Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

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L'humilité, la plus exigeante des vertus

Message par etienne lorant » Hier, 13:36

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus Christ au service de la foi de ceux que Dieu a choisis et de la pleine connaissance de la vérité qui est en accord avec la piété. E Nous avons l’espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas. Aux temps fixés, il a manifesté sa parole dans la proclamation de l’Évangile qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur.  Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune à toi, la grâce et la paix de la part de Dieu et du Christ Jésus notre sauveur.
            

(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face 
!


Évangile selon saint Luc 
« Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive !  Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.   Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »   Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »  e Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici :     “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »
[/b]

Comme il est difficile aux hommes de se convertir et d'aller jusqu'au bout de la conversion !  Il nous faut tout à la fois, être strict envers nous-mêmes mais encore : souple envers le prochain. Le salut que nous pourrons apporter en partie à notre prochain, nous ne pourrons l'obtenir qu'en nous renonçant nous-mêmes.  Le bien que nous pouvons faire est déchirement  au niveau de l'Ego,  du "Moi, Je" par lequel nous pourrions gouverner notre petit monde.  Jésus dit bien:  lorsque tu fais le bien, que ta main droite ignore ce que fais ta main gauche.
Si nous désirons progresser dans la foi, l'espérance et la charité, il faut demeurer dans une profonde humilité. Le mot latin "humus" désigne la terre, le sol. En quelque sorte, afin de devenir grand devant Dieu, il faut se faire tout petit.

Chaque année, à l'approche des fêtes de fin d'année, on voit des hommes à l'entrée des grandes surfaces des supermarchés, des hommes habillés en "costards - cravates" qui, dans un premier temps vous proposaient de déposer dans des cartons des biens de consommation courante: nourritures, boissons, savons, rabots, mouchoirs de papiers, etc. C'était sympathique et les clients déposaient leurs dons dans des caisses de carton... Mais ces ramassages ont laissé la place, modernisme oblige par un versement quelconque par cartes de crédit. Et le charme d'un en natures : boissons diverses en canettes , bouteilles d'eau, pâtés à tartiner, pièces de vêtements : gants, mouchoirs, etc.. Mais modernisme oblige, ces collectes ont laissé la place à un terminal de versement par carte de crédit- et les unes après les autres, c'est collectes ont disparu. Certains donateurs ont réclamé que les donations en paiement électroniques soit accompagnées d'un document constant le don - et déductible aux impôts !

L'amour de Dieu passe par le prochain. Aimer son prochain, quel qu'il soit, ce n'est pas facile, il y faut de la patience, un changement dans nos priorités, l'humilité de nous reconnaître tels que nous sommes . Comme il nous est difficile de devenir "humain" - une fois encore: le mot humilité vient du latin humus qui désigne le sol, la terre.
"Celui qui veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur et celui qui veut-être le plus grand, qu'il soit votre esclave !


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Du labeur de l'âme

Message par etienne lorant » sam. 10 nov. 2018, 11:42

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, j’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi: elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer. Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai. Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout: à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations.  Je peux tout en celui qui me donne la force.  Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne. Vous, les Philippiens, vous le savez: dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses d’aucune Église, excepté la vôtre.  À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois, ce dont j’avais besoin. Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte. J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance; je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi c’est comme une offrande d’agréable odeur, un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu. Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement,
dans le Christ Jésus.

   
(Ps 111 (112), 1-2, 5-6, 8a.9)
R/ Heureux qui craint le Seigneur !
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples:  « Moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l’argent Malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là,ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera   Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.»  Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

           –Cy Aelf,  Paris


Les textes du jour nous renvoient à nous-mêmes en posant la question :  Jusqu'à quel point auront nous assez de foi pour nous priver en faveur d'autrui, pour son bien, gratuitement. Nous savons tous très bien l'hésitation soudaine qui nous atteint au moment de la quête !   Que d'hésitations au moment de rassembler quelques pièces de monnaie ?   Je me souviens que peu de temps après mon "expérience de conversion",  j'ai cherché une nouvelle "manière d'être" qui se voulait "détachée" du monde.  Sous la puissance de la joie reçue d'en -haut,  la toute première réaction fut de m’exclamer :  "Seigneur, laisse-moi mourir de suite, maintenant, afin que je garde en moi cette que Tu m'as donnée !   En effet, je sentais très bien que ce "Flot de Lumière" qui m'avait envahi, cette grâce finirait par s'amenuiser et que je me retrouverai de nouveau à jongler entre les exigences de réussite en ce monde et la vie "abandonnée en Dieu".

J'ai déjà rapporté les déconvenues rencontrées lors de mes rendez-vous auprès de l’Évêché, puis devant l'abbé du petit séminaire.  J'avais cru naïvement que tous les membres du clergé, du simple acolyte jusqu'au Pape, tous avaient bénéficié d'une vision comme celle qui m'avait touché.  Mais non...tous  était entrés dans l'Eglise avec un même programme de vie que celui qui m'avait entraîné à devenir quadrilingue durant mes études. J'ai dû faire sourire, avec mes "enthousiasme" -  mais lorsque l'on m'a dit carrément qu'approchant la trentaine,  j'étais trop vieux ...  je n'ai pas pu m'empêcher de protester: "Pourtant, c'est à trente ans que le Seigneur s'est mis à enseigner les foules !" Ce fut la fin de toutes "négociations" ...

