Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par nano » dim. 01 oct. 2017, 23:28

« S’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 28-32)
Il y a donc les deux fils, celui qui dit non mais qui y va, et celui qui dit oui mais n'y va pas. Lequel a fait la volonté du père ? La réponse à la question que pose Jésus est évidente : il vaut mieux dire non et y aller que dire oui et ne pas y aller. Si on s'en arrête là on a déjà une bonne leçon de morale, mais on peut aller plus loin en se posant la question du "comment" du comportement des fils et du "pourquoi" de la question.

Il y a dans l'attitude du premier un changement. Le "non" initial qui devient "oui". Tandis que finalement, dans l'attitude du second, il n'y a pas de changement, quand il dit "oui Seigneur" c'est pour le paraître, pour se montrer ; mais s'il était dans la disposition intérieure d'y aller, il n'en ferait pas autant et il irait. La clé de la compréhension de cette page d'Evangile est le mot "repenti". Jésus l'explique même à son auditoire : "les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard"

Voyons le "pourquoi". Jésus s'adresse aux pharisiens. A ceux qui dès l'origine, ont dit "oui", montrent une belle religiosité, font tout-bien-comme-il-faut, respectent la Loi dans les moindre détails, mais n'ont pas l'humilité de descendre au fond d'eux-mêmes pour accueillir le Royaume, la miséricorde divine. Tandis que les publicains et les prostituées savaient qu'ils avaient faux, ils se sont repentis et ont accueilli la grâce.

Il y a des chrétiens, laïcs, prêtres voire plus qui envoient du "oui Seigneur" pour que tous les entendent, mais en fait, se servent eux-mêmes, n'étant pas disposés à accueillir la grâce. Le Pape François en parle souvent. A nous de jouer, d'avoir l'humilité de reconnaître notre péché, de nous repentir et d'accueillir la miséricorde divine pour être de bons ouvriers.

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Altior » dim. 01 oct. 2017, 15:40

On a vu récemment qu'un virus terrible frappe de plus en plus de gens. C'est le virus Ebola. Les malheureux atteints par cette bête qui ne peut pas être vue avec un microscope habituel passent par de souffrances affreuses. Finalement, pour la plupart d'entre eux (il paraît que pour 90 % de ceux qui sont atteints) la mort arrive soit tout d'un coup, par des hémorragies qui entravent tous les orifices du corps, soit à feu lent, par une insuffisance multi-organique qui s'installe. Les autres, les 10 % qui s'en sortiront, le ferons au terrible prix d'un affaiblissement de leur état de santé. Devant ce fléau, tout le monde est d'accord qu'aucune mesure de prévention n'est de trop.
Toutefois, la même attitude n'est pas adopté devant les virus qui ne touchent pas le corps, mais l'âme. Car, si le corps est important, l'âme l'est beaucoup plus encore. Tous ceux qui nous sommes présents ici, dans cent ans au plus nous nous retrouverons sans corps. Soit par Ebola, soit par autre cause. Seule l'âme c'est pour toute une éternité. Si la ruse du virus Ebola est d'être si petit qu'on ne le voit pas et qu'on ne se rend pas compte qu'il est là, l'infection devenant manifeste quand il est déjà trop tard, la ruse du diable, qui veut comme Ebola notre peau, mais surtout notre âme est encore plus grande. Il se dissimule tel que les incroyants lui conteste même l'existence. Même les gens d'Église nous accusent parfois que nous voyons le diable partout. Quel diable, quel enfer, quelle damnation éternelle, quelle souffrance ? Les agents du diable dans l'Église, là où il ne contestent complètement l'existence de ces réalités, nous enfument en nous parlant de leur caractère exceptionnel. Allons, l'infection avec Ebola reste très rare, pourquoi toute cette psychose ? Tout le monde est bien, tout le monde se sauve! La plupart des gens vont vers le paradis. Pourtant, ce n'est pas ce que notre Seigneur a dit. Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Ceux qui travaillent pour la santé renforcent les mesures contre le virus Ebola, mais ceux qui sont censés de travailler dans la vigne de Dieu baissent la garde. Depuis plus de 50 ans ces derniers nous serinent: ne désinfectons plus avec notre encens. Ne plus garder l'hygiène avec notre eau bénite. La prise du traitement chaque Dimanche est devenu facultative. Ne plus fortifier notre âme par le jeun. Ouvrons largement les fenêtres pour que le virus puisse entrer plus facilement! Tous les contaminés sont bienvenus chez nous à la maison. Et les résultats témoignent de l'efficacité de ces agents du malin. Dans 50 ans, des 350 paroisses de Vendée il en reste 50. Et encore, nous sommes bien ici, en Vendée. Dans le diocèse de mon enfance il en restent 7. Voilà les fruits de la nouvelle pastorale, de la nouvelle théologie, de la nouvelle religion qui ose de se dire encore catholique. Devant cette efficacité des ennemies de l'Église, devant ces agents du diable qui la sape de son intérieur on pourrait dire qu'il n'y a rien à faire. Eh bien, non! Car nous avons un allié qui a pris une fois pour toujours le dessus de l'ennemi de notre âme. À la fin du mois qui commence à ce jour nous le fêterons en tant que Roi. Roi de nos âmes, mais aussi Roi de nos familles et de nos sociétés. Tout ce qui nous reste à faire, pour voir son culte redevenu public, est d'être ses agents dans le monde.

