Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

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Le Royaume, le voici : il est au milieu de vous

Message par etienne lorant » ven. 19 oct. 2018, 21:30

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles, je ne cesse pas de rendre grâce, quand je fais mémoire de vous dans mes prières:  que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.  Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,  et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants: c’est l’énergie, la force, la vigueur,  qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir.    l a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,
lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.
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(Ps 8, 2-3a, 4-5, 6-7)
R/ Tu établis ton Fils
sur les œuvres de tes mains. (cf. Ps 8, 7)
Ô Seigneur, notre Dieu,
qu’il est grand ton nom par toute la terre !
Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée
par la bouche des enfants, des tout-petits.

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
]i]n ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu.  Mais celui qui m’aura renié en face des hommes  sera renié à son tour en face des anges de Dieu.  Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.  Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.  Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là
ce qu’il faudra dire. »


     Cy  Aelf, Paris


C'est bien l'Esprit Saint qui a ouvert les cœurs des Corinthiens au message de que  saint Paul leur a porté. Est-ce que saint Paul avait été plus convainquant à leur contact ?  Non pas : l'apôtre leur aura annoncé l'évangile comme il l'a fait aux autres communautés.  Mais c'est bien l'Esprit Saint qui ouvre les cœurs de celles et ceux qui accueillent l’Évangile. Ce message n'est pas que mots et paroles, mais il est manifesté par l'Esprit Saint, le quel est capable d'investir les cœurs afin de les aviver dans leur démarche marche de foi. Et de nos jours encore:  le message de l’Évangile touche les âmes  - non pas de manière uniforme - mais chacune et chacun selon leurs  différentes natures, leur histoire, leur espérance profonde.

En effet, chacune et chacun d'entre nous  qui avons accueilli le message de l’Évangile, en seront pénétrés, non de manière uniforme, mais chacun selon son cœur, sa compréhension, son histoire, sa communauté d'origine et ses traditions. C'est bien en cela que l’Évangile est universel. Car le message du salut atteint chacune et chacun selon sa spécificité.  C'est bien ce qui le diffère de tous les autres messages et de toutes les autres paroles prononcées soit ici par la logique et là par le geste.

C'est bien l'Esprit saint qui fait lever en nos cœurs le message de l’Évangile. Voici pourquoi les communautés  les communautés religieuses ont toujours une "approche différente" du phénomène religieux.  De même, bien évidemment, chacune et chacun d'entre nous apporteront  un message "différencié" selon sa propre histoire et sa quête de vérité.  La religion pleinement vécue fait de chacun d'entre d'entre nous des témoins de Jésus Christ. Puissions-nous, chacune et chacun, aller jusqu'au bout de notre propre témoignage de l'amour de Dieu....


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La foi grandit par l'épreuve

Message par etienne lorant » jeu. 18 oct. 2018, 22:46

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, dans le Christ, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé. Il a voulu que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré ans le Christ.  En lui, vous aussi, après avoir écouté la parole de vérité, l’Évangile de votre salut,et après y avoir cru, vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint. Et l’Esprit promis par Dieu  est une première avance sur notre héritage,en vue de la rédemption que nous obtiendrons, à la louange de sa gloire.
       
(Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 12-13)
R/ Heureux le peuple
que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (cf. Ps 32, 12)
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire :« Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.  Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.  Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.  Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous. Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte :
vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »


      Cy Aelf, Parisi

Ce n'est pas peu de chose que d'avoir reçu le baptême !  Même quand  nous subissons un échec, nous n'avons pas à réclamer ni protester devant le Seigneur.  Mais il nous faut rechercher la volonté de Dieu, quelle que soit l'épreuve.  Au cours de notre "pèlerinage sur la terre", toutes et tous, nous rencontrerons des difficultés, nous traverserons des périodes durant lesquelles nous nous mettrons à prier en murmurant : "Pourquoi cette épreuve,  pourquoi moi ?"  Et le doute de commencer à creuser et ronger notre confiance en Dieu.    Les saints et les saintes y ont été soumis et nous ne le serions pas ?  Si nous n'étions pas tentés, comment mesurer la qualité de notre foi ?

Je me suis souvenu comme si c'était hier du tort que m'a causé un concurrent dans ma carrière de bouquiniste. Un de mes concurrents sur le marché de l'occasion'a pas trouvé mieux que de m'envoyer des policiers qui m'ont - trois années durant - harcelé de toutes sortes de façons: contrôle des cahiers de comptes, convocations intempestives, menaces diverses...  Cette épreuve m'a plongé dans le doute, mais elle n'a pas pu m'atteindre profondément.  

Et puis, un jour où j'avais de nouveau été convoqué, l'enquêteur s'en est pris directement à ma foi. L'inspecteur, n'arrivant à rien avec ses accusations, m'a dit finalement: "Vous êtes catholique, nous le savons" Et n'est-il pas écrit dans votre livre:" faute avouée à moitié pardonnée ?Et dans  l'instant qui a suivi, une parole m'est sortie d'elle-même de ma bouche  pour rétorquer: "Non, cela ne tient pas de la  religion, ce n'est qu'un proverbe. Mais ce que dit mon livre, c'est : "La vérité vous rendra libre" - et puisque j'ai dit la vérité, je me lève et je m'en vais". Personne ne m'a retenu et plus jamais je n'ai été conduit à devoir me justifier devant une autorité quelconque. Et ma foi en est sortie plus mûre.  

Cependant, il ne serait pas bon de rechercher des épreuves - mais celles que Dieu permet sont comme "ajustées" à la qualité de notre foi...


