Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

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Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par Kerniou » mar. 21 juil. 2020, 10:18

Chère Praline,
j'avais lu votre message et réfléchissais à ma réponse ...Mais nous avons nos petits_fils actuellement à la maison et mon temps pour le forum se restreint.
La réponse de la Samaritaine est EXCELLENTE sur la forme comme sur le fond! je n'aurais pas pu faire aussi bien ...
bon courage à vous!

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par la Samaritaine00 » lun. 20 juil. 2020, 19:14

Chère Praline,

nous sommes soulagées d'avoir de vos nouvelles, et des nouvelles aussi bonnes que possible car vous prenez votre vie en main et dégagez du temps pour vous, et vivez d'importantes prises de conscience.

Praline a écrit :
dim. 19 juil. 2020, 23:32
J'ai vraiment honte de ne plus prier autant qu'avant. Pourtant, le Seigneur est bien celui qui pourra m'aider et qui ne m'a jamais abandonné. Je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive plus comme avant. Même me rendre à la messe est devenu rare... Vraiment j'ai honte.

A un moment de ma vie, quand j'étais très malade, j'ai dit à une amie que j'étais incapable de prier et elle m'a dit : "aucun problème, appuie toi sur notre prière, la prière de tous ceux qui t'aiment". je vous dis la même chose : il n'y a aucun problème, votre souffrance et votre combat sont prières, et vous pouvez vous appuyer sur notre prière. Gardez une pensée et une confiance en tous ceux qui prient pour vous, ceux de la Cité Catholique et certainement, d'autres personnes que vous connaissez. Dieu ne demande qu'une chose, que vous gardiez le lien avec lui, dans la confiance, une pensée suffit. Pareil pour la messe.
Praline a écrit :
dim. 19 juil. 2020, 23:32
Je n'ai pas osé vous répondre avant car j'avais besoin de temps pour réfléchir à nos échanges et à la situation avec mon mari. Je me suis aperçue que je me contentais des infimes miettes d'attention qu'il daignait m'envoyer.
J'ai eu le sentiment d'être un animal affamé qui attendait qu'on lui envoie des restes... Des restes d'amour en l'occurrence. Bref j'ai eu pitié de moi même. Comment j'ai pu en arriver là.
Voilà une prise de conscience importante et oui , la question se pose : comment en êtes vous arrivée là ? A vivre avec un homme qui ne donne rien, qui prend tout et ne laisse que des miettes ? Ce serait intéressant et peut-être nécessaire un jour de creuser la question avec un thérapeute. C'est courageux, vraiment, de regarder cette réalité en face, aussi dure soit-elle.
Praline a écrit :
dim. 19 juil. 2020, 23:32
0
Cependant, le point positif de tout ça est que j'arrive quand même à tout gérer seule, malgré la fatigue. Ça me rassure si je suis amenée à prendre mon appartement.
La situation n' ayant pas évolué : mon mari est constamment énervé, se plaint, m'insulte, toujours sur son téléphone et son ordinateur, sur les réseaux sociaux, ne parle que de chiens etc, bref !, j'ai décidé de vivre ma vie, avec ou sans lui.
Aujourd'hui, je passe mes journées avec mon bébé, nous avons rendu visite à des proches, nous nous promenons, j'essaie de lui faire découvrir son environnement etc. Et je vais partir quelques jours en vacances avec bébé.
Le soir, lorsque mon mari rentre du travail, il me demande de l'aide avec les chiens, je ne refuse pas. Je tente toujours d'amorcer une petite discussion sur sa journée pour savoir comment il va. La majeure partie du temps, il ne m'adresse que quelques mots, et encore. Alors je m'éclipse dans la chambre avec mon bébé, et je lis, regarde une série, me documente.
Et je me sens beaucoup mieux. Finalement, moins je le vois et mieux je me porte. J'ai la sensation d'étouffer et de retrouver petit à petit ma liberté.
Je suis heureuse pour vous de cette évolution : oui, vous retrouvez peu à peu votre liberté : c'est la vérité qui rend libre et c'est l'Esprit Saint qui nous accompagne sur un chemin de liberté. Et vous ne vous laissez pas détruire par cet homme. cependant, tant que vous vivez avec lui, vous devez vraiment prendre soin de votre santé et comme il vous a été dit, il serait bon de voir un médecin.
Praline a écrit :
dim. 19 juil. 2020, 23:32
Cependant, j'ai du mal à ne pas ressentir de peine de la situation. 10 ans de relation qui se terminent ainsi... C'est triste. Et ma peur de la solitude prend souvent le dessus sur ma raison.
Dans l'idéal, j'aimerais passer du temps avec lui, des moments agréables en famille, nous créer des souvenirs et surtout, qu'il puisse être là pour les premières fois de notre bébé. Mais là où je vais m'émerveiller, lui détournera le regard car ce qui l'intéresse plus que tout, ce sont ses projets personnels pour ses chiens.

Le plus dur reste de supporter son comportement, lorsqu'il s'en prend à moi et que je vois que ça affecte mon bébé.