J'ai appris encore que Lucifer, l'archange le plus beau, le plus rayonnant, le plus puissant des milices célestes, le chef d'œuvre de Dieu a reçu la mission d'éclairer avec une torche spirituelle le chemin de ceux qui allaient vers le Trône. C'est pourquoi il s'appelle justement Lucifer. De cette altitude il a chuté. La raison de cette chute est le refus de servir Dieu. Eh bien, ce Lucifer est devenu le symbole de la République. Il domine la Place de la République à Paris, avec sa torche.

Kyrie, eleison!

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Cinci » lun. 25 sept. 2017, 14:21

Première lecture
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres.
et mes pensées, au dessus de vos pensées.

Isaïe 55,9
Il faut voir dans quel esprit ces lignes sont écrites : Isaïe s'adresse ici à des gens complètement découragés. En Exil. à Babylone, dans des conditions extrêmement durs, le peuple d'Israël est tenté de croire que Dieu l'a abandonné. Ce doute et ce soupçon, il faut résolument leur tourner le dos; ce sont, dit le prophète, des pensées méchantes, perverses. Elles nous trompent sur Dieu et nous éloignent de Lui. La pensée perverse, précisément, ce serait de croire que Dieu pourrait n'être pas proche, que Dieu pourrait être inaccessible, que Dieu pourrait ne pas pardonner.

Ce n'est pas parce que Dieu est silencieux qu'il est absent ou lointain.

Cette découverte du Dieu de tendresse et de pardon est très présente dans l'Ancien Testament, bien avant la venue de Jésus sur la terre. Il suffit de relire les prophètes; Osée, par exemple, a su trouver des phrases magnifiques pour dire la pensée de Dieu :"Mon coeur est bouleversé en moi, dit Dieu, en même temps ma pitié s'est émue. Je ne donnerai pas cours à ma colère ... Car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi, je suis saint (Osée 11, 8-9) En langage biblique, le mot "Saint"veut dire le Tout-Autre.

"Moi, je sais les projets que j'ai formés à votre sujet - oracle du Seigneur - projets de prospérité et non de malheur : je vais vous donner un avenir et une espérance" (Jérémie 29,11)

Il y a aussi ce merveilleux dialogue dans le livre de Jonas; Jonas prend très mal l'indulgence de Dieu pour ces affreux Ninivites, l'ennemi héréditaire d'Israël : et il reproche à Dieu d'être trop bon "Je savais bien moi, que tu es un Dieu bienveillant et miséricordieux, lent à la colère et plein de fidélité" (Jonas 4,2). Et Dieu se défend en disant :"Et moi je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, où il y a plus de cent vint mille être humains qui ne savent même pas choisir entre le bonheur et le malheur?" (Jonas 4,11)

La Bible, dès l'Ancien Testament, est donc pleine de cette révélation du pardon de Dieu ... à partir du moment où on l'a découvert, on ne voit plus que cela. A l'inverse, chaque fois que nous ne trouvons pas dans la Parole de Dieu cette annonce de la miséricorde et du pardon de Dieu toujours offert, c'est que nous n'avons pas compris le texte! Le peuple d'Israël a eu le double privilège de faire cette double découverte extraordinaire : Dieu est à la fois le Tout-Autre, le Saint et aussi le Tout-Proche, le "Dieu de tendresse et de miséricorde" révélé à Moïse (Exode 34,6)

Isaïe ramasse cette découverte dans cette phrase superbe : Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au -dessus de vos pensées.

Psaume 144

Et vous souvenez-vous aussi que nous avons lu il y a quelques dimanches un passage du livre de la Sagesse qui faisait écho à Isaïe :
Seigneur, tu prends soin de toute chose ... ta domination sur toute chose te rend patient envers toute chose ... l'homme dont la force est discutée fait montre de sa force, mais toi, Seigneur, qui dispose de la force, tu juges avec indulgence (Sagesse 12)
Soyons francs, cette chanson-là n'est pas souvent celle des médias modernes : et, pourtant, chacun de nous, dans l'intime de sa conscience, sait que c 'est la vérité. La seule vraie grandeur d'un être humain, c'est sa capacité d'aimer. Après tout, ce n'est pas étonnant si nous sommes à l'Image de Dieu! Autre consonance entre le psaume et la lecture d'Isaïe, l'amour et le pardon de Dieu sont pour tous les êtres sans exception. "La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses oeuvres", dit le psaume.

Mais Isaïe nous entraîne plus loin que nous ne voudrions aller, peut-être : nous voulons bien entendre ici l'assurance que nos faiblesses, nos péchés seront pardonnés. Mais, au nom de ce que nous appelons la justice, il nous semble impossible que tous les grands pécheurs de tous les temps reçoivent le pardon de Dieu tout comme nous!

Et pourtant si nous prenons au sérieux la prédication d'Isaïe, il va falloir convertir notre conception de la justice, tout simplement! A vrai dire, Isaïe avait prévu notre difficulté à entendre ce genre de vérité car il avait pris la précaution de préciser que ce qu'il annonçait me représentait pas sa pensée à lui, mais qu'il s'agissait réellement d'une parole de Dieu. Il disait : Vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur.

Et, d'ailleurs, l'évangile de ce dimanche va nous encourager à changer de logique!