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Le témoignage en toute circonstane

Message par etienne lorant » jeu. 18 oct. 2018, 0:38

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée
Bien-aimé, Démas m’a abandonné par amour de ce monde, et il est parti pour Thessalonique. Crescent est parti pour la Galatie,et Tite pour la Dalmatie.  Luc est seul avec moi. Amène Marc avec toi, il m’est très utile pour le ministère. J’ai envoyé Tychique à Éphèse.En venant, rapporte-moi le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpos. Apporte-moi aussi mes livres, surtout les parchemins.  Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Toi aussi, prends garde à cet individu, car il s’est violemment opposé à nos paroles.  La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu: tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent.

(Ps 144 (145), 10-11, 12-13ab, 17-18)
R/ Que tes fidèles, Seigneur,
disent la gloire de ton règne.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,
Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.    Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.  Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’  S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.  Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

   –Cy Aelf, Paris

Ce qui frappe l'imagination dans ces textes, c'est que l’évangélisation, sans grandes assemblées et sans effets d'annonce, se soit répandue comme une traînée de poudre au-delà des frontières et dans tout le monde connu. A l'inverse de ce qui se pratique encore aujourd'hui - où la publicité est reine et fait en sorte de pouvoir  promettre des spectacles extraordinaires, l’Évangile et son annoncent passe uniquement  de personnes en personnes, non sous la forme d'un spectacle et d'une savante orchestration,  mais au contraire: de maison en maison, de voisin en voisins. Il n'y a certes pas de recherche d'efficacité et de rendement.  C'est que la révélation de l’Évangile contient en elle-même toute l'espérance des hommes et des femmes  - et plus encore,  car cette révélation prête au réconfort et à la joie.

Les apôtres viennent et repartent reperdant sans avoir eu besoin d'une tente et d'un chapiteau. Et notons bien que saint Paul pouvait, tout en témoignant, continuer de travailler - comme fabriquant de tentes, afin de n'être en charge de quiconque. Une telle disponibilité m'a fait me ressouvenir du Père Teihard de Chardin, prêtre Jésuite de petite noblesse française, ne voulut pas l’aumônerie - beaucoup moins dangereuse - mais se se voulût brancardier - le rôle le plus dangereux qui pouvait être: se glisser parmi les tranchées et les trous d'obus, afin de sauver les blessés et les ramener vers les infirmeries - à l’image du bon Samaritain de l’Évangile.  Plus tard, il fit partie de la "croisière jaune" une expédition en Asie en voitures chenillées, presque tout autant dangereuse... mais réussie elle aussi.

Tels sont aussi les missionnaires de notre temps également.  Il existe en ville  un ancien missionnaire qui a dû fuir l'Afghanistan  pour éviter un martyre devenu quasi inévitable - il réside dans une maison de repos et continue de dire sa messe avec beaucoup de cœur.  La plupart des saints ne sont pas repris dans les calendriers - mais ils demeurent "au milieu de nous"...


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Aimer en vérité et en actes

Message par etienne lorant » mer. 17 oct. 2018, 10:36

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
Frères,  si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,  envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas.  Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit nous fait vivre,
marchons sous la conduite de l’Esprit.


(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Qui marche à ta suite, Seigneur,
aura la lumière de la vie (cf. Jn 8, 12)
Heureux est l’homme      qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait :  « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela.  Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.  Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »  Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux
d’un seul doigt. »


           – Cy Aelf, Paris

C'est véritablement un grand malheur que de ne pratiquer la religion que dans le but de se sentir des gens "bien sous tout rapport"... En effet, la démarche de la foi n'est pas de nous ancrer dans des signes de piété, mais bien de nous convertir sans cesse à l'amour de Dieu et son corollaire: l'amour du prochain. Ce n'est pas simple, dirons-nous.  C'est vrai que ce n'est pas facile  de sortir de son "ego"afin de pratiquer l'amour de Dieu.

Faisons appel à la volonté, fixons-nous l'une l'autre bonnes actions. Efforçons-nous d'être attentifs aux personnes que nous croisons en rue. Ne bâclons pas notre travail, appliquons-nous à rechercher ce qui est bon et ce qui serait meilleur encore. Pour le reste, il nous faut demander dans la prière cette grâce de prendre soin de notre prochain.  Le monde nous commande d'être efficaces et rapides mais la vie de la grâce dit pratiquement le contraire.  La grâce nous entraîne plutôt à ralentir notre marche pour ne laisser aucune occasion de manifester l'amour de Dieu, ne serait-ce que par un simple sourire.

Le principal effort n'en est pas vraiment un, car il s'agit simplement de prêter attention à notre prochain, fut-il le plus fieffé moqueur, car le rire désabusé ne cache  souvent qu'une détresse profonde. Somme toute, a ironisé notre prêtre, il ne s'agit plus d'être rapide et productif, mais de redevenir attentif à la volonté de Dieu qui se manifeste le mieux dans la miséricorde envers autrui.

Les textes de ce jour dénoncent deux extrêmes néfastes pour l'âme:  d'une part l'emballement des sens et, d'autre part hypocrisie envers autrui et envers soi-même. La conclusion est simple : efforçons nous de devenir vraiment, ne serait-ce que par une simple salutation, de lutter contre l'indifférence qui, véritablement, peuvent faire de nous des complices des démons de notre temps:  la quête de richesses et de plaisirs nuisible à nos  âmes...


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Circoncision de l'esprit et du cœur

Message par etienne lorant » mar. 16 oct. 2018, 11:11

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.  Moi, Paul, je vous le déclare : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous sera plus d’aucun secours. Je l’atteste encore une fois : tout homme qui se fait circoncire est dans l’obligation de pratiquer la loi de Moïse tout entière. Vous qui cherchez la justification par la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce. Nous, c’est par l’Esprit, en effet, que de la foi nous attendons la justice espérée. Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité.

