est pourquoi, si une question d’aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.
 

(Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 23-24)
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ;
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d’éternité
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples: « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.   À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.  Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.  Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre  récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

           – Cy Aelf, Paris.

Aussi longtemps que nous gardons nos  habitudes et nos coutumes, comment pourrons nous adhérer pleinement au projet de salut qu'il nous est proposé ?  Les Corinthiens qui sont convertis auront quelques difficultés à franchir l'interdit qui pesait sur des viandes considérées comme étant impures.  On n'hésiteras pas à manger de l'agneau, du mouton et du veau, mais on refuse le porc -  mais pourquoi ? Parce que son apparence et sa véridicité nous dérangent ? Mais l'agneau, on le trouvera doux, aimable et simple, et est-ce sera une raison pour le sacrifier ?  Comment les juifs ont-il pu déclarer impure à la consommation une viande aussi grasse et abondante que la viande de porc ? Si ce n'est qu'une question d’apparence, c'est tout à fait ridicule.  Pour nourrir un homme, l'agneau n'apportera, certes qu'une quantité de viande peu de calories. Et d'un point de vue religieux, déclarer qu'un animal impur, c'est tout simplement faire offense au créateur...

De la même façon qu'il n'y pas d'hommes que l'on puisse désigner comme étant différent selon sa race. Mais puisque tout nous a été donné par Dieu,  nous devons, nous les humains doués d'intelligence, nous avons, nous aussi, à considérer l'universalité des desseins de Dieu.  S'il existe dans l'espace des créatures intelligentes, aurons-nous la sagesse de les considérer comme étant, tout comme nous-mêmes, des créatures Dieu ?  On peut du moins l'espérer...

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Un temps pour chaque chose

Message par etienne lorant » mer. 12 sept. 2018, 9:29

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur. Je pense que le célibat est une chose bonne, étant données les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.  Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.  Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.  Frères, je dois vous le dire : le temps est limité.Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme,    ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,     ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.

 
(Ps 44 (45), 11a.12, 14-15a, 15b-16, 17a.18)
R/ Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Ps 44, 11a)
Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille :
le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.  Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.     Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.  Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !  Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »


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         Cy Aelf, Paris

La chanson dit: "Pour faire un homme, mon Dieu que c'est long !  Et de fait:  le temps qui s'écoule nous paraît long, mais pour peu que l'on se retourne, tout le passé nous pariât lointain... C'est que le temps nous entraîne inexorablement  vers l'avant. Est-ce un mal ?  Ce peut être une peine, mais c'est d'abord notre condition humaine.  Nul ne peut vivre du passé ni de l'avenir. Ce que nous avons, c'est le présent. Vivre sa de notre ma, c'est aujourd'hui, c'est maintenant. "Nous n'avons pas été créés avec des yeux à l'arrière de notre marche - ni les hommes, ni les animaux, ni les insectes. Toute la a création va de l'avant  - et les scientifiques nous disent que l'univers est toujours en expansion..".

Cette condition de vie, nous ne pouvons pas en changer, mais il nous faut continuer, chaque jour et de bout en bout, comme à la recherche d'un état définitif et bienheureux - c'est l'espérance de tous en ce monde,  car nous avons besoin d'absolu et nous recherchons un absolu qu'on appelle le bonheur... ?  Pourquoi donc Jésus déclare-t-il heureux celles et ceux qui évoluent avec prudence, dont la vie paraît austère : c'est parce qu'ils ont perçu que le bonheur véritable ne demeure que pour celles et ceux qui aiment - et qui aiment en Dieu. Ces hommes et ces femmes vivent déjà, en espérance, le bonheur définitif auprès de Dieu.

Ce matin, je fais  mémoire de mon père défunt, Gabriel qui aura vraiment dû lutter contre l'acharnement thérapeutique d'un médecin qui l'avait entravé dans son lit afin qu'il cesse d'arracher les sondes nutritives.  Ce fut son ultime combat - mais lorsque nous sommes venus voir son corps, nous avons été surpris : son visage avait repris sa forme naturelle et nous nous sommes écriés en disant : "On dirait qu'il dort, qu'il va d'une seconde à l'autre à l'autre et nous parler"...  