Matthieu 20, 1-16

Dans cette vigne très particulière, il y a des ouvriers embauchés à toute heure du jour ... apparemment le travail ne manque pas. Mais la pointe de la parabole n'est pas là : comme toujours, il faut chercher d'abord ce que ce texte dit sur Dieu. "Moi, je suis bon" dit Dieu; "Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon? " Dieu est bon, et d'une bonté qui ne fait pas de comptes. Cela veut dire que sa bonté surpasse tout, y compris le fait que nous ne la méritons pas; cela veut dire qu'il faut que nous abandonnions une fois pour toute notre logique de comptable : dans le royaume des cieux il n'y a pas de machine à calculer les mérites.

A l'inverse, il nous apparaîtrait juste que Dieu ne traite quand même pas tout le monde de la même manière :"Tu les traites comme nous!", reprochent les ouvriers de la première heure, sous-entendu nous méritons mieux. Et justement Jésus veut nous faire sortir de cette logique du mérite : l'amour ne compte pas. L'amour ne s'achète pas, il est donné.

Pour rester dans l'Ancien Testament, Jonas lui aussi, trouvait scandaleux que Dieu pardonne si facilement à ces mécréants de Ninivites : le peuple élu s'efforçait laborieusement depuis si longtemps d'être fidèle à la Loi : ces affreux païens n'avaient eu qu'un geste à esquisser pour être pardonnés. De la même manière, au temps de Matthieu, l'arrivée massive d'anciens païens dans les communautés chrétiennes faisaient murmurer ceux qui venaient du judaïsme et se savaient les héritiers d'une longue lignée de fidèles. Et Jésus lui-même a rencontré l'hostilité des croyants de longue date quand il a côtoyé amicalement des publicains et des pécheurs.

Quand la logique de Dieu est trop différente de la nôtre, la tentation qui nous prend est de contester. C'est le moment ou jamais de nous rappeler la phrase d'Isaïe dans la première lecture : Mes pensées ne sont pas vos pensées, dit Dieu

Tiré de :
Marie-Noëlle Thabut, L'intelligence des Écritures, p.376

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par axou » lun. 25 sept. 2017, 12:06

Le pape François hier sur le sujet :

http://fr.radiovaticana.va/news/2017/09 ... is/1338733

Axou

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Anne » lun. 25 sept. 2017, 5:54

Aujourd'hui l'évangile (Mt 20, 1-16) était celui portant sur la parabole des "ouvriers de la onzième heure".

Le prêtre m'a étonnée et fait réfléchir lorsqu'il a affirmé que Dieu ne pouvait donner plus aux premiers arrivés qu'aux derniers car Il leur avait déjà tout donné... Il s'agissait là d'un angle nouveau que je n'avais pas envisagé.

Le don du Père est donc le même offert à tous, peu importe le moment de la vie où l'on le reçoit...

Il a aussi fait le parallèle, bien sûr, avec la parabole du fils prodigue.

L'aîné a la même réaction que les ouvriers de la première heure en fait, soit la jalousie, alors qu'il faudrait plutôt se réjouir du retour du fils perdu et pour les gens qui trouvent enfin du travail alors qu'ils étaient laissés pour compte... symbolisant ceux et celles qui (re)découvrent l'existence/l'amour du Père.

Il va sans dire que c'était mieux exprimé! ;)

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Altior » dim. 24 sept. 2017, 11:26

Ce Dimanche j'ai appris une autre chose, partant de l'épisode des Noces de Cana. Alors, Sainte Marie est intervenu pour ceux qui étaient en besoin. Mais la réponse de Dieu est un «Non». Il ne la laisse pas dans le brouillard, il explique pourquoi. Parce que son heure n'est pas encore venu. Autrement dit, ce que la Sainte Vierge lui demande ne concorde pas avec Son plan. Et Son plan était de ne pas intervenir à cet évènement. Le moment exact dans lequel Dieu change d'avis est le moment ultérieur à celui dans lequel la Sainte Vierge intervient, cette fois s'adressant aux participants: «faites tout ce qu'il vous demande de faire». Alors, du coup, Dieu modifie tout son plan de sa vie publique sur la terre. Il change le «Non» pour le «Oui», il fournit ce que ces imprudents qui ont organisé les noces avaient besoin: le bon vin.

Nous devons faire pareil. Il se peut que Dieu réponde à nos prières par un «non». Cela arrive quand ce que nous le prions ne concorde pas avec Son plan. Dans ces cas, nous devons nous poser la question: est-ce que nous avons fait ce que Dieu nous demande de faire ? Sinon, au moins depuis ce moment-là il faut obéir à la suggestion de la Sainte Vierge: faire tout ce que Dieu nous demande de faire. Alors, Dieu aussi obéira et nous fournira ce dont nous avons besoin: le bon vin. Ce vin-là qui (lors d'un autre sermon) j'avais compris qu'il est Lui-même. Dieu changera son plan si nous changeons notre vie. Cela est valable pour nous, mais aussi pour les sociétés, pour les peuples, pour les nations. Car à ces noces-là tout le monde est invité.

Kyrie, eleison!

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Altior » dim. 17 sept. 2017, 16:07

L'homélie de ce jour, partant des mots de l'Épitre (Hébreux 11: 35 sqq) a été centré sur la vie et la mort de Saint Maurice, car on a eu la solennité de Saint Maurice (et de ses compganons), patron principal du diocèse d'Angers.