(Ps 118 (119), 41.43, 44-45, 47-48)
R/ Que vienne à moi, Seigneur, ton amour. (Ps 118, 41a)
Que vienne à moi, Seigneur, ton amour,
et ton salut, selon ta promesse.
N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité,
car j’espère tes décisions.

J’observerai sans relâche ta loi,
toujours et à jamais.
Je marcherai librement,
car je cherche tes préceptes.

Je trouve mon plaisir en tes volontés,
oui, vraiment, je les aime.
Je tends les mains vers tes volontés, je les aime,
je médite sur tes ordres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,   pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et prit place.  Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait les ablutions précédant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté.  Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?   Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »


       Cy Aelf, Paris

Par sa parole, par l'enseignement et par les signes, le Seigneur abolit toute forme de religion, c'est-à-dire: de "lien à Dieu", qui dépasserait les trois vertus théologale de la foi, l'espérance et la charité.

Un homme qui prie pour gagner à la loterie n'a pas plus de chance de gagner ou de perdre. Non pas que le Seigneur serait incapable de le lui accorder, mais parce que la demande n'est pas recevable sous cette forme. Mais ce même homme, s'il prie de trouver un travail qui lui conviendrait le mieux, oui sa prière pourra être exaucée.

Notre prêtre nous a cité le cas de cet homme dont le hobby consistait à monter des maquettes en plastique d'avions, à différentes taies : 1/72ème, 1/48ème et jusqu'à 1/32ème. Mais hors de ses montages, il n'avait qu'un diplôme d'études secondaire (disons qu'il avait son"bac") mais rien de plus. Hors de sa passion, devenue très onéreuse en colles, pinceaux, couleurs, papiers de verre, etc., il ne trouvait pas d'issue à son cas. Mais invité un jour à un concours amateur public, son travail fut remarqué par un publicitaire qui lui commanda une maquette d'un bateau de plaisance - ce fut le début d'une carrière florissante.

De la même manière, sur le plan de la foi, tous hommes et toutes femmes qui adressent au Seigneur des demandent légitimes, seront exaucés. Bien souvent, ils seront étonnés d'avoir obtenu - non pas exactement ce qu'ils avaient demandé - mais ce qui deviendrait le meilleur pour eux - car le Seigneur sait bien mieux que nous mêmes ce qui fera notre bonheur et notre réussite.

(Qu'il me soit permis, ici, de citer mon propre cas: passionné de lecture et doué en langues étrangères, diplômé d'une "grande distinction en philosophie", j'ai travaillé deux fois dans des des services commerciaux - mais on ne cessait de me cacher les informations qui m'auraient permis de trouver de nouveaux marchés pour l'entreprise: ne croyez pas - en entreprises privées - que vos collègues vous aideront à monter en grade !).
Mais je devins bouquiniste et j'ai gagné mon pain en conseillant mes clients dans leurs choix de lectures.

Des années plus tard, j'ai découvert que les membres de ma famille avaient prié pour que je trouve un métier qui corresponde à mes talents - que j'ignorais, bien sûr ! De même, pour votre avenir, demandez dans la prière et ne vous lassez jamais ...



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Revêtir le Christ

Message par etienne lorant » lun. 15 oct. 2018, 10:30

Lecture du livre de la Sagesse
J’ai prié, et le discernement m’a été donné. J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse . je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ; tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable, et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue. Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ; je l’ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s’éteint pas.  Tous les biens me sont venus avec elle et, par ses mains, une richesse incalculable.

(Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17)
R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur :
nous serons dans la joie.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l’ouvrage de nos mains


Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères, elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur.    Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; n us aurons à lui rendre des comptes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »   Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.  Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage,ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »  L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »  Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »  Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »  Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »   De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »  Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »  Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »  Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre  sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »



     Cy   Aelf, Paris


Il n'est simple pour personne, y compris pour les saints, de tout quitter afin de suivre Jésus. Ce n'est pas tant de quitter tous ses biens - ce n'est encore qu'une étape.  Voici que ces très nombreux textes cherchent à nous dire. Pour aimer Dieu pleinement , il faut d'abord se quitter soi-même.  En effet, si quelqu'un désire suivre le Seigneur, il faut se dépouiller de tous les signes dont le monde se nourrit.  Il faudrait bien que s'efface jusqu'au souvenir de celles et ceux  - en commençant  par nos proches, afin d'aimer un "autrui" qui n'a pas forcément une belle figure et un bon sourire.

Ce qui empêche le jeune homme riche de suivre Jésus, ce n'est pas tant de devoir devenir pauvre, mais c'est de prendre le risque de se renier soi-même afin de suivre Jésus.

Nous sommes tous à l'image de ce jeune homme riche qui ne se rend même pas compte de ce que peut être de suivre Jésus sans savoir où l'on pourra bien dormir la nuit suivante !  Outre la richesse qui permet de retrouver un bon lit chaque soir, après avoir bien mangé - et n'avoir pas dû rechercher une source d'eau potable pour boire!  Et lorsque le soir tombe, qu'elle confiance et quelle sûreté ne sont -elles pas nécessaires  pour sommeiller sans crainte ?  Il faut se renoncer soi-même, il faut mourir au monde... C'est en se quittant soi-même que l'on peut rencontrer le Seigneur.

