Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

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Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » mar. 25 août 2020, 20:24

un chant grégorien à Marie, mère de Dieu. Il est en polonais.
Je l'ai trouvé splendide!

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » mer. 19 août 2020, 10:52

Le Père Guy Giroux, dont il est question au message précédent parce qu'il se porte en quelque sorte garant du message exposé, a diffusé une très belle prière, par texte ou en vidéo:

Prière de libération du père Guy Giroux

Seigneur Jésus,
je crois que Tu es le Fils de Dieu
fait Homme, né de la Vierge Marie.
Je crois que Tu es mort pour racheter le monde.
Je crois que Tu es ressuscité
pour me donner la vraie Vie.
Je crois que Tu es monté au Ciel
pour me préparer une place
dans Ton Royaume d’Amour.
Je reconnais que Tu es le Dieu de Bonté,
de Tendresse, de Miséricorde, de Pardon.

Je Te demande pardon pour tous mes péchés.
Je les regrette de tout mon cœur.
Je sais que Tu m’attends les bras ouverts
pour m’accueillir dans Ta Miséricorde.
Père Saint, par la puissance du Nom de Jésus,
de Son Sang rédempteur, par les mérites
de Sa Passion, de sa Mort et de sa Résurrection,
par la puissance de Ton Esprit,
par l’intercession de la Vierge Immaculée
et de saint Michel Archange, et, couvert
du grand Manteau de la Sainte Famille,
Jésus, Marie et Joseph,
je Te demande de me libérer
de tout ce qui n’est pas de Toi.

Libère-moi dans les profondeurs de mon être,
jusque dans les racines du mal qui est en moi.
Libère mon inconscient, mon subconscient,
ma conscience de tout ce qui a pu blesser Ton Amour,
volontairement ou non.
Libère mon esprit de tout retour égoïste,
de repliements, d’orgueil, de suffisance,
de jugements téméraires.
Libère ma mémoire
du souvenir d’événements pénibles
de ma vie passée
qui jette le trouble dans mon âme.

Tout ce qui n’est pas de Toi,
Père Saint, je le dépose au pied
de la Croix Glorieuse du Christ,
afin que tout soit pulvérisé
par Son Sang précieux
et précipité au fond des abîmes,
et qu’il ne puisse pas revenir.

À la place, Seigneur, mon Dieu,
je Te demande de me remplir de Ton Esprit Saint,
Ton Esprit de Lumière, Ton Esprit de Vérité,
Ton Esprit d’Humilité, Ton Esprit de Force,
Ton Esprit de Piété, ton Esprit de Douceur,
Ton Esprit de Pureté,
afin que, voyant Ta Volonté,
j’aie le courage de l’accomplir.

Enfin, Seigneur,
je Te demande de bénir toutes les personnes
qui m’ont blessé(e) par des paroles,
des gestes ou des actes.
Comble-les de Tes bienfaits et de Ton Esprit.

Père Saint, je Te remercie pour cette libération
que Tu m’accordes en ce moment,
car je suis sûr que Tu exauces ma prière.
Je crois en Ton Amour.
Amen! Alléluia!

Guy Giroux, prêtre




Je trouve cette prière très belle. Elle a toute sa place sur un fil qui met la prière et l'Adoration au centre de sa démarche.

Pourtant, comme vous allez le voir sur la vidéo, le Père Guy Giroux lit en fait un livre, qui s'avère être le livre d'un certain Léandre Lachance, dont je ne sais rien, sinon par internet, qui le situe comme quelqu'un de connu et d'engagé chrétiennement outre-atlantique.
Ceci par souci de transparence.

Ceci étant posé, cette prière, portée par ce prêtre, est un moment du pur bonheur!




Je vous souhaite à tous un merveilleux moment de prière coeur à Coeur avec Jésus!

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » mar. 18 août 2020, 23:02

Aujourd'hui, je vous partage un passage du livre " Je viens vous préparer à cet événement : L'illumination des consciences", messages du ciel recueillis par Sulema. (ci dessous photo du livre)
Image

Un mot de présentation :
Sulema est une chrétienne pratiquante Salvadorienne, qui vit au Québec depuis plus de 30 ans avec son mari et sa famille.
Elle reçoit des messages de la Très Sainte Vierge Marie sous le vocable de "Reine de la Paix" ou d' "Immaculée Conception". Elle reçoit aussi des messages de Jésus. Tout ce qui lui arrive est soumis à son directeur spirituel.

Son livre, en trois tomes, est préfacé par deux prêtres, je cite :

"Après avoir lu ces courts messages (...) je constate qu'il n'y a pas d'affirmation contraire à la foi catholique et que la finalité de ces inspirations nous aident à nous tourner vers Dieu. Le chemin que le Seigneur nous propose est un chemin d'amour et d'abandon à la Volonté du Père, en passant par la Vierge Marie (...)"
Père J. Ruben Riveros, prêtre de St-Etienne de Bolton, Québec

"Ces messages sont remplis de fraîcheur et ne cessent d'inviter à la prière, à la conversion, aux sacrement du pardon et de l'Eucharistie." (C'est tout à fait ça, j'aurais dit exactement la même chose) .
"Pour lire ce livre, je conseille de prendre un message par jour, le méditer, le prier, et vous demander comment vous pourriez changer votre vie pour qu'elle soit conforme à l'Evangile. (Encore une fois, c'est vraiment tout à fait comme ça qu'il faut aborder cette lecture).
Je bénis chaque lecteur, lectrice. Je demande à Dieu de vous envahir de Son Esprit pour que vous goûtiez Sa Paix et que vous la répandiez autour de vous."
Père Guy Giroux, prêtre, Paroisse St-Philippe, Windsor, Québec.

La photo de couverture du livre est une vision de Lucie de Fatima et a reçu un imprimatur en 1968.