J'ai retenu que St Maurice et ses compagnons étaient militaires dans une des plus fortes légion romaine. Mais, parce qu'ils on refusé d'encenser les dieux païens, ils ont été arrêté et on leur a coupé la tête.
Encore plus frappant fut le cas de Saint Candide, qui devrait être dans le même endroit pour rendre le même culte. Mais il était en retard. Une fois arrivés, lui aussi avec ses compagnons, ils trouve les soldats païens faisant la fête. Il demande quelles sont les raisons d'un tel festin inattendu et on lui dit qu'il s'agit d'avoir juste coupé la tête à ces chiens de chrétiens qui refusent de brûler le grain d'enceins pour «nos dieux». Alors, Saint Candide trouve que c'est normal, car lui aussi il est chrétien et lui aussi aurait refusé de rendre culte aux idoles. Eh bien, il est devenu, ainsi, lui aussi un témoin de Jésus, car il a subi le même sort que Saint Maurice.

De toutes les moments de la Passion de notre Seigneur, peut-être le plus significatif est celui de la flagellation. Après cette atrocité, son corps était couvert de blessures, tout comme le corps des lépreux. La lèpre était vue comme signe extérieur des péchés. Notre Seigneur a voulu pas seulement prendre sur lui nos péchés, mais avoir aussi ce signe extérieur.

En cela aussi les chrétiens suivent notre Seigneur. Par leur martyre, dont rappelle les couleurs rouges des vêtements liturgiques qu'on a eu aujourd'hui. C'est là le sens de la Sainte Messe: le Sacrifice de notre Seigneur, auquel chacun nous sommes appelés à ajouter notre sacrifice. À cet appel a répondu Saint Maurice et ses compagnons, Saint Candide et ses compagnons et des milliers d'autres martyrs de la foi. C'est leur Messe a eux, ce sont eux qui ont été, sur le pas de notre Seigneur, les agneaux de Dieu.

«Eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre» dit l'Apôtre. À cette question, prêtres et fidèles doivent ajouter la leur: Est-ce que nous, les prêtres, sommes-nous dignes d'officier le Saint Sacrifice ? Ainsi, le prêtre est appelé, en faisant la Messe chaque jour, à vivre la Passion chaque jour. D'une façon éminente à cette question a répondu un prêtre que nous fêterons prochainement: padre Pio. Lui, il s'arrêtait au moment de la Messe qui correspond à l'agonie. Il vivait l'agonie, il vivait la Passion, il était là.
Padre Pio a eu une vision très précoce, en 1913. Il priait à un crucifix quand Jésus lui a parlé et il a parlé à Jésus. Il apprend que Jésus souffre beaucoup, que pas seulement il a souffert à la Passion, mais il souffre maintenant. Concernant les prêtres qui font le Saint Sacrifice indignement, Jésus dit qu'il sont des bouchers. C'est terrible, pour un prêtre, de penser qu'il pourrait être, à cause de ses péchés, à cause de son indignité, le boucher de Jésus. Cette pensée terrible Padre Pio l'a connue, car il considérait qu'il est petit, qu'il est indigne. Un autre grand stigmatisé, Saint François d'Assise considérait pareillement, raison pour laquelle il a refusé la prêtrise et il est mort diacre.

Kyrie, eleison!

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Cinci » lun. 11 sept. 2017, 18:57

Vous ne vous en doutiez pas, nano, mais vous êtes ici en terre païenne. Personne n'a vu de prêtre depuis dix ans au moins. O.K. à part Altior, si vous voulez.

:hypocrite:

C'est pourquoi il faut tout réinventer.

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par nano » dim. 10 sept. 2017, 23:06

bonsoir

Tout être humain, quelle que soit l'époque, la culture, le lieu, a besoin de reconnaissance, de tendresse, d'affection, etc. C'est dans sa nature d'avoir besoin d'amour, de même que la capacité à en donner. L'Apôtre (Rm 13, 8-10) nous le rappelle : "tu aimeras ton prochain comme toi-même (...) donc le plein accomplissement de la Loi, c'est l'amour" (encore faut-il savoir s'aimer soi-même). Le Seigneur nous donne donc l'exemple : "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés", c'est-à-dire en donnant sa vie.
Aucun athlète ne bat de record ni ne gagne de médailles sans s'entraîner longuement et constamment. Il a pour cela besoin d'un entraîneur, qui va savoir souligner ses progrès et lui faire travailler sur ses défauts. Les Saints sont nos modèles, ceux qui ont les records, comme St Maximilien Kolbe, qui a sacrifié sa vie en échange de celle de quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Nous sommes, en paroisse, comme dans un stade, où nous nous entraînons à cet amour. C'est le premier lieu ou nous devons mettre en œuvre ce commandement, c'est-à-dire un lieu où celui qui tombe doit trouver quelqu'un pour le relever. Nous devons être les uns pour les autres des entraîneurs, ce à quoi l’Évangile du jour nous invite (Mt 18, 15-20 : "s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère"). Le célébrant fait l'inventaire de toutes les démarches mises en place (parcours Alpha, etc.) où nous pouvons nous accueillir les uns les autres pour faire entre nous l'expérience de cet amour et nous accorder sur ce que nous devons demander au Père au nom du Christ.
Car notre mission de chrétiens est plus grande. Nous sommes 300, il reste donc dans notre quartier 14700 frères à gagner, à qui nous devons faire connaître cet amour.

Pour tout vous dire, à cause de cela, l'analogie de la digue (tout du moins ce que j'en crois comprendre) me met mal à l'aise. Plutôt que nous barricader entre nous contre l'esprit du monde (en vain car toute digue, comme toute construction, finit par céder un jour), notre mission n'est-elle pas d'être le torrent (d'amour ?) qui emporte les digues que Satan met entre les hommes et le Royaume ?