En toute honnêteté, j'ai l'impression d'avoir amorcé en moi le deuil de cette relation.
Si vous êtes en train de rentrer dans le deuil de cette relation, c'est une grâce. Si ce monsieur est une personnalité narcissique comme tout semble l'indiquer dans ce que vous nous dites, c'est une grâce que de ne pas rester dans la mendicité désespérée de quelques miettes de tendresse toujours refusées. Le pouvoir de nuisance et de destruction de ce type de personne n'est effectif que par l'amour désespéré qu'on leur porte (et la haine de soi bien cachée que l'on cultive en secret...). Je me réjouis que vous regagniez ainsi du respect de vous mêmes.
Praline a écrit :
dim. 19 juil. 2020, 23:32
Je me questionne toutefois, sur certains points... Peut-être pourrez vous m'éclairer ?
Si la volonté de Dieu est que mon mari et moi passions le reste de nos vies ensemble, tout ne devrait-il pas être plus simple ?
Peut-être que de vouloir sauver les pots cassés de notre mariage n'est pas sa volonté ?
Ou est-il possible que ce soit le malin qui essaie de détruire notre famille ? Et que le Seigneur essaie de nous guider pour la sauver ?
Pourquoi je n'arrive plus à l'écouter ? Comment savoir quelle est sa volonté ? Par la prière vous me direz... Mais comment réussir à prier de nouveau ? Vraiment je ne comprends pas ce qui m'arrive. Parfois, je commence à prier et mon esprit part dans ses pensées !
La volonté de Dieu, c''est que "vous donniez du fruit et que votre fruit demeure". Vivez vous avec cette personne une relation qui donne un sens à votre vie? Qui vous fait grandir ? Vivez vous un amour qui vous pousse à donner le meilleur de vous mêmes ? Vivez vous ensemble votre vocation de parents qui est d'aimer, faire grandir et protéger votre enfant ?
Dieu n'a pas de programme tout écrit d'avance pour nous : nous sommes co-créateurs avec Lui de nos vies, et nous sommes co-gardiens avec Lui de la création.
Quand on la foi, nous sommes accompagnées par le Seigneur tout au long de notre vie. Cela est il une assurance qui nous prévient de toute erreur ? Absolument pas. On peut choisir le mauvais job, le mauvais époux, prendre la mauvaise décision... Le nombre de demandes en nullité de mariage par des personnes pieuses est là pour le rappeler. Nous sommes des personnes blessées et nous mettons une vie à guérir (quand nous sommes assez humbles pour nous laisser soigner) à apprendre (quand nous apprenons ; il existe aussi des têtes dures qui n'apprennent pas). Certains détails dans le vie des saints sont très choquants, cela ne les a pas empêchés de devenir saints. ils ont fait des erreurs, ils ont appris, c'est un chemin.
Notre job à nous est de faire la vérité en nous, aussi dure soit-elle et de nous laisser inspirer, peu à peu.
Si vous voulez essayer de sauver les pots cassés de votre mariage, le Seigneur vous accompagne. Mais il faut être deux dans ce processus ! Le Seigneur respecte la liberté de votre mari et si celui-ci est fermé, le Seigneur ne va pas l'ouvrir de force....
Le seigneur nous dit "choisis donc la Vie". Le Malin veut que nous suivions les forces de mort. C"est aussi simple que cela.
Le Malin est partout, rôde comme un chien enragé et veut que nous fassions le contraire de notre vocation. Une vraie saloperie.

Les pervers narcissiques sont d'excellents conducteurs de l'esprit mauvais puisque là où il y a l'amour, ils mettent la haine, là où il y a la douceur, ils mettent la violence, là où il y a la paix, ils mettent la colère, là où il y a la sécurité, ils mettent la peur, là où il y a l'esprit du pardon, ils mettent la rancoeur....(liste non exhaustive...)
Enfin vous voyez bien comment le malin agit dans votre vie, Praline, vous vivez au quotidien avec une force destructrice sur pattes. Vous pourriez être heureux tous les deux dans le jardin sur une chaise longue, à vous prendre la main, quelques chiens couchés contre vous, le bébé contre son papa ? A échanger tranquillement ? Ah ben non ! On va pas être heureux tout de même ! Allez zou, quelques reproches et insultes pour faire bonne mesure...N'oublions pas, bousiller la paix et le bonheur est notre devise... Le malin n'a pas besoin d'être très inventif avec votre mari, il bénéficie d'un terrain de choix.

Avec vous, le malin a besoin de se montrer plus subtil... Avec vous, "Satan se déguise en ange de lumière" : ben Praline, enfin, le mariage est un sacrement !! Tu t'es engagée ! Dieu vous a unis jusqu'à ce que la mort vous sépare enfin... Il est odieux, méchant ? Et alors , tu es chrétienne, tu dois porter ta croix comme tout bon Chrétien voyons... Tu souffres ? Mais tu portes ta croix pour le Seigneur.. Ton bébé dans tout cela ? Ah mais c'est la volonté de Dieu alors tout est bien comme cela. Ah et puis si tu as des problèmes, c'est que tu ne pries pas assez !! Tu ne vas pas tous les dimanches à la messe ? oh la mauvaise chrétienne !! Tu es épuisée ? vidée ? à bout ? pas respectée ? Inquiète ? Ah mais si tu étais une bonne chrétienne, tu porterais ta croix dans la joie ! En fait ta foi est dans l'échec, sinon tu réussirais ton couple. Ton homme est difficile, mais c'est difficile pour tout le monde, qu'est ce que tu crois ? Allez ma chérie, subis.... Et avec le sourire.


Bon, c'est vrai que le Seigneur attend de vous que vous acceptiez de porter votre croix en Lui, avec Lui, par Lui. Mais votre Croix, je ne crois pas que ce soit cet homme et ce mariage. Votre croix, il me semble que c'est d'accepter de faire la lumière en vous, dans votre coeur, cette lumière qui va visiter nos zones d'ombre les plus douloureuses. La vraie raison pour laquelle vous l'avez à un moment choisi, lui, l'inconfort qui habite votre solitude secrète et qui demande à être accepté et évangélisé.
Le malin excelle à nous faire porter des croix illusoires afin de nous éviter de porter NOTRE croix, laquelle est beaucoup plus légère !!
Car le Christ fait notre fardeau léger, encore faut-il porter NOTRE fardeau et non pas le fardeau fallacieux concocté ou envenimé par le malin.

Chère Praline, je vous souhaite le meilleur et je vous le redis, sincèrement : appuyez vous sur notre prière fervente.

Je vous donne la prière d'Aaron qui me servait de mantra que je répétais quand je ne pouvais plus prier et qui en fait me faisait prier quand même :

"que le Seigneur te bénisse et te garde, qu'il fasse pour toi rayonner son visage;
Que le Seigneur te découvre sa face, te prenne en grâce et te donne sa paix".

Samaritaine

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par PaxetBonum » lun. 20 juil. 2020, 8:11

Chère Praline,

Votre récit fend le cœur.
Il est pour moi une évidence que je partage dans ma propre vie : la source de votre séparation de fait avec votre mari c'est son addiction pour les réseaux "sociaux". C'est l'une des pires plaies de notre époque.
Les gens vivent par procuration, virtuellement et tout ce qui les empêche de vivre dans ces réseaux "sociaux" est un obstacle qu'ils n'hésitent pas à abattre (en l'occurrence vous et votre enfant).
Il s'agit d'une véritable addiction à l'instar de la drogue.
Il est très dur de se détacher de la drogue, il l'est tout autant des réseaux "sociaux".

Vous avez raison il faut impérativement l'intervention d'une tierce personne pour mettre en œuvre un suivi précis des points à changer et en suivre l'évolution. Le faire par vous même mènera à un conflit supplémentaire.
L'idéal serait de trouver un accompagnateur, thérapeute prêtre, religieux ou religieuse car une telle thérapie implique Notre Seigneur.