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Infidèles aux hommes, infidèles à Dieu

Message par etienne lorant » lun. 10 sept. 2018, 11:48

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  on entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite, une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens : il s’agit d’un homme qui vit avec la femme de son père.  Et, malgré cela, vous êtes gonflés d’orgueil au lieu d’en pleurer et de chasser de votre communauté celui qui commet cet acte.   Quant à moi, qui suis absent de corps mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, l’homme qui agit de la sorte : au nom du Seigneur Jésus, lors d’une réunion où je serai spirituellement avec vous, dans la puissance de notre Seigneur Jésus,  il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan, pour la perdition de son être de chair ; ainsi, son esprit pourra être sauvé au jour du Seigneur.  Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?
Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête,
non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité
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(Ps 5, 2-3, 5-6ab, 6c-7, 12)
R/ Seigneur, que ta justice me conduise. (Ps 5, 9a)
Tu n’es pas un Dieu ami du mal,
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.

Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ;
l’homme de ruse et de sang,
le Seigneur le hait.

Allégresse pour qui s’abrite en toi,
joie éternelle !
Tu les protèges, pour toi ils exultent,
ceux qui aiment ton nom.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.  Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.  Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »  Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.


.CY Aelf, Paris

Les lectures de ce matin sont intéressantes à de nombreux points de vue.  Les Corinthiens se voient jugés par saint Paul pour avoir accepté au culte un homme adultère et d'une forme quasi incestueuses. Mais qui, de l'incestueux ou des autres protagonistes de l'affaire sont-il les plus coupables ?  A la vérité, tous sont coupables de la même faute : l'hypocrisie.  A l'écoute de l'homélie du jour, je me suis souvenu d'un épisode vécu.  Avec le fils d'un voisin, je servais à l'autel chaque dimanche.  Mais un jour, nous avons, tous deux ensemble, décidé de renfoncer à cet engagement.  La raison de cette démission, de l'ami Philippe et moi-même,  fut d'avoir assisté durant la Consécration à des œillades complices entre un homme et une femme dont les conjoints respectifs ne se doutaient aucunement ... Nous n'étions que des enfants, mais clairement, nous avions perçu  perçu comme un reniement complet de la foi - celle que l'on venait de nous faire connaître.  Ce fut un malheur quasi enfantin, lequel m'avait poussé à m'écrier : "Quand je serai grand, je veux être le plus dur !"  

Intimement, j'avais découvert "le péché du monde" et cette découverte douloureuse  m'a poursuivi jusqu'à l'âge adulte, puisque j'ai finalement choisi, après quelques tentatives de vie de couple,  de ne pas songer au mariage. Les aventures sentimentales sont une chose, mais les engagements non tenus sont pires encore.

Et, j'ai préféré le célibat. Quant à mon "confrère-acolyte, beaucoup plus intelligent que je puis être, il est devenu un chimiste, chef d'entreprise, riche au point de ne plus me le saluer ... les rares fois où nous nous sommes revus... les thérapeutes psychiatres ont bien raison de "fouiller" le passé de leur patients. Mais les sacrements, avec l'examen de conscience et l'absolution , sont très efficaces et ne coûtent rien que de se reconnaître tous pécheurs...



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Rien n'est impossible à Dieu

Message par etienne lorant » sam. 08 sept. 2018, 11:37

Lecture du livre de Michée
Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais
il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix !


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains
Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes,
il leur a donné sa gloire.


(Ps 12 (13), 6ab, 6c)
R/ J'exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)
Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !
Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès ngendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la mme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, zias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone. Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salat, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.


Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».


Cy Aef, Paris


Et nous voici en route vers la fête de Noël. A quoi sert cette accumulation de noms, cette généalogie, totalement invérifiable mais par laquelle le lecteur se fait d'emblée la réflexion amusée : Jésus est-il vraiment née d'une femme ? En effet, que l'on relise cette généalogie qui gomme les noms des femmes, comme si celles-ci n'étaient, en définitive qu'un réceptacle pour la naissance des hommes. Non seulement elles ne sont que ventres, mais en outre: elles n'enfantent apparemment que des hommes ? On gagnerait beaucoup à gagner à relie de nombreux passages de la Bible dans lesquels des femmes ont manifesté leur une très grande foi foi tout en restant discrètes.