Autre question : ne sommes-nous que deux à apprendre des choses au sermon le dimanche ? :siffle:

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Nanimo » dim. 10 sept. 2017, 19:46

(... ) chacun a son rôle. Nous sommes comme les pierre d'un digue. Que peut faire une pierre seule ? Rien. Mais l'ensemble, avec chaque pierre à sa place tenant bien, peut bien tenir l'eau. Ce qui se passe si une pierre chute ? Alors il y aura un petit écoulement d'eau à travers le digue. Puis, si les pierres autours de celle qui a chuté ne tiennent pas, et c'est ainsi que les choses se passent d'habitude, le trou se voit élargi. Le courent d'eau gagne en force, il va entrainer de plus en plus facilement d'autres pierres et le moment de l'écroulement du digue n'est pas loin.
Chacun a son rôle dans la chrétienté, c'est comme cela que je le vois aussi.

Maintenant, ce qui se passe si une pierre chute? Oui, il y aura un petit écoulement d'eau, mais les catholiques forment une masse bien plus diverse que celle de leurs ancêtres (regardez seulement la fréquentation de ce forum; il n'y a pas d'uniformité) et, on peut l'espérer, il y en aura parmi nous qui seront spécialistes du colmatage.

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Altior » dim. 10 sept. 2017, 17:14

Des idées que j'ai retenue du sermon d'aujourd'hui.

-Il y a une différence entre les hérésies du passé et l'hérésie moderniste. Les hérésies d'avant, comme l'arianisme, l'iconoclasme, le protestantisme avaient quelque chose de fort, elle avaient du nerf, elle avaient un contour clair. Par contre, l'hérésie moderniste est molle, il s'agit d'un affaiblissement général de la foi. C'est cette décomposition qui la rend molle et sans contour précis, comme un aliment ou une nourriture qui devient déchue, elle se ramollit. Il s'agit plutôt d'une apostasie générale que d'une hérésie.

-la cause principale de cette apostasie générale est la mauvaise pastorale faite visiblement depuis 50 ans. Mais, moins visible, la subversion fait son travail de sape depuis plus longtemps, car St Pie X tire la sonnette dans son chef d'œuvre Pascendi, qui garde toute son actualité.

-cette mauvaise pastorale a, à son tour, une cause. C'est le manque de caté. Même là où elle se fait encore, ou plutôt où elle fait semblant de se faire, la caté de nos jours est tributaire à l'enseignement républicain.

-la devise de la République, «Liberté, Égalité, Fraternité» est bien la devise des maçons. Si c'est vrai que la France a des racines catholiques, c'est tout aussi vrai que la République a des racines maçonniques.

-dans l'enseignement, et, par ricochet, dans la caté, l'expression de cette devise est que l'enfant n'est plus enseigné, mais laissé découvrir. Il n'y a plus d'enseignants, mais d'animateurs. La religion n'est plus ce dépôt de foi, ce trésor qui est censé de passer de ceux qui savent vers ceux qui ne savent pas. Non, enseignants et élèves, c'est l'égalité. Personne n'a plus de nom, simplement un prénom (fraternité). Et alors si la religion doit être découverte et non pas apprise, chacun découvre autre chose, d'où le fait que chacun a sa religion à soi (liberté).

-le signe le plus visible et criant de cette apostasie générale qui est le modernisme est la crise des vocations. Il y a 50-60 ans, en Vendée il y a avait autour de mille séminaristes. Environ 750 étaient dans les petits séminaires, et 250 dans les grands séminaires. Presque tous qui étaient dans les grands séminaires allaient à la prêtrise. Maintenant leur nombre est à demi. Mais ce n'est pas le nombre en Vendée, c'est dans toute la France.

-ce que ceux qui gouvernent l'État et l'Église préparent par cette apostasie lente, par cet enseignement qui n'est plus un, par cette caté en voie de disparition et qui aboutit à une fausse religion est simplement l'esclavage. L'esclavage de demain. Notre esclavage. Tout esclavage doit passer d'abord par un lavage de cerveaux.

-les erreurs de pastorale et de caté sont une explication, mais pas exclusive, de cette crise de vocation. Une autre est le fait que les familles ont moins d'enfants. Avant, la plupart des prêtres, tout comme la plupart des saints provenaient des familles nombreuses. Vraiment nombreuse, tendis qu'aujourd'hui toute famille qui a 3 enfants se voit déclarée famille nombreuse. Mais les musulmans, les maîtres de demain, eux, ont beaucoup d'enfants. Ils se préparent aussi. une des voies de cette préparation est par la démographie, qui aboutit au grand remplacement.

-devant cette réalité dont le ciel nous a averti par pas mal de révélations privées, on peut avoir l'impression qu'il n'y a rien à faire. Eh bien, c'est exactement le désespoir que les forces du mal cherchent à obtenir. Si tout est perdu, alors pourquoi lutter ?

-une analogie: nous sommes dans une grotte. Du noir partout, c'est la nuit la plus complète, nous ne savons plus où est l'entrée, ni comment nous sommes entrés là-bas. Eh bien, que peut faire cette nuit contre une simple torche de poche ? Une torche, et les ténèbres reculent. D'autant plus elles reculeront devant la lumière qui est la foi en Jésus Christ. Mais encore faut-il ne pas laisser Dieu seul. Il a promis la victoire à son peuple élu, ils l'a aidé par beaucoup de miracles, mais le peuple élu a dû lutter et cela même contre des adversaires largement plus nombreux et plus forts. Dieu a aidé Jeanne d'Arc et les siens, mais finalement ce sont eux qui ont mené la lutte contre l'ennemi envahisseur.