Et si il refuse ou ne suit pas le programme ainsi fixé il sera grand temps de vous éloigner de lui.
Cet éloignement pourra être un électrochoc pour lui, si ce n'est pas le cas, alors le divorce sera inévitable me semble-t-il.

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par zelie » lun. 20 juil. 2020, 7:18

Bonjour Praline,
vous êtes en état de stress chronique, captée par une angoisse qui vous empêche de penser sereinement à la suite des choses. C'est pour cela que dès que vous priez, votre esprit s'envole ailleurs. Parce que le besoin d'une rupture (vacances) dans votre quotidien s'impose.
C'est une très bonne initiative de partir quelques jours avec votre bébé, vous en avez tous les deux besoin.
C'est une très bonne idée d'avoir lancé une thérapie de couple aussi, mais réalisez que cela peut se faire aussi en ayant un domicile temporaire différent de celui de votre mari, en étant chez votre famille par exemple, le temps de lui faire comprendre les choses.
Vous avez nettement besoin de souffler. C'est la première chose à faire: souffler pour récupérer un peu de recul sur la situation.
La fatigue que vous décrivez mérite largement une consultation médicale pour vous aider à récupérer, car cette fatigue est due au stress de votre situation.

Réalisez aussi que c'est le malin qui détruit les couples et les familles, pas Dieu, jamais. Et que non bien sûr, sa grâce ne dépend pas de la somme de nos prières. Si nous devions mériter nos grâces, personne n'arriverait à en obtenir une seule! Dieu donne avant même que l'on demande, et nous accompagne à chaque pas. Quand nous pleurons, Il pleure avec nous... Quand nous sommes heureux, Il se réjouit avec nous. Et Il ne refuse pas d'aider les êtres humains, au contraire, Il nous aide constamment sans même que nous nous en apercevions.

Réalisez aussi que si votre mari accepte de reprendre le chemin du Seigneur, les choses peuvent trouver des paliers de calme assez vite. Pas forcément une situation idéale en deux jours, mais trouver un début d'apaisement qui en inaugurerait d'autres. Car dans votre cas, ce qui est à souhaiter, c'est une prise de conscience de la part de votre mari, une réévaluation de la situation qui l'amène à réaliser combien il vous complique la vie.

Sans vouloir enfoncer le couteau dans la plaie, vous avez combien de chiens et de quelle race sont-ils? Où dorment-ils par exemple, pour être aussi gênants pour votre bébé? Votre bébé pourrait-il courir un risque si d'aventure il se retrouvait seul avec un des chiens, même un court instant?

Je vous trouve incroyablement courageuse d'essayer ainsi de sauver votre couple, mais vous avez raison de vous dire qu'une fois tout essayé, on peut continuer sa route chacun de son coté sans regret ni tourment. Réalisez aussi qu'élever un enfant seule c'est fatigant, mais c'est largement possible.
Mais tant que vous pouvez tenir bon, tenez bon! Allez en pèlerinage quelque part si vous pouvez, pour vous ressourcer un peu!
(il n'existe pas que Lourdes en France, même si c'est un endroit merveilleux de grâces et de paix! un lien qui peut vous intéresser : https://www.villes-sanctuaires.com/pelerinage, sur la photo, c'est Lourdes)

En union de prière,
Zélie

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par Fée Violine » dim. 19 juil. 2020, 23:43

Chère Praline,

merci de nous donner de vos nouvelles.
Ça m'étonnerait que Dieu veuille que votre bébé vive dans ce chenil où il ne peut même pas dormir, c'est quand même grave là !
Prenez d'abord le large, ensuite vous serez plus disponible pour réfléchir, prier et vous poser des questions.

Prenez soin de vous et de l'enfant !

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par Praline » dim. 19 juil. 2020, 23:32

Bonsoir,

Je m'excuse de ne pas vous avoir donné de nouvelles plus tôt.
J'ai bien lu vos messages il y a maintenant quelques mois, et j'ai essayé de les mettre en pratique. J'ai prié mais trop peu certainement.

J'ai vraiment honte de ne plus prier autant qu'avant. Pourtant, le Seigneur est bien celui qui pourra m'aider et qui ne m'a jamais abandonné. Je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive plus comme avant. Même me rendre à la messe est devenu rare... Vraiment j'ai honte.
Est ce peut-être parce que j'ai perdu espoir de sauver mon couple ? je ne sais pas. Mais j'ai beau me battre pour nous, après tout... Un couple c'est à deux !

Je n'ai pas osé vous répondre avant car j'avais besoin de temps pour réfléchir à nos échanges et à la situation avec mon mari. Je me suis aperçue que je me contentais des infimes miettes d'attention qu'il daignait m'envoyer.
J'ai eu le sentiment d'être un animal affamé qui attendait qu'on lui envoie des restes... Des restes d'amour en l'occurrence. Bref j'ai eu pitié de moi même. Comment j'ai pu en arriver là.


Actuellement, je profite de ces derniers mois avant ma reprise du travail. J'ai été très fatiguée ces derniers temps, et mon bébé aussi car les chiens de Monsieur le réveillaient constamment. Donc mon petit était très difficile de jour comme de nuit. Et il ressentait également le stress ambiant je pense.
J'ai perdu beaucoup de poids par manque de temps pour moi et d'appétit.
Cependant, le point positif de tout ça est que j'arrive quand même à tout gérer seule, malgré la fatigue. Ça me rassure si je suis amenée à prendre mon appartement.

La situation n' ayant pas évolué : mon mari est constamment énervé, se plaint, m'insulte, toujours sur son téléphone et son ordinateur, sur les réseaux sociaux, ne parle que de chiens etc, bref !, j'ai décidé de vivre ma vie, avec ou sans lui.

Aujourd'hui, je passe mes journées avec mon bébé, nous avons rendu visite à des proches, nous nous promenons, j'essaie de lui faire découvrir son environnement etc. Et je vais partir quelques jours en vacances avec bébé.

Le soir, lorsque mon mari rentre du travail, il me demande de l'aide avec les chiens, je ne refuse pas. Je tente toujours d'amorcer une petite discussion sur sa journée pour savoir comment il va. La majeure partie du temps, il ne m'adresse que quelques mots, et encore. Alors je m'éclipse dans la chambre avec mon bébé, et je lis, regarde une série, me documente.
Et je me sens beaucoup mieux. Finalement, moins je le vois et mieux je me porte. J'ai la sensation d'étouffer et de retrouver petit à petit ma liberté.