Si des lecteurs sont québecquois et connaissent ces prêtres ou cette dame, ils sont les bienvenus pour compléter l'info. J'ai vu que sur internet il y a des vidéos de conférence de Sulema, je ne les connais pas, je ne les ai pas vues. Je ne m'en tiens qu'au contenu du livre et aux recommandations des prêtres; tout ce qui est postérieur à leurs avis ne m'intéresse pas.
Le livre s'ouvre sur un premier message qui replace la Sainte Messe au coeur de la vie du chrétien.

Pour le coté spectaculaire contenu dans le titre: ne lisez pas ce livre pour son titre, vous serez déçus. Il n'est pas question de message apocalyptique comme on se l'imagine ni de précision de quelque ordre que ce soit : tout le livre n'est qu'espérance et ré-évangélisation, voire même éducation chrétienne de base quand cela est nécessaire, un peu à la manière d'une pédagogie par l'exemple des apôtres et des saints.
Par contre si le but est de se rafraîchir spirituellement et de déposer un trop gros flot de soucis quotidiens en reprenant pied dans l'espérance, alors oui il faut lire ce livre. (Je n'en suis qu'au tome 1 sur les trois tomes).

Donc voilà le passage, page 96 :

de Marie, Reine de la Paix

"Comme tu le vois, le Père est là pour prendre soin des plus petits détails aux plus grands. Signe-toi et écris mon enfant, couverte du Précieux-Sang de mon Divin Fils, Jésus-Christ le Seigneur. (Cette phrase introduit chaque locution).
La confiance est une grande vertu qui naît, qui croît par l'Amour de Dieu le Père. Plus on la connaît, plus on l'aime, plus la confiance progresse, se fortifie, plus on apprend aussi à s'abandonner entre les bras du Père.
Pour comprendre de quel amour il nous a aimés, de quel amour il nous aime, pose-toi une question : "Quel est le père ou la mère sur la terre qui, par amour des autres, va sacrifier son propre et unique enfant?" .
Voilà une question que chacun doit se poser. "Est-ce que je le ferais?" Je ne crois pas qu'il y ait un père ou une mère qui le fassent. Cela prend un Dieu pour aimer ainsi, cela nécessite l'amour de Dieu le Père pour le faire.
Quand on arrive à mieux comprendre ce prodige, c'est là que la confiance naît de même que l'abandon. L'abandon, c'est le fruit délicieux de l'amour*, et quand on aime on peut comprendre de quel amour le Père nous a aimés. On ne peut plus l'offenser, lui déplaire, transgresser un seul de ses préceptes, par crainte de le blesser, de lui faire du mal. Et c'est le début du chemin de la sainteté.
Tous les enfants sont appelés à la sainteté, à devenir saint à l'exemple du Père trois fois Saint, comme ce devait être dès l'origine de la Création.
Voilà l'importance de demander à l'Esprit-Saint de nous faire comprendre la Parole dans les Saintes Ecritures. Plus vous allez le connaître, plus vous allez l'aimer d'un amour pur, sincère, filial, et plus vous allez aimer votre prochain. Vous allez le louer pour Sa création, pour Ses créatures. Vous allez tout voir avec un nouveau regard, avec les yeux du coeur, avec le regard limpide d'un enfant qui s'émerveille de tout ce que son Père fait pour lui, et autour de lui, ce regard d'amour qui lui fera voir l'empreinte de l'Amour Trinitaire dans les coeurs de ses frères et de ses soeurs qui sont sur sa route et autour de lui.
C'est cela qu'ont vu les apôtres et les premiers disciples, et c'est ce qui leur a permis de vivre une relation filiale pour former la grande famille des enfants de Dieu où tous ne faisaient qu'un pour prier, pour louer, pour bénir Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit.
C'est à cette communion que vous êtes appelés pour établir cette grande et belle relation filiale. Et tout cela sera possible grâce à l'amour, la confiance et l'abandon que vous aurez dans le coeur à l'égard de votre Dieu Trinitaire.
Merci mes enfants, de vous laisser instruire et de bien accueillir mes enseignements.
Soyez bénis, au nom du Père, au nom du Fils et au nom du Saint-Esprit, amen. Alléluia".
(phrase qui clôt chaque message).

*citation de Saint Augustin que Ste Thérèse de Lisieux reprenait (Nde)

Puisse ce message soutenir votre vie contemplative ou votre Adoration! Bon moment de prière à tous !

Tout à Jésus par Marie !

par Léon » lun. 10 août 2020, 11:42

Bonjour chers amis,

Durant ce mois Jésus par sa Parole nous invite à changer notre logique pour entrer dans la logique de Dieu.
Un temps privilégié pour la conversion.

Jésus nous invite à venir à l’écart se reposer. Il est donc normal de désirer prendre des vacances. Mais le coeur du repos que propose Jésus n’est pas dans la distraction, il est dans l’écoute attentive de la Parole de Dieu, la prière, la contemplation.
La vraie liberté est en Dieu et le vrai repos est en Jésus-Christ.
Il est le véritable soleil qui viens nous visiter et nous restaurer.

Mois d’août ! Mois consacré au Coeur Immaculé de Marie.
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Un peu de lecture avec Marie pour Jésus !
Avec saint Alphonse de Liguori, via " les gloires de Marie":
https://livres-mystiques.com/partieTEXT ... table.html

Bonne lecture et bon été à tous!

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » dim. 28 juin 2020, 12:16

Merci !
Merci beaucoup Léon de votre message, il ne s'est affiché qu'une fois que j'ai eu posté les messages sur les statues, c'est pourquoi je ne peux vous remercier qu'ici.

Comme vous le dites si bien, si Marie est Mère des chrétiens, c'est bien que nous sommes ses fils et filles, et oui, ce genre d'initiative fait un bien fou!
Bon dimanche à vous aussi!

