Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

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Re: La foi éfiée par lépreuve

Message par etienne lorant » sam. 02 déc. 2017, 20:54

Le samedi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 7,15-27.
Moi, Daniel, j’avais l’esprit angoissé, car les visions que j’avais me bouleversaient. Je m’approchai de l’un de ceux qui entouraient le Trône, et je l’interrogeai sur la vérité de tout cela. Il me répondit et me révéla l’interprétation : ”Ces bêtes énormes, au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre. Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité.”

Puis je l’interrogeai sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, cette bête terriblement puissante, avec ses dents de fer et ses griffes de bronze, qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Je l’interrogeai sur les dix cornes de sa tête, et sur cette corne qui lui avait poussé en faisant tomber les trois autres devant elle – cette corne qui avait des yeux, et une bouche qui tenait des propos délirants – cette corne qui était plus imposante que les autres. Je l’avais vue faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux, jusqu’à la venue du Vieillard qui avait prononcé le jugement en faveur des saints du Très-Haut, et le temps était arrivé où les saints avaient pris possession de la royauté. À ces questions, il me fut répondu : “La quatrième bête, c’est un quatrième royaume sur la terre, qui sera différent de tous les royaumes. Il dévorera toute la terre, la piétinera et l’écrasera. Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là. Un autre roi surgira ensuite ; il sera différent des précédents, et il renversera trois rois. Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut, il persécutera les saints du Très-Haut, et il entreprendra de changer la date des fêtes et la Loi. Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. Puis le tribunal siégera, et la domination sera enlevée à ce royaume, qui sera détruit et totalement anéanti. La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre, sont données au peuple des saints du Très-Haut. Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront.”
»

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »



Les menaces qui guettent l'humanité sont-elles en proportion de nos fautes ?  En partie, oui, puisque nous sommes, toutes et tous, des pécheurs devant Dieu et nous devons sans tarder, entreprendre de nous convertir.  C'est une tâche de chaque jour, une forme d'exercice pour le cœur et l'esprit, tout comme, par l'exercice le corps garde sa souplesse et sa force. Un tel exercice est nécessaire, et même indispensable pour que notre foi ne trébuche pas d'une part devant les événements du monde, mais aussi dans notre quotidien. Réjouissons-nous de pouvoir demeurer sobres lorsque tous dansent et s'assourdissent par des concerts aux "méga décibels" destinés à libérer les instincts du contrôle de la conscience. Ce n'est pas une nouveauté: combien de telles "fêtes" sont tout à fait semblables aux orgies organisées dans l'antiquité ? Notons bien, ajoute notre prêtre, que les soucis de l'existence sont du même ordre. Non seulement ce n'est pas par le souci qu'il se donne qu'un homme peut échapper aux tribulations de l'existence... mais le souci perpétuel devient en lui- même une maladie ou bien une tentation grave de reniement de la foi... On peut prétendre avoir une grande foi - puis, devant lune simple menace sur la santé, chercher à se divertir comme les païens faisaient par des spectacles violents... lesquels existent toujours...

Les textes de la liturgie mettent en rapport les débordements des bas instincts avec les menaces qui pèsent sur les justes et les saints. Ne soyons guère étonnés:  tous les troubles, les guerres, les catastrophes, les attentats sont également liés à de fausses conceptions de l'homme et de son devenir. Comment peut-on croire plaire à Dieu en massacrant son prochain? Les bêtes immondes qui minent la société des hommes tiennent d'une part au manque de piété et de foi,  et d'autre part dans de multiples formes d'apostasie dans nos pays occidentaux ... Il n'y pas que les attentats islamistes - mais il y a des coups de folie comme cette tueries à Las Végas. Une fois encore, "ce sont avec les mêmes lettres que s'écrivent "Monde" et "Démon"...

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La foi vérifiée par l'épreuve

Message par etienne lorant » sam. 02 déc. 2017, 20:45

Le samedi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 7,15-27.
Moi, Daniel, j’avais l’esprit angoissé, car les visions que j’avais me bouleversaient. Je m’approchai de l’un de ceux qui entouraient le Trône, et je l’interrogeai sur la vérité de tout cela. Il me répondit et me révéla l’interprétation : ”Ces bêtes énormes, au nombre de quatre, ce sont quatre rois qui surgiront de la terre. Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité.”

Puis je l’interrogeai sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, cette bête terriblement puissante, avec ses dents de fer et ses griffes de bronze, qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Je l’interrogeai sur les dix cornes de sa tête, et sur cette corne qui lui avait poussé en faisant tomber les trois autres devant elle – cette corne qui avait des yeux, et une bouche qui tenait des propos délirants – cette corne qui était plus imposante que les autres. Je l’avais vue faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux, jusqu’à la venue du Vieillard qui avait prononcé le jugement en faveur des saints du Très-Haut, et le temps était arrivé où les saints avaient pris possession de la royauté. À ces questions, il me fut répondu : “La quatrième bête, c’est un quatrième royaume sur la terre, qui sera différent de tous les royaumes. Il dévorera toute la terre, la piétinera et l’écrasera. Les dix cornes, ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là. Un autre roi surgira ensuite ; il sera différent des précédents, et il renversera trois rois. Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut, il persécutera les saints du Très-Haut, et il entreprendra de changer la date des fêtes et la Loi. Les saints seront livrés à son pouvoir pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. Puis le tribunal siégera, et la domination sera enlevée à ce royaume, qui sera détruit et totalement anéanti. La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre, sont données au peuple des saints du Très-Haut. Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront.”
»

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »



Les menaces qui guettent l'humanité sont-elles en proportion de nos fautes ?  En partie, oui, puisque nous sommes, toutes et tous, des pécheurs devant Dieu et nous devons sans tarder, entreprendre de nous convertir.  C'est une tâche de chaque jour, une forme d'exercice pour le cœur et l'esprit, tout comme, par l'exercice le corps garde sa souplesse et sa force. Un tel exercice est nécessaire, et même indispensable pour que notre foi ne trébuche pas d'une part devant les événements du monde, mais aussi dans notre quotidien. Réjouissons-nous de pouvoir demeurer sobres lorsque tous dansent et s'assourdissent par des concerts aux "méga décibels" destinés à libérer les instincts du contrôle de la conscience. Ce n'est pas une nouveauté: combien de telles "fêtes" sont tout à fait semblables aux orgies organisées dans l'antiquité ? Notons bien, ajoute notre prêtre, que les soucis de l'existence sont du même ordre. Non seulement ce n'est pas par le souci qu'il se donne qu'un homme peut échapper aux tribulations de l'existence... mais le souci perpétuel devient en lui- même une maladie ou bien une tentation grave de reniement de la foi... On peut prétendre avoir une grande foi - puis, devant lune simple menace sur la santé, chercher à se divertir comme les païens faisaient par des spectacles violents... lesquels existent toujours...