En revanche, parole de converti, il suffit - une seule foi - de s'être renoncé en versant des larmes sur le passé rebelle... pour se retrouver envahi d'une Joie qui ne passe pas. Quand la foi devient joie, le passé tortueux et sombre est effacé dans la lumière de l'amour du Seigneur.  J'emploie ces mots-ci  et notre prêtre a évoqué  le plongeon dans un bassin de natation : l'eau est très fraîche mais bientôt c'est comme un bain de jouvence. Et de conclure : Le bonheur n'est pas dans la pauvreté, mais dans l'abandon de soi-même dans l'amour infini du Seigneur....


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Heureux ceux qui écoutent la Parole et la gardent !

Message par etienne lorant » sam. 13 oct. 2018, 13:20

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères, l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché, afin que ce soit par la foi en Jésus Christ que la promesse s’accomplisse pour les croyants. Avant que vienne la foi en Jésus Christ, nous étions des prisonniers, enfermés sous la domination de la Loi, jusqu’au temps où cette foi devait être révélée. Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification. Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide. Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ; il n’y a plus ni juif ni grec,il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse.



(Ps 104 (105), 2-3, 4-5, 6-7)

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.

Chantez et jouez pour lui,

redites sans fin ses merveilles ;

glorifiez-vous de son nom très saint :

joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !



Cherchez le Seigneur et sa puissance,

recherchez sans trêve sa face ;

souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,

de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,



Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis,

le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »



Cy Aelf, Paris



La première Alliance était toute entière enfermée entre devoirs et interdictions. Les hommes comme les femmes, et les enfant également car la religion juive les "marquait" les nouveaux-nés par la circoncision. Ce signe impliquait automatiquement une soumission parfaite à tous les préceptes de la religion. Mais ce rapport à Dieu, enfermé comme il était dans de multiples préceptes, ou bien eût conduit à vivre comme des robots programmés - si ce n'est que le robot n'a pas d'âme. La vie selon la Loi enferme la foi dans la stricte obéissance, tandis que la vie selon la grâce permet à l'homme d'aller plus loin que l'obéissance. Lorsque vous tombez malade, le système de la Loi vous vous enfermera en quarantaine, tandis que la grâce cherchera à soulager la souffrance et appliquer le remède qui convient.



Et notre prêtre de rappeler le paralytique que Jésus a relevé un jour de Sabbat. Les notables n'ont pas manqué de dénoncer la transgression de la règle instituée du repos absolu le jour du sabbat. Sans doute était-il interdit de guérir le jour du Sabbat ?



La lecture de l’Évangile a été très finement choisie en ce sens que Marie est l'image même de la docilité à vivre selon la grâce.



Notre prêtre nous a incité à rechercher des occasions de "faire une BA", une bonne action quelconque qui dépasse le simple obéissance par la grâce du don gratuit...





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Chasser toute forme d'hypocrise

Message par etienne lorant » ven. 12 oct. 2018, 11:05

b]Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
Galates stupides, qui donc vous a ensorcelés ? À vos yeux, pourtant, Jésus Christ a été présenté crucifié. Je n’ai qu’une question à vous poser : l’Esprit Saint, l’avez-vous reçu pour avoir pratiqué la Loi, ou pour avoir écouté le message de la foi ? Comment pouvez-vous être aussi fous ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous, maintenant, finir par la chair ?  Auriez-vous vécu de si grandes choses en vain ? Si encore ce n’était qu’en vain ! Celui qui vous fait don de l’Esprit et qui réalise des miracles parmi vous,
le fait-il parce que vous pratiquez la Loi, ou parce que vous écoutez le message de la foi ?

 

(Lc 1, 69-70, 71-72, 73-75)
R/ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
car il a visité son peuple. (cf. Lc 1, 68)
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham    
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté
en sa présence, tout au long de nos jours
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :“Mon ami, prête-moi trois pains,  car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,et je n’ai rien à lui offrir.”  Et si, de l’intérieur, l’autre répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien, je vous le dis: même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis: Demandez, on vous donnera;cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.  En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?  Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »
[/b]

    Cy Aelf, Paris

[Ne nous y trompons pas :  le danger existe d'une pratique en Eglise qui consiste à se figer entièrement dans les rites:  une conduite impeccable en Eglise ne nous exonère pas de pratiquer - en ville, au travail, en voiture  ou marchant dans les rues, une foi mûre et sincère qui se traduit par un service envers notre prochain, quel qu'il soit.

Saint Paul constate chez les Galates la même tentation qui conduisit Jésus à la mort sur la croix. A peine ont-ils entendu le message de l’Évangile qu'ils y ont adhéré avec joie.  Ils ont  trouvé le Dieu unique, qui n'a rien à faire de l'idolâtrie et des sentiments de "supériorité" de la pratique religieuse.   Et le danger que saint Paul met à jour, c'est celui de retomber dans les anciennes pratiques: offrir à Dieu un animal en sacrifice. Certes, nous  ne songeons plus à aux pratique sanglantes... mais nous comptons notre petite monnaie au moment de la quête !  


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Garder la foi par le témoignage

Message par etienne lorant » jeu. 11 oct. 2018, 11:06

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
Galates stupides, qui donc vous a ensorcelés ? À vos yeux, pourtant, Jésus Christ a été présenté crucifié. Je n’ai qu’une question à vous poser : l’Esprit Saint, l’avez-vous reçu pour avoir pratiqué la Loi, ou pour avoir écouté le message de la foi?  Comment pouvez-vous être aussi fous ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous, maintenant, finir par la chair ? Auriez-vous vécu de si grandes choses en vain ? Si encore ce n’était qu’en vain !  Celui qui vous fait don de l’Esprit et qui réalise des miracles parmi vous,  le fait-il parce que vous pratiquez la Loi, ou parce que vous écoutez le message de la foi ?