Néanmoins, la théologie que je réclamais comme petit chat qui miaule pour obtenir sa pâtée, je l'ai obtenue : par correspondance avec le siège "Faustinum" des Sœurs de la Miséricorde divine dont le siège est à Cracovien en Pologne.  Et ces études m'ont permis de reconnaître qu'il était possible de devenir "l'un quelconque des témoins de Jésus-Christ" - après deux années très difficiles, j'ai commencé de comprendre que demeurer un "anonyme en Jésus-Christ" ne m'empêcherait pas de témoigner de l'Amour dont je suis aimé...  Ne dit-on pas que les "vocations contraries" sont parfois les meilleures ?   Qu'il puisse en être ainsi pour nous tous au cœur du quotidien !


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Demeurer cohérent dans sa foi

Message par etienne lorant » ven. 09 nov. 2018, 12:13

Lecture de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, vous êtes une maison que Dieu construit.  Selon la grâce que Dieu m’a donnée, moi, comme un bon architecte, j’ai posé la pierre de fondation. Un autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il contribue à la construction.   La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve: Jésus Christ. Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira,car le sanctuaire de Dieu est saint,et ce sanctuaire, c’est vous.

(Ps 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a)
R/ Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut. (Ps 45, 5)
Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,  et dit aux marchands de colombes: « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit: L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent: « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi?»  Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » Les Juifs lui répliquèrent: « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.   Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.


[/i]
                -Cy Aelf, Paris

Par la résurrection du Christ, l'accès à la demeure de Dieu est  ouverte à toutes à tous sans exception aucune. Et cette bonne nouvelle est destinée à tous les hommes et les femmes, qui désireront trouver un refuge, un repos pour leurs âmes, la guérison de leurs infirmités qu'elles soient physique ou morales et ceci dans une gratuité absolue. Car avant la venue du Seigneur,  non seulement pour la religion juive mais pour toute recherche d'accès à la Vérité.  "Veritas Liberabit Vos !": c'est la vérité de l'amour de Dieu qui rend à l'homme toute sa liberté. On pourra dire qu'une église et une cathédrale sont des demeures de Dieu, en réalité ce sont des lieux de prières, de contemplation, d'écoute comme de silence, de communion avec nos frères, et le lieu premier de tous les sacrements.

Mais les sacrements de l'Eglise qui ne seraient pas suivis par des signes d'une authentique charité et de miséricorde envers le prochain, d'une lutte constante contre les tentations - qui sont multitudes dans le quotidien, pourraient dans certains cas conduire à l'apostasie...  Comment des prêtres pédophiles pourraient-ils encore donner l'absolution ils encore  se servir du sacrement de la confession pour forcer Dieu à les absoudre de leurs fautes ?   Il y a là une abomination caractéristique de la possession diabolique...

Notre prêtre, en cette occasion, nous a engagés, à la fin sa messe de poser "aujourd’hui même" un acte de miséricorde envers telle personne proche qui nous a demandé ici un délai, là un service, l'explication d'une démarche à faire, un soutien moral, un ! accompagnement dans une démarche, sans oublier le prêt d'argent sans intérêt qui nous fait souvent "regrimper" !


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Rechercher la miséricorde plutôt que la justice

Message par etienne lorant » jeu. 08 nov. 2018, 11:54

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères  c’est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui rendons notre culte par l’Esprit de Dieu,
nous qui mettons notre fierté dans le Christ Jésus et qui ne plaçons pas notre confiance dans ce qui est charnel.  J’aurais pourtant, moi aussi, des raisons de placer ma confiance dans la chair. Si un autre pense avoir des raisons de le faire, moi, j’en ai bien davantage:  circoncis à huit jours, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, fils d’Hébreux; pour l’observance de la loi de Moïse, j’étais pharisien; pour ce qui est du zèle, j’étais persécuteur de l’Église ; pour la justice que donne la Loi, j’étais devenu irréprochable. Mais tous ces avantages que j’avais,je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.  Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout :
la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur
.


(Ps 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)
R/ Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

É
vangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.  Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!  Alors Jésus leur dit cette parabole: « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?  Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux   et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire: “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?   Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”  Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

           – Cy Aelf, Paris


Il n'y a pas de comptes de "profits et pertes" dans l'économie divine. Et ce n'est pas non plus un "tout ou rien"! Il n'y a que le salut - et le salut pour tous.

Lorsqu'un homme renie la foi, Dieu va-t-Il cesser de l'aimer ? Bien au contraire, c'est vers elle qu'Il va se tourner ,afin de la sauver ! Et s'il agit ainsi envers celles et ceux qui mettent leur âmes en danger, comment plus Il se réjouira de la grande docilité des saints ! Dans langue des hommes, cette quête de la brebis perdue en vue de son salut semble une contradiction de la justice. Mais c'est simplement du fait que la justice divine s'appelle d'abord "miséricorde envers le plus faible qu'il faut sauver en premier". Cette "Justice de Miséricorde" choque beaucoup les âmes toutes droites qui se surveillent elles-mêmes afin de demeurer justes jusqu'à entrer dans le Royaume.