Les textes de la liturgie mettent en rapport les débordements des bas instincts avec les menaces qui pèsent sur les justes et les saints. Ne soyons guère étonnés:  tous les troubles, les guerres, les catastrophes, les attentats sont également liés à de fausses conceptions de l'homme et de son devenir. Comment peut-on croire plaire à Dieu en massacrant son prochain? Les bêtes immondes qui minent la société des hommes tiennent d'une part au manque de piété et de foi,  et d'autre part dans de multiples formes d'apostasie dans nos pays occidentaux ... Il n'y pas que les attentats islamistes - mais il y a des coups de folie comme cette tueries à Las Végas. Une fois encore, "ce sont avec les mêmes lettres que s'écrivent "Monde" et "Démon"...

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Le royaume de Dieu et le royaume des hommes

Message par etienne lorant » ven. 01 déc. 2017, 14:23

Le vendredi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 7,2-14.
Daniel prit la parole et dit : « Au cours de la nuit, dans ma vision, je regardais. Les quatre vents du ciel soulevaient la grande mer. Quatre bêtes énormes sortirent de la mer, chacune différente des autres. La première ressemblait à un lion, et elle avait des ailes d’aigle. Tandis que je la regardais, ses ailes lui furent arrachées, et elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné. La deuxième bête ressemblait à un ours; elle était à moitié debout, et elle avait trois côtes d’animal dans la gueule, entre les dents. On lui dit : “Lève-toi, dévore beaucoup de viande !” Je continuais à regarder : je vis une autre bête, qui ressemblait à une panthère ; et elle avait quatre ailes d’oiseau sur le dos ; elle avait aussi quatre têtes. La domination lui fut donnée. Puis, au cours de la nuit, je regardais encore ; je vis une quatrième bête, terrible, effrayante, extraordinairement puissante ; elle avait des dents de fer énormes ; elle dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait. Elle était différente des trois autres bêtes, et elle avait dix cornes. Comme je considérais ces cornes, il en poussa une autre, plus petite, au milieu ; trois des premières cornes furent arrachées devant celle-ci. Et cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui tenait des propos délirants. Je continuai à regarder : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige,  et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres. Je regardais, j’entendais les propos délirants que vomissait la corne. Je regardais, et la bête fut tuée, son cadavre fut jeté au feu. Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée, mais une prolongation de vie leur fut donnée, pour un temps déterminés. Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole: «Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.  Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.




Je ne l'ai pas compris de suite, mais lorsque le prêtre eût dit quelques mots très simples, je me suis émerveillé des images que donnent la Liturgie pour nous parler du "Royaume des Cieux" qui est bien à l'oeuvre parmi nous, dans ce siècle, et qui se continuera jusqu'à son plein et entier établissement. Certes, le mal continue de s'associer à la folie des hommes, et cependant, l'amour de Dieu demeure invaincu dans les âmes qui le désirent, le cherchent, en découvrent la splendeur voilée, en vivent chaque jour, tous les jours, jusqu'à leur dernier jour.

Ce que nous avons reçu de nos parents, ce n'est pas la quête de pouvoir et de domination, mais bien un désir de bonheur, d'accomplissement profond, de beauté comme de bonté, de lumière pour nos yeux et de splendeur pour éclairer nos âmes et réjouir nos cœurs.

Certes, encore, apparaissent ici et là des foudres de guerre et des hommes qui se gonflent d'orgueil à partir d'un mandat que le peuple leur a cédé.  Lorsqu’ils perdent l'humilité et se prennent pour des génies et des géants au regard de l'histoire, ils retombent aussitôt dans l'erreur de ceux qui les ont précédés - et se réservent de cruelles déceptions d'autant plus amères qu'ils avaient rêvé de surpasser tous tous ceux qui les avaient précédés... Mais tout autre est le Royaume des Cieux, celui dont nos âmes ont été fécondées de l'Esprit Saint dès notre baptême.

En effet, quelles que soient nos fautes et nos erreurs, pour peu que nos cœurs aient goûté de l'amour de Dieu, nous sommes soulevés, emportés de l'avant vers le Royaume.  Lors qu’Il parle de pouvoir, Jésus déclare très simplement, Lui le Roi des rois.  "Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.  Le véritable pouvoir est entre les mains de celles et ceux qui les ouvrent en faveur du prochain, quel qu'il soit...  Alléluia !


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L'Esprit Saint défenseur vient à notre secours