-nos armes sont des armes surnaturelles. Nos armes sont les sacrements, la prière, les dévotions, les pénitences. Pour la victoire, ce n'est pas assez de faire le minimum syndical prescrit. Ce n'est pas assez d'aller une fois par semaine à l'Église et de se confesser une fois par mois. Pour cela ce n'est pas suffisant de faire la prière de soir en famille, il faut faire le chapelet en famille, le chapelet chaque jour. Pour cela, il faut bien profiter des indulgences, il faut aller en retraites et bien utiliser toutes les armes que notre sainte mère, l'Église, nous met à disposition.

-chacun a son rôle. Nous sommes comme les pierre d'un digue. Que peut faire une pierre seule ? Rien. Mais l'ensemble, avec chaque pierre à sa place tenant bien, peut bien tenir l'eau. Ce qui se passe si une pierre chute ? Alors il y aura un petit écoulement d'eau à travers le digue. Puis, si les pierres autours de celle qui a chuté ne tiennent pas, et c'est ainsi que les choses se passent d'habitude, le trou se voit élargi. Le courent d'eau gagne en force, il va entrainer de plus en plus facilement d'autres pierres et le moment de l'écroulement du digue n'est pas loin.

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par prodigal » lun. 04 sept. 2017, 9:44

Cher Altior, à me relire effectivement j'y ai été un peu fort (nano)
C'est un peu vrai mais personnellement j'ai trouvé ça très drôle et pertinent. La correction fraternelle par l'humour, cela me paraît une bonne idée.
En mode sérieux, ce n'est pas mal non plus. Je trouve ce fil intéressant et bien parti, merci à vous deux et aux autres participants. :ciao:

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par nano » dim. 03 sept. 2017, 22:56

Cher Altior, à me relire effectivement j'y ai été un peu fort, et remercie le Créateur pour la bienveillance qu'Il a mise en vous. Bien que j'aimerais être un agneau docile à l'unique berger (et non pas un mouton de Panurge !), je suis parfois un bourrin bien plus sensible à la carotte du Salut qu'aux coups de bâton moralisateurs, pourtant parfois nécessaires.

La péricope d’Évangile lue ce jour (Mt 16, 21-27) ne fait en fait qu'une avec celle de dimanche dernier (la profession de foi de Pierre). Comme il était alors dans une autre paroisse, le célébrant du jour a commencé par revenir assez longuement sur celle-ci, les deux formant un passage repris dans les quatre Évangiles, ce qui marque son importance. Pierre est le premier à professer Jésus non seulement comme le Messie que les Juifs attendaient, mais bien au-delà, le Fils de Dieu. Ce après quoi, Jésus lui déclare "tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église (1), et les puissances de la mort ne l'emporteront pas sur elle". 2000 ans plus tard, les puissances de la mort luttent toujours ...

Quand Jésus annonce aux disciples sa Passion, Pierre se pose en protecteur. C'est inouï : Pierre veut sauver Jésus ! Mais en fait, il cherche à s'interposer entre le Seigneur et sa croix ; entre le Fils de Dieu et sa Résurrection ! C'est ce qui lui vaut, en quelques versets, de passer de "ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux", à "passe derrière moi, Satan". Satan en effet se passerait bien de la Passion, et surtout, de la Résurrection. "Passe derrière moi, Satan", c'est le fameux "vade retro Satanas". Dans notre pensée, "vade retro" évoque l'idée de reculer, de s'éloigner, "ôte-toi de mon chemin". Or le texte grec se traduit bien par "passe derrière moi", c'est-à-dire, mets-toi à ma suite, suis mon Évangile. Comme ce serait facile si Satan se mettait à la suite du Christ !

C'est là que ça devient dur. Car non seulement pour aller vers le Royaume nous devons porter nos croix (tant au sens des peines que nous subissons en ce monde, que du renoncement à nous-mêmes à l'image du Seigneur), mais Satan tantôt s'interpose entre nous et nos croix (les tentations du monde), tantôt les alourdit inutilement pour nous en décourager. Comme le prophète (Jr 20, 7-9) qui était découragé, laissons-nous séduire par le Seigneur, en engageant, comme nous y exhorte l'apôtre, (Rm 12, 1-2) toute notre personne.

(1) il y a quelques années, j'avais entendu ou lu que la pierre sur laquelle le Christ bâtit son Église n'est pas l'Apôtre, mais sa profession de foi.