(Lc 1, 69-70, 71-72, 73-75)
R/ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
car il a visité son peuple. (cf. Lc 1, 68)
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham    
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains,  car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond: “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”  Eh bien ! je vous le dis: même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.  Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?  ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?   Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »


           Cy  Aelf, Paris

Lorsque les Galates ont reçu le message de l’Évangile, il l'ont fait avec bonheur, ils ont vraiment reconnu le message et ils y ont adhéré dans la Joie car ils ont réellement reconnu Dieu dans la miséricorde qui pleine et entière qui leur ont permis de reconnaître, en eux et autour d'eux, les bienfaits qui accompagnent le message.
Chacune et chacun d'entre nous qui ont reconnu le Christ ont reconnu pleinement la grâce que tout coupable espère obtenir - ils ont reçu le baptême et sont, tout comme nous, entrés en espérance dans le Royaume.
De la même manière, l'homme qui fut Charles de Foucault, militaire et coureur de jupons, et qui dilapidait sa fortune en beuveries, repas gargantuesque, distractions onéreuses et qui auraient fait de lui une épave... voici qu'entré dans une église, il se prit au "jeu" du sacrement qui, croyait-il, n'aurait aucune prise sur lui-même - mais qui le fit véritablement "naître de nouveau".

Les deux textes se rejoignent dans la question de la cohérence intérieure qui permet à toutes et à tous de reconnaître la grâce comme un renouvellement sans pareil et qui se perpétue dans le témoignage, la prière, ainsi que la miséricorde pratiquée envers tous.

J'ai songé, pour moi-même à la période qui a suivi ma propre expérience spirituelle au pied d'un crucifix. J'étais déjà bouquiniste mais j'ai tenté d'entrer dans "l'Eglise visible" - mais âgé de vingt-cinq ans, aucun prêtre n'a voulu me soutenir auprès de l’Évêque - ni de l'Archevêque. J'en ai souffert comme d'une contradiction, un chemin sans issue réelle - et cela jusqu'au jour où j'ai commencé à suivre une méthode de méditation que j'ai strictement suivie et qui m'a finalement conduit à pouvoir bénéficier d'une théologie "par correspondance: quatre feuillets de textes à lire et commenter durant quatre ans. Et je n'ai plus rien regretté lorsqu'un bon vieux prêtre m'a encouragé au témoignage par l'écriture - et les années ont passé. Mais l'essentiel est dans "l'aujourd'hui" du témoignage...

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Le don du notre Père - Devenir exemplaire

Message par etienne lorant » mer. 10 oct. 2018, 10:33

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
Frères,  au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem ; j’étais avec Barnabé, et j’avais aussi emmené Tite. J’y montais à la suite d’une révélation, et j’y ai exposé l’Évangile que je proclame parmi les nations; je l’ai exposé en privé, aux personnages les plus importants, car je ne voulais pas risquer de courir ou d’avoir couru pour rien. Or, ils ont constaté que l’annonce de l’Évangile m’a été confiée pour les incirconcis (c’est-à-dire les païens), comme elle l’a été à Pierre pour les circoncis (c’est-à-dire les Juifs). En effet, si l’action de Dieu a fait de Pierre l’Apôtre des circoncis, elle a fait de moi l’Apôtre des nations païennes.  Ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés comme les colonnes de l’Église, nous ont tendu la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion, montrant par là que nous hommes, nous, envoyés aux nations, et eux, aux circoncis.  Ils nous ont seulement demandé de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai pris grand soin de faire.  Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort.  En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, Pierre prenait ses repas avec les fidèles d’origine païenne. Mais après leur arrivée, il prit l’habitude de se retirer et de se tenir à l’écart, par crainte de ceux qui étaient d’origine juive.  Tous les autres fidèles d’origine juive jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même se laissa entraîner dans ce jeu.  Mais quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ? »

(Ps 116 (117), 1, 2)
R/ Allez dans le monde entier
proclamer la Bonne Nouvelle.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !


Évangile selon saint Luc
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »  Il leur répondit: « Quand vous priez, dites: “Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.  Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »



       Cy Aelf, Paris

C'est une grande responsabilité qui nous échoit, dans la vie quotidienne d'être modèle de vérité, de justice et de miséricorde. La première manière de parler de Dieu consiste à se détourner nous-mêmes de nos anciennes habitudes, de nos estimations d'autrui. Il n'est pas simple de s'en défaire et les textes nous montrent comment Pierre lui-même, ne sachant pas trop bien comment se comporter à l'égard de ses frères juifs convertis. Ce que le "respect humain" nous incite de faire ou ne pas faire, il nous faut nous en méfier. Il ne faut pas tomber dans le piège de l'estimation d'autrui. Lorsque Pierre croit nécessaire de se retirer pour prendre son repas, c'est de rétablir les règles d'autorité et de pouvoir qui règnent dans le monde. Il est normal qu'il y ait une hiérarchie dans l'Eglise, mais il faut que l’autorité comme celle de nos parents. Nos parents ont très bien su comment manifester leur autorité afin de faire de nous des hommes et des femmes dignes de leur foi. Lorsque, dans une société comme une autre, on commence par retirer les "barrières" et les frontières de ce que l'on peut dire et faire, on ne fait que déstabiliser autrui. A l'inverse, interdire telle chose et féliciter l'enfant qui a respecté la règle en toute confiance, cet enfant trouvera sa voie et pourra à son tour servir autrui par un bon exemple.