Message par etienne lorant » mer. 29 nov. 2017, 17:43

Le mercredi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 5,1-6.13-14.16-17.23-28.
En ces jours-là, le roi Balthazar donna un somptueux festin pour les grands du royaume au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence. Excité par le vin, il fit apporter les vases d’or et d’argent que son père Nabucodonosor avait enlevés au temple de Jérusalem; il voulait y boire, avec ses grands, ses épouses et ses concubines. On apporta donc les vases d’or enlevés du temple, de la Maison de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses grands, ses épouses et ses concubines s’en servirent pour boire. Après avoir bu, ils entonnèrent la louange de leurs dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre. Soudain on vit apparaître, en face du candélabre, les doigts d’une main d’homme qui se mirent à écrire sur la paroi de la salle du banquet royal. Lorsque le roi vit cette main qui écrivait, il changea de couleur, son esprit se troubla, il fut pris de tremblement, et ses genoux s’entrechoquèrent. On fit venir Daniel devant le roi, et le roi lui dit: « Es-tu bien Daniel, l’un de ces déportés amenés de Juda par le roi mon père ? J’ai entendu dire qu’un esprit des dieux réside en toi, et qu’on trouve chez toi une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires. J’ai entendu dire aussi que tu es capable de donner des interprétations et de résoudre des questions difficiles. Si tu es capable de lire cette inscription et de me l’interpréter, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d’or et tu seras le troisième personnage du royaume. » Daniel répondit au roi : « Garde tes cadeaux, et offre à d’autres tes présents ! Moi, je lirai au roi l’inscription et je lui en donnerai l’interprétation. Tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel; tu t’es fait apporter les vases de sa Maison, et vous y avez bu du vin, toi, les grands de ton royaume, tes épouses et tes concubines ; vous avez entonné la louange de vos dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, ces dieux qui ne voient pas, qui n’entendent pas, qui ne savent rien. Mais tu n’as pas rendu gloire au Dieu qui tient dans sa main ton souffle et tous tes chemins. C’est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription. En voici le texte : Mené, Mené, Teqèl, Ou-Pharsine. Et voici l’interprétation de ces mots : Mené (c’est-à-dire “compté”) : Dieu a compté les jours de ton règne et y a mis fin ; Teqèl (c’est-à-dire “pesé”) : tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger ; Ou-Pharsine (c’est-à-dire “partagé”): ton royaume a été partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,12-19.
Jésus disait à ses disciples: « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.  ous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille, vos amis, et ils mettront à mort certains d’entre vous.Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »


Ce matin, les lectures nous incitent à vivre dans la vérité, mais également  à persévérer dans la foi. Ce thème est illustré dans la première lecture, par la sanction d'un abus: pour mieux se faire valoir, il tira des vases sacrés que son père avait emporté lors de la prise de Jérusalem, mais sans vouloir s'en servir comme de vulgaires ustensiles de cuisine. Soumettre un peuple ne signifie pas forcément de l'humilier en faisant un usage trivial de ses richesses. Comme dit bien Bernanos, c'est l'injuste humil auiation des pauvres qui fait les misérables. On peut bien réduire tout un peuple en esclavage, aussi longtemps qu'on le traite avec humanité, il ne cherchera pas à se révolter. Mais lorsqu'on se moque ou que l'on tourne en ridicule ce qui est sacré pour lui... on sème des germes de révolte. Il peut se dérouler de multiples événements divers, les méchancetés gratuites et sans réels motifs engendrent des désirs de revanche... Les hommes comme les femmes qui se laissent entraîner à humilier leurs proches sans motif réel s'exposent d'eux-mêmes à la colère. Jésus ne cache pas à ses disciples qu'ils seront poursuivis et persécutés à cause même du message de l’Évangile. Il est écrit en saint Jean au chapitre 15 : Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.

Quant au fait de ne pas avoir à chercher une défense, je peux témoigner que par deux fois au moins, dans une situation qui nécessitait que je me défende... ce n'est plus moi qui ai parlé.  J'étais devant un policier qui  voulait me faire avouer la revente de marchandises volées. Il n'avait aucune preuve mais il s'était mis à ironiser sur ma foi en me lançant:

- "N'est-il pas écrit dans votre livre : "Faute avouée à moitié pardonnée ?  La réponse que j'ai donnée à vraiment jailli de ma bouche sans que j'ai eu le temps d'y réfléchir: "Non, ce n'est pas ce qui écrit. Ce que dit le Livre, c'est : la vérité vous rendra libres. Et donc, puisque j'ai dit la vérité, je me lève et je m'en vais".  Il ne m'a pas retenu.  Une semaine plus tard, convoqué pour la dernière fois, j'avais pris un livre pour patienter en salle d'attente. Ici encore, un policier derrière son guichet m'a dit : "Vous pouvez monter voir l'inspecteur :  un suspect qui lit un roman en salle d'attente, çà m'étonnerait qu'il soit coupable !" De fait, je n'ai jamais plus été convoqué pour quoi que ce soit. Par contre, le brocanteur qui m'avait faussement accusé, a dû fermer boutique un an plus tard...

Puisse ce souvenir servir à rendre confiance à l'une ou l'autre parmi nous !




C'est si simple de mentir !

Quels sont nos critère de valeurs ?

Message par etienne lorant » lun. 27 nov. 2017, 19:04

Le lundi de la 34e semaine du temps ordinaire

Livre de Daniel 1,1-6.8-20.
La troisième année du règne de Joakim, roi de Juda, Nabucodonosor, roi de Babylone, arriva devant Jérusalem et l’assiégea.
Le Seigneur livra entre ses mains Joakim, roi de Juda, ainsi qu’une partie des objets de la Maison de Dieu. Il les emporta au pays de Babylone, et les déposa dans le trésor de ses dieux. Le roi ordonna à Ashpénaz, chef de ses eunuques, de faire venir quelques jeunes Israélites de race royale ou de famille noble. Ils devaient être sans défaut corporel, de belle figure, exercés à la sagesse, instruits et intelligents, pleins de vigueur, pour se tenir à la cour du roi et apprendre l’écriture et la langue des Chaldéens. Le roi leur assignait pour chaque jour une portion des mets royaux et du vin de sa table. Ils devaient être formés pendant trois ans, et ensuite ils entreraient au service du roi. Parmi eux se trouvaient Daniel, Ananias, Misaël et Azarias, qui étaient de la tribu de Juda. Daniel eut à cœur de ne pas se souiller avec les mets du roi et le vin de sa table, il supplia le chef des eunuques de lui épargner cette souillure. Dieu permit à Daniel de trouver auprès de celui-ci faveur et bienveillance. Mais il répondit à Daniel : « J’ai peur de mon Seigneur le roi, qui a fixé votre nourriture et votre boisson; s’il vous voit le visage plus défait qu’aux jeunes gens de votre âge, c’est moi qui, à cause de vous, risquerai ma tête devant le roi. » Or, le chef des eunuques avait confié Daniel, Ananias, Azarias et Misaël à un intendant. Daniel lui dit: « Fais donc pendant dix jours un essai avec tes serviteurs: qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. Tu pourras comparer notre mine avec celle des jeunes gens qui mangent les mets du roi, et tu agiras avec tes serviteurs suivant ce que tu auras constaté. » L’intendant consentit à leur demande, et les mit à l’essai pendant dix jours. Au bout de dix jours, ils avaient plus belle mine et meilleure santé que tous les jeunes gens qui mangeaient des mets du roi. L’intendant supprima définitivement leurs mets et leur ration de vin, et leur fit donner des légumes. À ces quatre jeunes gens, Dieu accorda science et habileté en matière d’écriture et de sagesse. Daniel, en outre, savait interpréter les visions et les songes. Au terme fixé par le roi Nabuchodonosor pour qu’on lui amenât tous les jeunes gens, le chef des eunuques les conduisit devant lui. Le roi s’entretint avec eux, et pas un seul n’était comparable à Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. Ils entrèrent donc au service du roi. Sur toutes les questions demandant sagesse et intelligence que le roi leur posait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et mages de tout son royaume.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.
En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.»