Cependant, j'ai du mal à ne pas ressentir de peine de la situation. 10 ans de relation qui se terminent ainsi... C'est triste. Et ma peur de la solitude prend souvent le dessus sur ma raison.
Dans l'idéal, j'aimerais passer du temps avec lui, des moments agréables en famille, nous créer des souvenirs et surtout, qu'il puisse être là pour les premières fois de notre bébé. Mais là où je vais m'émerveiller, lui détournera le regard car ce qui l'intéresse plus que tout, ce sont ses projets personnels pour ses chiens.

Le plus dur reste de supporter son comportement, lorsqu'il s'en prend à moi et que je vois que ça affecte mon bébé.

En toute honnêteté, j'ai l'impression d'avoir amorcé en moi le deuil de cette relation.

Toutefois, avant de définitivement abandonner, je lui ai donné un ultimatum : une thérapie de couple ou le divorce. Et bien sûr, que nous reprenions ensemble le chemin du Seigneur !

Je pense que si l'issue de la thérapie est de mettre un point final à tout ça, j'aurais moins d'état d'âme à demander le divorce car j'aurais tout tenté. Et je pense que ça sera mieux pour l'éducation de notre bébé.
Si toutefois, la thérapie nous aide à trouver des leviers et à repartir sur de bonnes bases, et surtout si le Seigneur me donne la force de pardonner, nous pourrons peut-être être heureux ensemble.

Je me questionne toutefois, sur certains points... Peut-être pourrez vous m'éclairer ?
Si la volonté de Dieu est que mon mari et moi passions le reste de nos vies ensemble, tout ne devrait-il pas être plus simple ?
Peut-être que de vouloir sauver les pots cassés de notre mariage n'est pas sa volonté ?
Ou est-il possible que ce soit le malin qui essaie de détruire notre famille ? Et que le Seigneur essaie de nous guider pour la sauver ?
Pourquoi je n'arrive plus à l'écouter ? Comment savoir quelle est sa volonté ? Par la prière vous me direz... Mais comment réussir à prier de nouveau ? Vraiment je ne comprends pas ce qui m'arrive. Parfois, je commence à prier et mon esprit part dans ses pensées !

Merci de m'avoir lue, merci pour vos conseils et votre soutien, merci pour vos prières.

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par Kerniou » jeu. 04 juin 2020, 11:22

Je suis d'accord avec la Samaritaine, nous aimerions avoir de vos nouvelles, chère Praline.

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par la samaritaine » mer. 03 juin 2020, 22:35

Chère Praline,

nous serions contents d'avoir de vos nouvelles. Comment allez-vous ? Prenez-vous soin de vous ?

En Christ,

Samaritaine

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par St ange » jeu. 21 mai 2020, 21:37

Chère Praline,
Je ne voudrai pas me mêler de choses qui ne me regardent pas. Je n'ai pas d'enfants. Il m'est donc difficile de parler de mon expérience. Toutefois, toutes les femmes (amies, collègues de travail, tantes. ..) m'ont toujours expliqué qu'une grossesse était très fatigante et qu'il fallait compter plus d'un an pour retrouver son rythme. Pour de nombreux papas, une naissance est un choc même si le bébé était désiré. Je connais un homme qui parlait divorce en 1976. Je lui ai fait comprendre qu'il s'était marié pour le meilleur et pour le pire. Aujourd'hui, il sillonne le monde avec son épouse, heureux d'avoir refusé de divorcer. Entre nous, chère Praline, je vous fais confiance pour transformer votre tendre époux maladroit. Dans les moments de détresse priez Notre Seigneur. Parlez lui comme a un ami. Demandez lui de vous aider. Ça va aller.

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par zelie » jeu. 21 mai 2020, 11:55

Oui, c'est encore moi, je fais plein de messages par empathie envers la modération, sinon ils s'ennuient... (hein, que vous êtes contents? ;) )

Une association chrétienne qui a l'air sérieuse et qui propose des week-end et des sessions d'aide :
CLER : https://www.cler.net/Accompagnement-couples-et-familles pareil, visiter le site pour se faire son idée.

Le site Famille Chrétienne, très connu : https://www.famillechretienne.fr/bonnes ... l-conjugal

Cybercuré : https://cybercure.fr/je-celebre-les-sac ... l-conjugal

https://www.catholiqueclichy.fr/des-pro ... on-couple/

une liste Alpha : http://amisdalpha.fr/parents/wp-content ... aux-v2.pdf

et le cabinet Raphaël, conseillers chrétiens : https://www.cabinetraphael.fr/

Mais surtout, la prière, la confiance en Dieu, la Sainte Messe!

Ah, et aussi: essayez d'introduire dans votre quotidien des ruptures de rythmes sans conflit, qui viendront diversifier les ruptures de rythmes avec conflit suite aux insultes : partez en pèlerinage quelques jours avec bébé (Paray, Lourdes, etc?) où vous pourrez vous ressourcer, laisser tomber le stress chronique quelques jours. Des aides et des hébergements existent pour les familles démunies. Changer de lieu et de visages aide énormément à passer les mauvais moments et à les laisser baisser en intensité, voire se déliter. Essayez!

Enfin et pour finir, juste un lien pour des lectures publiées dans le fil "la prière des pères", qui est un fil d'aide à la prière pour les familles, les pères en particulier. Il se pourrait que vous y trouviez un peu de paix : viewtopic.php?f=13&t=45097&hilit=pri%C3 ... s&start=15

Courage, Praline, Dieu est là, près de vous et vous tend les bras à chaque instant!

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par zelie » jeu. 21 mai 2020, 11:33

un lien pour compléter mon message précédent, il s'agit d'un site approuvé par Benoit XVI pour aider les couples chrétiens ou non qui pensent au divorce :
http://www.retrouvaille-coupleencrise.f ... Itemid=272
Naviguer sur le site (facile)

et on parle de cette assos ici :
https://site-catholique.fr/index.php?po ... e-en-crise

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par zelie » jeu. 21 mai 2020, 11:29

Chère Praline,

Je prierai pour votre jeune famille.
Votre situation est très douloureuse, effectivement. Vous êtes en situation de stress chronique (la nuit vous y pensez, et vous ne vous rendormez pas, vous êtes sur vos gardes avec lui, etc), et ça, si ça s'installe et si ça dure, ça peut conduire au burn-out et à la dépression. Qui ne sera reconnue par personne, ni par vous, qui ne vous connaissez pas bien encore, ni par votre mari, incapable de s'aider lui-même.
Votre mari, je ne sais si c'est une dépression masquée ou autre chose, mais il est capté et addict. A ses chiens (combien en avez-vous à ce jour, sont-ils gros et encombrants par exemple? ), à son téléphone, à ses écrans... mais pas à vous. Il est évident que c'est une âme qui a besoin d'aide, mais pas de vous toute seule. Vous n'êtes pas Dieu, vous n'êtes pas psy.