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » dim. 28 juin 2020, 12:11

La deuxième statue de Marie Notre Dame de France est aux environs de Paris, a été érigée en 1988 après bien des péripéties, voici son histoire : (du site https://www.notre-dame-de-france.com/la ... re-projet/)



Au début du XXe siècle vivait à La Courneuve, en Seine Saint Denis, un saint prêtre qui s’appelait le Père Lamy.

Très semblable au curé d’Ars, il était d’une grande humilité et il était courant qu’il « reçoive » la visite de la Très Sainte Vierge Marie.

Un jour, Celle-ci lui demanda de créer un congrégation à qui il donnerait le nom de « Congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie »

Edmond Fricoteaux (+ 2007), très attaché au Père Lamy et qui, souvent, se recueillait sur la tombe, lui demanda dans sa prière, tout d’abord de faire naître en lui un Amour immodéré de la Sainte Vierge, puis, cet Amour étant né, de lui inspirer une ou des actions qui le rendrait digne d’être, à titre laïque un serviteur de Jésus et de Marie.

Il voulait en quelque sorte faire un « cadeau à la Vierge Marie, sa « nouvelle Bien-Aimée »

C’est ainsi qu’en 1985, il eut l’idée de faire ériger une statue monumentale de la Très Sainte Vierge, en bordure d’un grand axe routier.

Edmond Fricoteaux entra successivement en rapport, avec le maire de la commune où il avait géographiquement situé l’installation de Notre Dame, puis avec le supérieur général des Serviteurs de Jésus et de Marie, le Père Stoecklin, et enfin l’Abbé Laurentin, connu pour ses nombreux écrits sur la Sainte Vierge et les apparitions de Celle-ci dans le monde.

Le premier déclara être extrêmement favorable au projet.

Le second, pouvoir soutenir cette idée dès lors que lÉvêque du Diocèse où se trouverait le lieu choisi donnerait son accord, et le troisième précisa que pour une telle oeuvre, il vaudrait mieux ériger la statue d’une Vierge à l’enfant plutôt qu’une statue de Vierge seule.

Edmond Fricoteaux, promoteur du projet, craignit à l’énoncé de cette réserve, que la présence de l’Enfant ne permette à la Vierge, qu’il avait déjà imaginée, d’être couronnée de ses douze étoiles; la tête de l’Enfant Jésus ne risquait-elle pas ou de gêner la mise en place de celles-ci ou d’en cacher quelques-unes ?

Le Père Laurentin désigna alors l’un de ses amis qui disait-il, était un spécialiste des « douze étoiles ».

Edmond Fricoteaux, l’inventeur du projet, téléphona immédiatement à ce spécialiste nommé Monsieur Antoine Legrand; interrogé, ce dernier s’étonna vivement des paroles du Père Laurentin ; il ne comprenait rien à cette histoire d’étoiles, expert qu’il était, et ce depuis 50 ans du Linceul de Turin! ….

Cependant, piqué de curiosité, il s’informa des raisons qui motivaient cet appel.

Ayant écouté le récit (que vous venez de lire), sans un instant l’interrompre il déclara : « la statue existe ».

Son interlocuteur, sur l’instant, ne comprit pas le sens de son affirmation et lui précisa que ce n’était pas le cas; il avait l’intention de la faire sculpter par un artiste français ou italien.

Antoine Legrand répliqua que cela n’était nécessaire et confirma, avec une certaine autorité dans la voix, que la statue à ériger « existait »; il précisa immédiatement:

Qu’il s’agissait d’une statue appelée « Notre Dame de France » œuvre du sculpteur Roger de Villiers.
Qu’elle surplombait le pavillon pontifical, lors de l’exposition universelle de 1937.
Que les autres pavillons des Nations ayant été démolis, le Pavillon pontifical avait pu être conservé sous le nom de « pavillon marial » durant une année supplémentaire.
Qu’au cours de la cérémonie ayant précédé la démolition du Pavillon marial, en novembre 1938, l’Archevêque de Paris, son Éminence le Cardinal Verdier, avait émis le vœu que l’on érige la « statue lumineuse » sur une colline proche de Paris.
Qu’une souscription nationale avait été immédiatement lancée pour ce faire, que le projet s’était trouvé sans suite avec l’arrivée de la guerre de 1939, et que depuis la statue avait disparu.
Mais que l’on devrait bien la retrouver si l’on s’en donnait la peine.
Edmond Fricoteaux, malgré la beauté de cette histoire, répondit à Monsieur Legrand qu’hélas, il était plus que probable que « Notre Dame de France » ne « fasse pas l’affaire » car il voulait absolument une Vierge à l’Enfant et, qui plus est, très grande.

Il lui fut répliqué que la statue de Notre Dame de France était non seulement une Vierge à l’Enfant, mais que, particularité très forte, cette Vierge offrait son enfant au monde en le présentant vers le haut, bras tendus sur le monde; quant à la taille, il interrogea son interlocuteur sur la dimension envisagée; celui-ci, gêné de devoir couper court à ce joli récit, lui répondit qu’il fallait, eu égard à la distance de l’emplacement où elle serait érigée, une statue de 7 mètres.

Antoine Legrand répondit en riant que c’était très précisément la grandeur de la statue.

Dès lors, la recherche fut active, elle débuta dans les bâtiments des chantiers du Cardinal et se poursuivit auprès de l’association des Artistes chrétiens.

Puis, après vingt appels téléphoniques, ne laissant apparaître aucune trace de cette statue en apparence définitivement perdue, la petite-fille du grand physicien Edouard Branly, fille de l’architecte Tournon, lui-même auteur des plans et responsable de la construction du Pavillon Pontifical devenu Pavillon Marial, déclara savoir où la trouver; elle gisait, depuis quatre ans en pièces détachées, dans les sous-sols d’une école publique de la vile d’Amiens dans la Somme.

