Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

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A l'imitation de Jésus-Christ

Message par etienne lorant » Hier, 10:51

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, prenons une comparaison: le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.  C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.  Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.  Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,  à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.  Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands.

(Ps 99 (100), 1-2, 3, 4, 5)
R/ Nous sommes son peuple, son troupeau. (cf. Ps 99, 3c)
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer - c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. »   Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »  Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.  La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »  Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

 

        Cy Aelf, Paris

A chacune et chacun d'entre nous, le Seigneur a fait don de talents particuliers qui peuvent servir l'Eglise, mais aussi : y attirer de nouveaux croyants, c'est-à-dire: des hommes et des femmes qui, voyant comment nous nous comportons selon les grâces reçues, ils se mettent, eux aussi, à participer eux aussi l'édification du Royaume.  Jésus avait bien déclaré : "Le royaume des cieux, ne le chercher pas : voici qu'il est au milieu de vous !" Le Royaume  est présent, non pas seulement par les papes, les évêques, les prêtres et les fidèles, mais il est présent par les hommes et les femmes qui, dans le temps de vie terrestre qui leur appartient,  auront commencer d'aimer comme Dieu aime - parce que Dieu est Amour...  Chacun de nous a reçu de Dieu ses propres talents qui manifestent l'amour de Dieu.

De haut en bas de l'échelle sociale, les talent reçus nous permettent d’œuvrer à l'édification du Royaume. Pour l’enseignant, ce sera de faire en sorte que tous ses élèves aient bien assimiler les matières du programme; pour l'ouvrier en usine, ce sera de connaître à fond la machine qu'il emploie afin d'en obtenir le meilleur rendement;  pour le policier -  il en  est un qui a récemment donné sa vie pour  mettre fin à un a un attentat terroriste et sauver la vie de plusieurs innocents. Que dire de la caissière de grande surface qui sourit
sourit à tous ?  Et les aides soignante dans les maisons de repos : leur quotidien n'est pas toujours très valorisant mais elles gardent le sourire. Et nous pourrions nous inclure nous mêmes dans toutes les ""BA"-que la vie en société ne manque pas de fournir.  

Tous autant que nous sommes, nous sommes appelés à servir...


https://fr.zenit.org/articles/france-le ... s-eveques/

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Du repas et de l'Eucharistie

Message par etienne lorant » lun. 17 sept. 2018, 10:01

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien.   Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai, car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.  Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ;  en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu. N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas !  J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas,
attendez-vous les uns les autres.

 
(Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10, 17)
R/ Proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne. (1 Co 11, 26b)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, llorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.  Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.  Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri !  Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »   Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


           Cy Aelf, Paris

Nous communions parfois sous les deux espèces et parfois non, nous pouvons ne faire qu'assister à l'Office et nous agissons en plein respect du rite et selon notre conscience et notre disposition intérieure. Mais dans la primitive église, il n'en était certes pas comme de notre temps. On venait à l’Eucharistie comme à un vrai repas, semblable à celui de la dernière cène. Et nous nous souvenons du diacre Etienne dont il est dit qu'il "servait aux tables" - comme cela se pratique dans les réfectoires. Il nous est difficile de concevoir notre participation aux repas eucharistique de la primitive église. On y venait pour manger, pour ensemble un vrai repas. Ici, la bonne compréhension doit nous inspirer quelle nouveauté ce fut que ce partage en commun !

Et le lien à établir entre la première et la seconde lecture tient au profond respect manifesté par le centurion romain. Il a très bien saisi que faire entrer Jésus chez lui pourrait scandaliser les juifs qui assistaient à la scène - tout comme il devait être scandaleux, durant l'occupation allemande de voir un des hommes et des femmes côtoyer l'occupant ! Que l'on se souvienne de ces visages de femmes tondues et exposées à la vindicte populaire après la libération de Paris , a dit notre prêtre. Et de nous jours encore, nous ne faisons entrer chez nous, à la maison, pour un repas , que des personnes en qui nous avons confiance et que nous désirons honorer. Puisqu'une telle invitation est un honneur, puissions nous toujours considérer L’Eucharistie comme un signe de l’amour de Dieu qui nous fait grandir dans l'espérance...

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Samedi, jour de repos et de tentations

Message par etienne lorant » sam. 15 sept. 2018, 10:41

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles.  Je vous parle comme à des personnes raisonnables ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.  Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l’autel de Dieu, e sont-ils pas en communion avec lui ? Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ou que les idoles elles-mêmes représentent quoi que ce soi.   Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.  Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez pas prendre part à la table du Seigneur et en même temps à celle des démons.     Voulons-nous provoquer l’ardeur jalouse du Seigneur ?
Sommes-nous plus forts que lui ?