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par Altior » dim. 03 sept. 2017, 14:00

Pour bâtir une grande construction, on peut avoir les meilleurs artisans et les ouvriers les plus dévoués. Les meilleurs maçons, les meilleurs plombiers, le meilleur électricien. Si on n'a pas un bon architecte, un vrai maître d'œuvre, l'édifice ne tiendra pas. Et il e tiendra pas en dépit de ses murs de bonne résistance, de ses installations de top. On ne construit pas une cathédrale comme un abri de jardin. Finalement, quel est l'apport décisif qu'un bons architecte, et lui seul, peut amener pour le succès de l'édifice ? C'est une vision unitaire. C'est la chose qui fait que le tout forme un ensamble.
Saint Pie X a été un grand réformateur. Il a reformé la Messe, il a reformé la chant, il a réuni et reformé les différents canons (un œuvre d'une complexité immense), il a fondé des séminaires, l'institut biblique de Rome, il a été le fer de lance dans la lutte contre le modernisme, contre le laïcisme, contre le naturalisme, les plaies qui déchiraient l'Église de son temps comme dans le nôtre, il a permis et encouragé la communion fréquente et dès l'âge de l'enfance. Comment a t-il réussi ce travail gigantesque ? Sans doute, il a eu ses bon artisans. Mais ses bons artisans ont travaillé ensemble sous sa férule. Il a apporté à l'édifice cette vision unitaire sans laquelle la cathédrale ne tient pas. Cette vision unitaire de Saint Pie X a été annoncé publiquement, dès le début de son pontificat, par sa devise qui visait de tout restaurer en Christ: Omnia instaurare in Christo. Nous avons la tendance de séparer les choses. Nous faisons les murs, puis les travaux de plomberie. Nous faisons la prière et nous allons à l'église, puis nous faisons telle autre chose, puis telle autre. Notre boulot, notre jardinage, notre loisir. Ce n'est pas cela avoir une vision unitaire. Une vision unitaire c'est avoir la même idée directrice qui transperce chacune de nos activités.

Prions pour que St Pie X nous prête sa devise. Sa vision unitaire. Omnia instaurare in Christo. C'est comme ça que nous réussirons à batir notre cathédrale. La cathédrale de notre vie.


@Nano: Je vous invite fraternellement à faire mieux que de vous moquer des sermons que nous écoutons le Dimanche. Venir, mettre sur la table, partager avec nous ce que VOUS vous avez appris.

Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message par nano » jeu. 31 août 2017, 12:18

L'homélie d'aujourd'hui a été au sujet des vêtements, de la façon de s'habiller.
La façon de s'habiller est plus importante que l'on ne pense.
Spoiler!
La première chose que nous voyons chez quelqu'un est comment il est habillé. Les vêtements des chrétiens est modeste, c'est à dire ils gardent la mesure du bon sens. Le chrétien donne une grande importance à la façon dont il est habillé, parce que c'est une façon de rendre témoignage public à Dieu. Dieu parle souvent de la nécessité de lui rendre témoignage public. Il y a plusieurs endroits dans la Bible où on voit ça, mais le premier qui me vient à l'esprit est la demande de ne pas tenir la lumière sous le boisseau. Exactement le contraire c'est la laïcité. La laïcité, telle elle est comprise aujourd'hui, n'empêche personne de prier chez soi et de se rendre même à l'église chaque Dimanche. Mais, quand on arrive au témoignage public de la foi, alors les choses changent.

Si le désir de rendre publique leur témoignage de l'Évangile est une raison de s'habiller comme des chrétiens, ce n'est pas la seule. Il y a aussi la conscience que ceux qui ont la foi vive ont d'être en permanence vus par Dieu et c'est pour cela aussi qu'ils s'habillent ainsi, pour plaire à Dieu. Surtout pendant la prière en famille et d'autant plus quand on va à l'église.

Les chrétiens hommes doivent s'habiller de manière sobre. Les pantalons courts sont pour aller à la mer, les jeans sont pour quand on fait de l'élevage. Et en tout cas ce ne sont pas pour aller à la Messe. Pour aller à la Messe, il faut des pantalons repassés, chemise, cravate et veste. «Mais ce sont seulement les escrocs et les politiques qui s'habillent ainsi de nos jours!». J'ai entendu souvent cette objection. Eh bien, je répond que ce n'est pas parce que les loups se déguisent en brebis qu'il faudrait que les brebis renoncent à leurs toisons.

Le même conseil pour les chrétiennes aussi, pour les femmes et les filles. Pour elles, le tentation de s'habiller en immodestie est encore plus grande. En plus, il y a de nos jours la tentation de s'habiller comme les hommes. Si, plus récemment, on voit des hommes aussi qui se font percer les oreilles, sinon le nez, la tentation pour les femmes de porter des vêtements comme les hommes date depuis plusieurs dizaines d'années. Ce n'est pas parce qu'on a vu les PDG femmes habillés en deux pièces pantalon et cravate qu'on doit faire pareil. Dieu a fait nos ancêtres homme et femme. Dans toutes le cultures, dès que les gens se détachent de la vie sauvage, on voit comme les vêtements deviennent différents selon le genre de celui qui les porte. Par contre, les vêtements unisexe on les voit seulement dans les cultures pré-civilisationnelles. Pour les femmes, les pantalons sont éventuellement pour les travaux à la maison, pour les pique-niques au plus ou bien quand on fait du sport. Porter des vêtements féminins (jupe, robe) n'est pas tout: encore faut-il qu'elles soit modestes. Dans la vie quotidienne, surtout dans la vie publique et d'autant plus à l'église. Une jupe doit couvrir les genoux, une blouse doit couvrir les épaules. Se couvrir, modestement, la tête est de rigueur dans l'église, où le centre de toute l'attention doit être Dieu.

On dit souvent que l'habit ne fait pas le moine. Et c'est très juste. Mais tout aussi juste est que le moine qui renonce à ses habits n'est pas sur la bonne voie.