Cette statue, ayant manqué son érection de 1938, avait finalement été placée au sommet de la tour jouxtant une église de la ville d’Amiens, elle-même reconstruite par son père l’architecte Tournon avec des dommages de guerre et selon les plans de l’ancien pavillon pontifical. (Eglise saint Honoré)

En avril 1982, (donc très peu de temps avant que notre chrétien ait été inspiré par le Père Lamy pour que soit érigée une grande statue à la gloire de la Très Sainte Vierge), un photographe, qui regardait la statue avec son téléobjectif, avait décelé des fissures et des affaissements qui révélaient à court terme, un fort danger d’effondrement ou de chute.

Il prévint le curé responsable de l’église; celui-ci fit appeler sur l’instant le maire et, dès le lendemain, avec une grande grue venue spécialement pour elle, la statue de Notre Dame de France était déposée, « descendue du ciel », comme l’expliquait dans son article à « la une » un important quotidien régional, le Courrier Picard du 22 avril 1982.

Le devis des travaux de réparation rendit impossible tout projet de réinstallation.

Sur la demande qu’en fit l’Evêque du lieu, le conseil municipal d’Amiens délibéra, acquiesçant au transfert de la statue pour qu’elle reçoive l’affectation, objet du voeu du Cardinal Archevêque de Paris.

Il y eut encore un grand nombre de péripéties aussi étonnantes qu’extraordinaires !


La Plaine de France, sur le bord de la route nationale numéro 1, à Baillet-en France, premier village depuis Paris à porter le doux complément « en France », où les cultures aux tons variés forment une immense palette de peinture a accueilli la Vierge monumentale de Notre-Dame de France; sa statue sur son piédestal de vingt-cinq mètres a jailli au coeur des frondaisons d’un petit bois lui faisant un coussin de verdure, au carrefour de très nombreuses et importantes voies de communication.

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Le 15 octobre 1988, sous un ciel d’une rare luminosité, le Cardinal Lustiger accompagné de sept évêques dont Monseigneur Antonetti, nonce apostolique et Monseigneur Rousset, évêque du diocèse de Pontoise, en présence de 52 000 fidèles venus de tous les coins de l’hexagone, au cours d’une splendide journée dont chacun garde le merveilleux souvenir, présidait la cérémonie solennelle de bénédiction.

Ce fut l’une des manifestations mariales les plus importantes de cette fin de siècle.

La bénédiction de Notre Dame de France attira 52 000 personnes à Baillet en France pour une journée de prière et de joie, sous un soleil printanier.

Une procession partit du Sacré Cœur de Montmartre derrière une statue de la Vierge Marie.

La nationale 1 avait été exceptionnellement fermée pour cette occasion.

A cause de l’enthousiasme de la foule, le Cardinal Lustiger mit vingt minutes pour arriver jusqu’à l’estrade !


La journée se conclut par une illumination de la statue, un feu d’artifice et une veillée de prière.

Plus de 3000 lettres de remerciement arriveront dans les jours suivants.

La Confrérie est née de cet événement qui a rassemblé autour de Marie des personnes de tous mouvements d’Eglise.

Ainsi très précisément 50 années ( 1938-1988 durée d’un jubilée) après avoir été prononcé, le voeu de Monseigneur l’Archevêque de Paris, le Cardinal Verdier s’était réalisé.

Cette érection coïncida en outre avec l’Année dédiée à Marie par sa Sainteté le Pape Jean Paul II et la célébration du 350 ième anniversaire du voeu de Louis XIII confiant la France à Notre Dame et la faisant Reine de France.

Elle était l’aboutissement des prières d’un très grand nombre et le résultat des offrandes de 25 000 souscriptions dont les bulletins reposent aujourd’hui dans le socle de béton pesant 180 tonnes qui fut coulé pour soutenir l’édifice et la Vierge « portant haut l’Enfant bras ouverts sur le monde »

L’érection de Notre Dame de France et la cérémonie présidée par son Eminence le Cardinal Lustiger correspondirent à une explosion de joie et d’Amour consacrant sûrement « Le retour de la France et des Français à Marie » début de la réponse aux interrogations que nous fit au Bourget le Pape Jean Paul II en 1981 : « Oui Saint Père, nous nous souvenons des promesses de notre Baptême et nous voulons, comme par le passé, avec notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, porter l’évangile du Christ dans le monde entier ».

Et, depuis, pour concrétiser ce retour et ce solennel engagement, sur une initiation née d’une ardente prière au pied de Notre Dame à Baillet en France et de l’adoration devant le Saint Sacrement en la basilique de Lisieux, il y eut et il y a le grand mouvement de « Vierges pèlerines », visitation d’amour entreprise par Marie.


le carillon de 50 cloches qui entourent la statue:
Image

Le site est très intéressant et révèle encore d'autres péripéties de ce projet, mais je ne pouvais pas tout mettre! Je rappelle le lien :

https://www.notre-dame-de-france.com/le ... de-france/

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » dim. 28 juin 2020, 11:57

La période des vacances d'été est l'occasion de redécouvrir notre patrimoine catholique et national, surtout cette année...
Dans cette optique, et pour suivre l'idée du pèlerinage de M de Marie, qui est de suivre et d'honorer Marie, voici deux statues mariales...

Certains ont une statue de la liberté, perchée à 93 mètres d'altitude...



En France, on a deux statues de Marie Notre Dame de France, qui ont chacune une très belle histoire....