(Ps 115 (116b), 12-13, 17-18)
R/ Seigneur, je t’offrirai
le sacrifice d’action de grâce. (Ps 115, 17a)
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,]
oui, devant tout son peuple.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.  Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »  Puis il dit au disciple: « Voici  ta mère. » Et à partir de cette heure-là,le disciple la prit chez lui.


    Cy Aelf, Paris

Clairement, les lectures de ce jour encouragent les fidèles à se protéger du démon en invoquant Marie, car celle-ci rayonne tout entière de l'amour de Dieu. Elle est celle qui a cru à l'annonce de l'ange. Elle a gardé la foi de bout en bout, du commencement jusqu'à la fin.  Car même devant la croix, elle n'a pas douté.  Tous autant que nous sommes, nous ne cessons pas de douter. Nous craignons sans cesse pour nous-mêmes, qui considérons l'avenir avec angoisse. Ce samedi - c'est le bon jour cela -nous sommes invités à vivifier notre foi à la veille du dimanche. Et tout cela tombe bien, puisque c'est un jour chômé . Rien de tel pour se détourner  
des soucis et en faire "place nette" des soucis de notre temps. Que la "fièvre du samedi soir" semble professer le contraire, peu nous importe. Mais recherchons à rencontrer nos proches, à laisser notre esprit au repos des soucis de ce monde et de nos désirs, pour être d'autant plus ouvert à la grâce qui est à l'oeuvre en nous.

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Au pieds d'un crucifix

Message par etienne lorant » ven. 14 sept. 2018, 10:47

Lecture du livre des Nombres
En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »    Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.   Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,  et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât :
tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »  Moïse fit un serpent de bronze
et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent,
et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie
!

(Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n’était pas constant envers lui ;
ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s’en va sans retour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :   « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.   De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,  afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.    Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.   Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

       Cy Aelf, Paris


Les lectures de ce jour confirment bien que l'épisode du serpent de bronze est bien une préfiguration de la crucifixion de Jésus. Lorsque nous prions le Seigneurs en église, c'est non seulement en faveur du peuple de Dieu que nous prions, mais aussi pour nous-mêmes. Prier, c'est se confier à Dieu, sans exclure aucun domaine de notre existence.  Nous ne prions pas seulement pour notre bonheur sur la terre, mais également en faveur de nos proches. Nous prions lorsque nous traversons une période difficile - et pour les hommes sincères et droits, les occasions de prière sont aussi nombreuse que tout ce que le monde nous propose !

Aujourd'hui, pour ma part, je me suis souvenu des prières que j'avais adressée au Seigneur à un moment de ma vie où je ne parvenais plus à me suffire des "recettes de bonheur" en ce monde. J'étais quasiment trop lucide sur la capacité pour les hommes de connaître le bonheur. Il fallait d'abord trouver une activité qui permette un bon revenu tout en étant simple et agréable. Et non seulement cela, mais il fallait encore que toutes ces choses se justifient entre elles à l'examen de la conscience...   A l'évidence, on ne pouvait tout avoir et tout connaître !  Et puis, un jour, après un "Nième" échec sentimental,  j'ai fermé boutique (j'étais déjà bouquiniste), j'ai quitté la boutique en me disant :  "Je ne ferai plus rien sans savoir pourquoi l'homme est  malheureux.  J'avais emporté un texte philosophique, mais cette lecture n'avait fait que rendre plus sombre ma réflexion...  Il restait un chapelet, depuis longtemps abandonné dans un tiroir et je me mis à prier - il y avait si longtemps !   Mais à mon réveil,  j'ai ouvert les yeux et  j'ai vu le crucifix qu'on m'avait offert lors de ma communion solennelle.  C'était étrange, on eût dit que ce crucifix me regardait !
Et, l'instant d'après, je suis tombé à genoux, et je me suis mis à m'écrier à Jésus : "Non ! Non ! je ne veux pas que tu meures à cause de moi !  Je hoquetais, tant la contrition était puissante.  Mais un instant plus tard une telle Joie ma envahi que je me suis écrié : "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite !"

Il me fallut plusieurs mois pour que je change mes habitudes... et trois années de refus de la part de membres du clergé de s'impliquer afin que je puisse "faire ma théologie".  Et pourtant, Au début de l'année 2000, par correspondance avec le sanctuaire de la Miséricorde divine (Cracovie, Pologne), j'ai obtenu de suivre une théologie par correspondance.  C'est seulement de Pologne que j'ai pu étudier - mais sans pouvoir obtenir de diplôme, de documents à présenter à mon Évêque  et j'ai bien saisi que le Seigneur me voulait... tout simplement partout où  je serais...


Alléluia !