Les textes d'aujourd'hui parlent tout deux par comparaison et par constate. Nabuchodonosor, n’inflige pas d'humiliations ni et ne traite pas les vaincus en captifs, mais il va tenter, sans user de contraintes, de leur faire reconnaître  la supériorité de sa propre culture.  Mais au résultat final, les jeunes juifs avaient meilleur teint et étaient en meilleures santé que leurs congénères. Et il découvre en outre qu'ils sont habiles plus que les autres membres de sa propre cour. Ils deviendront les meilleurs conseillers du roi...

L’Évangile de ce jour nous propose une autre comparaison. Qui a le mieux honoré Dieu une offrande dans le temple ?
Ce ne sont pas les pharisiens qui veilleront à manifester devant tous, par un don important, comme ils sont de bon juifs. dignes de louanges ! Ces derniers ont déjà gagné leur récompense - comme s'ils l'avaient achetée, ni plus, ni moins. Mais sous le regard de Dieu, c'est bien la veuve qui a manifesté le plus de foi et le plus d'amour et donc, nul doute que son geste lui vaudra de retrouver tout ce dont elle a besoin, avec la Joie en plus.

Sur base de ces textes, notre prêtre nous a invités à donner largement et sans crainte à faire des dons aux plus démunis qui dorment et meurent à la rue. En Belgique, cette année, le nombre de morts parmi les plus démunies a augmentes de 56 pour cent. Ce ne sont pas des réfugiés, mais ce sont nos concitoyens ! Bien évidemment, nos politiciens portent une très grave responsabilité en n'imposant pas les grandes fortunes comme ils devraient le faire.  

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Ouvre ton cœur, non ton intelligence !

Message par etienne lorant » sam. 25 nov. 2017, 19:24

Le samedi de la 33e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Maccabées 6,1-13.
Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé. Il s’écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin, parce que les événements n’avaient pas répondu à son attente. Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se renouvelait sans cesse. Lorsqu’il se rendit compte qu’il allait mourir, il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s’est éloigné de mes yeux ; l’inquiétude accable mon cœur, et je me dis : À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ? J’étais bon et aimé au temps de ma puissance. Mais maintenant je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem : tous les objets d’argent et d’or qui s’y trouvaient, je les ai pris ; j’ai fait exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif. Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »

Psaume 9(9A),2-3.4.6.16.19.
De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
je dirai tes innombrables merveilles ;
pour toi, j'exulterai, je danserai,
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-40.
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’ Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’ épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’ Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.


Aujourd'hui, c'est le Psaume qui  donne la clef de compréhension des textes  de la Liturgie. En effet, la première lecture, qui rapporte la vanité et la fin misérable d'un chef de guerre, montre  combien les ambitions de conquêtes et de pouvoir politique sont "vanités et  "poursuite du vent", comme dit l'Ecclésiaste. Et tout ce que le roi Antiochus  avait ambitionné s'effondre sur lui comme un château de cartes. - il meurt en terre étrangère et qui viendra fleurir sa tombe ? L'échec est total.

C'est d'une une semblable vanité dont souffrent les Sadducéennes qui proposent à Jésus une sorte d'équation impossible, fondée sur de faux prémices. Ils sont comme ces philosophes qui ne croient pas en Dieu et qui créent de toutes pièces des raisonnements que la plupart des gens sont incapables de saisir et de supporter. La philosophie se présente comme sagesse, mais comment ce peut-il que ces raisonnements ne conduisent qu'à de nouvelles interrogations ? Mais la toute première des Béatitudes déclare : "Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux !" Et tous les raisonnements du monde trébucheront sur cette seule Parole ...

Le sabbat pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat

Message par etienne lorant » ven. 24 nov. 2017, 14:41

Le vendredi de la 33e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Maccabées 4,36-37.52-59.
En ces jours-là, Judas et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis écrasés, montons purifier le Lieu saint et en faire la dédicace. » Toute l’armée se rassembla, et ils montèrent à la montagne de Sion. Le vingt-cinquième jour du neuvième mois, de grand matin, les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel. On fit la dédicace de l’autel au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C’était juste l’anniversaire du jour où les païens l’avaient profané. Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort. Pendant huit jours, ils célébrèrent la dédicace de l’autel, en offrant, dans l’allégresse, des holocaustes, des sacrifices de communion et d’action de grâce. Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d’or et de boucliers, ils en restaurèrent les entrées et les salles et y replacèrent des portes. Il y eut une grande allégresse dans le peuple, et l’humiliation infligée par les païens fut effacée. Judas Maccabée décida, avec ses frères et toute l’assemblée d’Israël, que l’anniversaire de la dédicace de l’autel serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date, dans la joie et l’allégresse.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,45-48.
En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : ‘Ma maison sera une maison de prière’. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.