Que faut-il donc faire ? Fermer les yeux sur une infamie ? Non pas, mais il faut mettre en garde, corriger, sanctionner si besoin est mais - mais surtout pas: maudire ! Si l'on se met à maudire, c'est sa propre âme que l'on soumet à la malédiction plutôt que la justice. Evidemment, ce qui paraît simple selon la justice humaine devient mystère dans la rédemption des âmes qui peuvent "même avant vous !" entrer dans le Royaume. Cela nous choque ? Si cela choque des "âmes précieuses" et des âmes "rigoristes", peu importe!
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés"

Comment le dire encore ? Probablement en en nous souvenant: Il y a plus de joie dans les Cieux pour un qui se repend que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir ! Mais encore: "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Et c'est bien le bandit de grand chemin crucifié avec Jésus qui a sauvé son âme à la dernière minute en déclarant : "Pour nous c'est juste !"



Courage et endurance

Message par etienne lorant » mer. 07 nov. 2018, 14:52

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et profond respect; ne le faites pas seulement quand je suis là, mais encore bien plus maintenant que je n’y suis pas. Car c’est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l’action, selon son projet bienveillant. Faites tout sans récriminer et sans discuter;  ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération tortueuse et pervertie où vous brillez comme les astres dans l’univers, en tenant ferme la parole de vie. Alors je serai fier de vous quand viendra le jour du Christ: je n’aurai pas couru pour rien ni peiné pour rien. Et si je dois verser mon sang pour l’ajouter au sacrifice que vous offrez à Dieu par votre foi, je m’en réjouis et je partage votre joie à tous.  Et vous, de même, réjouissez-vous
et partagez ma joie.


(Ps 26 (27), 1, 4, 13-14)
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage :
espère le Seigneur. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là  de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit: « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?  Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui: “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”  Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?  S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.  Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »


          – Cy Aelf, Paris


Tous les convertis le diront :  lorsque que l'on est envahi par la grâce divine, la première des réactions est de dire : "Seigneur, laisse moi mourir de suite, afin que je garde toujours cette Joie que Tu me donnes !"  Si les convertis commencent par s'écarter de tout ce qui fait  "poids" dans leur vie.  Certains ont voulu faire comme saint François:  ils ont remplacé leurs bottines  contre des sandalettes et ils ont marché en ville avec des sandales et sans enfiler de chaussettes, car ils voudraient tout ressentir de la beauté de la  nature...  C'est qu'ils ont découvert la véritable humilité : ils ont ressenti en eux que plus un homme est proche de la terre et plus et plus son esprit et son cœur sont plus proches des Cieux.  

La conversion est  une expérience spirituelle qui ne porte pas de fruits dans l'instant, ni dans les mois et les années qui suivent. Hélas, lorsque l'une ou l'un d'entre nous ont vécu un tel bouleversement de l'être, ils se retrouvent à chercher des prêtres qui pourraient leur expliquer ce qu'ils doivent faire - mais la plupart des religieux ne savent que répondre.  Tout au plus, ils prennent soin d'écarter l'âme de tentations telles que les "disciplines" que les grands saints  se sont sévèrement appliquées afin de demeurer parfaitement en état de grâce.  

La conversion est une expérience qui appelle à se remettre en question et chercher un mode de vie nouveau dans un monde ou une société qui, elle, ne peut intégrer ces notions.  Cependant, malgré diverses déconvenues, l’âme demeure, s'assouplit, exprime la joie comme l'écoute, le partage, l’accueil, le don continuel de soi. Le proverbe qui dit : "Qui veut faire l'ange, fait la bête" a tout à fait raison - ce qui convient c'est de  laisser faire le Seigneur, Lui qui sait tout de nous-mêmes...


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Les Maritain : Cherchez et vous trouverez !

Message par etienne lorant » mar. 06 nov. 2018, 18:30

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes.  Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté  il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,   afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père
.


(Ps 21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32)
R/ Tu seras ma louange, Seigneur,
dans la grande assemblée. (Ps 21, 26a)
Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent.
« à vous, toujours, la vie et la joie ! »

La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,
chaque famille de nations se prosternera devant lui :
« Oui, au Seigneur la royauté,
le pouvoir sur les nations ! »

Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;
on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
On proclamera sa justice au peuple qui va naître :

Voilà son œuvre !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives dit:« heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit: « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”  Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”  De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur: “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

 
         – Cy Aelf, paris

Nous somment tous appelé à vivre, dès le temps présent,  de la grâce reçue dès notre baptême.  Cela paraît peu de choses au regard des athées et des négateurs de Dieu. Un athée peut se convertir - et de notre temps encore, de nombreux athées qui se sont mis en route à la quête d'une "explication" du mystère de l’existence, depuis le premier jusqu'au dernier jour.  Notre prêtre nous a rapporté la double conversion du couple des Maritain, qui s'étaient lancés, dans leur jeunesse, à rechercher et à trouver la vérité sur toutes les choses et événements du monde.  Ils cherchèrent du côté des sciences, mais aussi en philosophie, et dans l'art, dans les langues - y compris les mathématiques et les sciences... mais doués comme ils étaient pour les études, ils ne trouvaient pas de réponses "intelligibles" - comme leurs cœurs n'étaient pas satisfaits, ils se mirent à regarder du coté de la mort - la mort était-elle l'absolu de la quête de vérité ?  Et jusqu'au jour de leur rencontre avec l’écrivain Léon Bloy, l'écrivain qui attendait la fin du monde comme étant le jour de la Justice ...et le retour du Christ, dans sa gloire, lors de la Parousie.