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Ouvrons nos cœurs à l'universalité

Message par etienne lorant » jeu. 13 sept. 2018, 10:40

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive   Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait;  mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui. Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du  tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique. Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,  pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.  Mais tout le monde  n’a pas cette connaissance : certains, habitués jusqu’ici aux idoles,croient vénérer les idoles en mangeant de cette viande, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.  Si l’un d’eux te voit, toi qui as cette connaissance, attablé dans le temple d’une idole, cet homme qui a la conscience faible ne sera-t-il pas encouragé à manger de la viande offerte aux idoles ?  Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.  Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.   C’est pourquoi, si une question d’aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.
 

(Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 23-24)
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ;
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d’éternité
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples: « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.   À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.  Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.  Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre  récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

           – Cy Aelf, Paris.

Aussi longtemps que nous gardons nos  habitudes et nos coutumes, comment pourrons nous adhérer pleinement au projet de salut qu'il nous est proposé ?  Les Corinthiens qui sont convertis auront quelques difficultés à franchir l'interdit qui pesait sur des viandes considérées comme étant impures.  On n'hésiteras pas à manger de l'agneau, du mouton et du veau, mais on refuse le porc -  mais pourquoi ? Parce que son apparence et sa véridicité nous dérangent ? Mais l'agneau, on le trouvera doux, aimable et simple, et est-ce sera une raison pour le sacrifier ?  Comment les juifs ont-il pu déclarer impure à la consommation une viande aussi grasse et abondante que la viande de porc ? Si ce n'est qu'une question d’apparence, c'est tout à fait ridicule.  Pour nourrir un homme, l'agneau n'apportera, certes qu'une quantité de viande peu de calories. Et d'un point de vue religieux, déclarer qu'un animal impur, c'est tout simplement faire offense au créateur...

De la même façon qu'il n'y pas d'hommes que l'on puisse désigner comme étant différent selon sa race. Mais puisque tout nous a été donné par Dieu,  nous devons, nous les humains doués d'intelligence, nous avons, nous aussi, à considérer l'universalité des desseins de Dieu.  S'il existe dans l'espace des créatures intelligentes, aurons-nous la sagesse de les considérer comme étant, tout comme nous-mêmes, des créatures Dieu ?  On peut du moins l'espérer...

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Un temps pour chaque chose

Message par etienne lorant » mer. 12 sept. 2018, 9:29

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur. Je pense que le célibat est une chose bonne, étant données les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.  Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.  Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.  Frères, je dois vous le dire : le temps est limité.Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme,    ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,     ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.

 
(Ps 44 (45), 11a.12, 14-15a, 15b-16, 17a.18)
R/ Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Ps 44, 11a)
Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille :
le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.  Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.     Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.  Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !  Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »


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         Cy Aelf, Paris

La chanson dit: "Pour faire un homme, mon Dieu que c'est long !  Et de fait:  le temps qui s'écoule nous paraît long, mais pour peu que l'on se retourne, tout le passé nous pariât lointain... C'est que le temps nous entraîne inexorablement  vers l'avant. Est-ce un mal ?  Ce peut être une peine, mais c'est d'abord notre condition humaine.  Nul ne peut vivre du passé ni de l'avenir. Ce que nous avons, c'est le présent. Vivre sa de notre ma, c'est aujourd'hui, c'est maintenant. "Nous n'avons pas été créés avec des yeux à l'arrière de notre marche - ni les hommes, ni les animaux, ni les insectes. Toute la a création va de l'avant  - et les scientifiques nous disent que l'univers est toujours en expansion..".

Cette condition de vie, nous ne pouvons pas en changer, mais il nous faut continuer, chaque jour et de bout en bout, comme à la recherche d'un état définitif et bienheureux - c'est l'espérance de tous en ce monde,  car nous avons besoin d'absolu et nous recherchons un absolu qu'on appelle le bonheur... ?  Pourquoi donc Jésus déclare-t-il heureux celles et ceux qui évoluent avec prudence, dont la vie paraît austère : c'est parce qu'ils ont perçu que le bonheur véritable ne demeure que pour celles et ceux qui aiment - et qui aiment en Dieu. Ces hommes et ces femmes vivent déjà, en espérance, le bonheur définitif auprès de Dieu.

Ce matin, je fais  mémoire de mon père défunt, Gabriel qui aura vraiment dû lutter contre l'acharnement thérapeutique d'un médecin qui l'avait entravé dans son lit afin qu'il cesse d'arracher les sondes nutritives.  Ce fut son ultime combat - mais lorsque nous sommes venus voir son corps, nous avons été surpris : son visage avait repris sa forme naturelle et nous nous sommes écriés en disant : "On dirait qu'il dort, qu'il va d'une seconde à l'autre à l'autre et nous parler"...  