Si les chrétiens qui ont la foi vivante peuvent être reconnus d'après leurs vêtements, les païens aussi peuvent être reconnus de cette manière. Vous voyez bien comme leur vêtement les trahit. Le plus on avance vers le paganisme, le plus les vêtement se clochardisent. Et ce n'est pas parce que les païens sont des clochards, pas du tout! Mais si leurs jeans sont encore trop sobres, alors il faut les couper. Si les chrétiens mettent leurs meilleurs vêtements le Dimanche, c'est le contraire pour les païens. Si au boulot on les oblige, pendant la semaine, de porter des vêtements sobres, si samedi soir il ne s'habillent pas n'importe comment, eh bien, dimanche matin est le bon moment, pour eux, d'utiliser les torchons de la garde-robe en guise de vêtement. Et vous pensez qu'il sont libres ? Eh bien, regardez ce qui se passe dès l'âge du collège dans les écoles laïques où on a supprimé l'uniforme. Ils sont plus uniformisés qu'à époque de l'uniforme. Tous les élèves sont en tee-shirt, jeans et baskets. Pas même, les tennis sont maintenant à la mode, car c'est plus clochard. Et gare a celui qui ose venir en pantalons repassés, qui ose porter des chossures dignes! Pas même les chaussettes ne sont pas tolérés dans le monde païen qui nous prêche la tolérance. Vous croyez que c'est votre foi qui les énerve ? Pas du tout, si vous parlez de la Sainte Trinité il s'en fichent. Mais dès que vous osez parler morale et dès que vous vous habillez de façon modeste, ils devient hostiles ou, dans le meilleur des cas, ils ne comprennent pas.

Osez, chers frêres et sœurs! Osez être différents des païens: ne vous habillez pas pour plaire au monde, mais pour plaire à Dieu.
[A lire au 97° degré, au moins ...]

Bonjour,

quelle joie d'apprendre, par une telle homélie, qu'il est, en ce bas monde, au moins une paroisse où l'un des plus grand problèmes soit la façon de s'habiller !! chez nous pauvres pécheurs, on nous parle de comment bien aimer Dieu et son prochain, reconnaître et rejeter le péché, annoncer l’Évangile, le mettre en application dans notre vie ... et ce, tous les dimanches, à croire que ça aie du mal à rentrer !

Oui vraiment, ravi de savoir qu'il y a des endroits où la péricope du jour, pourtant fondatrice de l’Église Catholique et Apostolique, véritable pierre angulaire de l'autorité magistérielle, soit, de même que son annonce par le prophète et sa prédication par l'apôtre - le lien étant moins évident - , si bien assimilée par tous, qu'elle puisse être totalement éclipsée pour parler ... chiffons !

Heureux aussi le prédicateur, qui ne commet donc, pour se permettre un tel discours, aucun écart avec les normes concernant son propre vêtement litur... ah mais oui, suis-je bête, et à côté de la plaque, vous fréquentez peut-être une paroisse pratiquant la FERM - bien plus rigoureuse à ce sujet - dont les lectures sont différentes ??!! attendez voir ... bah non pourtant, le premier commandement, et le bon Samaritain ...

Blague à part, oui le sujet est important et mérite certainement d'être rappelé. Mais le pauvre pécheur aveugle et insensé que je suis (sans second degré cette fois, vraiment) percevrait certainement mieux une telle homélie si elle était reliée à la péricope "du vêtement de noce" (Mt XXII, qui dans la FORM tombe dans quelques semaines à peine), et idéalement, donnée en évitant le plus possible- et de manière à éviter aux fidèles - de tomber sous le coup de Mt XXIII 26 ...

Paix sur vous !

[Ajout postérieur, retour au 97° degré voire plus]
Dimanche je suis allée en trottinette à la messe. Certains ont jeté des regards désapprobateurs. Qu'y a-t-il d'indécent à cela ?
Ne vous-a-t-on pas prévenue que la trottinette n'était pas un moyen de transport chrétien ?

La seule façon éprouvée par la Tradition de se rendre à la Sainte Messe, la seule pratiquée pendant près de 2000 ans de christianisme, c'est à pied, comme en pèlerinage. Quasiment tous les Saints n'ont été à la Messe que comme ça. Cela permet d'égrener sereinement un dizainier par exemple, ou méditer, tout en marchant, sur les lectures du jour.

L'automobile, apparue récemment, peut être un moyen digne de s'approcher de l'autel. Elle permet d'éviter la souillure des vêtements dominicaux par la saleté de la route ou la sueur. Cependant, comme pour ceux-ci, on rejettera les carrosseries sales ou éraflées et les couleurs tape-à-l’œil. On ne diffusera pas non plus de musique païenne dans l'autoradio.

Le vélo demande plus d'attention. Il y a vélo et vélo. Il faut exclure les vélos de course ou de montagne (VTT), qui ne sont pas des moyens de déplacement mais de loisir, loisir pratiqué par les païens le dimanche matin au détriment de la Sainte Messe, qui plus est. Ne prenez pas le risque qu'on vous prenne pour l'un des leurs, seul le vélo de ville (de type "hollandais") est acceptable. Il devra être muni de tous les équipements (garde-boue, carter de chaîne ...) permettant de préserver les vêtements dominicaux. Comme eux, il sera sobre et digne, mais discret pour ne pas inciter les passants au péché de vol quand il sera garé, bien évidemment, à l'extérieur de l'église.

Laissons donc les deux roues motorisés aux satanistes amateurs de rock'n'roll, et les trottinettes aux enfants ou aux bobos barbus. Les transports en commun, c'est pour aller au travail, pas à l'église.

Enfin, rappelons que rentrer à cheval dans une église est un privilège réservé aux nobles, mais tombé en désuétude.

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