Est-ce bien Dieu qui a besoin d'une demeure qui surpasse toutes les autres, ou bien: est-ce l'homme qui a besoin qui a besoin d'un lieu particulier pour prier, et se confier à Dieu, exprimer ses soucis et ses besoins ? Oui, c'est cela: c'est bien l'homme qui, pour se recueillir, mettre de l'ordre dans ses pensées, garder ses envies sous contrôle et se relever de ses deuils - de la même  façon que font les enfants qui s'en rapportent à leur mère pour comprendre ce qu'ils vivent ?

Une fois de plus, à la chapelle, en centre-ville, je me suis souvenu de la pénombre qu'offrait la chapelle du couvent des sœurs
Clarisses. Durant vingt minutes avant l'arrivée du prêtre, plongés dans un grand silence, le recueillement me permettait d'effacer l'ardoise de mes soucis, de mes craintes comme de mes désirs. Désormais, cet exercice de remise en question, je ne peux le pratiquer que lors de ma marche dans la pénombre de la ville, pas encore envahie par les sons et la fièvre de travaux en cours...  J'en suis certain: je n'aurais guère aimé "le chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales" comme le rapporte le livre des Macchabées dans la première lecture...

Si Jésus a chassé les marchands du temple, ce n'est pas tant pour l'injure faite à Dieu sous le couvert d'une apparence de pratique religieuse, que pour le dommage encouru par les âmes simples venues pour prier, chercher un réconfort, rendre grâce pour un bienfait obtenu et célébrer un culte qui, dès le commencement, a été établi à l'intention des fidèles pratiquants: car le Sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le Sabbat...

Ce matin, je me suis souvenu d'une veillée de Noël dans la cathédrale en ville: plus de trois heures d'orchestre et de chorales dont je suis ressorti inondé de sueur et nerfs brisés...  en chassant les marchands, Jésus confirme bien que "Ma maison est une maison de prière !" Comment bien prier dans un brouhaha de sons, de lumières, de chants et d'orchestres, avec la sueur au front ?


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La fidélité porte des fruits de confersion

Message par etienne lorant » jeu. 23 nov. 2017, 18:43

Deuxième livre des Maccabées 6,18-31.
En ces jours-là, Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l’usage était permis, et qu’il aurait préparées lui-même. Il n’aurait qu’à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir u roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l’enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s’exprima en conséquence, demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts: « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Éléazar, à quatre-vingt-dix ans, adopte la manière de vivre des étrangers. À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur. Même si j’évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n’échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. » Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant : « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien : alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. » Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,1-10.
En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc eet grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit :« Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.[/i][/b]

A l'évidence, les textes de ce jour nous disent que le sacrifice et le don de soi portent des fruits des fruits de conversion. Et, par conséquent, il ne convient pas de juger aux apparences des hommes et des femmes qui, eux aussi, peuvent se convertir et porter de très bon fruits par leur conversion. Le sacrifice d'Eléazar fut-il vain ? Bien au contraire, le don de soi d'un homme éminent, ne fera que susciter une grande admiration pour ces âmes fidèles de bout en bout, du début à la fin. Le texte est vraiment explicite sur ce point, puisqu'il précise : "Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

La conversion de Zachée, écrivit un jour écrit un psychologue, tient au fait qu'il souffrait de sa petite taille, que l'on ne cessait certes pas de qualifier de toutes sortes de surnoms péjoratifs, ainsi que de blagues liant sa profession à sa petite taille. Que l'on se souvienne du portrait d'Harpagon dans la comédie de Molière !  Si Zachée a grimpé sur un arbre pour voir passer Jésus, c'est qu'il savait très bien que la foule l'aurait systématiquement refoulé à l'arrière.

J'en suis d'autant plus certain que je fus un jour "fils de prof" dans un collège de Jésuites. A ce titre, je fis l'objet de quelques brimades que l'on m'infligeait en me  disant : "Sûrement tu vas te plaindre à ton papa !" Mais je n'ai jamais rien dit, rien dénoncé - tout en gouttant l'amer désir de revanche...  que j'ai obtenue en cumulant les réussites dans toutes les branches - mais en souffrant d'une amertume qui me conduisit bien loin dans une quête de puissance et de dureté ... que seul le Seigneur put renverser dans la conversion.

J'écris ces mots que notre prêtre n'a certes pas employés ce matin, mais dont la véracité ne souffre aucun doute. Le Seigneur a sauvé l'âme de ce collecteur d'impôt, ce "collabo" des romains en lui manifestant que la miséricorde divine est tout d'abord destinée à celles et ceux qui ne croient plus dans une justice qui les  l'os rendrait libres de leurs tourments intérieurs. Ces convertis ont quitté l'obscurité du monde et ses démons pour vivre en pleine lumière de l'Amour qui ne tarit jamais...





Multiples chemins de conversion

Message par etienne lorant » mar. 21 nov. 2017, 18:53

Le mardi de la 33e semaine du temps ordinaire

Deuxième livre des Maccabées 6,18-31.
En ces jours-là, Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l’usage était permis, et qu’il aurait préparées lui-même. Il n’aurait qu’à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir u roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l’enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s’exprima en conséquence, demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts: « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Éléazar, à quatre-vingt-dix ans, adopte la manière de vivre des étrangers. À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur. Même si j’évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n’échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. » Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant : « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien : alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. » Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,1-10.
En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc eet grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit :« Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.


A l'évidence, les textes de ce jour nous disent que le sacrifice et le don de soi portent des fruits des fruits de conversion. Et, par conséquent, il ne convient pas de juger aux apparences des hommes et des femmes qui, eux aussi, peuvent se convertir et porter de très bon fruits par leur conversion. Le sacrifice d'Eléazar fut-il vain ? Bien au contraire, le don de soi d'un homme éminent, ne fera que susciter une grande admiration pour ces âmes fidèles de bout en bout, du début à la fin. Le texte est vraiment explicite sur ce point, puisqu'il précise : "Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

La conversion de Zachée, écrivit un jour écrit un psychologue, tient au fait qu'il souffrait de sa petite taille, que l'on ne cessait certes pas de qualifier de toutes sortes de surnoms péjoratifs, ainsi que de blagues liant sa profession à sa petite taille. Que l'on se souvienne du portrait d'Harpagon dans la comédie de Molière !  Si Zachée a grimpé sur un arbre pour voir passer Jésus, c'est qu'il savait très bien que la foule l'aurait systématiquement refoulé à l'arrière.