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Infidèles aux hommes, infidèles à Dieu

Message par etienne lorant » lun. 10 sept. 2018, 11:48

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  on entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite, une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens : il s’agit d’un homme qui vit avec la femme de son père.  Et, malgré cela, vous êtes gonflés d’orgueil au lieu d’en pleurer et de chasser de votre communauté celui qui commet cet acte.   Quant à moi, qui suis absent de corps mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, l’homme qui agit de la sorte : au nom du Seigneur Jésus, lors d’une réunion où je serai spirituellement avec vous, dans la puissance de notre Seigneur Jésus,  il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan, pour la perdition de son être de chair ; ainsi, son esprit pourra être sauvé au jour du Seigneur.  Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?
Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête,
non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité
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(Ps 5, 2-3, 5-6ab, 6c-7, 12)
R/ Seigneur, que ta justice me conduise. (Ps 5, 9a)
Tu n’es pas un Dieu ami du mal,
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.

Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ;
l’homme de ruse et de sang,
le Seigneur le hait.

Allégresse pour qui s’abrite en toi,
joie éternelle !
Tu les protèges, pour toi ils exultent,
ceux qui aiment ton nom.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.  Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.  Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »  Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.


.CY Aelf, Paris

Les lectures de ce matin sont intéressantes à de nombreux points de vue.  Les Corinthiens se voient jugés par saint Paul pour avoir accepté au culte un homme adultère et d'une forme quasi incestueuses. Mais qui, de l'incestueux ou des autres protagonistes de l'affaire sont-il les plus coupables ?  A la vérité, tous sont coupables de la même faute : l'hypocrisie.  A l'écoute de l'homélie du jour, je me suis souvenu d'un épisode vécu.  Avec le fils d'un voisin, je servais à l'autel chaque dimanche.  Mais un jour, nous avons, tous deux ensemble, décidé de renfoncer à cet engagement.  La raison de cette démission, de l'ami Philippe et moi-même,  fut d'avoir assisté durant la Consécration à des œillades complices entre un homme et une femme dont les conjoints respectifs ne se doutaient aucunement ... Nous n'étions que des enfants, mais clairement, nous avions perçu  perçu comme un reniement complet de la foi - celle que l'on venait de nous faire connaître.  Ce fut un malheur quasi enfantin, lequel m'avait poussé à m'écrier : "Quand je serai grand, je veux être le plus dur !"  

Intimement, j'avais découvert "le péché du monde" et cette découverte douloureuse  m'a poursuivi jusqu'à l'âge adulte, puisque j'ai finalement choisi, après quelques tentatives de vie de couple,  de ne pas songer au mariage. Les aventures sentimentales sont une chose, mais les engagements non tenus sont pires encore.

Et, j'ai préféré le célibat. Quant à mon "confrère-acolyte, beaucoup plus intelligent que je puis être, il est devenu un chimiste, chef d'entreprise, riche au point de ne plus me le saluer ... les rares fois où nous nous sommes revus... les thérapeutes psychiatres ont bien raison de "fouiller" le passé de leur patients. Mais les sacrements, avec l'examen de conscience et l'absolution , sont très efficaces et ne coûtent rien que de se reconnaître tous pécheurs...



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Rien n'est impossible à Dieu

Message par etienne lorant » sam. 08 sept. 2018, 11:37

Lecture du livre de Michée
Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais
il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix !


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains
Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes,
il leur a donné sa gloire.


(Ps 12 (13), 6ab, 6c)
R/ J'exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)
Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !
Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès ngendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la mme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, zias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone. Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salat, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.


Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».


Cy Aef, Paris


Et nous voici en route vers la fête de Noël. A quoi sert cette accumulation de noms, cette généalogie, totalement invérifiable mais par laquelle le lecteur se fait d'emblée la réflexion amusée : Jésus est-il vraiment née d'une femme ? En effet, que l'on relise cette généalogie qui gomme les noms des femmes, comme si celles-ci n'étaient, en définitive qu'un réceptacle pour la naissance des hommes. Non seulement elles ne sont que ventres, mais en outre: elles n'enfantent apparemment que des hommes ? On gagnerait beaucoup à gagner à relie de nombreux passages de la Bible dans lesquels des femmes ont manifesté leur une très grande foi foi tout en restant discrètes.

Mais à partir de l'engendrement par Marie, les femmes cesseront d'être de simples réceptacles en vue de la naissance de prophètes et de prêtres. Du reste, si les femmes étaient aussi fragiles que les hommes les estiment, comment se fait-qu'elles leur survivent dans la majorité des cas ? Aujourd'hui, j'ai prié en faveur de ma mère, Léa, née le 21 août 1924, qui est complètement paralysée dans un lourd fauteuil muni d'une tablette qui sert autant de garde-fou que de tablette pour les repas. Mais on vient toujours goûter un de ces sourires rendraient courage au plus sombres des personnes qu'elle croise... Elle fut un jour "Sœur Marie de saint Liévain". Elle avait prononcé ses vœux définitifs lorsqu'elle faillit mourir aménorrhée ... Si l’Évêque de l'époque ne l'avait pas délivrée de ses vœux ... vous ne liriez pas ce commentaire ce matin !