La statue du Puy en Velay, construite grâce aux canons refondus de la marine de Sébastopol, après la bataille gagnée par Napoléon III :


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dont voici l'histoire (de Wik....):

C'est un prédicateur jésuite, le Révérend Père Gustave-Xavier Lacroix de Ravignan (1795-1858), qui, le premier, a l'idée d'ériger une statue de la Sainte Vierge au sommet du « rocher Corneille ». Il en parle à l'abbé Théodore Combalot (1797-1873) lors d'une retraite au Puy, qui, enthousiasmé, expose aussitôt le projet aux prêtres du diocèse rassemblés en la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation le 26 juillet 1850. L’évêque du lieu, Mgr Auguste de Morlhon, accueille le projet avec engouement et, après diverses études préparatoires, crée le 5 mars 1853 une commission chargée de préparer et surveiller l'exécution des travaux. Ce « comité de l’œuvre de Notre-Dame de France » lance dans le même mois un concours européen, doté de trois mille francs, destiné à choisir le modèle de la statue et une souscription, le 16 juillet 1853, qui prend le relais des quêtes organisées dans tout le diocèse dès 1850.

Le concours rencontre un succès inespéré, puisque des artistes de toute l'Europe envoient leur propositions. C'est finalement pas moins de 53 (ou 54) maquettes qui sont présentées et exposées au public pendant une semaine dans une salle de l'hôtel de ville du Puy. Le 8 novembre 1853, le jury présidé par Mgr de Morlhon vote à bulletins secrets pour le modèle de Jean-Marie Bonnassieux.

Dès lors, les travaux peuvent commencer et, le 10 décembre 1854, la première pierre est posée. Mais, malgré le succès de la souscription — qui rapportera en tout 325 000 francs —, des difficultés financières se font sentir, menaçant tout le projet. Le 5 septembre 1855, Mgr de Morlhon se rend alors à Paris pour plaider cette cause auprès de l'Empereur Napoléon III. En plus d'obtenir de lui un don de 10 000 francs, l'évêque le convainc — sur l'inspiration du maréchal Pélissier — d'offrir les canons qui seront capturés si le siège de Sébastopol, alors en cours, réussit et que la paix revient. Trois jours plus tard la ville tombe. Le 30 mars 1856, la paix est signée, et, vingt jours après, l'Empereur livre — conformément à sa promesse — 150 000 kilos de fonte de fer provenant des canons de marine de Sébastopol.

En mars 1856, la fonte de la statue commence à Givors dans les Hauts-Fourneaux de la Société des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Givors E. Prénat & Cie. Lorsque la statue se dressa au milieu de l'usine dans son grand échafaudage de bois, on vint l'admirer de toute part. L'affluence fut même telle que, pour éviter l'encombrement, monsieur Prénat se vit obligé de n'admettre dans ses ateliers que sur présentation d'un billet d'entrée. La somme recueillie permit l'achat de la première cloche de l'église du Canal. En hommage à cette œuvre, monsieur Eustache Prénat obtint du Pape Pie IX la décoration de Saint-Sylvestre. Les travaux du piédestal, qui n'avaient guère avancé depuis la pose de la première pierre, reprennent alors. Le 28 juillet 1859, les premiers éléments de la statue arrivent au Puy, où ils sont peu à peu assemblés.

Le 12 septembre 1860, la statue, enfin achevée, est bénie solennellement par Mgr de Morlhon en présence de près de 120 000 fidèles. Elle est alors la plus grande statue au monde, avant d'être détrônée en 1886 par la statue de la Liberté.

N'empêche que la statue de la Vierge culmine à 757 mètres d'altitude, ce qui est beaucoup plus haut que la statue de la liberté, qui ne s'élève qu'à 93 mètres de haut, socle compris!

La statue représente la Vierge Marie couronnée d'étoiles, se tenant debout sur un demi globe terrestre où elle écrase du pied un serpent, et tenant sur son bras droit l'Enfant Jésus qui bénit la ville et la France.

Elle mesure 16 mètres, pour une circonférence de 17 m. Les pieds de la Vierge font chacun 1,92 m, son avant-bras 3,75 m, sa main de 1,56 m et le pourtour de la tête de l'Enfant Jésus 4,80 m.

Sa masse totale est estimée à 835 tonnes, dont 680 pour le piédestal, 110 pour la statue — dont 1,1 tonne pour la tête de l'Enfant-Jésus et 600 kilos pour son bras qui bénit la ville — et 45 pour son revêtement. Elle est creuse et comporte un escalier intérieur... comme quoi les constructeurs de la statue de la liberté n'ont rien inventé...

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suite post suivant.

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par Léon » dim. 28 juin 2020, 11:36

Bonjour Zélie,

merci pour cette annonce de pélerinage marial à travers la France cet été.
Que ça fait du bien ce genre d'initiative !

Oui Marie va toucher les coeurs, et elle a déjà commencé d'ailleurs.
Rappelons-nous notre baptême de fils et filles de Dieu, et que nous sommes aussi spirituellement les fils et filles de Marie !
L'objectif de ce pélerinage, c'est d'honorer la sainte Mère de Dieu et de nous consacrer à Elle, Marie, alors osons-le !
Nous ne serons jamais déçu de son aide, sa protection et sa bienveillance pour nous accompagner sur le chemin de la foi.

Merci Marie de veiller sur nous et nous conduire activement vers le Ciel, ainsi que de semer l'Amour sur terre et l'union des coeurs de bonne volonté !
Pardon pour nos infidélités, nos faiblesses et nos hésitations et rends-nous forts comme l'Amour est fort !
Conduis-nous à Jésus pour l'aimer vraiment comme Il nous aime, et de réaliser sa divine volonté aussi simple soit-elle.
Garde nous du Mauvais et apprends-nous à aimer pour de vrai, ainsi qu'à élargir le royaume des cieux ici-bas pour les personnes qui ne connaissent pas encore Jésus, ne le cherche pas, ne l'aime pas encore.
Rends -nous vrais et disponibles pour Dieu et notre prochain, et fais de nous ce que tu veux, ce que Jésus veut.