Mais à partir de l'engendrement par Marie, les femmes cesseront d'être de simples réceptacles en vue de la naissance de prophètes et de prêtres. Du reste, si les femmes étaient aussi fragiles que les hommes les estiment, comment se fait-qu'elles leur survivent dans la majorité des cas ? Aujourd'hui, j'ai prié en faveur de ma mère, Léa, née le 21 août 1924, qui est complètement paralysée dans un lourd fauteuil muni d'une tablette qui sert autant de garde-fou que de tablette pour les repas. Mais on vient toujours goûter un de ces sourires rendraient courage au plus sombres des personnes qu'elle croise... Elle fut un jour "Sœur Marie de saint Liévain". Elle avait prononcé ses vœux définitifs lorsqu'elle faillit mourir aménorrhée ... Si l’Évêque de l'époque ne l'avait pas délivrée de ses vœux ... vous ne liriez pas ce commentaire ce matin !

Il faudrait de même parler de joseph dont la condition de célibataire le condamnait à devenir un de ces malheureux juifs dont la descendance s'éteindrait pour toujours. Ainsi donc, dans cette histoire de descendance Joseph a tout autant bénéficié d'une grâce insigne. Car sa lignée allait s'éteindre avec lui, un signe de malédiction s'il en est ! Voici ce que le Seigneur fit pour nous-mêmes : saint Joseph qle travailleur, l'homme de conscience pure qui chemine avec courage, sans se peindre et fidèle jusque dans l'épreuve. Je me permets de citer aussi Gabriel, mon père, qui rencontra ma mère dans un train, après qu'il qu'il renoncé à la prêtrise - il avait été profondément choqué de ne pouvoir rendre visite à ses parents hors de l'accompagnement d'un autre prêtre... Avant de me mettre à commenter les textes de la liturgie du jour, j'ai moi aussi, par courriers, étudier la théologie de la Miséricorde divine, fondée sur la vie et l'oeuvre de sainte Faustine... Pour moi c'était impossible, mais rien n'est impossible à Dieu.


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Cherchez, vous trouverez !

Message par etienne lorant » ven. 07 sept. 2018, 9:49

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais Attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.
 
(Ps 36 (37), 3-4, 5-6, 27-28ab, 39-40ac)
R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n’abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent  souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?  Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »  Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.   Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »


Cy Aelf, Paris

Le message de l'amour de Dieu en Jésus Christ ne peut être reçu que par celles et ceux qui, l'ayant découvert, en éprouve la bienheureuse nouveauté. Ils ressentent de manière indéfinissable, que véritablement le Dieu que l'on avait appelé le Tout-Puissant, n'est pas le tout puissant de la justice, mais bien Celui qui a créé l'homme afin de partager avec lui la plénitude de la vie...

La joie parfaite est accessible à toutes et a tous, quels que soient leur origine,, qu'ils soient blanc de peau ou basané, ou noir ou jaune - et s'il y des extra-terrestre, ce ne seront pas les terrifiants Aliens des films d'horreur ! Car si Dieu est Dieu, Il crée selon sa propre nature:car Lui ne connaît pas le mal !

Le pire danger que puisse rencontrer l'homme, c'est de se laisser séduire par l'Adversaire qui n'est guère qu'un ange déchu et que même les hommes ont le pouvoir de chasser et renvoyer en enfer. De sorte que nos vies, aujourd'hui même, peuvent être renouvelées d'une simple façon: une action de grâce - c'est tout simple. Ne l'avez-vous pas remarqué ? Quelle est la seule créature, dans tout l'univers peut sourire ? Les animaux peuvent ronronner, mais l'homme seul peut sourire. Comment font-ils donc, les athées militants, pour renier leur propre nature ? Quelle sombre grisaille que leur existence ! Prions que le Seigneur les convertisse ...


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Une prise miraculeuse

Message par etienne lorant » jeu. 06 sept. 2018, 10:18

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.  Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.  Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !  Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,  que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,  mais vous, vous êtes au Christ,
et le Christ est à Dieu.