Ils se convertirent et consacrèrent leurs vies à témoigner de cette Rencontre à laquelle  ils parvinrent, non par la science et l'intelligence, mais tout simplement :  par la grâce.  C'est le fait d'avoir voulu -quel qu’en fut le prix - cherché la vérité, qu'ils obtinrent de la trouver.

Lorsque j'ai découvert cette conversion, j'y ai retrouvé la mienne le jour où, bien que baptisé, j'ai décidé un jour de ne  plus "rien faire" jusqu'à ce que je comprenne POURQUOI l'homme est si souvent malheureux et malheureux au point de se rejeter lui-même et être tenté par le suicide...   Ce que le couple des Maritain  (Jacques et Raïssé) ont connu,  je l'ai expérimenté le jour où je suis rentré chez moi, abandonnant mon travail en me disant:
"Je ne m'arrêterai jamais de chercher la raison pour la quelle l'homme est malheureux".

Le lendemain de ce jour-là, je suis tombé à genoux en contemplant à mon réveil le crucifix que l'on m'avait offert le jour de ma "communion solennelle". Car durant quelques minutes indescriptibles, j'ai vu que le Seigneur ... donnait sa vie afin que je cesse d'être incrédule. Aurais-je eu une hallucination ?  C'est ce qu'à songé mon curé tout d'abord ... car la foi est bien un dépôt sacré que l'on ne peut garder que pour soi-même.  Et vivre, c'est désormais: témoigner de l'amour de Dieu...



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La miséricorde, clé du Royaume !

Message par etienne lorant » lun. 05 nov. 2018, 14:07

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on  s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments; recherchez l’unité. Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts.


(Ps 130 (131), 1, 2, 3)
R/ Garde mon âme dans la paix
près de toi, Seigneur.
Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité:«Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour.  Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Cy  Aelf, Paris


Si nous avons la foi, c'est ce qui apparaîtra par les signes effectués envers notre prochain - et d'abord : celles et ceux qui ne pensent pas comme nous, et qui s'estiment être le meilleur et le plus fort entre tous. Il nous est arrivé à tous de nous retrouver en position de  mettre mal à l'aise telle personne qui nous paraît antipathique ou qui nous aura dénigré devant nos proches. Je me suis souvenu de mon temps d'armée, lorsque j'était soldat - et caserné à la frontière de l'ex-Allemagne de l'Est.

Durant plusieurs semaines, j'ai été le "souffre douleur" d'un petit gradé qui ne manquait pas une occasion de me flanquer telles et telles corvées.  Je ne me plaignais pas, car j'avais déjà compris que les protestations ne feraient qu'exciter sa vanité et sa "gloriole".  Mais un jour, il perdit son porte-clés - ce petit objet qui aurait le pouvoir de l'empêcher de prendre le congé auquel il avait droit... d'autant qu'il l'avait d'autant plus qu'il s'était garé sur un emplacement-clairement destiné à plus gradé que lui ! Comme les autres dans sa chambrée se mirent à le moquer en lui promettant la suppression de ses congés, je le luis remis en disant seulement : "A ta place, j'emploierais  un porte-clé avec une nominette, ça t'épargnera d'autres ennuis !"

L'histoire est significative du pouvoir du bien sur le mal.  Le mal est n'est pas seulement l'ennemi du bien -mais il est souvent l’occasion de vaincre le mal par le bien !

Béni soit Dieu qui donne ce pouvoir à tous !



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Joie des bâtisseurs du Royaume :

Message par etienne lorant » sam. 03 nov. 2018, 15:26

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
Frères, de toute façon, que ce soit avec des arrière-pensées ou avec sincérité, le Christ est annoncé, et de cela je me réjouis. Bien plus, je me réjouirai encore, car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à votre prière et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ. C’est ce que j’attends avec impatience, et c’est ce que j’espère. Je n’aurai à rougir de rien; au contraire, je garderai toute mon assurance, maintenant comme toujours; soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux: je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable;mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. De cela, je suis convaincu. Je sais donc que je resterai, et que je continuerai à être avec vous tous, pour votre progrès et votre joie dans la foi. Ainsi, à travers ce qui m’arrive, vous aurez d’autant plus de fierté dans le Christ Jésus,
du fait de mon retour parmi vous.


(Ps 41 (42), 2, 3, 5abcd, 5efgh)
R/ Mon âme a soif du Dieu vivant. (cf. Ps 41, 3a)
Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ?

Je me souviens,
et mon âme déborde :
en ce temps-là,
je franchissais les portails !

Je conduisais vers la maison de mon Dieu
la multitude en fête,
parmi les cris de joie
et les actions de grâce.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place”; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

– Cy Aelfp, Paris.