Accepte l'offrande de nos personnes et de nos vies, pour les présenter simplement devant ton divin Fils, Jésus.
Et avec l'Esprit-Saint, remercie le Père céleste pour le don de la vie et du salut qu'il nous donne par le Christ, Jésus notre Sauveur et notre Dieu.

Bon dimanche à tous, et encore merci Zélie !

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » dim. 28 juin 2020, 7:08

Le pèlerinage passant par la Rue du Bac à Paris, voici une des prières de la Rue du Bac, pour s'unir à ce pèlerinage :

PRIÈRE À NOTRE-DAME DE LA MÉDAILLE MIRACULEUSE

O Notre Dame de la Médaille Miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la Médiatrice de toutes les grâces,
écoutez-moi, je vous implore!

Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels.
Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté,
vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer,
si cette grâce que j’implore est bien conforme à Sa volonté
et au bien de mon âme.

Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur,
daignez, ô Vierge Puissante, les abaisser sur moi,
m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons,
mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite,
jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel.

Amen

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » dim. 28 juin 2020, 6:47

Marie traverse actuellement la France, cet été 2020 !

Vous connaissez certainement le dessin du grand M de Marie sur la France, tracé depuis les cinq apparitions de Marie en France au XIX ème siècle?
Sinon, le voici :
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Eh bien ce "M" donne lieu actuellement à un double pèlerinage de plus de 2000 km à travers la France!


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pour participer : https://openagenda.com/sanctuaire-de-pe ... arie?lang=

Actuellement, une calèche transportant une statue de Marie partie de Lourdes le 02 juin traverse la France, direction Pontmain puis Pellevoisin, pour tracer la branche ouest du M.
Le même attelage est parti de la Sallette, a traversé l'Isère et suit sa route vers Pellevoisin, en passant par Paris, pour s'y retrouver ensemble!

La route Ouest sera ce soir dimanche 28 juin au château de Piote, la route Est sera ce soir à Villié-Morgon, église saint Vincent.
Pour suivre le planning, c'est ici : https://mdemarie.fr/planning-quotidien/

Partagez, partagez, faites passer une telle information, pour que nous soyons des milliers à rejoindre ce mouvement dès les vacances, et pour s'unir en prière à ce projet!

Le site dédié : https://mdemarie.fr/
Le diocèse de Paris en parle : https://www.paris.catholique.fr/le-gran ... marie.html
Facebook en parle aussi, ce qui permet d'avoir le suivi des étapes en cours : facebook.com/MdeMariePelerinage

une vidéo de présentation (je n'arrive pas à l'insérer en vidéo, mais c'est au moins le lien) :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?time_conti ... e=emb_logo[/youtube]

Soyez béni, Seigneur, en l'honneur de la Vierge Marie !

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » ven. 26 juin 2020, 16:14

De : les cahiers de 1944, Maria Valtorta


Le 13 mai 1944, Cœur Immaculé de Marie

Marie dit :

Je veux que tu comprennes mieux mes joies. Tu diras plus volontiers le chapelet franciscain.

(le chapelet franciscain se prie avec les sept joies de Marie, note)

Ce qui m’a réjoui, dans la première, ce ne sont pas ma gloire et ma joie, mais que soit venu le temps de la rédemption de l’homme et du pardon de Dieu à l’homme.

Dans ma seconde joie, ce n’est pas la louange de ma cousine à mon sujet qui me rendit heureuse, mais d’avoir donné le signal de la rédemption par la sanctification de Jean-Baptiste en lui amenant mon Jésus, votre Rédempteur.

La béatitude de la troisième ne fut pas uniquement d’être devenue mère, sans douleur ni atteinte à ma virginité, et pas même la grâce de pouvoir embrasser Dieu, mon Fils. La véritable raison en était que désormais, la terre avait son Sauveur.

Le motif de ma quatrième joie fut que j’ai vu, sous les traits des trois mages, tous ceux qui à partir de ce moment allaient venir du monde entier et à toute époque de la terre vers la Lumière, vers mon Seigneur, et allaient le proclamer Roi, Sauveur et Dieu.

L’allégresse du cinquième événement n’est pas uniquement dû au fait que mon amour de mère a cessé de souffrir lorsque j’ai retrouvé mon fils perdu. Cela aurait été de l’égoïsme. Mais ce m’était une joie inexprimable d’entendre retentir pour la première fois la « Bonne Nouvelle » et de comprendre que, avec quelques années d’avance, elle tombait dans certains cœurs et y germait en plante éternelle. Je me réjouissais pour ces personnes instruites d’avance.

Ma sixième joie fut encore plus grande pour vous, les créatures sauvées. Le Ressuscité me disait que les Cieux étaient ouverts et déjà habités par les saints du Seigneur qui attendaient cette heure depuis des siècles, et que dans ces Cieux, les places de milliers et des milliers de sauvés étaient déjà préparées. Pour moi, qui suis votre Mère, ce m’était une joie d’une profondeur incalculable de savoir votre demeure prête.

Enfin, ma septième joie ne fut pas due à ma gloire. (…) Devenue par la bonté de Dieu la Reine des Cieux, je pouvais (…) m’occuper de vous, mes aimés ; (…) je pouvais parler, prier et obtenir des grâces pour vous, par une supplication puissante.

Aucune de mes joies ne m’a concernée moi seule. L’égoïsme, même le plus juste et le plus saint, détruit l’amour. Chacune d’elles a été suscitée par un amour parfait et a servi d’incitation à un amour encore plus parfait.


(…)
Oh ! Ma théologie ! Elle n’a qu’un seul mot-clé : « Amour ». Je suis la Reine des Cieux parce que j’ai compris cette théologie comme aucune autre créature.

Aime. Tu seras sauvée. Aime. Aime en paroles et en silence. Aime en actes ou dans l’immobilité. Aime avec ferveur ou dans la souffrance de l’aridité. Aime dans la joie et dans la douleur. Aime dans la victoire et dans la faiblesse. Aime dans les tentations et dans la liberté vis-à-vis de l’Ennemi. Aime sans cesse.