   
(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ La terre est au Seigneur, et toute sa richesse. (cf. Ps 23, 1)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.  Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. NQuand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large,et jetez vos filets pour la pêche. »  Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »   Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.  Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.  à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »   En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;     et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »   Alors ils ramenèrent les barques au rivage


           –  Cy Aelf, Paris

Cette épître de saint Paul aux Corinthiens est tout entière lumineuse pour celles et ceux qui se convertissent. De notre temps encore, les hommes et les femmes qui cherchent à donner un sens véritable à leur passage  sur la terre, découvriront dans ce texte une espérance nouvelle pour une meilleure manière de vivre, en même temps riche d'espérance, mais également de joie.  Pour en rendre compte d'une autre manière, on peut se souvenir de l'enfant que nous avons été en découvrant des cadeaux le matin de Noël sous le sapin.

Le choix des cadeaux avait son importance, mais le plus réjouissant, c'était bien sûr la douceur et la tendresse de nos parents. La foi est le meilleur cadeau de Noël qui puisse nous être offert.  Nous avons reçu bien mieux que l'or, l’encrent et la myrrhe, nous avons reçu par le baptême : la foi, l'espérance et l'amour.

A partir de ce don initial pour l'âme,  toutes les portes de la grâce se sont ouverte.  Et bienheureux celles et ceux qui se sont mis en marche sur le chemin de vérité qui conduit à la vie éternelle ! Car nous ne sommes plus pieds et poings liés, esclaves de ce monde. Car nous sommes déjà libre par la grâce reçue. Et Pierre, désormais, n'a plus jamais cessé de prendre des hommes dans dans la barque de l'Eglise...

Quelques personnes ont parfois critiqué mes partages, estimant qu'ils nécessitent d'y revenir à deux fois.
La  réponse est toute simple: mettez-vous, vous-mêmes à méditer et vous trouverez, comme moi, une source inépuisable pour l'âme et une force renouvelée face aux mauvais bruits de ce monde...


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Agir tant qu'il fait jour

Message par etienne lorant » mer. 05 sept. 2018, 10:24

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ. C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ?   Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul», et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ? Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux.   Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.  Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. Nous sommes des collaborateurs de Dieu,
et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.


(Ps 32 (33), 12-13, 14-15, 20-21)
R/ Heureux le peuple
que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (cf. Ps 32, 12)
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Du lieu qu’il habite, il observe
tous les habitants de la terre,
lui qui forme le cœur de chacun,
qui pénètre toutes leurs actions.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.  Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.  Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.  Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.  Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile
dans les synagogues du pays des Juifs.


   
       Cy Aelf, Paris

Les lectures de ce jour nous font comme un reportage de l’Évangile annoncé à toutes et tous, quelles que soient les origines et les conditions de vie. C'est ainsi que, dans la première lecture, on voit saint Paul qui enseigne et qui, en même temps explique pourquoi il parle d'une telle façon et pas d'une autre. Parce que l'annonce de la Bonne Nouvelle est destinée à toutes et à tous, quelles que soient leurs conditions de vie. Il n'emploie pas le langage des savants, mais il montre comment manifester dans la vie son appartenance au Christ. C'est un enseignement tout simple qui souligne tout ce qui permet aux nouveaux convertis de vivre en bonne harmonie avec les uns comme avec les autres. Il n'y a pas : le Dieu de Paul et le Dieu d'Apollos, il n'y a qu'un même Dieu s'adressant à tous et à chacun au cœur de Et non la vie.

Et c'est cela, également, que témoigne l'Evangile du jour qui nous montre Jésus à l'oeuvre sans discontinuer: Ici il enseigne, là il soulage la belle-mère de Pierre, il chasse les démons, il se retire et il revient. N'est-ce pas comme un ballet improvisé ? Et non seulement cela, il se prépare à se remettre en marche pour faire de même partout où il passera. Or, ce mouvement perpétuel - de partage et de servir, de prier en silence et d'encourager le prochain, ne devrait cesser de nous procurer la Joie d'une journée bien vécue dans l'amour de Dieu sous le de l'amour de Dieu.

Notre prêtre nous a proposé, aujourd'hui même, de manifester l'amour de Dieu par tel ou tel service accompli auprès de celles et ceux que nous croiserons - et en oubliant quelque peu les soucis qui nous assaillent : "Le berger ne prend-il pas soin de ses brebis ? Levons-nous donc et sortons de nos maisons !


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