Dans ce concept, la prière du Notre Père, nous rappelle en toute occasion que nous devons, en toute occasions, chercher à plaire à Dieu. Cette correction des manière de dire et de faire est d'une telle importance que nous devons veiller à l'exercer en toute occasion. Et notre prêtre de rappeler que la manière la plus juste de corriger autrui, c'est d'abord de donner l'exemple. Si l'on doit interdire de fumer, en tel et tels lieux et occasions, l'idéal est de ne pas fumer. Car dire une une chose, mais et établir une règle sans la respecter soi-même ... c'est tout simplement pratiquer l'hypocrisie.

Paul a corrigé Pierre et Pierre accepte la correction: ainsi doit-il être aussi envers notre prochain des modèles de bonne vie dans la vérité...



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Changement de nom - mutation de l'être

Message par etienne lorant » mar. 09 oct. 2018, 10:43

Épître de saint Paul aux Galates
Frères, vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l’avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas. Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui. Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas. Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie. Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ, mon visage restait inconnu ; elles avaient simplement entendu dire: « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. »
Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet
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(Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 14cd-15)
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret,
modelé aux entrailles de la terre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : p« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée.


Cy Aelf, Parus

Ce qui établit un lien entre la première lecture de l’Évangile, c'est l'attention à connaître la volonté de Dieu sur soi-même. Et ce temps de retraite, de prière et d'introspection, peut durer longtemps. Il fallut plusieurs années avant que Saul devienne Paul. Mais il en est ainsi - pour Paul et il en est aussi pour nous. Tout comme le prénom d'un homme "contient" toute sa personnalité au milieu de ses proches. Tous, parmi nous, peuvent en rendre compte. Pour ce qui est de moi, j'ai été baptisé "Bruno Etienne". Mes parents ne parvenant pas à choisir entre Bruno et Etienne, le prêtre - un Père blanc, missionnaire en Afrique, a tranché et m'a baptisé sous les deux prénoms.


Et sous le nom de Paul, Saul a été englouti tout entier dans la grâce et la bienveillance divines Quant à moi, la conversion de 1985, m'a entraîné à choisir - pour témoigner, mon second prénom: Etienne. En moi , Bruno demeure pour l'état civil et le travail, mais pour témoigner, le nom d'Etienne convenait parfaitement pour manifester cette "mutation" qu'entraîne la conversion profonde. Il est donc très cohérent que Saul devenu Paul ait passé plusieurs années avant de commencer à parler et écrire sous le nom de Paul - persécuteur devenu prédicateur.


Dès lors, le lien entre première et seconde lecture, apparaît en plénitude. Il y a entre Marthe et Marie une rencontre de deux qualités de l'être : chez Marthe, une grande attention au service de l'accueil et l'ordre - qui permet à sa sœur de vivre dans la contemplation. Et au bout du compte, Marthe et Marie sont comme les deux faces d'une même pièce de monnaie - le recto est indissociable du verso. Il y a en moi Bruno le bouquiniste pour l'état civil et et Etienne pour le témoignage. Je rends grâce également pour ma mère Léa et mon père Gabriel...


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La foi mûrit dans l'épreuve

Message par etienne lorant » sam. 06 oct. 2018, 10:58

Lecture du  livre de Job
Quel est celui qui déforme tes plans sans rien y connaître ? De fait, j’ai parlé, sans les comprendre,
de merveilles hors de ma portée, dont je ne savais rien.  C’est par ouï-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux t’ont vu.  C’est pourquoi je me rétracte et me repens sur la poussière et sur la cendre. »     Le Seigneur bénit la nouvelle situation de Job plus encore que l’ancienne. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.  Il eut encore sept fils et trois filles.  Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Laurier, et la troisième Ombre-du-regard.   On ne trouvait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d’héritage avec leurs frères.   Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils : quatre générations.  Et Job mourut âgé, rassasié de jours
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(Ps 118 (119), 66.71, 75.91, 125.130)
R/ Pour ton serviteur,
que ton visage s’illumine, Seigneur ! (Ps 118, 135a)
Apprends-moi à bien saisir, à bien juger :
je me fie à tes volontés.
C’est pour mon bien que j’ai souffert,
ainsi, ai-je appris tes commandements.

Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ;
tu es fidèle quand tu m’éprouves.
Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.

Je suis ton serviteur, éclaire-moi :
je connaîtrai tes exigences.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,   les 72 disciples que Jésus avait envoyés
revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »  
Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions,et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »  À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint,
et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »   Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu.
»

          Cy Aelf, Paris

Par sa docilité aux volontés de Dieu, dans le bonheur et l'abondance de biens comme dans le jeûne, la solitude,  la disette et la maladie, Job aura tout gagné de ce que l'homme peut désirer de son passage sur la terre. C'est par son humilité que Job s'est attiré s'est attiré une plus grande faveur du Seigneur qu'aucun de ses contemporains ne pouvaient même espérer.  Tout au début de l'histoire, en remontant en arrière, on découvrira un dialogue entre Dieu et le diable. C'est bien le diable qui a lancé un défi à Dieu:  si Dieu privait Job de tous ses biens,  y compris de sa santé, Job finirait par renier sa foi et maudire le Seigneur.

Sans atteindre des malheurs aussi redoutables que ceux victorieusement endurés par Job, nous avons tous connu des temps d'épreuve que la foi seule peut confronter.  Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu d'un moment de vie très pénible que j'ai dû traverser sans pouvoir demander le secours d'aucun de mes proches. Pour faire baisser la fièvre, je me suis mis sous la touche en faisant baisser la température de l'eau jusqu'à perdre quelques degrés;  je me suis habiller ensuite et j'ai traversé la ville à trois heures du matin afin d'obtenir les antibiotiques dont j'avais besoin.  Et toujours accablé de fébrilité et d'un sentiment de solitude absolue, je me suis fait hospitaliser.  