L'idée d'en parler à sa mère était une très bonne idée; une maman, ça a toujours du poids, surtout si c'est une femme droite. Si vous y arrivez, fédérez ainsi la famille autour de vous pour qu'ils prennent conscience de la situation. Et les amis aussi. Que tous comprennent qu'il faut aider votre mari à réfléchir un peu, prendre des nouvelles de vous ; que votre mari ne vous sente pas isolée et perdue face à lui. Lui, il est perdu dans son débat intérieur qui l'emprisonne à son insu; perdu comme il l'est, il ne peut tendre le moindre début de main à une épouse et vraiment prendre en compte sa souffrance et y changer quelque chose. Plus vous serez forte, portée et soutenue, plus la situation le poussera à faire un pas lui aussi pour bouger d'un comportement aussi colérique.

La deuxième chose à faire, c'est aussi d'en parler à votre médecin de famille. Parfois, un traitement adapté peut grandement aider des personnes à passer un cap difficile. L'agressivité de votre mari signe sa grande souffrance intérieure, un conflit qui le hante sans même que lui s'en rende compte; le genre de choses qu'il faut aller déposer auprès d'un professionnel de santé, psychiatre ou psychologue. De cette souffrance intérieure muette découle son comportement excessif, ses chiens et tout le reste. Le médecin peut aussi lui parler et d'autorité l'adresser à un psy. Il faut que ce médecin soit au courant que vous avez été frappée. Même une seule fois: un coup de poing, ce n'est pas anodin, parce que le coup de poing, si au lieu d'atterrir sur l'épaule il avait atterri sur le menton, vous pourriez en être morte aujourd'hui. Ne croyez pas qu'il faut un coup si fort que ça pour tuer quelqu'un: il faut juste un coup, au bon endroit. Un ado de 13 ans, petit et freluquet, a tué une jeune fille d'un seul coup de poing "pas si fort", mais dans la nuque.

C'est vraiment une situation douloureuse pour une famille d'être gangrenée ainsi. Vient-il encore à la messe avec vous? Priez-vous ensemble? Le prêtre qui vous a mariés pourrait-il vous être un secours, un recours pour parler vraiment, pas pour tomber dans le piège des évitements multiples et manipulateurs? Lui ou un autre prêtre, peu importe, mais parlez-en, c'est votre troisième chose à faire. Prenez rendez-vous et parlez-en vraiment, et voyez ensemble comment amener votre mari à parler avec le prêtre. Votre mari va-t-il se confesser? Mis au courant, le prêtre ne pourrait-il pas, lors d'une confession, arriver à faire réfléchir votre mari?

Et vous, en attendant de statuer sur votre situation (séparation, pas séparation, rapidement, pas rapidement, etc.) que faites-vous pour vous?
En dehors du travail, arrivez-vous à prendre soin de vous? A faire quelque chose qui vous porte, qui vous aide? Voir un psy, pas pour votre couple, du moins pas tout de suite, mais pour vous? Ou participer à un groupe de prière qui pourrait unir ses prières aux vôtres, vous aider à approfondir votre foi et de ce fait vous aider, par ricochet, à trouver une attitude adaptée pour parler à votre mari et vous conduire avec lui ? Avez-vous une vie de prière qui est un secours pour vous, un espace de régénération?
Ou pouvez-vous avoir un loisir? Un moment de détente, comme la marche, ou un sport? Quelque chose qui fasse implicitement comprendre à votre mari que content ou pas, il va devoir tenir compte de vos besoins, de votre santé.

Tout cela, implicitement et dans le temps, va faire comprendre à votre mari que vous êtes capable de vous prendre en charge et de prendre soin de vous, et qu'il n'est ni votre placenta, ni le centre de votre univers. Aussi, ne réduisez pas votre univers à lui, lui, lui et ses chiens, et ses manies.
Prenez votre enfant, sortez, profitez de vos jours de congés pour faire des sorties à la journée entre copines, avec pique-nique etc, et le soir, quand vous rentrerez, s'il crie, tournez les talons et allez dormir chez votre belle-mère, que vous aurez avertie en amont, (ou où vous voulez). Mettez-la dans le coup. Faites-lui comprendre, sans un mot et par des actes et une attitude, qu'il y a une limite et que vous, vous allez vous y tenir, que ça lui plaise ou non. Ne dormez pas dans une maison où l'accueil n'est pas à la hauteur de la dignité d'une épouse et d'une mère, et d'un petit bébé. Et s'il vous téléphone, ne palabrez pas avec le diable, avec quelqu'un plein de prétexte ; expliquez-lui clairement qu'il doit changer, et que vous rentrerez quand vous aurez constaté son changement et ses efforts, et que le premier effort que vous lui demandez, c'est d'aller consulter.
Faites comprendre autour de vous que vous avez besoin d'aide et de quelle aide exactement: de pouvoir dormir une nuit, de pouvoir parler et chercher des conseils, que plus personne, jamais,nle lui prête de l'argent, etc. En coupant les fonds, vous coupez les chiens, c'est déjà un point.

Soyez claire, ferme, sans détour, inflexible face à votre mari.
Imposez-vous.
Imposez vos besoins, imposez vos sorties avec bébé, imposez vos rendez-vous de santé et de prière, de loisirs, tout ce que vous avez l'intention de faire.
Et réalisez que vous n'avez ni besoin de son approbation, ni besoin qu'il soit au courant de vos projets pour la journée de congés, parce qu'il vous découragera. Prend-il la peine de vous consulter pour un nouveau chien, de savoir si vous êtes d'accord pour prendre un coup, une insulte? Non? Eh bien mangez-le à la même sauce, ne vous laissez pas faire, en rien. C'est par un changement d'attitude de vous que vous induirez un changement d'attitude de lui.
Et ce changement d'attitude chez lui, du moins ce tout petit désir fugace de changer, doit être soutenu par la famille et par un psy.