Qu’il y ait au plus profond de toi un lieu qui sache rester paisible et ardent dans l’amour au sein de tout ton être blessé, frappé, agonisant, hébété de douleur, épuisé par les assauts du démon, dégoûté par les événements de la vie, secoué comme une barque dans la tempête. Un lieu en toi qui ait pour seule mission d’aimer et l’exerce pour ton esprit, pour ton cœur comme pour ta chair. Que ce lieu soit ton sanctuaire. Qu’il s’y trouve l’autel à la lampe toujours allumée, les fleurs toujours fraiches, et que la louange ne cesse d’y retentir.

Que tu pleures ou que tu ries, que tu espères ou que tu doutes, que tu sois exaucée ou non, que la partie la plus sainte de ton âme, celle qui vit en ce lieu consacré au culte de Dieu sache toujours redire : « Gloire à Toi, Seigneur, gloire ! Nous te louons, nous te bénissons, nous T’adorons, nous Te glorifions ! Car Toi seul est saint, Toi seul est Seigneur, Toi seul est le Très-Haut. C’est pourquoi, avec les anges et les archanges, avec les trônes et les dominations, et avec toutes les armées célestes, nous chantons l’hymne de Ta gloire en disant sans fin : saint, saint, saint ! »
Avant l’élévation vient la louange. Avant la consommation vient la louange. Sache dire ta messe personnelle. Toute victime est prêtre. Mais l’on n’est pas prêtre si l’on ne sait pas célébrer l’eucharistie en chacune de ses parties.

Regarde mon Jésus. Avant d’être élevé et consommé, il a loué le Père. Or, il savait déjà ce qui l’attendait.

Que ton cœur chante, Maria. Qu’il chante même si les larmes coulent à flot de tes yeux. Que ton chant couvre ta plainte et les voix de Satan (…).

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » ven. 26 juin 2020, 12:10

de : Les cahiers de 1943, Maria Valtorta


25 décembre 1943 :

Marie dit :

La béatitude que j’ai éprouvée à la naissance (de mon Fils*) m’a accompagnée comme l’essence d’une fleur enfermée dans le vase vivant du cœur durant toute ma vie. Indescriptible joie. Humaine et surhumaine. Parfaite.
Lorsque chaque soir qui tombait martelait dans mon cœur le douloureux mémento : « un jour de moins à attendre, un jour de plus qui rapproche du Calvaire », et mon âme en était recouverte de douleur comme si une vague de tourment l’avait balayée (flux anticipé de cette marée qui m’engloutirait sur le Golgotha), je me penchais en esprit sur le souvenir de cette béatitude, lequel était resté vif dans mon cœur, tout comme quelqu’un se penche au-dessus d’une gorge en haute montagne pour entendre de nouveau l’écho d’un chant d’amour et voir au loin la maison de sa joie.

Cela a été ma force dans la vie. Et elle l’a été surtout à l’heure de ma mort mystique au pied de la Croix. Afin de ne pas en arriver à dire à Dieu -qui nous punissait, moi et mon doux Fils, pour les péchés du monde entier- que son châtiment était trop atroce et sa main de Justicier, trop sévère, j’ai dû fixer, à travers un voile des larmes les plus amères que jamais femme eût versées, ce souvenir lumineux, béatifique, saint, lequel s’élevait en cette heure comme une vision de réconfort de l’intérieur de mon cœur pour me dire combien Dieu m’avait aimée, s’élevait pour venir à ma rencontre sans attendre, car il était une sainte joie, que je le cherche, puisque tout ce qui est saint est imprégné d’amour et l’amour donne sa vie même aux choses qui ne semblent pas avoir la vie.


Maria, voici ce qu’il faut faire quand Dieu nous frappe :

Se souvenir des moments où Dieu a accordé la joie afin de pouvoir dire, même au milieu des tourments : « merci, mon Dieu. Tu es bon avec moi. »

Ne pas refuser le réconfort qu’apporte le souvenir d’un don que Dieu nous a fait dans le passé, souvenir qui surgit pour nous consoler à l’heure où la douleur nous fait plier, comme des tiges secouées par l’ouragan, vers le désespoir, afin que nous ne désespérions pas de la bonté de Dieu.

Faire en sorte que nos joies nous viennent de Dieu, c'est-à-dire ne pas nous procurer des joies humaines, voulues par nous et aisément contraires, comme tout ce qui est le fruit d’actions étrangères à Dieu, à sa Loi divine et à sa Volonté, mais n’attendre la joie que de Dieu.

En garder le souvenir même une fois que la joie est passée, car le souvenir qui pousse à faire le bien et à bénir Dieu n’est pas un souvenir condamnable, mais au contraire, conseillé et béni.

Baigner de la lumière de cette époque les ténèbres du présent pour les rendre si lumineuses que nous puissions toujours y voir le saint visage de Dieu, même dans la nuit la plus obscure.

Tempérer l’amertume du calice par la douceur dont on a joui afin de pouvoir en supporter le goût et arriver à le boire jusqu’à la dernière goutte.

Sentir, puisqu’on l’a conservée comme un précieux souvenir, la sensation de la caresse de Dieu alors que les épines nous serrent le front.

Voilà les sept béatitudes qui s’opposent aux sept épées.


Je te les donne dans ma leçon de Noël et avec toi, je les donne à tous mes bien-aimés.

Ma caresse en guise de bénédiction à tous.

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » ven. 26 juin 2020, 11:18

de : Les cahiers de 1943, Maria Valtorta
Ce qui est copié en italique ici est en italique aussi dans le livre.