Cette épreuve fut pour plus pénible que tout ce que j'avais pu supporter comme soldat à la frontière de l'ex Allemagne de l'Est.  Mais je m'en suis bien sorti en contemplant une image d'un peintre expressionniste :  intitulé "Christ of the Sorrows".  Mais en découvrant un crucifix sur - le dernier qu'on avait oublié de retirer pour raison de Laïcité-pour-tous, j'ai su avec une certitude absolue que je guérirai en raison de mon abandon dans la foi... Et ma guérison fut double : dans le corps comme en esprit...


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Chasser le scepticisme

Message par etienne lorant » ven. 05 oct. 2018, 11:15

Lecture du livre de Job
Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :  As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l’aurore, pour qu’elle saisisse la terre aux quatre coins et en secoue les méchants ?  La terre alors prend forme comme argile sous le sceau et se déploie tel un vêtement ; aux méchants est enlevée la lumière, et le bras qui se levait est brisé. Es-tu parvenu jusqu’aux sources de la mer, as-tu circulé au fond de l’abîme ?  Les portes de la mort se sont-elles montrées à toi, les as-tu vues, les portes de l’ombre de mort ?  As-tu réfléchi à l’immensité de la terre ? Raconte, si tu sais tout cela !   Quel chemin mène à la demeure de la lumière, et l’obscurité, quel est son lieu, pour que tu conduises chacune à son domaine et discernes les sentiers de sa maison ?   Si tu le sais, alors tu étais né, et le nombre de tes jours est bien grand ! »   Job s’adressa au Seigneur et dit:  « Moi qui suis si peu de chose, que pourrais-je te répliquer ? Je mets la main sur ma bouche.  J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; deux fois, je n’ajouterai plus rien. »
   
(Ps 138 (139), 1-3, 7-8, 9-10, 13-14ab)
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait : Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,  il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre.   D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.  Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !  Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette
rejette celui qui m’a envoyé.
»

        Cy   Aelf, Paris

Soumis à  l'épreuve,  Job aura exploré toutes sortes de réponses possibles au malheur,  mais il n'a L' n'a cependant jamais renié Dieu. L'histoire de Job est une leçon pour le lecteur:  quand le malheur frappe, il est tout à fait normal de gémir et de se plaindre. Larmes, gémissements, cris, tout cela est bon car en s'exprimant ainsi, on ouvre en soi un chemin  de guérison.  Ensuite, tout comme job, il est bon d'entrer en débat avec le Seigneur.  Cela paraîtra étonnant à certains, mais c'est ce qu'il convient de faire. Job demeure un juste, un fidèle selon la loi de Moïse. Il a douté, certes, mais il n'a pas renié, il s'est plaint mais il n'a pas maudit.  Nous  mêmes, lorsqu'une perte sévère nous touchent, nous nous mettons à douter très facilement, parce que notre foi n'a jamais été grandement mis à l'épreuve.  

Or, il est tout à fait naturel pour l'homme d'entrer en débat avec le Seigneur.  Mais ce qui est condamné, c'est l'incrédulité.  Cela sera puni.  Ne soyons pas trop surpris de ce que Capharnaüm soit condamné.  Car ses habitants ont assisté à une multitude de signes, mais ils n'ont pas cru en Jésus, ils n'ont pas écouté, ils ne se sont pas converti.  Ils sont demeurés comme ils étaient bien qu'ayant assisté à des guérisons et des prodiges, mais ils n'ont pas cru. Comment est-il possible qu'ils aient pu assister à une pèche miraculeuse sans songer ) remercier Celui qui rend possible l'impossible ?

Ils ne se sont pas convertis, ils n'ont pas écouté, ils n'ont pas reconnus ces signes des temps par lesquels l'homme  est redressé, rétabli dans sa dignité et peut assister à un réveil et une embellie de l'âme qui fait que l'on se met et jubiler...  Avons-nous gardé l'esprit d'enfance,  sommes-nous encore capables de nous réjouir de choses simples, de la douceur du temps, aux sourires des enfants, d'un ciel tout bleu et dégagé ? Veillons, en un temps de scepticisme à cultiver :  la foi, l'espérance et la charité.


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L'épreuve: une occasion de foi et de miséricorde

Message par etienne lorant » jeu. 04 oct. 2018, 13:57

Lecture du livre de Job
Job disait à ceux qui lui faisaient des reproches : « Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, du moins vous mes amis vous du moins, mes amis, car la main de Dieu m’a frappé. Pourquoi me poursuivre comme Dieu lui-même ? Ne serez-vous jamais rassasiés de ma chair ? Ah, si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait sur une stèle  avec un ciseau de fer et du plomb, si on les sculptait dans le roc pour toujours !  Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ;  et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu. Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger. Mon cœur en défaille au-dedans de moi." »

(Ps 26 (27), 7-8a, 8b.9abc, 13-14)
R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.   Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.  Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.  Mais dans toute maison où vous entrerez,dites d’abord : “Paix à cette maison.”  S’il y a là un ami de la paix,  votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous  Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”  Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

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        Cy Aelf, Paris

Il faut relire le les derniers mots de Job qui, malgré tous ses malheurs  - et comme à travers eux - fait acte de confiance en Dieu. Il déclare en effet : "Quand bien même on m’arracherait la peau de ma chair je verrai Dieu. Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger."  Sa foi était déjà grande avant que le malheur le touche.  Mais pour devenir parfait, il devait subir l'épreuve de perdre tout ce dont sa foi l'avait déjà comblé: richesse d'argent, richesse d'enfants capables de poursuivre son oeuvre et d'assurer sa lignée - si importante pour les Juifs...
Et lorsque le malheur l'a frappé, tout en souffrant beaucoup, il a gardé la foi.
 