Belle et sainte déclaration de saint Paul comme il dit : "Vivre, c'est le Christ". Comme il serait doux et réconfortant de pouvoir vivre sans nous poser chaque jour la question de savoir comment réagir en telle et telles occasions. Il nous faut, à la suite de saint Paul, choisir en toute occasion de "manifester" le Christ. Lorsque nous croisons une personne sur notre route, nous pourrions commencer par la saluer sans nous poser aucune question à son sujet. Qu'il se pose un problème au cours d'une journée de travail, pourquoi s'en prendre à autrui pour qu'il se charge de la corvée qui nous importune ? Acceptons-là plutôt sans rechigner et c'est en humilité quel'on aura grandi. Et lorsqu'un proche accomplit une bonne action, pourquoi en dénigrer l'importance ?

Notre prêtre, lorsqu'il était encore séminariste, a remplacé un professeur dans ce qu'on appelait "la petite école". Ne sachant pas trop comment "tenir" une classe d'enfants facilement turbulents, il se mit à distribuer des "bons points" en toutes sortes d'occasions : un bon point pour l'élève qui avait arrêté de jouer dans la cour dès le premier coup de sifflet; un autre bon point à chaque bonne réponse en classe; un bon pour avoir prêté un objet dont manquait un autre condisciple, etc. Et en très peu de temps, tous avaient découvert le la satisfaction d'une tâche bien accomplie.

De la même manière, Jésus invite à l'humilité. En effet, si notre foi nous invite à rendre service à autrui, pourquoi nous glorifier nous-mêmes ? C'est en perdre le t. Les pharisiens se réclamaient de la "stricte observance" - mais la stricte observance, c'est vivre dans le Christ afin que le Christ face en nous sa demeure...

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La vocation

Message par etienne lorant » mer. 31 oct. 2018, 12:22

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres. Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste: Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse: ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.  Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur. Vous, les esclaves, obéissez à vos maîtres d’ici-bas comme au Christ, avec crainte et profond respect, dans la simplicité de votre cœur. Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes,mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur, et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes. Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait. Et vous, les maîtres, agissez de même avec vos esclaves, laissez de côté les menaces.Car vous savez bien que, pour eux comme pour vous, le Maître est dans le ciel, et il est impartial envers les personnes.
 
(Ps 144 (145), 10-11, 12-13ab, 13cd-14)
R/ Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit. (Ps 144, 13a)
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.    Quelqu’un lui demanda: « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit:     « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.  Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant: “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra: “Je ne sais pas d’où vous êtes.” Alors vous vous mettrez à dire: “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra: “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.  Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.  Oui, il y a des derniers qui seront premiers,et des premiers qui seront derniers. »[/color]

           – Cy Aelf, Paris


Ce n'est certes pas à la révolte et au soulèvement des peuples  "au nom de Dieu" que l’Évangile nous invite.l Ce sont les païens et les idolâtres qui détournent la religion de son sens premier qui qui désigne le "lien-à- Dieu". Et c'est bien pour une question religieuse que le Seigneur a été persécuté et mis à mort. Le motif sa condamnation fut de s'être déclaré "Roi des Juifs" - ce qui équivalait à remettre en question l’autorité de de l'occupant romain.  

Les convertis sont bien "le sel de la terre", ce condiment qui est noyé dans la soupe et dans les aliments et qui relève leur goût.  Ils sont nombreux mais ils restent méconnus le plus souvent  car lorsqu'ils parlent ouvertement, les sociétés les dénoncent est les rejette comme étant de dangereux révolutionnaire Cependant, parmi nous - et parmi vous aussi- se trouvent de bonnes âme en quête du royaume de l'amour de Dieu. Cette royauté de l'amour de Dieu se manifeste encore pour nous, chaque fois que nous nous laissons guider à des gestes de compassion, à l'assistance apportée aux plus jeunes enfants comme aux vieillards.

Cette démarche de justice et de miséricorde, c'est bien, ce qu'ont manifesté des religieux aussi différents que saint François d'Assise, l'abbé Pierre, sainte mère Térésa de Calcutta, Don Bosco  -auquel on pourrait ajouter un prêtre de notre diocèse qui hébergeait de jeunes sans abris avant d'être déplacé et de devenir aumônier  des prisons.  Je me suis souvenu de lui avoir exprimé mes regrets, mais il m'a rassuré en me déclarant:  "Si le Seigneur n'a pas dédaigné échapper aux jugements des pharisiens tout comme à ceux des zélotes, qui sommes nous pour interférer aux choix du Seigneur ?   Mais chacune et chacun d'entre nous sommes appelés  à servir le Seigneur en mettant à l'oeuvre les dons et talents qui nous animent au fond du cœur..


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Cliquez sur le lien :

https://www.youtube.com/watch?v=qVyspn7nH1o

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Le Royaume s'édifie en nous

Message par etienne lorant » mar. 30 oct. 2018, 12:13

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari. Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ: il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée. C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme: comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même. Jamais personne n’a méprisé son propre corps: au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église, parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.
Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. Pour en revenir à vous
, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.


(Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)
R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (Ps 127, 1a)
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

– Cy ael, Paris


Ce que nous disent les lectures de ce jour, c'est que Royaume est moins un lieu qu'un état de l'être. On peut évidemment se le représenter comme le jardin de l'Eden, dans lequel tout était soumis à l'homme sous le regard de Dieu. Les animaux sauvages n'avaient nul besoin de chasser des proies pour se nourrir, car ils n'avaient aucun besoin de chasser pour se nourrir . Ils étaient familiers de l'homme, les éléphants n'avaient de cornes que pour se reconnaître entre eux, et les loups habitaient avec les agneaux et l'on peut se les représenter tous comme des chiens et des chats apprivoisés qui ronronnent sous les caresses de l'homme. Ce matin, je me suis souvenu de ce canari que l'on m'avait offert pour mes douze ans. Nous avions lui et moi, une sorte de relation amicale. Je sifflais et il rivalisait avec moi. Vint un jour où je lui offris ses graines préférées entre deux doigts - au début, ce fut la panique mais petit à petit il vint cueillir et ses graines préférés entre mes doigts... puis vint le jour où pleinement apprivoisé, je pus le lui ouvrir la gage et peu à peu, il se remit à voler... La fin de cette relation particulière fut d'une grande tristesse au début, puisque je lui rendis sa totale liberté un jour de printemps - je croix bien qu'il aura migré là où ses congénères se reproduisent... Hélas pour moi, à l'adolescence, j'ai bien dû reconnaître que les hommes et les femmes ne se comportent guère entre eux avec autant de délicatesse que j'en avais éprouvée avec un tout petit oiseau tout petit jaune...

Que dire de notre époque qui entraînent des enfants à "choisir" leur sexe en les laissant s'habiller en choisissant jupe ou pantalon ! C'est d'un ridicule inimaginable ! Pensions nous que les "Highlanders" écossais soient tous homosexuels sous leur Kilt ? Gare ceux qui iraient leur demander de quel sexe ils sont !!!.

(Rires et sourires à la messe ce matin - mais nous avons été conquis )!

Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu de cet homme qui fut un homosexuel "notoire" que j'accueillais sans comme tout autre client, sans faire aucune remarque "à double-sens". Durant quelques années je ne l'ai plus revu et lorsqu'il reparût, il avait quelque peu "forcér" sa voix vers les graves. Il était venu me remercier et m'annoncer son retour à l'Eglise.

Il se passe de belle choses pour celles et ceux qui s'en remettent à Dieu... Alléluia !



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L'Eucharistie et le sens du Sacré

Message par etienne lorant » dim. 28 oct. 2018, 23:54

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères,  soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres,comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur. Comme il convient aux fidèles, la débauche, l’impureté sous toutes ses formes et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous ;   pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce. Sachez-le bien: ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ; ne laissez personne vous égarer par de vaines paroles. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.  N’ayez donc rien de commun avec ces gens-là.  Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière.

(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Cherchons à imiter Dieu,
puisque nous sommes ses enfants bien-aimés. (cf. Ep 5, 1)
Heureux est l’homme     qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille   balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le
chemin des méchants se perdra.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue,le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était toute courbée ne sachant absolument incapable de se redresser.  Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.  Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?  Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »  À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie.
à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait
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  Cy Aelf, paris

Tandis que saint Paul dénonce la débauche et l'impureté sous toutes ses formes, le Seigneur ajoute l'hypocrisie comme une surenchère dans le péché.  Non seulement les hommes se laissent aller à  leur propre turpitude,  mais ils dénoncent mais ils surajoutent en dénonçant  la bonne action accomplie comme une faute grave à l'égard du jour du Sabbat. Mais en réalité,  "Dieu a fait le Sabbat pour l'homme, et non l'homme pour le Sabbat !".En parlant comme ils le font, les pharisiens limitent la religion aux rites et aux sacrifices rituels dans le temple.  Quelles que soient leurs fautes, ils seront pardonnés en offrant à Dieu des sacrifices tout à fait incapables de leur rendre la véritable relation à Dieu, laquelle nous encouragent à aimer non pas seulement par des paroles, mais aussi par des gestes de miséricorde et  des prières en faveur s autrui, quand bien même ils nous aurait blessés...

Méfions-nous d'une pratique "impeccable" le dimanche et les jours de fêtes "obligatoires". Il y a quelques années, ayant servi à la messe comme enfant de Chœur  - avec l'aube blanche , j'ai voulu retrouver l'ambiance très recueillie d'une messe en Latin... Quel ne fut pas mon étonnement  de ne plus pouvoir me rendre à moi-même le "sens du Sacré éprouvé" autrefois : bien qu’ayant emporté un missel ancien,  je n'ai pas pu suivre, tant ce jeune prêtre enlisait si vite que je n'ai pas pu suivre.  Ensuite, j'ai communié, les mains glissées sous un linge blanche afin de ne pas toucher l'Hostie avec des mains "impures" - en moi-même je me suis rendu compte que non, ce n'était plus ma place...