J'en suis d'autant plus certain que je fus un jour "fils de prof" dans un collège de Jésuites. A ce titre, je fis l'objet de quelques brimades que l'on m'infligeait en me  disant : "Sûrement tu vas te plaindre à ton papa !" Mais je n'ai jamais rien dit, rien dénoncé - tout en gouttant l'amer désir de revanche...  que j'ai obtenue en cumulant les réussites dans toutes les branches - mais en souffrant d'une amertume qui me conduisit bien loin dans une quête de puissance et de dureté ... que seul le Seigneur put renverser dans la conversion.

J'écris ces mots que notre prêtre n'a certes pas employés ce matin, mais dont la véracité ne souffre aucun doute. Le Seigneur a sauvé l'âme de ce collecteur d'impôt, ce "collabo" des romains en lui manifestant que la miséricorde divine est tout d'abord destinée à celles et ceux qui ne croient plus dans une justice qui les  l'os rendrait libres de leurs tourments intérieurs. Ces convertis ont quitté l'obscurité du monde et ses démons pour vivre en pleine lumière de l'Amour qui ne tarit jamais...

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Relation à Dieu et relation au monde

Message par etienne lorant » lun. 20 nov. 2017, 15:33

Le lundi de la 33e semaine du temps ordinaire

Premier livre des Maccabées 1,10-15.41-43.54-57.62-64.
En ces jours-là,surgit un homme de péché, Antiocos Épiphane, fils du roi Antiocos le Grand. Il avait séjourné à Rome comme otage, et il devint roi en l’année 137 de l’empire grec. À cette époque, surgirent en Israël des hommes infidèles à la Loi, et ils séduisirent beaucoup de gens, car ils disaient: «Allons, faisons alliance avec les nations qui nous entourent. En effet,  depuis que nous avons rompu avec elles, il nous est arrivé beaucoup de malheurs.» Ce langage parut judicieux, et quelques-uns, dans le peuple, s’empressèrent d’aller trouver le roi. Celui-ci leur permit d’adopter les usages des nations. On fit un gymnase  un gymnase à Jérusalem, selon la coutume des nations  ils effacèrent les traces de leur circoncision, renièrent l’Alliance sainte, s’associèrent aux gens des nations, et se vendirent pour faire le mal. Cependant, beaucoup en Israël résistèrent et eurent le courage de ne manger aucun aliment impur. Ils acceptèrent de mourir pour ne pas être souillés par ce qu’ils mangeaient, et pour ne pas profaner l’Alliance sainte ; et de fait, ils moururent. C’est ainsi que s’abattit sur Israël une grande colère.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,35-43.
Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait.On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi» Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

Cy Aelf, Paris

En de nombreuses occasions, le peuple de l'Alliance, renonçant à son  éminente dignité, voulut devenir "un peuple comme un autre". C'est ainsi qu'ils voulurent un roi, en dépit même des nombreux inconvénients que comporterait ce nouveau mode de gouvernement. Les prophètes que le Seigneur inspirait pour les guider ne lui suffirent plus. Ils voulurent faire comme les autres, eux qui avaient été élus et choisis parmi tous les peuples du monde - mais tels sont bien les êtres humains, toujours avides de nouveautés. Il faudrait tout en même temps être uniques et semblables aux autres - c'est bien ce qui fait la fortune des marchands - de notre temps aussi !

Par contraste, l’Évangile nous propose la figure de l'aveugle de Jéricho, lequel est unique comme sont uniques tous les malades - puisqu'il n'y a pas deux pathologies qui guérissent de la même façon. De telle sorte que Jésus pose  une question qui paraît superflue mais qui correspond tout à fait à la liberté de choix qui est fondamentale: "Que veux-tu que je fasse pour toi ?" Bien sûr, cela parait évident, mais cette évidence même nous rappelle qu'en toutes circonstances, le Seigneur nous laisse libres de nos choix.

Pour conclure, il ne faut pas négliger non plus la louange de "tout le peuple".  Nous prions, et certains plus que d'autres, mais il est bon également de "magnifier dans son cœur" le Seigneur qui nous guérit de nos cécités spirituelles, ainsi que dit le Psaume : "Ta Parole illumine est les simples comprennent" !

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La prière incessante clarifie le cœur et l'âme

Message par etienne lorant » sam. 18 nov. 2017, 13:51

Livre de la Sagesse 18,14-16.19,6-9.
Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux.
Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »


Dans l'histoire sainte, la mer et toutes les larges étendues d'eau ne sont guère considérées comme un milieu fascinant, sur lequel on s'élancera pour partir à la découverte d'autres terres. Mais la mer est plutôt vue comme un danger potentiel, une puissance incontrôlable, un domaine imprévisible, allié des vents qui soufflent en sens divers, mais qui s'arrêtent aussi aussi soudainement qu'ils se sont mis à souffler... Il faut donc beaucoup de courage pour s'y aventurer -donc, comme il fut surprenant, stupéfiant, pour les Juifs qui s'enfuyaient d'Egypte, de la traverser à pieds secs !

Cependant, sur un plan spirituel, les hommes ne sont guère plus sages et plus stables que l'élément liquide !  Certes, nous prions, mais nous changeons souvent dans nos demandes et nous et nous changeons souvent. Il nous faut être clairs dans nos demandes et ne pas en varier selon nos humeurs, nos sentiments, nos raisonnements, notre éducations et nos émotions. Quiconque se met à prier régulièrement procédera, même sans bien s'en rendre compte, à un tri selon les sentiments, la raisons et les émotions. En soi, la prière régulière est chose excellente parce qu'elle nous entraîne à plus de rigueur dans  nos pensées, nos désirs, nos estimations sur autrui, nos émotions, nos frustrations...  En sorte que l'Esprit Saint intervient pour  clarifier nos demandes.