Je me suis souvenu d'un homme qui avait tout perdu dans l'incendie de son commerce, il s'était écrié:  "Mais qu'est-ce que j'ai pu faire au bon Dieu pour en arriver là !".  Mais un jeune prêtre qu'il connaissait lui a répondu : "C'est tout à fait certain - c'est pour que tu voies plus grand encore !"Et c'est ce qu'il fit.

C'est bien en ceci  que la première lecture  correspond  à l'envoi des disciples : ils ne sont pas comme les politiciens qui formulent toutes sortes de promesses qu'ils ne pourront tenir. Les premiers disciples ne sont pas des bonimenteurs. Quand ils sont accueillit dans une maison, ils commencent par guérir les malades, avant même d'annoncer l’Évangile du Royaume.  Et Il ne mangerons pas  avant d'avoir annoncé la bonne nouvelle du royaume et manifester la vérité par l'une ou l'autre signe.

Dans sa conclusion, notre prêtre nous à invités à bonnes actions et des gestes de miséricorde envers les plus démunis - ces hommes sont tout jeunes tout jeunes et éprouvent de la honte à mendier quelques piécettes : "Souvenons-nous : Ce que vous aurez fait pour le plus petit d'entre vos frères, c'est à moi que vous l'aurez fait" ...


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De la Joie qui guérit

Message par etienne lorant » mar. 02 oct. 2018, 11:35

Lecture du livre de Job
Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.   Il prit la parole et dit :  Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : “Un homme vient d’être conçu !”     Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère, n’ai-je pas expiré au sortir de son ventre ?  Pourquoi s’est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m’allaiter ? Maintenant je serais étendu, au calme, je dormirais d’un sommeil reposant,  avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des mausolées,    ou avec les princes qui ont de l’or et remplissent d’argent leurs demeures.  Ou bien, comme l’avorton que l’on dissimule, je n’aurais pas connu l’existence, comme les petits qui n’ont pas vu le jour.  Là, au séjour des morts, prend fin l’agitation des méchants, là reposent ceux qui sont exténués.   Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume,  qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu’un trésor ?  Ils se réjouiraient, ils seraient dans l’allégresse, ils exulteraient s’ils trouvaient le tombeau. Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue, et qu’il enferme de toutes parts ? »


(Ps 87 (88), 2-3, 4-5, 6, 7-8)
R/ Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur ! (Ps 87, 3a)
Seigneur, mon Dieu et mon salut,
dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu’à toi,
ouvre l’oreille à ma plainte.

Car mon âme est rassasiée de malheur,
ma vie est au bord de l’abîme ;
on me voit déjà descendre à la fosse,
je suis comme un homme fini.

Ma place est parmi les morts,
avec ceux que l’on a tués, enterrés,
ceux dont tu n’as plus souvenir,
qui sont exclus, et loin de ta main.

Tu m’as mis au plus profond de la fosse,
en des lieux engloutis, ténébreux ;
le poids de ta colère m’écrase,
tu déverses tes flots contre moi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »   Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,  et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.  Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. »  Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.


        Cy Aelf, Paris

Le discours de Job, plongé comme il est dans le malheur, lui fait désirer la mort, dont il constate que de toute manière, il faudra souffrir et mourir. Et devant ce constat, même le plus intrépide des des explorateurs ne voudrait s'aventurer. Cependant, à la fin de ses tentations, Job recouvrira la santé et tout ce qu'il avait perdu. Son discours est encore dans le répertoire de la supplication. Sa réflexion est celle de tous le humains, qui tôt ou tard, un jour ou tard, devront se poser.  Nombreux sont les hommes et les femmes qui repoussent et qui rejettent ce débat intérieur et recherchent un oubli qu'ils ne trouveront pas.  N'a-t-il pas un discours positif et rassurant sur ce thème ?   Il y en a beaucoup.

Lorsque la pensée de ma propre finitude m’assaille, je me remémore du 13 mai 2004 - c'est très précis !n! - vers quinze heure.  J'avais épuisé toute la "pharmacopée" de substitut de nicotine: les patchs, les nicorettes, les filtres, les verre d'eau glacée, etc.  Il y avait la forte insistance issue de la mise en oeuvre de la théologie de la miséricorde divine. Une des pratiques consistait à tenir un journal personnel dans lequel il fallait noter les "plus" et les "moins" de nos vies de foi.   Il ne fallut que très peu de jours avant qu'en pleine conscience, je me senti poussé à tenter une "dernière tentative" contre ma tabagie...  Or, dans l'après-midi du troisième jour de sevrage, tous le recours pharmaceutiques ne suffirent plus... Il faisait très beau temps et j'allais rechuter.   Mais à peine avais-je invoqué le Seigneur qu'une Joie immense m'envahit : je souffrais mais je souffrais dans une Joie telle que je me mis à prier en disant : "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite, afin que je garde cette joie !"  De toute ma vie, je n'avais ressenti pareille "jubilation de l'âme" : car c'est la Joie du Seigneur qui m'a pénétré tout entier ... et chaque fois que j'évoque ce souvenir,  j'en tire une sorte "d'action de grâce"

Je ne m’attendais me mettre à témoigner encore de cette expérience spirituelle - mais il est juste de partager ce souvenir - puisqu'il peut encourager l'un(e) ou l'autre d’entamer une telle démarche....


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