Le 8 décembre 1943, à 6 heures du matin (fête de l’Immaculé Conception)

Marie dit :

Lorsque, dans la colère du Vendredi Saint, je rencontrai mon Fils à un carrefour du Golgotha, aucun mot ne sortit de nos lèvres, sauf : « Maman ! », « Mon Fils ! ».
Autour de nous se tenait le Blasphème, la Férocité, la Raillerie et la Curiosité. Devant ces quatre Furies, inutile de mettre à nu son cœur et ses battements les plus saints. Elles se seraient précipitées sur lui pour le blesser encore davantage, car l’humain touche à la perfection dans le mal et il est capable, non seulement de crimes envers les corps, mais aussi envers la pensée et les sentiments de son semblable.
Nous nous regardâmes. Jésus, qui avait parlé aux femmes compatissantes, les incitant à pleurer sur les péchés du monde, me regarda fixement à travers le voile de sueur, de larmes, de poussière et de sang, lesquels formaient une croûte sur ses paupières.
Il savait que je priais pour le monde et que j’aurais voulu faire plier le Ciel pour qu’il vienne à son secours, pour alléger, non son supplice, puisqu’il devait s’accomplir par décret éternel, mais sa durée. J’aurais voulu le faire plier au prix du martyre de toute ma vie. Mais je ne le pouvais pas. L’heure de la Justice était venue.
Il savait que je l’aimais comme jamais. Et je savais qu’il m’aimait et que, plus que le voile de la charitable Véronique et que tout autre secours, le baiser de sa maman l’aurait soulagé. Mais cette torture aussi était nécessaire pour racheter les fautes du désamour.
Nos regards se croisèrent, se nouèrent, se séparèrent en nous déchirant le cœur. Et puis la cohue entraîna la Victime et la poussa vers son autel et la cacha à l’autre victime qui était déjà sur l’autel du sacrifice et qui était moi, Mère douloureuse.

Quand je vous vois si durs, si obstinés dans le péché, et que je pense que notre double torture infinie n’a pas servi à vous rendre bons, je me demande quel autre tourment, plus grand encore, il aurait fallu pour neutraliser le venin de Satan en vous, et je ne le trouve pas, car il n’y a pas plus grand tourment que le nôtre.
Du moment de mon Immaculée Conception, j’ai tenu la tête de Satan sous mon talon de sans-tâche. Mais, n’ayant pu corrompre mon corps et mon âme de son venin, il l’a craché, tel un acide infernal, sur mon cœur de mère, et si celui-ci est immaculé par la grâce de Dieu, il est on ne peut plus affligé par l’œuvre de Satan, qui l’a transpercé à mort, par l’entremise des fils de l’homme, tueurs de mon Fils de l’heure de Gethsémani à la fin du monde.
La Mère te dit, créature qui m’est chère, que dans la béatitude du Ciel viennent me blesser, telles des flèches, les offenses que vous faites à mon Fils, et chacune rouvre la blessure du Vendredi Saint. Les blessures que mon cœur subit pour vous sont plus nombreuses que les étoiles du firmament de Dieu. Et vous n’avez pas pitié de la Mère qui vous a donné sa vie.

(…) Quand tu sauras beaucoup de choses et que tu me connaîtras, non seulement comme une étoile lointaine (…) mais comme une réalité vivante et aimante, avec mon cœur de Mère de Dieu et de Maman de Jésus, de Femme qui comprend les souffrances de la femme, car les plus atroces ne lui furent pas épargnées et elle n’a qu’à s’en souvenir pour comprendre celles des autres, alors tu m’aimeras comme tu aimes mon Fils, c'est-à-dire de tout ton être.

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par Léon » jeu. 30 avr. 2020, 16:20

Merci pour ce sujet à propos de la sainte vierge Marie.
Comme il est bon et bien de se tourner vers Elle !

Je souhaite simplement ajouter mon grain de sel en évoquant aussi saint Joseph, serviteur du Seigneur.
C'est assez pénible de voir souvent saint Joseph considéré comme un secours pour les choses matérielles seulement, et rejeté, méprisé, ignoré pour tout le reste.

Il a été l'autre éducateur du Sauveur et son gardien pendant de nombreuses années, ce n'est pas rien !
Je souhaite donc honorer, remercier et rendre hommage à saint Joseph ici aussi.
Je rends grâce à Dieu pour le Mariage de Joseph et Marie, ainsi qu'à la force de leur témoignage intégral.
Le Oui de Joseph n'a pas été moins indispensable que celui de Marie pour la réalisation de la Rédemption, pour le salut du genre humain.
L'humanité intégrale de Jésus n'a pas été formée comme par magie mais bien dans le quotidien au sein de la Sainte Famille pendant de nombreuses années, une trentaine environ.

Aimons donc aussi beaucoup saint Joseph et prions-le aussi en même temps que Marie !
A ma connaissance, il n'est pas interdit d'ajouter le nom de saint Joseph dans la seconde partie de l'Ave Maria du chapelet.
En tout cas, moi je le fais souvent, tant pour l'honorer et le remercier que pour lui demander de l'aide pour les pécheurs et autres motifs.
Par expérience, je trouve dangereux d'avancer sur le chemin de la foi, sans Maître de vie intérieure de confiance comme l'est saint Joseph...
D'ailleurs, cela n'enlève rien à la place de Bon Pasteur qu'est Jésus, le Christ.
En effet, c'est comme avec la Vierge Marie qui rassemble tout l'homme, tout la femme, vers le Christ sans rien garder pour eux-même égoïstement.

Voilà, je voulais simplement défendre l'honneur et la dignité du mariage, spécialement celui de la Sainte Famille, à qui nous devons tant.
Merci encore et bon chemin de la foi à tous!

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

par zelie » mar. 14 avr. 2020, 18:08

non, ne vous inquiétez pas! Mais la réflexion revient sans cesse, aussi je voulais faire clair et net. J'aimerais bien que cette réflexion s'arrête un peu, mais je crois que je peux toujours rêver! ;)

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