Telle est la pauvre veuve qui poursuit, sans se lasser ni se décourager, un juge qui l'avait laissée dans l'embarras. Mais fondamentetalement, la prière est bien liée à la foi. Je peux témoigner du cas de cette femme qui a prié durant près de trois années pour que son mari volage revienne à la maison - et il  est revenu. Mais il arrive également qu'en priant, l'on finit par réaliser que telle demande est vaine, ou futile, et une fois encore, on n'a pas prié en vain...

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Pour quand la fin des temps ?

Message par etienne lorant » ven. 17 nov. 2017, 16:13

Le vendredi de la 32e semaine du temps ordinaire

Livre de la Sagesse 13,1-9.
De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu: à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux. S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur. Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre combien est plus puissant Celui qui les a faites. Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur. Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés: plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences: ce qui s’offre à leurs yeux est si beau! Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse. S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: «Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr Il en était de même dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvera. Je vous le dis: deux personnes seront dans le même lit: l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain: l’une sera prise, l’autre laissée.» […]Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : «Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : «Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »



Les lectures de ce jour nous sont proposées pour nous inciter, sans tarder d'une seule journée, de changer nos cœurs, de sortir de nos "valeurs acquises", de bousculer les préjugés qui ont forgé notre vie en société. Depuis ma conversion au pied d'un crucifix, j'ai tout d'abord désiré mourir de suite - afin de garder vive l'extraordinaire joie qui m'animait - quel paradoxe,  n'est ce pas ?  Durant trois mois, je n'ai pu rien faire de tout ce que l'on considère correct et convenable, juste et nécessaire. Mais ayant échangé mes chaussures contre des sandales, j'ai marché ainsi, sans chaussettes aux pieds, jusqu'à la fin octobre: j'étais pleinement persuadé que plus on est proche de la terre, plus également le cœur et l'esprit sont proches du ciel... Ensuite ont commencé les démarches, toutes vaines, pour intégrer "l'Eglise visible"... C'est beaucoup plus tard que je me suis rendu compte: je n'aurais pas dû rapporter l'expérience spirituelle, car en dépit même de sa simplicité, je sais que j'ai été considéré soit comme un doux rêveur, ou un provocateur. J'ai porté tout cela jusqu'à ne plus comprendre moi-même ce que je devais faire et qui donc j'allais devenir... Seul le Rédemptoriste Maurice Verhagege, dont j'ai écrit l'éloge funèbre, m'a été de bon conseil.

Certes, les textes de ce jour doivent nous inciter à nous convertir encore, d'autant qu'un peu partout, les "foudres de guerre"  et de morts se mettent à hurler comme les loups, avant de s’exciter et s'enhardir à s'approcher en meutes des bergeries où les brebis passent l'hiver - puissent donc les bergers demeurer vigilants !  Aujourd'hui et maintenant, démentons les rumeurs mauvaises de notre temps par de lumineux gestes de miséricorde. Le Seigneur verra et nous le revaudra... Gardons nos lampes allumées !


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Lecture de  L'Ecclésiaste


Il y a un temps fixé pour tout, un temps pour toute chose sous le ciel:
Un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté;
Un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir;
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser;
Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour en ramasser; un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir d'embrassements.
Un temps pour chercher et un temps pour perdre; un temps pour garder, et un temps pour jeter;.Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler;
Un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix;
Quel est l'avantage, pour celui qui travaille, de la peine qu'il se donne?
Dieu a fait toute chose belle en son temps, il a mis aussi dans leur cœur l'éternité, mais sans que l'homme puisse comprendre l'oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin.
Et j'ai reconnu qu'il n'y a rien de meilleur pour eux que de se réjouir et se donner du bien-être pendant leur vie,
Et en même temps que si un homme mange et boit, et jouit du bien-être au milieu de son travail, c'est là un don de Dieu.
J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu'il n'y a rien à y ajouter ni rien à en retrancher: Dieu agit ainsi afin qu'on le craigne.
Ce qui se fait existait déjà, et ce qui se fera a déjà été: Dieu ramène ce qui est passé.


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L'oeuvre de l'Esprit saint dans nos âmes

Message par etienne lorant » jeu. 16 nov. 2017, 20:28

Le jeudi de la 32e semaine du temps ordinaire

Livre de la Sagesse 7,22-30.8,1.
Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide; perçant, net, clair et intact; ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils. La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté. Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre. Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté. Unique, elle peut tout; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse. Elle est plus belle que le soleil et surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien. Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.

Psaume 119(118),89.90.91.130.135.175.
Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,20-25.
En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient  quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit: « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas: “Voilà, il est ici!” ou : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous.» Puis il dit aux disciples: « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira: “Voilà, il est là-bas !” ou bien: “Voici, il est ci !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais, il d'abord qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »


L'extrait du Livre de la Sagesse tente, pour ses lecteurs, de livrer une compréhension simple de la troisième personne de la Trinité. Le Livre de la Genèse L'avait déjà révélé par ce verset:"La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.". Et d'une parole tout aussi énigmatique, Jésus prédit sa seconde venue par un autre signe céleste. En effet, le langage des hommes est très pauvre pour rendre compte de l'Esprit Saint, esprit de Dieu.

Toujours est-il que nous pouvons saisir, par l'esprit et le cœur que nous sommes, toutes et tous,incités à renoncer à nos penchants pour produire en ce monde des paroles et des actes qui sont Lumière pour les hommes qui ne croient pas - ou qui ne veulent pas croire. Lorsque quelqu’un déclare qu'il ne croit pas, c'est en fait qu'il est en recherche; mais s'il repousse indéfiniment toutes les occasions d’ouvrir son âme, alors ce n'est plus d'ignorance qu'il s'agit, mais de rébellion.