Il faudrait de même parler de joseph dont la condition de célibataire le condamnait à devenir un de ces malheureux juifs dont la descendance s'éteindrait pour toujours. Ainsi donc, dans cette histoire de descendance Joseph a tout autant bénéficié d'une grâce insigne. Car sa lignée allait s'éteindre avec lui, un signe de malédiction s'il en est ! Voici ce que le Seigneur fit pour nous-mêmes : saint Joseph qle travailleur, l'homme de conscience pure qui chemine avec courage, sans se peindre et fidèle jusque dans l'épreuve. Je me permets de citer aussi Gabriel, mon père, qui rencontra ma mère dans un train, après qu'il qu'il renoncé à la prêtrise - il avait été profondément choqué de ne pouvoir rendre visite à ses parents hors de l'accompagnement d'un autre prêtre... Avant de me mettre à commenter les textes de la liturgie du jour, j'ai moi aussi, par courriers, étudier la théologie de la Miséricorde divine, fondée sur la vie et l'oeuvre de sainte Faustine... Pour moi c'était impossible, mais rien n'est impossible à Dieu.


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Cherchez, vous trouverez !

Message par etienne lorant » ven. 07 sept. 2018, 9:49

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais Attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.
 
(Ps 36 (37), 3-4, 5-6, 27-28ab, 39-40ac)
R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n’abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent  souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?  Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »  Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.   Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »


Cy Aelf, Paris

Le message de l'amour de Dieu en Jésus Christ ne peut être reçu que par celles et ceux qui, l'ayant découvert, en éprouve la bienheureuse nouveauté. Ils ressentent de manière indéfinissable, que véritablement le Dieu que l'on avait appelé le Tout-Puissant, n'est pas le tout puissant de la justice, mais bien Celui qui a créé l'homme afin de partager avec lui la plénitude de la vie...

La joie parfaite est accessible à toutes et a tous, quels que soient leur origine,, qu'ils soient blanc de peau ou basané, ou noir ou jaune - et s'il y des extra-terrestre, ce ne seront pas les terrifiants Aliens des films d'horreur ! Car si Dieu est Dieu, Il crée selon sa propre nature:car Lui ne connaît pas le mal !

Le pire danger que puisse rencontrer l'homme, c'est de se laisser séduire par l'Adversaire qui n'est guère qu'un ange déchu et que même les hommes ont le pouvoir de chasser et renvoyer en enfer. De sorte que nos vies, aujourd'hui même, peuvent être renouvelées d'une simple façon: une action de grâce - c'est tout simple. Ne l'avez-vous pas remarqué ? Quelle est la seule créature, dans tout l'univers peut sourire ? Les animaux peuvent ronronner, mais l'homme seul peut sourire. Comment font-ils donc, les athées militants, pour renier leur propre nature ? Quelle sombre grisaille que leur existence ! Prions que le Seigneur les convertisse ...


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Une prise miraculeuse

Message par etienne lorant » jeu. 06 sept. 2018, 10:18

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.  Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.  Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !  Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,  que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,  mais vous, vous êtes au Christ,
et le Christ est à Dieu.

   
(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ La terre est au Seigneur, et toute sa richesse. (cf. Ps 23, 1)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.  Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. NQuand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large,et jetez vos filets pour la pêche. »  Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »   Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.  Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.  à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »   En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;     et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »   Alors ils ramenèrent les barques au rivage


           –  Cy Aelf, Paris

Cette épître de saint Paul aux Corinthiens est tout entière lumineuse pour celles et ceux qui se convertissent. De notre temps encore, les hommes et les femmes qui cherchent à donner un sens véritable à leur passage  sur la terre, découvriront dans ce texte une espérance nouvelle pour une meilleure manière de vivre, en même temps riche d'espérance, mais également de joie.  Pour en rendre compte d'une autre manière, on peut se souvenir de l'enfant que nous avons été en découvrant des cadeaux le matin de Noël sous le sapin.

Le choix des cadeaux avait son importance, mais le plus réjouissant, c'était bien sûr la douceur et la tendresse de nos parents. La foi est le meilleur cadeau de Noël qui puisse nous être offert.  Nous avons reçu bien mieux que l'or, l’encrent et la myrrhe, nous avons reçu par le baptême : la foi, l'espérance et l'amour.

A partir de ce don initial pour l'âme,  toutes les portes de la grâce se sont ouverte.  Et bienheureux celles et ceux qui se sont mis en marche sur le chemin de vérité qui conduit à la vie éternelle ! Car nous ne sommes plus pieds et poings liés, esclaves de ce monde. Car nous sommes déjà libre par la grâce reçue. Et Pierre, désormais, n'a plus jamais cessé de prendre des hommes dans dans la barque de l'Eglise...