Vous allez me dire, "mais tout ça je l'ai déjà fait..." Mais si vous voulez garder votre mari, il va falloir remettre le couvert, refaire encore et encore toutes ces pauvres ruses. Il va falloir peut-être le remettre cent fois, et à chaque fois plus fermement, plus clairement, plus inflexiblement.
Si vous vous laissez bouffer, vous savez déjà ce que vous allez faire : partir.
Parce que vous avez beau nous dire "je souffre", en fait, partir, c'est déjà dans vos cartons depuis avant de nous écrire. Vous êtes à bout.
Ou vous réagissez, par la prière, le jeûne et l'action intelligente et préparée en amont avec l'aide de la famille et d'amis, voire d'un psy, qui pourrait vous conseiller grandement sur l'attitude à adopter, et même, et même, de la police, ou vous lâchez l'affaire et divorcez, ce qui est quand même la question de votre titre, et qui semble à la fois votre déjà dernier recours et votre premier recours en l'absence d'autre choix que vous puissiez imaginer ou entrevoir.

Imposez-vous.
Parlez autour de vous.
Préparez vos journées à l'avance pour que votre temps de présence auprès de lui soit écourtée.
Achetez des plats préparés pour que monsieur se prenne en charge quand il va se retrouver tout seul comme une nouille ; il pourra se les faire seul sans trop virer dans la colère à votre retour.
Et quand vous êtes là, au moindre dérapage, barrez-vous quelques jours chez mamie. Prenez quelques jours sans lui chez votre maman.
Et n'hésitez plus à imposer vos besoins : les chiens ça suffit, pas un de plus. Les dettes aussi. Les insultes et les coups, aussi.
Réalisez que les manipulateurs sont toujours plus fragiles sur leurs bases qu'il n'y paraît, et que plus on les recadre et les limite, plus ils se calment et filent droit.
Et pour ce qui est de vous suivre, il sera le premier à se lasser, surtout si, quand il vous suit, vous prenez une photo avec votre portable et vous filez direct chez les gendarmes. Portez plainte autant de fois que nécessaire, toutes les semaines s'il le faut.
Mais battez-vous.
Battez-vous avec la prière, avec la sainte messe, avec le recours à la loi, le secours de la famille, tout ce que vous trouverez sur votre chemin. Soyez assurée que quand on bouge, des opportunités insoupçonnées se font jour là où avant on n'en voyait aucune.

Prenez contact avec une association pour femme battue, car chère Praline, ne vous en déplaise, vous en êtes déjà une et ce depuis bien avant le coup de poing. Vous êtes battue psychologiquement depuis des années, depuis avant votre mariage. Ces associations ont parfois d'excellents conseil et ressources dont vous n'avez pas idée.

Si vous y arrivez, prenez aussi contact avec une communauté religieuse qui puisse vous soutenir grandement de sa prière, et par ricochet, demandez-leur si elles connaissent un mouvement catholique d'aide aux couples en difficulté, un espace pour aborder les choses tout autrement que tous nos pauvres conseils, en vous aidant pour mettre du fond de l'âme vos pas en Dieu. Des couples quasiment perdus ont pu repartir sur de meilleures bases grâce à ces mouvements d'aide. Peut-être que si un forumeur averti lit mon message, il pourra vous partager un lien.
Je sais que la Famille Saint -Joseph du père Joseph Verlinde oeuvre beaucoup pour les familles, mais vu le confinement, tout est suspendu. Il y a quand même une journée pour les mamans en juin, je vous mets le lien :

https://fsj.fr/activites/mamans-desert-2006/
et l'agenda de cette fraternité : https://fsj.fr/agenda/ , car il y a aussi des journées pour les pères.

ainsi que le parcours Alpha pour les couples à Paris :
https://www.paris.catholique.fr/prendre ... ouple.html

Si je trouve d'autres liens, je vous les mettrai, mais je ne connais que peu de choses.

Chère Praline,
je dois vous laisser, mais un dernier conseil : priez les neuf premiers vendredis du mois au Sacré-Coeur de Jésus. C'est un beau chemin, très apaisant, qui vous accompagnera et vous soutiendra tout au long de votre chemin pour sauver votre couple. Vous pourrez y puiser courage, force et lucidité directement au Coeur de Jésus, à l'écoute de son idée pour votre couple (qui ne sera pas forcément ce que nous vous en avons dit!)
Confiez de tout votre coeur votre mari à Saint Joseph, priez Saint Joseph pour votre mari.
Priez en présence de votre mari, et invitez-le à vous rejoindre.

Que Dieu vous bénisse, vous garde et vous protège, vous, votre bébé et votre mari.

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par la Samaritaine » mer. 13 mai 2020, 13:08

Bonjour chère Praline et que Dieu vous bénisse, vous qui avez décidé de mettre vos pas dans les pas du Sauveur.

Dieu est sauveur, le croyez vous ? Dieu est Amour, le croyez vous ? Le croyez vous vraiment ? Si vous croyez que Dieu vous aime, croyez vous vraiment que Dieu vous demande que votre bébé et vous subissiez la violence d'un homme ? Croyez vous vraiment que Dieu vous demande de subir un homme qui vous insulte, vous frappe, vous ruine etc. ? Et plus grave, croyez vous vraiment que Dieu vous demande de mettre en danger la santé psychique, physique et même spirituelle de votre enfant ? Attention à ces fausse conceptions du martyre qui courent malheureusement encore dans les esprits Cathos !! Quelle catastrophe !!

Venons au fait : si je vous lis bien, vous confirmez mes craintes et il vous a donné un coup sur l'épaule. Un coup sur l'épaule….vous le dites comme cela, en passant. Mais c'est puni par la loi !! Si vous aviez appellé la police, comme vous auriez dû le faire, on l'aurait emmené direct en garde à vue. Alors, le prochain coup, il sera où ??? Parce que cela ne fait que commencer Praline. Il n'y a aucun doute là dessus. Votre histoire sent très, très mauvais. Et je le dis avec mes connaissances mais aussi et surtout, mon intuition.