Mais quelques années plus tard, j'ai vécu de véritables communions au sein d'une chapelle de sœurs Clarisses.  Chaque lundi, elles commençaient les célébrations de la semaine en chantant - sans instrument pour les accompagner, le  Veni Créatir Spiritu, à trois voix sans même un accompagnement musical. Comme j'ai été heureux à ces messes !  Après la communion, je ne traînais pas pour bavarder entre fidèles, car je "couvais" littéralement les grâces reçues  tissées de force et de joie ...

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CLIQUER SUR LE LIEN

https://www.youtube.com/watch?v=yY-_DKaViPU


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Cultiver la foi de confiance absolue

Message par etienne lorant » sam. 27 oct. 2018, 11:41

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, à chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. C’est pourquoi l’Écriture dit : Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs, il a fait des dons aux hommes. Que veut dire : Il est monté ? – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu dans les régions inférieures de la terre.  Et celui qui était descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir l’univers.  Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.De cette façon, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ,  jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude. Alors, nous ne serons plus comme des petits enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d’idées, au gré des hommes qui emploient la ruse pour nous entraîner dans l’erreur.  Au contraire, en vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ.   Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre.
Ainsi le corps se construit dans l’amour.

       
(Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5)
R/ Dans la joie, nous irons
à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)
Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”  Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.  Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

         Cy Aelf, Paris

Combien de foi les hommes n'ont-il pas dit - à la suite d'une catastrophe:  "Si Dieu existait, il n'aurait pas permis cela ! Mais le Seigneur ne juge pas d'une parole qui exprime la détresse profonde de l'homme sur le point de mourir.  Il a  endossé les cris des mourants du haut de sa croix  en citant le psaume qui crie:
"Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné  ?"  -  Jésus aurait-il été tenté de renier Dieu le Père ?  Certes non, mais il a endossé le désarroi de celles et ceux dont l'heure est venu.  Si l'on recherche la suite du Psaume, on trouve :i :  

-  Oui, tu m’as répondu!  
Je proclamerai à mes frères quel Dieu tu es,
je te louerai dans l’assemblée
.

Nous aussi, tous autant que nous sommes, il nous faudra témoigner de notre foi en supportant détresse, pauvreté, deuil , larmes et cris. Ou bien faudrait-il devenir stoïques au point de rejeter la miséricorde divine?
Quelle erreur se serait ! La femme qui accouche dans la souffrance va-t'elle donc renier la nouvelle vie qu'elle a donnée au monde ? Certes non !

Ainsi nous faut-il prier en hommes et femmes engagés en pleine foi et en pleine espérance. A l'occasion d'une perte ou d'une autre, prenons la peine de vérifier si ce que nous abandonnons derrière nous, ne nous aurait pas entraînés dans des affaires trop difficiles et pénibles à supporter ?

Une foi de confiance absolue, voici ce que nous devons désirer.



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Prenons garde à l'hypocrisie)

Message par etienne lorant » ven. 26 oct. 2018, 11:08

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation: ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.  Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous,
par tous, et en tous.


(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait aux foules: « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.     Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?  Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »

           – Cy Aelf,  Paris



Ce qui nous permet de sortir de l'hypocrisie, c'est bien le souvenir cuisant de telle ou telles personnes qui nous ont obligés à "rabattre" sur notre vantardise et les capacités que nous nous octroyons sans jamais les avoir
exercées pratiquement... Je venais de rentrer en ville à la fin de mon temps de service militaire en Allemagne,
à quelques kilomètres de la frontière de l'ex-Allemagne de l'Est. Et de me vanter qu'ayant supporté toutes de situations sortes de situations difficiles, je ne craignais plus rien... Ce n'était pas vraiment faux (il faut avoir veillé trois heures de nuit dans une guérite où l'on ne pouvait que danser d'un pied sur l'autre pour se réchauffer ! le ridicule petit moteur électrique ne électrique ne servait de rien à partir de 10° sous zéro !!

Mais comme je parlais ainsi, une des deux jeunes femmes - que je croyais bien connaître, à ma plus grande confusion- se sont emparés des documents tout frais qui attestaient de ma démobilisation ! Il n'en a pas fallu plus pour qu', elles m'obligent à les supplier de me rendre ces précieux documents ! Qu'elles en soient encore remerciées, car je n'ai jamais oublié cette leçon d'humilité.

Ayant vécu cette épreuve inattendue, je ne me suis plus jamais laissé tenter de me "faire valoir"...

Cependant, l'hypocrisie des pharisiens est d'autant plus grave qu'ils n'hésiteront pas à attribuer des guérisons miraculeuses à une intervention du démon. Au cours de mes expériences vécues, je dois ajouter, je dois ajouter le triste constant des "grands catholiques" qui n'hésitent pas, après avoir consulté un médecins, se sont présentés chez le "rebouteux" du village ! Ainsi sont les hommes qui prennent leurs propres paroles pour des oracles !!! Prenons garde à nous-même: l'humilité est la capacité de nous reconnaître nous-mêmes, et d'abord par nos manques de foi...