Quelques personnes ont parfois critiqué mes partages, estimant qu'ils nécessitent d'y revenir à deux fois.
La  réponse est toute simple: mettez-vous, vous-mêmes à méditer et vous trouverez, comme moi, une source inépuisable pour l'âme et une force renouvelée face aux mauvais bruits de ce monde...


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Agir tant qu'il fait jour

Message par etienne lorant » mer. 05 sept. 2018, 10:24

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ. C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ?   Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul», et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ? Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux.   Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.  Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. Nous sommes des collaborateurs de Dieu,
et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.


(Ps 32 (33), 12-13, 14-15, 20-21)
R/ Heureux le peuple
que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (cf. Ps 32, 12)
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Du lieu qu’il habite, il observe
tous les habitants de la terre,
lui qui forme le cœur de chacun,
qui pénètre toutes leurs actions.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.  Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.  Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.  Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.  Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile
dans les synagogues du pays des Juifs.


   
       Cy Aelf, Paris

Les lectures de ce jour nous font comme un reportage de l’Évangile annoncé à toutes et tous, quelles que soient les origines et les conditions de vie. C'est ainsi que, dans la première lecture, on voit saint Paul qui enseigne et qui, en même temps explique pourquoi il parle d'une telle façon et pas d'une autre. Parce que l'annonce de la Bonne Nouvelle est destinée à toutes et à tous, quelles que soient leurs conditions de vie. Il n'emploie pas le langage des savants, mais il montre comment manifester dans la vie son appartenance au Christ. C'est un enseignement tout simple qui souligne tout ce qui permet aux nouveaux convertis de vivre en bonne harmonie avec les uns comme avec les autres. Il n'y a pas : le Dieu de Paul et le Dieu d'Apollos, il n'y a qu'un même Dieu s'adressant à tous et à chacun au cœur de Et non la vie.

Et c'est cela, également, que témoigne l'Evangile du jour qui nous montre Jésus à l'oeuvre sans discontinuer: Ici il enseigne, là il soulage la belle-mère de Pierre, il chasse les démons, il se retire et il revient. N'est-ce pas comme un ballet improvisé ? Et non seulement cela, il se prépare à se remettre en marche pour faire de même partout où il passera. Or, ce mouvement perpétuel - de partage et de servir, de prier en silence et d'encourager le prochain, ne devrait cesser de nous procurer la Joie d'une journée bien vécue dans l'amour de Dieu sous le de l'amour de Dieu.

Notre prêtre nous a proposé, aujourd'hui même, de manifester l'amour de Dieu par tel ou tel service accompli auprès de celles et ceux que nous croiserons - et en oubliant quelque peu les soucis qui nous assaillent : "Le berger ne prend-il pas soin de ses brebis ? Levons-nous donc et sortons de nos maisons !


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Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure

Message par etienne lorant » mar. 04 sept. 2018, 9:26

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,  l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu’il y a dans l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a accordés.  Nous disons cela avec un langage que nous n’apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l’Esprit ; nous comparons entre elles les réalités spirituelles. L’homme, par ses seules capacités, n’accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui ce n’est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c’est par l’Esprit qu’on examine toute chose.  Celui qui est animé par l’Esprit soumet tout à examen, mais lui, personne ne peut l’y soumettre. Car il est écrit : Qui a connu la pensée du Seigneur et qui pourra l’instruire ? Eh bien nous, nous avons la pensée du Christ !

(Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab, 13cd-14)
R/ Le Seigneur est juste en toutes ses voies. (Ps 144, 17a)
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :  « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux: « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »  Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

                  Cy Aelf, Parus
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C'est un grand pouvoir que confère le Seigneur donne aux hommes qui placent leur vie entre ses mains et qui, en toute occasion, qui se préoccupent de savoir si leurs actions sont bonnes et si telles choses qu'ils désirent est bonne pour eux selon l'Esprit de Dieu et s'ils sauront les porter. Car, nous le savons, il y a en ce monde un esprit mauvais, l'adversaire du bien, ennemi de Dieu et qui cherche à pervertir ce que Dieu a donné de bon pour l'homme.

Les écritures de ce jour font donnent une image des réalités spirituelles. D'une part, dans la première lecture, saint Paul fait l'éloge de l'Esprit de Dieu, car pas nos propres forces, nos propres capacités, nous ne saurions ni bien nous connaître, ni bien reconnaître ce qui est bon et qu'il faut nourrir en nous. Et lorsque nous dérivons, lorsque nous commettons le mal - ne fut-ce que par des bavardages - nous sentons bien en nous une forme de lourdeur, comme un regret, un chagrin -nous avons attristé l'Esprit . L’Esprit nous le fait sentir et ce sentiment de culpabilité est encore une grâce, afin que nous devenions plus prudent - l'esprit est prompt, prévient Jésus, mais la chair est faible !