Vous dites qu'il reconnaît les faits, qu'il pense avoir un souci de dépression dont il fuit le ressenti dans l'addiction. Que parfois il regrette, qu'il veut vous garder… Vous êtes en train de décrire mot pour mot le piège redoutable dans lesquels tombent les femmes battues et la raison pour laquelle elles restent avec l'homme violent, parfois pendant des années, et parfois en retournant avec l'homme après s'être installées ailleurs (au grand dam des bénévoles des associations qui se battent pour elles).
Le piège, le voilà : ces hommes reconnaissent les faits, en expliquent les causes avec beaucoup d'intelligence, s'excusent parfois après chaque violence, demandent pardon à genoux, supplient qu'on ne les quitte pas, certains sanglotent…. et les femmes, touchées devant tant de bonne volonté et de douleur, leur pardonnent et restent... jusqu'au prochain coup, de plus en plus rapproché, et certaines en meurent tandis que les autres partent souvent au bout de longues années, mais que d'années perdues et gâchées parce qu'on a cru que "l'homme changerait" !
Non, les hommes violents ne changent pas, à moins d'une longue et puissante thérapie vécue en solitaire : car tant que la femme reste avec eux, elle leur offre la facilité de déverser leurs pulsions violentes dans la poubelle bienveillante qu'elle est devenue.
En résumé : le fait qu'il reconnaisse les faits, qu'il vous aime est tout sauf bon signe : il rentre juste dans le processus manipulateur habituel, ce qui n'exclut pas la sincérité dans ses propos : il est peut être sincère à certains moments dans ses propos mais avant tout, il est MALADE ! Il doit se soigner ! Il est pris dans un maelstrom pulsionnel et vous êtes la dernière à pouvoir l'aider, au contraire : en restant, vous facilitez chez lui son basculement dans la violence puisque votre présence lui offre un exutoire qui lui permet "d'éviter la souffrance".

Il refuse de voir un tiers avec vous : tout est dit. Il ne veut pas changer, il ne veut pas se remettre en question, il ne veut pas se soigner. Et pour tout vous dire, s'il l'acceptait cela ne suffirait pas à prouver qu'il est sur la voie du changement.
Ma cousine est restée 7 ans avec un homme violent (sans enfants). Très Cathos tous les deux (!), ils se sont fait accompagner par un prêtre, par un psy, il a fait des retraites de guérison intérieure. Tous ces temps passés avec le tiers consistaient pour lui à critiquer ma cousine, à expliquer ses paroles mauvaises qui le poussaient à la violence… Accepter de voir des tiers faisait partie de sa stratégie d'emprise…

Vous êtes en danger, je pèse mes mots. Votre enfant est en danger, je pèse aussi mes mots. La situation déjà grave, va s'aggraver et risque de basculer : cette fameuse bascule où la femme tombe sous emprise est là, elle ne peut plus s'envoler avant de longues années : c'est à dire que la violence de l'homme a fait de tels dégâts psychiques dans l'âme de la femme (perte du respect de soi, de l'estime de soi, culpabilité extrême, haine de soi, honte de la situation qui empêche de voir ses amis, sa famille, incapacité à réagir, à poser l'acte juste, à se défendre, voir à défendre ses enfants) que l'énergie dont elle aurait besoin pour partir lui est volée. Plus d'énergie. On est juste transformé en poubelle psychique, en machine à souffrir.
Je ne pense pas que Dieu qui vous aime veuille cela pour vous, Dieu veut pour vous un chemin où vous pouvez mettre en œuvre vos talents d'épouse, de mère et autres, où vous pouvez vivre votre vocation au don de soi. Vous n'êtes pas ici en position de donner et recevoir, ni l'un ni l'autre, vous êtes juste en position d'être écrasée, et votre enfant avec.

J'en viens à parler de vous, de votre tempérament. Dans ce genre de situation, il faut être deux : il faut un prédateur et une proie.
Vous avez, pour l'instant, offert à cet homme l'opportunité de vous maltraiter, sinon, vous ne l'auriez pas choisi ou ne l'auriez pas épousé, ou vous l'auriez quitté depuis longtemps.
Vous avez un tempérament altruiste mais dont l'altruisme est vécu à vos dépens : vous faites passer les besoins des autres avant vos propres besoins. On le voit quand vous nous dites que vous ne voulez pas affecter votre amie trop sensible en vous confiant. Et alors ?! Les amis c'est fait pour cela ! Vous êtes prête à souffrir pour éviter à une autre personne de souffrir… Ce tempérament de base là, très beau, très pur, a son revers de médaille : il ne pose pas les limites aux autres, il est du pain béni pour tous les méchants et manipulateurs de service qui vont gémir dans vos jupons, certains que votre bienveillance maternelle leur passera tout, certains que vous ferez pour eux tous les efforts qu'ils refusent de faire.
Vous devez être lucide sur ce point, vous devez être vigilante sur ce point en vous qui vous pousse à trop subir, à trop donner, à trop "passer l'éponge", à manquer de respect de vous même au point de tolérer qu'un époux vous manque de respect.
Et l'Evangile vous le dit : "aime ton prochain COMME TOI MEME". Vous, vous aimez votre prochain et puis... c'est tout. Vous passez à la trappe. Le Seigneur vous demande de vous aimer, en recevant son Amour à Lui.
Praline a écrit :
sam. 09 mai 2020, 16:35
Vous m'avez demandé s'il a toujours été comme ça.
Lorsque je l'ai connu, il répétait très souvent la même insulte dans ses blagues avec ses amis. Mais ça s'arrêtait là.
(….)Et au final, j'ai l'impression que tout a basculé. Son comportement a empiré au fil des années.
Ici, vous pointez LE moment où vos warnings n'ont pas fonctionné, par manque d'écoute de vous même (puisque vous êtes surtout occupée à écouter les autres).
Ainsi, dès le début, il vous insultait "très souvent" sous couvert de petites blagues avec ses potes ! Et vous avez fait taire en vous la pointe d'humiliation que cela provoquait, le malaise, l'inconfort, ce truc en nous qui nous dit que cela ne devrait pas se passer comme cela, les fameux warnings qui vous disent : "stop, ça c'est grave". Et vous avez accepté alors d'entrer dans une relation avec accord tacite : l'irrespect à votre égard, comme un ver dans le fruit.

Je me permets de vous dire tout cela car vous avez besoin d'être lucide aussi sur vous même pour avoir le moyen d'agir.