Incrédules ou croyants, nous sommes invités, en de multiples occasions, de passer au-delà de notre seule condition humaine pour reconnaître, en nous, l'oeuvre du Seigneur. Pour avoir suivi un chemin, quelque temps, un chemin qui devait, nécessairement, obligatoirement,  conduire à la réussite sociale, je ne suis finalement tombé que pour me relever dans la foi. Ce fut une "chance" (une grâce) tout à fait inespérée, mais obtenue très simplement par un appel au secours que mon baptême avait formulé dans mon âme essoufflée... il y a trente-deux ans cette année !

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Petit poème 1985 :


L'Esprit s'étend sur toutes choses également.
Par-delà la grisaille et le détour des nuits
Tel un soleil Il est, apaisant nos tourments.

S'il te semble aujourd'hui que l'espoir est trahi
Et que demain te ment,
Songe, alors, que ce pain pour l'amour te nourrit,
Car ton sort Il bénit et le veille ardemment...



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Rendre grâce en tout temps

Message par etienne lorant » mer. 15 nov. 2017, 20:41

Le mercredi de la 32e semaine du temps ordinaire

Livre de la Sagesse 6,2-11.
Soyez attentifs, vous qui dominez les foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples. Car la domination vous a été donnée par le Seigneur, et le pouvoir, par le Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions. En effet, vous êtes les ministres de sa royauté ; si donc vous n’avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu, il fondra sur vous, terrifiant et rapide, car un jugement implacable s’exerce sur les grands ; au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront jugés avec puissance. Le Maître de l’univers ne reculera devant personne, la grandeur ne lui en impose pas ; car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits : il prend soin de tous pareillement. Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse. C’est donc pour vous, souverains, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse et que vous évitiez la chute, car ceux qui observent saintement les lois saintes seront reconnus saints, et ceux qui s’en instruisent y trouveront leur défense. Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.
En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un vil, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent:« Jésus, maître, prends pitié de nous » À cette vu , Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »


La première lecture nous dit que les hommes qui possèdent une autorité sur autrui, seront jugés d'après le bon ou mauvais usage qu'ils auront fait de leur autorité. C'est toujours valable de notre temps: quiconque s'est soumis à une ou des lois injustes par crainte de représailles, sera jugé moins sévèrement que ceux qui leur ont auront imposé ces lois. En période d'occupation, ceux qui exercent l'autorité sont d'autant plus soumis à l'épreuve. Leurs actes seront évalués et ils seront jugés d'autant plus sévèrement. Par contre, opposée à celle d'Hérode, l'autorité exercée par le centurion romain, rend manifeste que les hommes qui font le bien, peuvent justifiés par leurs bonnes actions - mais en tout temps, les justes sont rendus justes par leurs bonnes œuvres et les méchants par leurs œuvres mauvaises.

L’Évangile de ce jour oppose de la même manière les hommes qui vivent fermés sur eux-mêmes au point de ne pas reconnaître le bien reçu  d'autrui. Tandis que tous les autres lépreux considèrent qu'ils sont été guéris pour avoir obéi à l'injonction d'un "maître", celui qui a rebroussé chemin pour rendre grâce et manifester sa joie, entré "dans la Joie de son maître...  Moi aussi, je veux manifester la Joie reçue cet après-midi:  mon PC portable avait besoin d'être reconfiguré, et c'est fait. Or, peu après, j'ai saisi l'occasion de participer avec ma mère Léa, toujours aussi  souriante en dépit de l'arthrose qui la maintient paralysée dans un volumineux fauteuil roulant. Merci, mon Dieu !




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Eloge de l'acceptation

Message par etienne lorant » mar. 14 nov. 2017, 20:09

Le mardi de la 32e semaine du temps ordinaire

Livre de la Sagesse 2,23-24.3,1-9.
Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité. C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde; ils en font l’expérience, ceux qui prennent parti pour lui.Les âmes des justes sont dans la main de Dieu; aucun tourment n’a de prise sur eux. Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ; leur départ est compris comme un malheur, et leur éloignement, comme une fin : mais ils sont dans la paix. Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait. Après de faibles peines, de grands bienfaits les attendent, car Dieu les a mis à l’épreuve et trouvés dignes de lui. Comme l’or au creuset, il les a éprouvés; comme une offrande parfaite, il les accueille. Au temps de sa visite, ils resplendiront : comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent. Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles. Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui. Pour ses amis, grâce et miséricorde : il visitera ses élus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,7-10.
En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »



Les lectures qui nous sont proposées aujourd'hui nous invitent à l'humilité, à la reconnaissance de nos faiblesses, de nos difficultés, de nos craintes pour l'avenir et, en définitive: de notre condition mortelle. Il ne nous est pas simple d'y songer et le mieux que nous puissions faire, c'est de nous accepter tels que nous sommes, au quotidien. Mais cette humilité, lorsqu'elle est bien comprise, nous rétablit dans la paix intérieure. J'ai vécu cela lors d'une hospitalisation, au début de ma cinquantaine et j'ai réalisé qu'une acceptation simple de la faiblesse du corps joue en faveur d'un profonde acceptation qui suscite la confiance....

Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” , voici une parole riche, que nous faisons bien de retenir. On vante souvent les malades qui "luttent" contre la précarité de la condition humaine, un peu comme si les champions sportifs étaient plus préparés que tous à lutter contre le mal. Mais il n'en est pas ainsi: ce n'est pas une question de force morale, mais d'une attitude de confiance liée à la qualité de notre foi. Ce que j'ose dire ici, c'est simplement ce que j'ai vécu. Le jour venu, je rentrerai en clinique avec le crucifix qui a présidé à ma conversion de 1985 - croyez-moi ou non, on ne lutte pas efficacement contre le mal si l'on ne l'accepte pas...

Un tel renversement de l'attitude intérieure est d'une grande force du fait qu'elle ne met pas en conflit le corps contre l’esprit, ni l'esprit contre le corps. Aujourd'hui, notre prêtre, âgé de plus de 90 ans, ma encore confirmé dans la force de cette attitude d'abandon de confiance - pour le corps comme pour l’âme, on ne soigne bien que ceux qui se reconnaissent malades... telle est la véritable humilité - celle-la même que Jésus met en valeur dans l'évangile de ce matin...



Retrouver ici le très fort témoignage de René : dans l'attente d'une greffe :


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