Que faut-il retenir ? Non pas que nous sommes surveillés, mais que nous sommes aimés. Notre prêtre nous l'a rappelé notre petite enfance. Nous avions fait quelque chose de travers, mais prenant conscience de la soudaine tristesse de notre mère, nous fondions en larmes jusqu'à ce qu'elle soit consolée. Devenus adultes, c'est bien souvent par Marie que nous reconnaissons comment nous avons contristé le Seigneur.

Mais en tout temps, nous pouvons nous réjouir que notre conscience, du fait de notre baptême, nous fait ressentir : par là il faut aller, mais par l'autre chemin - gare à toi !! !


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Jésus de retour à Nazareth

Message par etienne lorant » lun. 03 sept. 2018, 9:21

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, quand je suis venu chez vous,je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma  proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient:  pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

(Ps 118 (119), 97-98, 99-100, 101-102)
R/ De quel amour, Seigneur, j’aime ta loi ! (Ps 118, 97a)
De quel amour j’aime ta loi :
tout le jour je la médite !
Je surpasse en habileté mes ennemis,
car je fais miennes pour toujours tes volontés.

Je surpasse en sagesse tous mes maîtres,
car je médite tes exigences.
Je surpasse en intelligence les anciens,
car je garde tes préceptes.

Des chemins du mal, je détourne mes pas,
afin d’observer ta parole.
De tes décisions, je ne veux pas m’écarter,
car c’est toi qui m’enseignes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.   On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : ’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,  annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ». Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »  Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à  Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »  Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;  pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.   Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »   ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.  Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.


          Cy Aelf, Paris

Jésus devait être attendu de pied ferme à Nazareth. Les habitants de ce bourg avaient certainement été avertis des fais et gestes de "l'enfant du pays". Et d'office, comme cela se voit encore dans nous villes et nos villages, rares sont ceux qui sont estimés à leur juste valeur.

Quelles sont ces rumeurs qui courent sur le dos de l'enfant de Joseph et Marie, ce couple si discret, tout cela n'est-il pas étranges ? Voici que leur fils se manifeste dans la synagogue locale et se met à jouer à l'homme inspiré, lui simple charpentier. Quelle audace pour un simple ouvrier, de venir nous donner des cours de religion et de morale ! Pour qui se prend-il ! Mais, globalement, qui parmi nous est assez perspicace pour deviner ou reconnaître des qualité particulières chez autrui ? Et mis à l'épreuve, Jésus de Nazareth se met à parer avec autorité, d'une manière beaucoup plus convaincante qu'un sermon cent fois répété !

Ce retour de Jésus au pays natal fait songer à ces personnes que l'on côtoie sans les connaître vraiment. Cependant, qu'il se produise un événement qui les touche profondément, et voici qu'ils se mettent à parler et agir comme jamais jusque-là. Tels aussi sont certains héros de guerre: on ne les croyait pas capables d'héroïsme et finalement ce sont eux-là qui tiennent bon dans l'adversité. Aucun d'entre nous ne mérite d'être estimé en-dessous de ce qu'ils peuvent paraître. Ne nous faisons donc pas d'idées au sujet de nos proches et de nos voisins. Et même un athée notoire peut produire est capable d'accomplir des gestes héroïques que tous reconnaîtront.

Aujourd'hui, je me suis posé la question de savoir si cet "escarpement" d'où Jésus a failli être projeté est encore visible à Nazareth. N'y a-t-il pas, parmi nous, quelqu'un qui puisse répondre à cette question ?

Par ailleurs, je me suis dit que Jésus devait posséder une "autorité naturelle" telle qu'un simple regard sur un homme en colère a suffi pour le faire renoncer à tout acte de violence physique. Ce genre de charisme apparaît parfois chez ses héros qui n'ont guère eu besoin d'être honorés : pratiquement, ils vous répondront "vous auriez fait de même". Ne sommes-pas tous capables de bonnes actions ?

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Talents à faire fructifier

Message par etienne lorant » sam. 01 sept. 2018, 15:16

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni  de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;   ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;   ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.    C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption.   Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier,
qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.[
/i]
         
(Ps 32 (33), 12-13, 18-19, 20-21)
R/ Heureux le peuple
que le Seigneur s’est choisi pour domaine. (cf. Ps 32, 12)
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
 « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.  De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.  Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.  Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.”  Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”  Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”  Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”   Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur :tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.  J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.  Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.  Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.  Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de de]nts !” [/i
»


           Cy Aelf, Paris

Dès notre baptêmes, nous reçu des talents qui nous nous sont propre .  Il est intéressants de noter que le mot de "Talents" s'applique tout aussi aux pièces de monnaie dans l'antiquité qu'aux dons que l'on a reçu à notre naissance. On  ne naît pas mathématiciens ou footballeur, ou peintre, ou photographe,  facteur, policiers, soldats, architectes, etc. Lorsque l'on dira que les handicapés de naissance, ne servent en rien l'humanité - mais en réalité, bien sûr qu'ils servent la société humaine - puisqu'elle oblige les société à leur trouver une place quelconque dans la société des hommes. Lorsque saint Paul s'adresse aux Corinthiens, il ne s'adresse
pas aux élites, mais à celles et ceux qui sont disposés à recevoir la sagesse qui n'est pas de ce monde.