Praline a écrit :
sam. 09 mai 2020, 16:35
Le Seigneur nous demande de pardonner, de tendre l'autre joue. J'aimerais être agréable à mon mari, être une bonne épouse, le rendre heureux. Et surtout je ne veux pas que le Seigneur "m'en veuille" ou "soit déçu" de mon comportement. Même s'il pardonne mes erreurs, j'aimerais être une bonne personne et être agréable à ses yeux.
La traduction du grec de "l'autre joue" ne signifie par "la seconde joue" mais une "joue différente" : cela veut dire que Jésus nous demande ne pas tomber dans le piège du mimétisme, renvoyer à l'autre la même baffe, tomber dans le piège de la vengeance, du oeil pour oeil, dent pour dent. Jésus nous demande de "faire autrement". On te frappe, pose un acte juste, différent de celui que tu viens de vivre. Lequel ? eh bien il n'y a pas de réponse toute faite, l'Esprit Saint nous est donné pour que nous l'invoquions et qu'en lui, nous trouvions la bonne réponse, la réponse juste.
Pardon ne veut pas dire réconciliation. Il y des gens à qui j'ai pardonné mais que je ne vois plus, parce que la relation ne pouvait être saine. Pardonner, cela veut dire qu'on n'a plus de rancœur, qu'on n'a plus d'attentes, qu'on est libre dans la relation. Pour autant, cela veut-il dire que l'on se voit souvent ou que l'on se voit tout court, que le même lien est maintenu, non. Parce qu'il suffit d'être seul pour pardonner mais il faut être deux pour se réconcilier et maintenir une relation saine. Deux qui reconnaissent du fond du cœur comment ils ont blessé l'autre et prouvent PAR LES FAITS qu'ils peuvent faire différemment.

Etre agréable aux yeux de Dieu ? Il me semble que Jésus serait content que vous CROYIEZ que vous êtes aimée par le Père d'un Amour inconditionnel, INDEPENDAMMENT de tous vos faits et gestes. L'Amour inconditionnel, et c'est en vous appuyant sur cet Amour Paternel là, par Jésus, dans l'Esprit que vous pouvez trouver la force de poser l'acte juste.

Et puis, il y a votre enfant. Je ne vais rien dire de mes pensées, cela me bouleverse. Vous ne le savez que trop, de tout votre coeur et de toutes vos tripes, vous savez ce qu'il faut faire pour lui. Vous le savez et la Vierge Marie est là qui vous soutient et vous donne sa force.
Praline a écrit :
sam. 09 mai 2020, 16:35
Vous m'avez demandé si j'ai des amis et de la famille à qui me confier.
Et bien oui et non. J'ai quelques amis, un peu de famille également. J'ai déjà parlé de certains problèmes à une amie mais elle est très empathique et sensible. Je n'ai pas envie que mes problèmes l'affectent. J'ai juste effleuré le sujet avec une autre amie mais sa 1ère réaction m'a un peu peinée : "non ce n'est pas possible, ton mari est si gentil".
Et je me suis un peu confié à ma belle-mère dernièrement car j'étais désespérée et je sais qu'il l'écoutera. Elle lui a parlé, et il a reconnu ses torts.
Mais rien n'a changé.
En vous lisant, j'ai l'impression qu'il vous manque du masculin fort autour de vous, un ou des hommes forts, fermes, qui peuvent apporter une épaule soutenante et protectrice. Quid de votre père ? Avez vous de frères ? des amis, des maris d'amies sur lesquels on peut compter ? Un prêtre ?
Je vous soupçonne d'avoir peur de déranger, de ne pas vouloir embêter les autres avec vos problèmes. Demander du soutien, c'est une question d'humilité, vous êtes peut-être beaucoup moins seule que vous ne l'imaginez, encore faut-il frapper à la bonne porte.
Praline a écrit :
sam. 09 mai 2020, 16:35
Je n'ai que la prière pour essayer de m'en sortir.
Avant je demandais à Dieu de nous aider, que les projets de mon mari fonctionnent etc. Mais aujourd'hui, je m'abandonne à la volonté de Dieu. Si l'avenir est avec ou sans mon mari, avec ou sans ses chiens, dans notre maison ou non, peu importe. Je souhaite juste le bonheur pour notre enfant et moi.
Vous souhaitez le bonheur pour votre enfant et vous. Vous avez raison, le Seigneur aussi veut votre bonheur à vous deux. La prière précède l'action juste, le Seigneur vous donne sa force. Vous êtes dorénavant dans une situation d'urgence chère Praline.

Vous êtes activement dans nos prières,

Dans la lumière du Christ Sauveur,

Samaritaine

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par AlienorTouteAMarie » lun. 11 mai 2020, 16:19

Regardez aussi le film WAR ROOM qui pourra vous apporter des éléments de réponse.
C'est une femme qui vit de gros problèmes de couple et finit par développer une prière puissante et aller de victoire en victoire.
C'est un très beau film.

Je pense qu'il faut être effectivement soutenu.
Je vous conseille d'être soutenue par une communauté de soeurs religieuses.

Quand on se confie à une amie, parfois cela empire les choses... Sauf si cette amie a beaucoup de maturité.

En tout cas, c'est merveilleux qu'il reconnaisse le problème. C'est déjà ça !

A bientôt
:ciao:

Re: Mariée... Épuisée..notre seule issue.. Le divorce ?

par Altior » sam. 09 mai 2020, 20:51

Praline a écrit :
sam. 09 mai 2020, 16:35
(...)Mais rien ne change.(...)
Et rien n'a changé. (...)
(...) peut-être que j'ai trop d'espoir à vouloir croire qu'il va finalement changer (...)
(...) Mais rien n'a changé (...)
(...)J'ai pensé qu'il avait mûri et réellement changé.(...)
(...) rien ne l'arrête. (...)
Vous savez, Praline, les femmes et les hommes viennent des planètes différentes. Elles, elles espèrent qu'ils changent. Mais eux, ils ne changent jamais. Par contre, eux, ils espèrent qu'elles ne changent pas. Mais...elles changent toujours.

Pourtant, j'ai vu qu'il y a une chose qui peut créer un détour. Pas un changement de tempérament, mais un changement d'orientation. C'est la foi. La vraie. La foi vivante. «Se convertir» c'est, littéralement, se tourner. On reste soi-même, mais on change de direction. Et la foi vivante c'est quoi? C'est réaliser qu'on a un grand et puissant ami auquel nous avons infligé tant de souffrances. Et qu'un jour, il se peut que ce grand et puissant ami, qui nous a donné son corps, sa vie, nous pose une question terrible: «pourquoi avez-vous rendu inutile ma souffrance ? Avec mon corps, avec ma vie, vous avez fait quoi ?»

Si la rupture s'avère incontournable, prenez votre enfant et partez. Si, comme il dit, il va vous suivre, recevez-le, mais à une condition: sans chiens. Vous lui direz que vous êtes marié avec un homme, pas avec une meute. Je pense que c'est ce que la Sainte Vierge, dont le conseil et l'exemple nous aide toujours, ferait dans un cas pareil.

Virgo prudentissima, ora pro nobis!

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