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Progresser par les oeuvres

Message par etienne lorant » mer. 24 oct. 2018, 14:25

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères,  vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous:  par révélation, il m’a fait connaître le mystère, comme je vous l’ai déjà écrit brièvement. En me lisant, vous pouvez vous rendre compte de l’intelligence que j’ai du mystère du Christ  Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit.  Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.
De cet Évangile je suis devenu ministre par le don de la grâce que Dieu m’a accordée par l’énergie de sa puissance. À moi qui suis vraiment le plus petit de tous les fidèles, la grâce a été donnée d’annoncer aux nations l’insondable richesse du Christ, et de mettre en lumière pour tous le contenu du mystère qui était caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses; ainsi, désormais, les Puissances célestes elles-mêmes connaissent, grâce à l’Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu. C’est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur. Et notre foi au Christ nous donne l’assurance nécessaire
pour accéder auprès de Dieu en toute confiance.

 

(Is 12, 2, 4bcde-5a, 5bc-6)
R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux
aux sources du salut ! (Is 12, 3)
Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur.

Il montre sa magnificence, et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.  Vous aussi, tenez-vous prêts c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »  Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »  Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?  Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !   Vraiment, je vous le déclare: il l’établira sur tous ses biens.  Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,  alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »
]

           – AelF, Paris

Notre projet à tous est des de réussir. La réussite , tout le monde court après. Non pas seulement dans son activité professionnelle, mais encore dans nos relations affectives, et encore dans  l'apparence de nous-mêmes
que nous désirons impeccable. En ce domaine, saint Paul apôtre, ce zèle fut d'autant plus grand qu'il fut l'homme le pharisienne fanatique qui persécutait ses propres frères partout où il les retrouverait.  Et une fois converti, il remplaça un zèle destructeur en une révélation sans limite de l'amour de Dieu envers l'homme.

La richesse en bonnes œuvres, en "conversion continuée" voici ce qu'il nous est proposé.  Je me suis souvenu avec bonheur l'époque de ces "mouvements intérieurs" qui me poussaient parfois d'aller au-delà du simple service.  Ce matin me sont revenus en mémoire des moments grâce au cours desquels, abandonnant mon travail, j'ai accompagné dans leurs démarches les orphelins devenus adultes et qui ne pouvaient compter que sur eux-mêmes.   Les filles comme les garçons étaient d'une telle innocence (pour avoir été "surprotégés" par les bons Père salésiens): ils acceptaient toutes sortes de travaux et conditions de travail qu'on leur proposait
et qu'ils acceptaient "pour rendre service !"...  J'ai passé beaucoup de temps à leur dévoiler - hélas ! - à quel point il faut se tenir sur ses gardes afin de ne plus être abusés.

Nous devons pour nous-mêmes veiller de mettre en oeuvre devant Dieu les grâces et les talents reçus.  Il nous faut chercher de bonnes actions qui demeureront inconnue aux hommes , mais connues de Dieu seul.

Quelle est notre bonne action de ce jour ?  

Notre assurance est en Dieu seul

Message par etienne lorant » mar. 23 oct. 2018, 12:04

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, au temps où vous étiez païens, vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.  Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix: des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine;  il a supprimé les  rescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix  et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix; en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous  avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.  Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage,vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.  En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

(Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)
R/ Ce que dit le Seigneur, c’est la paix,
la paix pour son peuple. (cf. Ps 84, 9b)
J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles !
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.   Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! »


           – Cy Aelf, Paris


Saint Paul a beaucoup d'affection pour la communauté des Éphésiens qui se sont convertis avec joie comme avec simplicité. cité  Par la révélation de l’Évangile et du don total que fit le Seigneur sur la croix, leurs cœurs se sont ouverts, un peu comme un aveugle guérit de sa cécité. Tout était dans le noir d'une existence sans véritable but qui poussait les hommes à se donner des dieux inventés que l'on pourrait servir afin de donner à l'existence humaine une  sorte de domaine sacré en qui tous pourraient se reconnaître.  D'une manière que l'on dirait infantiles, ils se cherchaient des êtres supérieurs en qui se remettre et donner un ordre apparent à ce que d'autres appelleraient un sombre chaos sans issue...

Si l'on y songe quelque peu, on se souviendra du sens que chacun d'entre nous s'est mis à rechercher une compréhension de l'humanité dans l'univers.  Le peuple juif fut le seul et le premier à découvrir un Dieu unique et créateur de tout l'univers.  De telle sorte que l'annonce de évangile fut comme une révélation de lumière et d'amour qu'aucune autre divinité ne pouvait offrir :  un Dieu qui s'est offert lui-même en sacrifice, par amour, afin que les hommes en quête de vérité ne tombent plus comme des proies toutes faciles pour les démons...

De la même manière, nous tous, baptisé dans le Christ, nous avons échappé aux griffes des démons qui sont toujours à l'oeuvre et qui prennent bien des formes différentes  et alléchantes:  prenez les billet de dollars, il y est bien inscrit : "In God we trust", n'est-ce pas ?  Et qu'est-ce qui compte le plus feuilles dans une société comme la nôtre ?  Ne serait-ce pas la réussite, la possession de nombres de biens et un porte-feuilles bien garni ? Et pourquoi, si nous croyons en Dieu, pourquoi souscrire toutes sortes d'assurances sensées nous protéger de tous risques ?  Mais si nous avons la foi, c'est en Dieu que réside toute notre assurance !


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