A ce sujet, notre prêtre nous a rappelé l'échec cuisant qu'avait rencontré l'apôtre lorsqu'il s'était adressé aux élites de la Grèce, toujours avides de nouveautés intellectuelles - un peu comme  ces hommes qui achètent des livres, non pas pour les lire, mais pour que l'on sache bien qu'ils les possèdent...

Jésus saisit parfaitement ce qui se passe dans le cœur des hommes et  de l'usage bénéfique pour tous chacun d’entre nous possède des dons qui lui sont propres mais et qu'ils pourront développer pour le bien de tous, qu'ils soient entrepreneurs aussi bien ouvriers, médecins ou infirmier ou photographe, etc

Il est heureux que l’Évangile confondent, l'un dans l'autre, le talent comme pièce de monnaie, et le talent qui est le don de naissance qui ne peut s'accroître que par l'exerce de ces dons.  J'ai songé, pour ma part, au tragique destin de Vincent van Gogh qui  vécut comme un vagabond sur la terre.  Comme il est dommage que ces toiles ne sont plus exposées mais finissent dans des les coffre-forts des riches collectionneurs !

Pour ma part, j'ai passé plusieurs années à rechercher un "poster" d'une toile de Dali intitulée "L'enfant soulevant la mer "...  Du reste, ce n'est pas pour me faire valoir que je m'applique chaque jour  à la méditation - mais c'est du fait de l’inspiration qui me saisit et me remplit d'allégresse...




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(Spécialement pour Nicole, administratrice du forum "Religion catholique)

Semper Fidelis

Message par etienne lorant » ven. 31 août 2018, 10:59

Épître de saint Paul auw Corinthiennes
Frères, le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ. Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu.  L’Écriture dit en effet : Je mènerai à sa perte la sagesse des sages, et l’intelligence des intelligents, je la rejetterai. Où est-il, le sage ? Où est-il, le scribe ? Où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l’a-t-il pas rendue folle ?  Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.  Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.  Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.  Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,
et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
         

(Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 10-11)
R/ Toute la terre, Seigneur,
est remplie de ton amour. (cf. Ps 32, 5b)
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a déjoué les plans des nations,
anéanti les projets des peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d’âge en âge
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :  « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.  Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :  les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,  tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.  Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”  Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.  Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”  Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”  Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”  Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”   Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

         Cy Aelf, Paris

Notre temps sur la terre est celui d'un périple, d'une longue marche que notre prêtre a rapproché de celle des Juifs qui sont sortis d'Egypte afin de se mettre en route vers la terre promise. Ils marchèrent durant quarante ans, non pas que la traversée du désert soit si longue, mais du fait qu'ils tournèrent en rond comme ces chats qui jouent à courir après leurs queues - beaucoup d'hommes font de même, car ils se cherchent eux-même et ce que t nous faisons nous-mêmes. Si l'on compte les années de formation, les années, d'études -de six à dix ans selon les l'apprentissage des disciplines choisies et celles des "spécialisations", les hommes arrivent assez
à exercer pleinement après un très long chemin. Comme dit la chanson: "Pour faire un homme mon Dieu que c'est long !" Et il en est de même en religion, et sans doute plus encore, puisque la démarche spirituelle ne trouve son plein et entier aboutissement dans le Royaume - telle est notre foi.

Les vierges sages suivent ce chemin d'apprentissage de bout en bout, quand bien même il y ait des passages difficiles et obscurs, tandis que les vierges folles renoncent quand la'échecs marche est plus difficile, lorsque l'on a moins de certitudes et qu'il faut traverser des périodes de doutes, des échecs, d'incompréhension. Pour ma part, ce matin, j'ai songé à ma propre situation actuelle. J'ai été contraint d'abandonner mon commerce de bouquiniste trois ans avant de bénéficier de la pension de retraite. Cependant, de bout en bout de mon activité professionnelle, j'ai pris garde d'épargner durant les bonnes années, j'occupe la maison de famille non pas gracieusement - mais en prenant à charge l'entretien du bâtiment.

Les lectures de ce jour soulèvent des questions auxquelles il nous appartient de répondre. Il se peut aussi que nous ayons été des des "vierges folles" avant de devenir sages, l'inverse est toujours possible : il y a des âmes qui deviennent infidèles en raison - se disent-elles, qu'elles, que la vie est trop courte, "alors profitons-en, la vie est courte ! C'est justement sur une telle parole que les jouisseurs seront jugés : ils savaient qu'ils seraient soumis à l'épreuve, mais ils se sont voilé les yeux...


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